Thor n°27 : deux fascicules, dix ans d'écart, un seul numéro à distinguer, illustration article

Il existe deux fascicules Thor numérotés 27. Le premier, édité par Arédit-Artima et daté de septembre 1983, est la dernière fiche de son relevé : il s'intitule « L'origine de Blok ». Le second, édité par Semic et daté de 1993 sans mois, s'intitule « Quiconque brandira ce marteau ! » ; quatre numéros le suivent dans le relevé. Environ dix ans les séparent. Dans une liste de manques, notez l'éditeur et l'année en même temps que le numéro.

Vous tenez un Thor dont la tranche affiche 27 et vous voulez le cocher quelque part. Dans le catalogue, ce chiffre recouvre deux objets distincts, et la façon de les inscrire sur une liste n'est pas la même pour l'un et pour l'autre.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Thor n°27 : le numéro porté par deux fiches du relevé, séries, éditeurs et années

Deux fascicules sous une seule étiquette

Le même intitulé, « Thor » suivi de 27, désigne dans le catalogue le numéro 27 de la série Arédit-Artima, dont la première fiche du relevé est datée d'août 1977, et le numéro 27 de la série Semic, dont le relevé va du n°3 au n°31 avec des dates de 1989 à 1993. Aucun champ ne relie une série à l'autre, et cette page ne suppose aucune filiation entre elles.

Dans la série Arédit-Artima, le n°27 est la dernière fiche du relevé : c'est la fin du relevé, pas forcément celle de la série. Dans la série Semic, le n°27 est la vingt-cinquième fiche sur vingt-neuf, avec quatre numéros derrière lui : il se situe vers la fin du relevé.

Le n°27 d'Arédit-Artima : septembre 1983, dernière fiche du relevé

Le relevé Arédit-Artima compte 27 fiches, numérotées de 1 à 27 sans trou ni doublon. Le numéro 27 y est donc à la fois le vingt-septième et le dernier. Sa date de couverture est septembre 1983. Le titre d'histoire est « L'origine de Blok ». Le scénario est crédité à Gerry Conway, Roy Thomas et Harlan Ellison, le dessin à Gil Kane, John Buscema et Barry Windsor-Smith.

Harlan Ellison ne figure sur aucune autre fiche de ce relevé : ce numéro est son unique apparition dans les crédits. Ces crédits sont donnés au niveau du fascicule. Ils disent qui a signé quelque chose dans l'objet, pas qui a signé l'épisode intitulé « L'origine de Blok ». Et le relevé ne livre qu'un seul titre : rien n'assure qu'il soit le seul récit du fascicule, le reste du sommaire est à lire sur l'exemplaire.

Le n°27 de Semic : une année, et pas de mois

La fiche Semic porte pour toute date « 1993 ». Le relevé ne permet donc pas de dire si le fascicule est de janvier ou de décembre, ni si cette mention figure telle quelle sur l'objet. Le titre est « Quiconque brandira ce marteau ! », le scénario est crédité à Ron Frenz et Tom DeFalco, le dessin à Ron Frenz seul. C'est la première fiche du relevé datée de 1993 : les six précédentes (n°21 à 26) portent 1992, les quatre suivantes (n°28 à 31) portent 1993.

Ce relevé commence au n°3 : les n°1 et 2 n'y figurent pas, et les n°4 à 7 n'ont pas de date du tout. Le n°27 est donc la vingt-cinquième des vingt-neuf fiches. Il n'est pas le dernier, qui est le n°31 ; et rien dans le relevé n'autorise à dire que la série s'arrête à ce n°31.

Dix ans d'écart, et ce qui les distingue à l'œil

Comme la date Semic n'a pas de mois, l'écart se calcule en fourchette. De septembre 1983 à janvier 1993, il y a neuf ans et quatre mois ; de septembre 1983 à décembre 1993, dix ans et trois mois. Disons environ dix ans. C'est un calcul fait ici sur deux dates, pas une donnée du catalogue.

Surtout, aucun nom n'est commun aux deux fiches. Côté scénario, Conway, Thomas et Ellison d'un côté, Frenz et DeFalco de l'autre ; côté dessin, Kane, Buscema et Windsor-Smith d'un côté, Frenz seul de l'autre. La ligne de crédits tranche donc plus sûrement que le chiffre de la tranche, à condition de la lire sur l'objet.

Comment les numéros de Thor (Arédit, 1977) et de Thor (Semic, 1989) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Ce que cela implique pour une liste de manques

Les deux numéros n'occupent pas la même position, et c'est ce qui change la liste. Le n°27 Arédit clôt le relevé : une liste de manques peut s'y arrêter, avec une réserve de formulation. Il clôt le relevé, pas la série ; si un n°28 existait, le catalogue l'ignorerait. Écrivez « complet jusqu'au n°27 du relevé » plutôt que « série complète ».

Le n°27 Semic ne clôt rien. Une liste qui le prendrait pour dernier numéro oublierait les n°28 à 31, soit quatre fascicules, et ignorerait ce qui peut exister au-delà. Elle aurait aussi deux bords ouverts : les n°1 et 2, absents du relevé, et tout ce qui suit le n°31.

Reste le piège le plus simple : deux exemplaires étiquetés « Thor 27 » ne sont pas un doublon. Ne les fusionnez pas dans un tableur, ne revendez pas l'un parce que vous avez l'autre, ne cochez pas une case avec l'exemplaire de l'autre série. Une ligne de liste utilisable tient en trois éléments : l'éditeur, l'année de départ de la série, le numéro.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Les voisins immédiats

Côté Arédit, les n°24 (avril 1983) et 25 (mai 1983) portent le même titre, « Le Pape Jean Paul II », mais leurs crédits de dessin diffèrent : Gil Kane, Ernie Chan et George Pérez pour le premier, John Buscema et Barry Windsor-Smith pour le second. Un titre répété n'est donc pas une preuve d'exemplaires identiques.

Vient ensuite le n°26 (juillet 1983), « La Menace de L'homme Noir », où figurent à la fois « Barry Windsor-Smith » et « Barry Smith » ; il s'agit vraisemblablement d'un seul créateur sous deux graphies, et on ne les compte pas comme deux personnes. Les écarts de date sont de deux mois entre les n°25 et 26, puis de deux mois entre les n°26 et 27.

Côté Semic, les n°24 à 26 s'intitulent « Si demain survenait la défaite... », « Le feu, le froid et la fureur ! » et « Requiem pour le Démolisseur », et les n°28 à 30 « Le pouvoir de Thor ! », « Des monstres et merveilles » et « Si la mort est mon destin ! ». Ron Frenz et Tom DeFalco sont crédités au scénario sur les neuf fiches des n°23 à 31, et Ron Frenz au dessin sur ces mêmes neuf. Parmi elles, le n°27 est la seule dont la ligne de dessin ne porte qu'un nom.

Reconnaître l'exemplaire, juger son état, le suivre

Le relevé ne donne ni format, ni pagination, ni prix : tout cela se lit sur l'objet. Vérifiez l'éditeur imprimé, la date si elle y figure, et les noms de la page de crédits. Une fois l'identification faite, jugez l'état de chaque exemplaire pour lui-même : dos, coins, brochage, jaunissement des pages. Ne présumez pas que les deux se sont conservés de la même façon, dix ans de fabrication les séparent.

Pour le suivi, tenez deux lignes distinctes dans votre inventaire et notez ce que vous avez réellement observé, par exemple « mois non imprimé » pour le Semic.

Questions fréquentes

Non. L'un est édité par Arédit-Artima et daté de septembre 1983, l'autre par Semic et daté de 1993. Leurs titres d'histoire, « L'origine de Blok » et « Quiconque brandira ce marteau ! », et leurs crédits n'ont aucun nom en commun. Seul le chiffre est partagé.

Dans le relevé, le n°27 Arédit-Artima est la dernière des 27 fiches. Le n°27 Semic ne l'est pas : le relevé va jusqu'au n°31. Dire « dernier de la série » reste hors de portée du relevé, qui ne prouve pas ce qui existe au-delà.

Cela dépend de ce que vous collectionnez. Si vous suivez chaque série pour elle-même, chacune a sa propre liste et son propre n°27. Si vous collectionnez le personnage en français, les deux comptent. Dans les deux cas, ne cochez pas l'une avec l'autre.

Non, il n'en désigne qu'une partie. Le relevé ne donne qu'un titre par fascicule, et les crédits sont posés au niveau de l'objet. Le sommaire complet et la correspondance avec un fascicule américain restent à vérifier sur l'exemplaire lui-même.

Prévoyez une colonne pour l'éditeur et une pour l'année de départ de la série, en plus du numéro. Ajoutez le mois seulement s'il est imprimé sur l'exemplaire. Ainsi, « Arédit 1977, n°27 » et « Semic 1989, n°27 » restent deux lignes que rien ne peut confondre.