Meilleurs comics de Killer Croc : par où commencer et numéros clés, illustration article

Killer Croc apparaît en 1983 dans les pages de Detective Comics et de Batman, sous la plume de Gerry Conway. Pour le lire, commencez par la série de 1983 (Detective Comics #523 à #526 et Batman #357 à #359), puis lisez Batman #471 d'Alan Grant et Norm Breyfogle (1991), Batman #521 et #522 de Doug Moench et Kelley Jones (1995) et Arkham Asylum: Living Hell de Dan Slott et Ryan Sook (2003).

Waylon Jones est le monstre de la galerie des ennemis de Batman : un colosse écailleux, plus à l'aise dans les égouts que dans une salle de réunion, que les auteurs ont tour à tour joué en brute, en gangster ou en créature pitoyable. Cette plasticité rend sa bibliographie inégale, et c'est pourquoi un classement aide. Voici six lectures, de 1983 à 2016, qui montrent ce qu'il peut devenir quand on le prend au sérieux.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de Killer Croc, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Killer Croc est créé par Gerry Conway et Gene Colan. Il se laisse entrevoir dans Detective Comics #523 (février 1983), dessiné par Gene Colan, dans un rôle de passage. Il revient dans Batman #357 (mars 1983), dessiné par Don Newton, où il extorque de l'argent de protection à un cirque, et surtout dans Detective Comics #524 (mars 1983), du même duo Conway et Newton, où il tue un petit chef mafieux surnommé le Squid. C'est dans ce dernier que le personnage tient pour la première fois un vrai rôle.

Cette chronologie en trois temps intéresse le collectionneur : les cotes et les annonces citent souvent le #357 parce que ce numéro est aussi celui où Jason Todd fait une apparition furtive, comme le détaille notre article consacré à ce numéro. Si vous cherchez le personnage lui-même, lisez les trois numéros ensemble ; si vous cherchez la clé la plus connue, le #357 en est une. Dans tous les cas, regardez l'état du dos et des coins avant tout.

1 : Detective Comics #523 à #526 et Batman #357 à #359, Gerry Conway, avec Gene Colan, Don Newton, Curt Swan et Dan Jurgens (1983)

C'est la naissance complète du personnage, à lire en bloc. Gerry Conway écrit tous les numéros ; le dessin change selon les épisodes, Don Newton signant notamment le #357 de Batman et les #524 et #526 de Detective Comics, Curt Swan le #525 et Dan Jurgens le #359 de Batman. Croc passe du second plan à la vedette : il tue le Squid, devient le méchant principal du #525, où il met le feu à sa propre maison pour s'enfuir par les égouts, puis dans Batman #359 (mai 1983), il paraît vaincre Batman avant de disparaître, et l'épisode se clôt sur l'enlèvement des parents de Jason Todd.

Le #526 de Detective Comics (mai 1983) conclut l'affaire : manipulé par le Joker, Croc affronte Batman en combat singulier, Jason Todd l'abat en lui faisant tomber un tuyau sur la tête, et l'on y apprend que Croc a tué les parents du garçon. Ce que cette lecture apporte au personnage : une définition. Croc y est un voyou monstrueux, lié au cirque et à la pègre, pas encore le colosse tragique des années suivantes. À qui elle s'adresse : aux lecteurs qui veulent la source, et à ceux qui s'intéressent aux débuts de Jason Todd. Pour la suite de ce parcours, voyez notre histoire de Jason Todd.

2 : Batman #471, « Requiem for a Killer », Alan Grant et Norm Breyfogle (1991)

Daté de novembre 1991, ce numéro est écrit par Alan Grant et dessiné, crayonné et encré, par Norm Breyfogle, qui signe aussi la couverture. Une série de vols étranges mène Batman dans les égouts de Gotham, jusqu'à un abri antiatomique caché où vivent des proches de Croc. Le monstre flaire Batman et l'attaque. Le récit s'attarde sur l'humanité présente du personnage plus que sur son origine.

Ce qu'il apporte : une dimension. Croc cesse d'être une bête qu'on abat pour devenir un homme qu'on comprend, ce qui ouvre la voie aux interprétations de la décennie suivante. Il s'adresse au lecteur qui préfère la caractérisation à l'action, et à celui qui aime le dessin nerveux de Norm Breyfogle. Comment le lire : en un seul numéro, sans connaître la série de 1983, même si vous aurez davantage de plaisir en ayant lu la première partie de ce classement.

3 : Batman #521 et #522, Doug Moench et Kelley Jones (1995)

Ce diptyque, daté d'août et de septembre 1995, est écrit par Doug Moench et dessiné par Kelley Jones, avec John Beatty à l'encrage. Croc s'évade d'Arkham et la piste mène Batman jusqu'au bayou de Louisiane, où il croise Swamp Thing dans le #522. Le personnage y est décrit en pleine régression physique, ce qui fait de ces numéros une variation sur le thème du monstre qui dérive vers l'animal.

Ce qu'ils apportent : une ambiance gothique, qui convient au personnage mieux que les récits urbains. Ils s'adressent au lecteur qui apprécie l'encrage lourd et les silhouettes allongées de Kelley Jones, et à ceux qui aiment les croisements avec l'univers de Swamp Thing. Comment les lire : d'une traite, en deux numéros, en acceptant que la mise en scène prenne le pas sur l'intrigue. Le décor change aussi la façon de lire Croc : loin des quais et des ruelles de Gotham, le marais en fait une créature qui retourne chez elle, et non plus un voyou en fuite.

4 : Arkham Asylum: Living Hell, Dan Slott et Ryan Sook (2003)

Série en six numéros publiée en 2003, écrite par Dan Slott et dessinée par Ryan Sook, avec Wade Von Grawbadger à l'encrage de la plupart des numéros et Jim Royal sur le #3 ; les couvertures sont peintes par Eric Powell. Le héros est Warren White, un financier qui plaide la folie pour éviter la prison et se retrouve interné à Arkham. Batman reste à la lisière du récit. Croc, lui, tient un rôle majeur : il a un compte à régler avec le responsable de la sécurité, qui a déjà perdu une main à cause de lui, et ce contentieux court sur plusieurs numéros.

Ce que cette série apporte : la vie quotidienne d'Arkham vue d'en bas, avec Croc en menace permanente pour le personnage central. Elle s'adresse à ceux qui cherchent un récit d'ambiance noire et ironique, hors du schéma classique du héros. Elle se lit seule et a été rééditée en 2014 dans une édition reliée de luxe qui rassemble les six numéros.

Vous collectionnez cette série ?

Suivez ce que vous possédez, ce qu'il vous manque et ce que vaut votre collection. Essai de 7 jours.

Commencer mon essai →
Meilleurs comics de Killer Croc : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Batman #489, « Killer's Bane », Doug Moench et Jim Aparo (1993)

Daté de février 1993, ce numéro est écrit par Doug Moench et dessiné par Jim Aparo. Croc sème la panique ; Robin et Jean-Paul Valley, qui tient le rôle de Batman, interviennent en voulant éviter l'affrontement, mais Valley se laisse emporter. Bane arrive le premier et réduit Croc à l'impuissance, montrant au passage qu'il sait que le Batman présent est un imposteur. Le rôle de Croc est ici celui d'un déclencheur : il sert à mettre Bane en scène.

C'est donc une lecture à placer après les trois premières, pour un lecteur qui s'intéresse à la saga Knightfall et à la manière dont elle s'annonce, ce que détaille notre sélection sur Bane. Ce qu'il apporte au personnage : une humiliation qui fixe son rang parmi les ennemis de Batman. Il se lit en un seul numéro, mais il n'a de sens complet que replacé dans son contexte.

6 : Batman Arkham: Killer Croc, recueil (2016)

Ce recueil rassemble un parcours de Croc depuis ses débuts. On y trouve une histoire de Gerry Conway dessinée par Curt Swan puis par Dan Jurgens, un récit d'Alan Grant dessiné par Norm Breyfogle, une histoire de Doug Moench avec Kelley Jones, un récit d'Anderson Gabrych dessiné par Tommy Castillo, un autre de Mike Raicht dessiné par David Yardin et Cliff Richards, et un dernier de Tim Seeley dessiné par Francis Portela, qui revient sur l'origine du personnage.

Ce qu'il apporte : un accès facile à des numéros dispersés, à l'unité. Il s'adresse au lecteur qui ne veut pas courir après les fascicules. Comment le lire : dans l'ordre, puis en le recoupant avec les entrées ci-dessus pour repérer les épisodes qui comptent vraiment. Le final de Tim Seeley et Francis Portela est le plus utile à ceux qui veulent revenir sur le passé de Waylon Jones, tandis que le récit de Mike Raicht, dessiné par David Yardin et Cliff Richards, s'adresse à ceux qui cherchent un polar sombre plutôt qu'un récit d'horreur.

Par où commencer selon votre profil

Si vous découvrez le personnage, ouvrez Arkham Asylum: Living Hell : la série tient en six numéros et ne demande aucune connaissance préalable. Si vous aimez l'horreur gothique, passez par Batman #521 et #522. Si vous voulez comprendre pourquoi Croc a fini par devenir un personnage, lisez le #471 de 1991 après les numéros de 1983.

Si vous collectionnez les origines, et que votre budget de temps comme de place est limité, concentrez-vous sur Detective Comics #523 et #524 et sur Batman #357. Si vous préférez un volume unique, le recueil de 2016 est la voie la plus simple. Et si vous suivez la saga Knightfall, intercalez le #489 de 1993 dans votre ordre de lecture, en gardant en tête que le personnage y sert de faire-valoir.

Les numéros clés à connaître

Les clés d'origine sont Detective Comics #523 (février 1983, apparition furtive), Batman #357 (mars 1983, où Jason Todd fait aussi une brève apparition) et Detective Comics #524 (mars 1983, premier vrai rôle). Viennent ensuite Batman #358 (avril 1983), qui porte en titre le nom du personnage, Batman #359 (mai 1983) et Detective Comics #526 (mai 1983), où l'on apprend le sort des parents de Jason Todd.

Les tournants de caractère se trouvent dans Batman #471 (novembre 1991) et dans les #521 et #522 (1995). La méthode d'achat est la même partout : privilégiez un exemplaire dont le dos est net et le papier non jauni, demandez des photos de la couverture et des pages intérieures, lisez en entier l'étiquette d'un exemplaire déjà noté et comparez plusieurs ventes terminées avant de décider. Pour la place du #357 dans le marché, reportez-vous à notre sélection des meilleurs runs de Batman.

Meilleurs comics de Killer Croc : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Il se montre brièvement dans Detective Comics #523 (février 1983), puis dans Batman #357 et Detective Comics #524 (mars 1983). Ce dernier, signé Gerry Conway et Don Newton, lui offre une vraie scène : il y élimine un chef mafieux.

Le personnage est attribué à Gerry Conway au scénario et à Gene Colan au dessin. Gene Colan signe l'apparition furtive de Detective Comics #523, et le reste de la série de 1983 est dessiné par plusieurs artistes, dont Don Newton, Curt Swan et Dan Jurgens.

Les numéros de 1983 pour la source, ou Arkham Asylum: Living Hell (2003) de Dan Slott et Ryan Sook pour un récit complet en six numéros, où Croc joue un rôle majeur. Les deux se lisent sans connaître le reste de la continuité de Batman.

Oui, dans les numéros de 1983. Jason Todd fait une brève apparition dans Batman #357, et c'est lui qui abat Croc dans Detective Comics #526 (mai 1983), numéro où l'on apprend que Croc a tué ses parents. Cette histoire fait partie des premières aventures du garçon.

Oui, Batman Arkham: Killer Croc (2016) rassemble des histoires de Gerry Conway, Alan Grant, Doug Moench, Anderson Gabrych, Mike Raicht et Tim Seeley. Il permet de lire un parcours depuis les débuts sans chercher les fascicules d'origine un par un.

Vous possédez un Batman #357 ou un Detective Comics #524 ? Faites-le estimer avant de le vendre ou de l'assurer.

Estimer mon comic