Aventures Fiction n°21 : deux fascicules à onze ans et demi d'écart, illustration article

Il existe deux fascicules Aventures Fiction numérotés 21 chez le même éditeur. L'un est daté de janvier 1960 et appartient à une série lancée en 1958 qui s'arrête à son numéro 29. L'autre est daté de juillet 1971 et appartient à une série lancée en 1966 qui compte 57 numéros dans le relevé. L'écart est de onze ans et six mois. Notez donc l'année de la série avec le numéro.

Dans une liste de manques, la ligne « Aventures Fiction 21 » a deux réponses possibles, et rien dans ces trois mots ne dit laquelle vous cherchez. Cette fiche met les deux fascicules côte à côte, mesure ce qui les sépare et fixe ce que le relevé permet d'affirmer sur chacun.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Aventures Fiction n°21 : le numéro porté par deux fiches du relevé, séries, éditeurs et années

Deux numéros 21, deux dates, deux titres

Dans le relevé, le numéro 21 de la série de 1958 porte la date de couverture de janvier 1960 et un titre qui n'est pas celui d'une histoire : « Tarif des abonnements annuels (12 numéros) ». Le numéro 21 de la série de 1966 est daté de juillet 1971 et s'intitule « Le bal costumé ». Les deux séries sont rattachées au même éditeur, Arédit-Artima, et partagent le nom Aventures Fiction. Sur une étagère, ce qui les sépare se lit donc dans la date de couverture et dans ce que le fascicule contient, pas dans le numéro.

Les crédits aussi diffèrent. Pour la série de 1958, le relevé indique Gardner Fox au scénario, et Gil Kane, Mike Sekowsky et Sid Greene au dessin. Pour celle de 1966, il indique Gardner Fox, Stan Lee et Larry Lieber au scénario, Gil Kane, Jack Kirby et Murphy Anderson au dessin. Deux noms se retrouvent d'un fascicule à l'autre, ceux de Gardner Fox et de Gil Kane, et la tentation est de conclure à un contenu apparenté. Les crédits sont donnés au niveau du fascicule, pas de l'épisode, et le relevé ne dit pas quel nom correspond à quelle histoire : cette ressemblance ne prouve rien.

L'écart exact entre les deux fascicules

De janvier 1960 à juillet 1971, il s'écoule onze ans et six mois, soit 138 mois. Les années de couverture diffèrent de onze. L'écart avec le 21 de 1958 ne dépasse douze ans qu'à partir du numéro 24 de la série de 1966, daté de février 1972, qui n'est plus le même numéro.

Pour dater un exemplaire, calculez sur la date de couverture du fascicule en main, pas sur l'année de la série. Rappelons que cette date est celle que porte le fascicule, pas forcément celle de sa mise en vente.

Deux séries qui ne sont plus au même stade

Un même rang ne veut pas dire un même moment dans la vie d'une série. La série de 1958 compte 29 numéros : après le 21, il en reste huit, de février à septembre 1960. Le fascicule de janvier 1960 se trouve donc près de la fin, à huit marches de la dernière. La série de 1966 en compte 57 dans le relevé : le 21 est encore loin de la fin, et 36 numéros suivent, jusqu'au premier trimestre 1978.

La vitesse n'est pas la même non plus. La série de 1958 atteint son 21 en 22 mois ; celle de 1966 y met 60 mois, soit cinq ans pour le même rang. Entre les deux séries, le catalogue ne montre rien : la première s'arrête en septembre 1960, la seconde ne débute que près de six ans plus tard. Quand paraît le 21 de 1971, le dernier fascicule de la série précédente a donc dix ans et dix mois.

La précision de la date change aussi avec le stade. Dans la série de 1966, la date au mois près s'arrête avec le 39 ; à partir du 40, seul le trimestre est connu. Le 21 se range donc au mois près, ce qui n'est plus possible pour la fin de la série.

Ce que révèlent les titres et les crédits

Dans la série de 1958, le titre du numéro 21 est partagé : « Tarif des abonnements annuels (12 numéros) » revient aux numéros 19, 20, 21 et 22, donc quatre fascicules consécutifs que le titre seul ne départage pas. Dans le relevé de cette série, 12 numéros sur 29 portent un titre qui se lit comme une annonce ou un appel au lecteur plutôt que comme une histoire. Pour un collectionneur, la conséquence est pratique : sur ces fascicules, le numéro et la date font le travail que le titre ne fait pas.

La mention « 12 numéros » s'accorde avec une parution mensuelle, et les dates la confirment sur une plage : les 24 numéros du 6 (octobre 1958) au 29 (septembre 1960) sont datés de 24 mois consécutifs. Les débuts avaient été plus lents : le 6 arrive sept mois après le 1.

Du côté de 1966, le numéro 21 est un point de bascule des crédits. Stan Lee apparaît au scénario dans cinq numéros du relevé, du 21 au 25, et nulle part ailleurs. Larry Lieber est crédité une seule fois, à cette ligne. Jack Kirby est crédité au dessin au 21, puis disparaît du relevé de 22 à 37 avant de revenir à partir du 38. Aucune de ces présences ne dit ce que contient le fascicule, mais elles disent que « Le bal costumé » ne ressemble pas par ses crédits aux numéros qui le précèdent dans la même série.

Comment les numéros de Aventures Fiction (Arédit, 1966) et de Aventures Fiction (Arédit, 1958) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les voisins immédiats

Dans la série de 1958, le fascicule d'octobre 1959 s'intitule « L'invincible étranger » ; viennent ensuite les quatre numéros de tarifs, puis le fascicule de mars 1960, « Le reportage dans l'espace en 2159 », et celui d'avril 1960, « Prix de pêche sur Venus ! ». Gil Kane reparaît au dessin avec le numéro de janvier 1960 et reste crédité sur les trois suivants, après une absence depuis le fascicule d'août 1959. Le 21 ouvre donc une séquence de crédits, au milieu d'une séquence de titres identiques.

Pour 1966, les voisins racontent un rythme qui change. Du 1 au 19, le relevé enchaîne des intervalles de trois mois, puis le 20 arrive en mai 1971, quatre mois après le 19. Trois intervalles de deux mois suivent, avant le retour à trois mois. Le 21 est donc au cœur d'une courte période resserrée. Le 22 s'intitule « Robots à vendre », le 23 « Guerre intersidérale », le 24 « 4ème de couverture ». Le titre du 20 mentionne un personnage, ce qui ouvre la voie du hub Green Lantern pour qui suit ce héros plutôt que la revue.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et noter le manque

Commencez par la date de couverture : janvier 1960 ou juillet 1971 tranche la question sans autre indice, car aucun des deux n'a de date voisine dans l'autre série. Regardez ensuite le sommaire et les pages d'annonces. Un fascicule de 1958 dont la page de tarifs d'abonnement est visible est cohérent avec le titre du catalogue ; ce n'est pas une preuve en soi, puisque le même titre court sur quatre numéros.

Dans votre liste, écrivez « Aventures Fiction, série 1958, n°21 (janvier 1960) » ou « série 1966, n°21 (juillet 1971) ». Si vous triez les deux relevés ensemble par numéro, les rangs 1 à 29 apparaissent deux fois, et un exemplaire déjà possédé peut masquer un manque dans l'autre série. Gardez deux listes séparées, ou une colonne d'année qui sert de clé.

Ce que le relevé laisse ouvert

Le relevé donne un titre, une date et des crédits par fascicule : il ne donne ni sommaire complet, ni nombre de pages, ni format, ni correspondance avec un fascicule américain. On ne peut donc pas affirmer que les deux numéros 21 se recoupent, ni qu'ils diffèrent entièrement, au-delà de ce que montrent les titres. Un relevé n'est pas non plus la série : celui de 1958 compte 29 numéros sans trou entre 1 et 29, celui de 1966 en compte 57 dans le même cas, mais rien ne dit qu'un hors-série n'existe pas hors du catalogue.

L'état d'un fascicule de 1960 et celui d'un fascicule de 1971 ne se comparent pas : onze ans et demi de papier, de rangement et de manipulations séparent leurs histoires. Le relevé n'en dit rien, et c'est l'exemplaire en main qui compte. Pour le contexte plus large, le blog réunit les guides de ces séries.

Questions fréquentes

Le premier est daté de janvier 1960, le second de juillet 1971 : cela fait onze ans et six mois, soit 138 mois. Douze ans sont dépassés à partir du numéro 24 de la série de 1966, daté de février 1972.

Les titres du relevé sont différents, « Tarif des abonnements annuels (12 numéros) » et « Le bal costumé ». Deux noms, Gardner Fox et Gil Kane, figurent dans les deux fascicules, mais au niveau du fascicule seulement : le relevé ne permet pas d'en déduire un contenu commun.

Le catalogue ne retient qu'un titre par fascicule, et pour ce numéro il se lit comme une annonce. Les numéros 19, 20 et 22 portent le même. Le reste du sommaire n'est pas détaillé : il faut le vérifier sur l'exemplaire lui-même.

Écrivez le nom, l'année de la série et la date de couverture : « série 1958, n°21, janvier 1960 » ou « série 1966, n°21, juillet 1971 ». Le numéro seul est ambigu, et l'année de série suffit à lever le doute.

Dans le relevé, la série de 1958 compte 29 numéros et celle de 1966 en compte 57. Le catalogue ne dit rien de la rareté des fascicules pris un à un : la taille de la série renseigne sur le nombre de manques possibles, pas sur la difficulté de les trouver.