Aventures Fiction n°1 : 1958 ou 1966, ne confondez pas les deux, illustration article

Le catalogue recense deux Aventures Fiction n°1 chez Arédit-Artima. Le premier est daté de mars 1958 et porte l'histoire « L'homme de deux mondes » ; le second est daté de juillet 1966 et porte « Les collectionneurs de planètes ». Huit ans et quatre mois les séparent, et leurs crédits n'ont aucun nom en commun. Devant une annonce, la date de couverture tranche ; à défaut, le titre d'histoire, puis les noms.

Une annonce qui propose « Aventures Fiction n°1, Arédit » est exacte dans les deux cas : le titre, l'éditeur et le numéro existent en double dans le catalogue, et rien dans ces trois mots ne désigne l'un plutôt que l'autre. Cette page sert à ne pas payer le mauvais fascicule, ou à ne pas en croire un doublon quand c'est un autre objet.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Aventures Fiction n°1 : le numéro porté par deux fiches du relevé, séries, éditeurs et années

Deux fascicules sous un même libellé

Le catalogue traite Aventures Fiction comme deux séries distinctes, toutes deux rattachées à Arédit-Artima : une série de 1958, qui compte 29 numéros dans le relevé, et une série de 1966, qui en compte 57. La numérotation repart de 1 en juillet 1966. Le relevé n'indique pas pourquoi, et nous ne le devinerons pas : il enregistre deux séries, il ne dit rien de la décision éditoriale qui les sépare.

Ce qui compte pour vous, c'est le recouvrement. Comme la série de 1958 s'arrête au n°29 du relevé, les rangs 1 à 29 existent en deux exemplaires, un par série. Au-delà, du n°30 au n°57, le rang ne désigne plus qu'un fascicule.

Autrement dit, 29 des 57 numéros de la série de 1966, un peu plus de la moitié, portent un rang qu'un fascicule de 1958 porte aussi. Le n°1 est le cas le plus exposé, puisque c'est celui que l'on cherche en premier.

La date de couverture tranche d'abord

Le fascicule de la série de 1958 est daté de mars 1958, celui de la série de 1966 de juillet 1966. Cela fait 100 mois, soit huit ans et quatre mois.

La série de 1958 s'arrête dans le relevé à septembre 1960 ; jusqu'à juillet 1966, le catalogue ne contient plus de fascicule du titre pendant 70 mois, presque six ans.

La cadence aide aussi, dès le n°2. En 1958, les quatre premiers numéros se suivent de mois en mois, de mars à juin.

En 1966, les trois premiers sont espacés de trois mois : juillet 1966, octobre 1966, janvier 1967.

Du n°2 au n°19 du relevé 1966, l'écart reste de trois mois entre deux numéros consécutifs. Un vendeur qui cite « n°2, avril » ou « n°2, octobre » vous désigne donc, sans le savoir, l'une ou l'autre série.

Une réserve : il s'agit de la date de couverture telle que le catalogue l'enregistre. Demandez au vendeur ce qui est lu sur l'exemplaire, pas une année reconstituée de mémoire.

Les crédits : utiles, mais pas décisifs

Les crédits sont donnés au niveau du fascicule, pas de l'épisode. Pour le fascicule d'ouverture de 1958, le catalogue indique deux scénaristes, Otto Binder et Ed Herron, et trois dessinateurs, Jack Kirby, Sid Greene et Nick Cardy.

Pour celui de 1966, il indique trois scénaristes, Dave Wood, George Kashdan et Don Freeman, et trois dessinateurs, Gil Kane, Bill Ely et John Allard. Cela fait cinq noms d'un côté, six de l'autre, et aucun n'est commun aux deux listes.

Ne concluez pas trop vite de cette absence. Les noms circulent d'une série à l'autre : quatre des cinq noms de 1958 se retrouvent quelque part dans le relevé 1966, et trois des six noms de 1966 figurent quelque part dans le relevé 1958. Jack Kirby, par exemple, n'est crédité qu'une fois dans la série de 1958, à son ouverture, puis n'apparaît dans celle de 1966 qu'à partir du rang 21. Gil Kane, absent de l'ouverture de 1958, y est crédité dès le rang 4, et ouvre aussi la série de 1966.

Un nom isolé ne prouve donc rien, mais certains noms servent de marqueurs dans le relevé. Sid Greene n'apparaît dans aucun fascicule de 1966 du relevé ; George Kashdan, Don Freeman et John Allard n'apparaissent dans aucun fascicule de 1958 du relevé. Si une annonce recopie le nom de l'un d'eux, la série est pratiquement désignée. Bill Ely, en revanche, est un piège : il est crédité au troisième fascicule de la série de 1958 et aux trois premiers de celle de 1966, donc il ne départage pas les deux n°3.

Le titre d'histoire, et ses limites

Le catalogue ne donne qu'un titre d'histoire par fascicule : « L'homme de deux mondes » pour 1958, « Les collectionneurs de planètes » pour 1966. Ce sont deux titres sans rapport, et c'est la pièce la plus nette dont vous disposez quand la date manque. Mais ce titre n'est pas le sommaire : le relevé ne donne pas le contenu du fascicule.

Gardez cette méthode pour le n°1, pas pour le reste. Dans la série de 1958, le champ titre porte par endroits un texte promotionnel ou un tarif : le n°15 s'intitule « Tarif des abonnements annuels (12 numéros) », le n°29 « Amis lecteurs ». Dans la série de 1966, les n°12 et 13 portent la mention « 4ème de couverture ». Pour ces numéros, le titre du catalogue décrit une page du fascicule, pas une histoire, et il ne vous aidera pas à identifier un exemplaire.

Comment les numéros de Aventures Fiction (Arédit, 1966) et de Aventures Fiction (Arédit, 1958) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Devant une annonce : l'ordre des vérifications

Procédez dans l'ordre. D'abord la date de couverture : mars 1958 ou juillet 1966, et rien d'autre ne mérite d'être discuté si elle est lisible. Ensuite le titre d'histoire, s'il figure sur la photo ou dans la description. Ensuite les noms, en cherchant les marqueurs plutôt que les noms partagés. Enfin, si le vendeur propose aussi le fascicule suivant, sa date (avril 1958 ou octobre 1966) confirme la série.

Ce que le catalogue ne permet pas de trancher : le format, le nombre de pages, le papier, ni l'état. Il ne donne pas non plus de prix, et nous n'en écrivons pas. Si la description ne contient ni date ni titre d'histoire, demandez une photo de la couverture et de la page qui les porte, plutôt que de vous fier à « n°1 » et au nom de l'éditeur.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Les numéros voisins

Pour la série de 1958, le n°2 s'intitule « Fusée d'amateur » (avril 1958) et le n°3 « Le jouet qui sauva le monde » (mai 1958).

Otto Binder et Ed Herron sont crédités au n°1 et au n°2 ; le n°3 renouvelle les crédits, avec Martin Naydel, Gardner Fox et Julius Schwartz côté scénario.

Pour la série de 1966, le n°2 s'intitule « La planète maudite » (octobre 1966) et le n°3 « L'oeil qui tue » (janvier 1967). George Kashdan est crédité aux trois premiers numéros, Don Freeman et John Allard aux deux premiers. Dans le relevé, les trois premiers numéros de 1966 partagent donc une équipe plus stable que ceux de 1958, ce qui reste une observation sur les crédits et pas sur la qualité des récits.

Inscrire le bon numéro dans une liste de manques

Si vous complétez une collection, notez l'année de la série dans l'intitulé de la ligne : « Aventures Fiction (1958) n°1 » et « Aventures Fiction (1966) n°1 » sont deux manques, pas un. Un classement par titre puis par numéro les mettrait côte à côte, et un exemplaire de l'une cocherait la ligne de l'autre. Faites du millésime le premier réflexe, avant le numéro.

Pour la conservation, rien dans le relevé ne distingue l'un de l'autre ; l'état se juge sur l'exemplaire.

Questions fréquentes

Celui de mars 1958 est le plus ancien du catalogue. Celui de juillet 1966 est le n°1 d'une autre série du même titre, avec une autre histoire en tête. Le catalogue ne dit pas si la seconde reprend la première ; les deux titres d'histoire diffèrent, ce sont donc deux objets distincts.

Vingt-neuf : tous les rangs de la série de 1958, qui s'arrête là dans le relevé. La série de 1966 continue ensuite jusqu'au rang 57 ; au-delà du rang 29, un rang ne désigne donc plus que des fascicules de 1966, et la collision porte sur la première moitié de la seconde série.

Pas seul. Il est crédité à l'ouverture de la série de 1958, mais aussi dans celle de 1966 à partir du rang 21, et dans plusieurs fascicules ultérieurs. Pour le n°1 lui-même, il distingue le fascicule de 1958 de celui de 1966, dont les crédits ne le mentionnent pas.

Par la date : avril 1958 pour la série de 1958, octobre 1966 pour celle de 1966. Les titres d'histoire diffèrent aussi : « Fusée d'amateur » d'un côté, « La planète maudite » de l'autre. Sans date ni titre, demandez une photo de la couverture avant d'acheter.

Elle ne donne ni sommaire complet, ni correspondance avec un fascicule américain, ni première parution française d'un personnage, ni prix. Le catalogue enregistre une date, un titre d'histoire et des crédits de fascicule. Le reste se lit sur l'exemplaire que vous avez en main.