Le premier numéro de la revue 2099 porte la date de couverture août 1993. Le catalogue retient pour lui le titre d'histoire « La traque », créditée à Peter David et Stan Lee au scénario, à Rick Leonardi et Paul Ryan au dessin. C'est un fascicule des années 1990, donc souvent conservé en bon état : la difficulté n'est pas de le trouver intact, mais de l'identifier dans des annonces où le mot « 2099 » désigne tout sauf lui.
Vous avez sans doute déjà tapé « 2099 » dans un moteur de recherche d'annonces, et récupéré des centaines de résultats sans aucun rapport avec la revue que vous cherchez. C'est le problème particulier de ce fascicule : son titre est un nombre, et un nombre circule partout, dans les descriptions d'albums, dans les titres américains, dans les textes de présentation, parfois même dans les références internes des vendeurs. Pour un collectionneur français qui veut mettre la main sur le premier numéro, l'obstacle n'est donc ni l'état ni le prix, c'est la formulation de la requête.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Ce que le catalogue retient de ce premier numéro
La fiche est courte et il faut la lire pour ce qu'elle est. Le numéro 1 porte la date de couverture août 1993. Le titre d'histoire relevé est « La traque ». Au scénario, deux noms apparaissent côte à côte, Peter David et Stan Lee. Au dessin, également deux, Rick Leonardi et Paul Ryan. Voilà ce qui est établi, et rien de plus.
Ce double crédit mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il dit quelque chose de la fabrication du fascicule. Quand un même numéro porte deux scénaristes et deux dessinateurs dont les styles et les générations n'ont rien à voir, ce n'est généralement pas qu'ils ont travaillé ensemble sur une seule histoire : c'est que le fascicule en contenait plusieurs. Le relevé ne donne qu'un titre par numéro, « La traque » en l'occurrence, et ce titre ne couvre donc pas la totalité du sommaire. Les épisodes qui accompagnaient celui-là restent à lire sur l'exemplaire lui-même.
Pourquoi un titre réduit à un nombre complique tout
Un titre de revue comme Spécial Strange ou Une Aventure des Fantastiques est une chaîne de caractères improbable : elle ne sort que si on parle de la revue. « 2099 » est l'inverse exact. Le nombre apparaît dans les titres originaux, dans les noms de personnages, dans les intitulés d'albums de réédition, dans les descriptions de lots, et il arrive même qu'il surgisse par accident, dans une référence de vendeur ou un numéro d'annonce.
Le résultat pratique est connu de tous ceux qui ont cherché ce fascicule : la recherche remonte des volumes reliés, des éditions étrangères, des tomes de collection parus bien après, et noie les quelques exemplaires de la revue dans un bruit considérable. Ce n'est pas un défaut des plateformes, c'est une propriété du titre. On ne le contourne pas en cherchant mieux, on le contourne en cherchant autre chose que le titre seul.
Formuler la requête qui trouve vraiment ce fascicule
La méthode consiste à ne jamais chercher le nombre seul, et à l'accompagner systématiquement d'un élément qui n'appartient qu'à la revue française. Le plus discriminant est l'éditeur : associer le nombre au nom de Semic ramène immédiatement la recherche dans le périmètre des revues françaises de la période. Ajoutez ensuite un mot de format, « revue », « magazine », « fascicule », qui écarte les albums et les volumes reliés.
Le deuxième levier est la date de couverture. Août 1993 est une information qui ne figure sur aucun autre objet portant ce nombre, et beaucoup de vendeurs sérieux la recopient dans leur annonce. Chercher le nombre avec « 1993 » suffit souvent à réduire la liste de façon spectaculaire. Vous pouvez affiner avec le mois quand la plateforme accepte une requête libre.
Le troisième levier est le titre d'histoire. « La traque » est une chaîne courte mais qui, combinée au nombre, vise très précisément le sommaire de ce numéro. Elle ne fonctionne que chez les vendeurs qui détaillent le contenu, donc minoritaires, mais ce sont justement ceux dont les annonces sont fiables. Les noms relevés au dessin, Rick Leonardi et Paul Ryan, servent de filet de secours : un vendeur qui les cite a l'exemplaire sous les yeux.
À l'inverse, quelques mots doivent être exclus de vos requêtes ou traités comme des signaux d'alerte dans les résultats : « intégrale », « recueil », « album », « tome », « TPB », « reliure », tous indiquent un objet qui n'est pas le fascicule d'origine. Et si l'annonce est rédigée en anglais, elle ne concerne presque jamais la revue française.
Vérifier qu'on tient bien le premier numéro de cette revue
Une fois l'annonce trouvée, la vérification tient en quatre points, dans cet ordre. Premier point, la date portée sur la couverture doit être août 1993. C'est le marqueur le plus difficile à falsifier par inattention, parce qu'il est imprimé et visible sur la photo.
Deuxième point, le numéro de série doit être un 1 sans mention de hors-série, de spécial ni d'album. Beaucoup de revues de cette période ont eu des parutions parallèles dont la numérotation repart de 1 : un « 1 » sur une couverture ne garantit pas, à lui seul, qu'il s'agit du premier numéro de la revue mensuelle.
Troisième point, le sommaire. Si le vendeur accepte de le photographier, cherchez-y la trace du titre relevé pour ce numéro, « La traque », et vérifiez que le fascicule contient bien plusieurs épisodes : un objet qui n'en contient qu'un seul n'est probablement pas la revue, mais un tiré à part ou un album. Quatrième point, l'éditeur imprimé dans l'ours, en petits caractères, généralement en fin de volume ou au bas de la première page intérieure. C'est la preuve la plus sèche et la plus sûre.
Un fascicule récent, donc un critère d'achat déplacé
Entre une revue de 1968 et une revue de 1993, l'écart ne porte pas seulement sur le nombre d'années. Un fascicule du début des années 1990 a souvent été acheté par un lecteur déjà collectionneur, qui le rangeait au lieu de l'empiler sous un lit, et le papier de cette période supporte mieux le temps que celui des petits formats des années 1960. Conséquence concrète : les exemplaires qui circulent aujourd'hui sont fréquemment en bon état, parfois très bon.
Cela change la nature de la décision d'achat. Sur un fascicule ancien, la question est binaire et porte sur l'intégrité : la couverture tient-elle, le dos est-il complet, les pages sont-elles toutes là. Sur ce numéro-ci, l'intégrité est le cas général, et le critère se déplace vers le détail. Ce sont les angles de couverture, la netteté du pli au dos, l'absence d'un nom écrit au stylo en haut à droite, la planéité du fascicule, le brillant résiduel de l'encre de couverture qui font la différence entre deux exemplaires également complets.
Autrement dit, vous n'achetez plus un exemplaire « lisible », vous choisissez parmi plusieurs exemplaires intacts. Cela vous donne un vrai pouvoir de négociation et vous autorise à refuser, ce qui serait déraisonnable sur une revue de trente ans de plus. Demandez des photos des quatre angles et du dos à plat : sur un objet de cette période, un vendeur qui ne les fournit pas cache souvent un défaut mineur mais réel.
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Commencer mon essai →Ce qui distingue ce premier numéro des suivants
Le relevé des trente-six numéros de la revue permet de situer ce fascicule dans une trajectoire, et c'est là qu'il devient intéressant. La parution est mensuelle au départ, et elle le reste longtemps : les dates de couverture s'enchaînent sans trou d'août 1993 jusqu'au début de 1996. Puis le rythme casse, les derniers numéros s'espacent de deux mois, et la revue se termine avec un numéro daté de novembre 1996 dont le titre relevé, « Nouveau départ », a la saveur un peu amère des fins de collection.
Le numéro 1 est donc le seul à appartenir à une revue dont personne ne savait encore combien de temps elle durerait. Cela se lit dans l'objet : un premier numéro est conçu pour attirer, et il porte parfois des éléments de lancement, encart ou présentation de la ligne, qui disparaissent ensuite. Vérifiez leur présence avant d'acheter : un fascicule amputé d'un encart reste complet aux yeux d'un vendeur et incomplet aux vôtres.
Autre singularité du relevé, qui est utile précisément parce qu'elle est bizarre : pour deux numéros de la série, le titre d'histoire enregistré n'est pas un titre d'histoire mais la référence d'une autre revue de l'éditeur. Cela signifie que les relevés capturent parfois une annonce imprimée dans les pages plutôt qu'un épisode. Le numéro 1 n'est pas concerné, son titre relevé est bien un titre, mais retenez le principe : un intitulé qui ressemble à une référence éditoriale doit être vérifié sur l'exemplaire, jamais recopié tel quel dans une liste de collection.
Les confusions les plus fréquentes
La première confusion est celle des éditions reliées. Des recueils regroupant plusieurs numéros de la revue circulent, et leur dos porte parfois une numérotation propre. Un recueil n°1 n'est pas le fascicule n°1, il en contient plusieurs, et sa cote suit une logique différente. De profil, l'épaisseur trahit immédiatement le recueil.
La deuxième confusion est celle des séries américaines portant le même nombre dans leur titre. Elles ont leur propre numérotation, et un « n°1 » y désigne autre chose. Nous ne pouvons affirmer aucune correspondance entre le contenu du fascicule français et un numéro américain précis, parce que le relevé ne le permet pas : un numéro de revue française mêlait plusieurs séries, et établir la concordance exige l'exemplaire en main. Sur ce point, les sources divergent, et nous ne tranchons pas.
À quoi tient sa rareté relative
Il faut être honnête sur ce point, parce que l'intuition se trompe presque toujours. Un premier numéro de 1993 n'est pas rare au sens physique du terme. Il a été imprimé pour un lancement, donc en quantité, et il a été conservé. Ce qui circule le moins, dans cette revue, ce sont au contraire les tout derniers numéros, ceux de la phase bimestrielle : quand un titre ralentit, le tirage suit, les points de vente se raréfient, et les lecteurs qui achetaient encore sont peu nombreux. Un collectionneur qui veut compléter cette série se heurtera à la fin, pas au début.
La rareté du numéro 1 est donc une rareté de demande et non d'offre. Il est recherché parce qu'il ouvre la collection, parce qu'un premier numéro se revend toujours mieux, et parce que beaucoup d'acheteurs ne veulent que celui-là. Cela crée une tension sur les exemplaires de très bel état, qui partent vite, pendant que les exemplaires corrects attendent. La conséquence pratique est simple : prenez votre temps sur l'état, pas sur l'exemplaire. Il en repassera.
L'état, et ce qu'il faut regarder de près
Sur un fascicule de cet âge, trois défauts dominent et ils sont tous visibles sur une bonne photo. Le premier est le blanchiment des plis, cette ligne claire qui apparaît au dos quand le fascicule a été ouvert en grand ; elle ne se répare pas et elle plafonne durablement la valeur. Le deuxième est l'usure des angles, discrète mais déterminante dans la comparaison entre deux exemplaires. Le troisième est le jaunissement de la tranche, lié au stockage et non à la lecture.
Deux points sont propres à ce type de revue et méritent un contrôle dédié. Les agrafes d'abord : vérifiez qu'elles ne sont pas rouillées et qu'elles ne tirent pas sur le papier, car une agrafe qui a commencé à travailler finit par déchirer le cahier central. Les pages publicitaires ensuite : elles étaient imprimées sur le même papier que le reste, et certains lecteurs les ont arrachées. Un fascicule dont la pagination est incomplète à cause d'une publicité retirée reste présenté comme complet par beaucoup de vendeurs.
Si vous hésitez entre deux exemplaires que tout semble séparer sauf le prix, faites estimer les deux descriptions plutôt que de deviner.
Suivre ce numéro dans une collection
Pour une revue dont le titre est un nombre, la discipline de catalogage vaut plus que pour n'importe quelle autre. Enregistrez toujours le titre de la revue avec son éditeur, jamais le nombre seul : dans six mois, une ligne « 2099 n°1 » dans votre inventaire ne vous dira pas si vous possédez le fascicule français ou autre chose. Ajoutez la date de couverture, août 1993, qui est le seul identifiant réellement sans ambiguïté.
Enfin, si le personnage de Spider-Man 2099 est votre porte d'entrée, sachez que le relevé du dernier tiers de la revue fait apparaître d'autres figures très demandées, puisque le numéro 35 porte un titre où Venom est nommé. Ce genre de détail déplace la demande sur des numéros qu'on croyait anonymes, et c'est une raison supplémentaire de lire les sommaires avant de revendre une pile.
Questions fréquentes
La date de couverture relevée est août 1993. C'est cette mention qu'il faut chercher sur la photo d'une annonce, parce qu'elle est imprimée et qu'elle ne figure sur aucun autre objet portant le même nombre. Elle écarte aussitôt un recueil, un album ou une édition étrangère.
Le relevé indique Peter David et Stan Lee au scénario, Rick Leonardi et Paul Ryan au dessin, pour un titre d'histoire enregistré sous le nom « La traque ». Cette double paire de crédits signale un fascicule contenant plusieurs épisodes, dont un seul est nommé par le relevé. Le reste du sommaire se vérifie sur l'exemplaire.
N'utilisez jamais le nombre seul. Associez-le au nom de l'éditeur, à un mot de format comme « revue » ou « fascicule », et à l'année 1993. Si la plateforme accepte les requêtes libres, ajoutez le titre d'histoire relevé. Écartez des résultats tout ce qui porte les mots « intégrale », « album », « tome » ou « reliure ».
Pas au sens physique. Imprimé pour un lancement en 1993 et souvent conservé, il reste accessible. Dans cette revue, les numéros difficiles sont ceux de la fin, parus au rythme de deux mois jusqu'en novembre 1996, quand le tirage avait baissé. La tension sur le numéro 1 vient de la demande, pas de la pénurie.
Pas à partir des données disponibles, et nous ne l'affirmerons pas. Une revue française de cette période regroupait plusieurs séries sous une seule couverture, et le relevé ne retient qu'un titre par numéro. Établir une concordance exige l'exemplaire en main et le sommaire sous les yeux. Sur cette question, les sources divergent.