Les meilleurs runs de la Guêpe en comics : sept lectures classées, illustration article

Pour découvrir Janet van Dyne, ouvrez d'abord Avengers à l'époque où Roger Stern écrit et John Buscema dessine (dès le numéro 227, en 1983) ; suivent Kurt Busiek et George Pérez sur la troisième série (1998), puis les numéros fondateurs de 1963 par Stan Lee et Jack Kirby. Sept ensembles sont classés, de la naissance de la Guêpe à la mini-série d'Al Ewing, chacun avec le support à privilégier.

La Guêpe a longtemps vécu dans les pages des autres : Tales to Astonish, puis les Avengers, puis des mini-séries tardives. Elle n'a pas eu de collection mensuelle durable à son nom avant le XXIᵉ siècle, et même alors, la plus célèbre porte celui de Nadia. Classer ses « runs » revient à désigner les périodes où Janet pèse vraiment dans l'histoire, et non à aligner des séries complètes. Voici notre sélection et la raison de chaque rang.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Le classement des runs de Les meilleurs runs de la Guêpe en comics présentés dans cet article, du premier au dernier

Comment nous avons classé ces runs

Pour un personnage qui n'a presque jamais eu de série fixe, une seule question départage vraiment les candidats : Janet agit-elle, ou subit-elle l'intrigue d'un autre ? Nous avons donc privilégié les périodes où elle prend des décisions, dirige, invente ou survit à un choix qui lui appartient. Deux filtres s'ajoutent : le récit doit se lire sans avoir suivi vingt ans de continuité, et il doit exister dans un format qu'un lecteur actuel peut réellement se procurer.

Le rang juge la qualité du récit pour Janet, pas la cote du fascicule. La Guêpe est l'exemple parfait d'un personnage dont l'importance narrative dépasse largement le prix des numéros : cet écart est traité à la fin de l'article, une fois la lecture réglée.

Top 1 : Roger Stern et John Buscema, Avengers (à partir de 1983)

Roger Stern prend la série Avengers à partir du numéro 227 et lui donne un équilibre rare : une équipe nombreuse, des intrigues qui s'étalent sur plusieurs mois, des sous-intrigues personnelles qui comptent. Avec John Buscema au dessin, la Guêpe y est une membre à part entière, traitée en adulte, avec un humour et une autorité qu'elle n'avait pas toujours eus. La saga la plus célèbre de cette période, « Under Siege », oppose l'équipe au Baron Zemo et à sa nouvelle Confrérie des Maîtres du Mal.

Ce run se place en tête parce que Janet n'y est pas le décor d'un autre héros : elle y est une figure que l'équipe écoute. C'est ce qui lui a valu d'être citée, depuis, comme l'une des meilleures présidentes de l'histoire des Avengers, même si les sources divergent sur la durée exacte de ses mandats. Il convient à tout lecteur, y compris à celui qui n'a jamais ouvert un Avengers.

Pour le collectionner, les fascicules du début des années 1980 se trouvent en nombre, en état correct, ce qui rend le suivi par numéro raisonnable. Les intégrales chronologiques de la période règlent la question de la lecture en continu.

Top 2 : Kurt Busiek et George Pérez, Avengers vol. 3 (1998 et suivantes)

Après la parenthèse « Heroes Return », qui relance la série en 1998, Busiek et Pérez bâtissent un âge d'or moderne : des numéros denses, des dizaines de personnages, une mémoire de l'histoire de l'équipe assumée à chaque page. Janet y apparaît pleine de ressources et d'ironie. La saga « Ultron Unlimited » en est le point culminant, avec une menace qui touche le monde entier et un rôle actif pour la Guêpe.

Il compte parce qu'il offre à Janet l'une de ses plus belles périodes modernes : elle y est actrice, drôle et utile, et son apparence évolue vers des traits plus nettement insectoïdes. Il s'adresse au lecteur qui aime les équipes foisonnantes, et il est étonnamment accueillant pour un débutant. La signature de Pérez, minutieuse jusqu'à la saturation, donne à chaque plan large un relief que peu de dessinateurs égalent.

Ces fascicules de 1998 à 2002 restent faciles à trouver. Lisez-les en recueil ; les exemplaires d'origine se complètent par goût du suivi, non par calcul. Notre article sur les meilleurs runs d'Avengers replace cette période dans l'histoire de l'équipe.

Top 3 : Stan Lee, Ernie Hart et Jack Kirby, Tales to Astonish #44 et Avengers #1 (1963)

Tout commence en 1963. Dans Tales to Astonish #44 (couverture de juin), la jeune Janet van Dyne perd son père, se tourne vers Henry Pym et devient la Guêpe. Quelques mois plus tard, dans Avengers #1 (couverture de septembre), elle figure parmi les membres fondateurs et, selon le récit établi de l'équipe, c'est elle qui propose le nom. La série est signée Stan Lee et Jack Kirby, avec Ernie Hart associé à la création du personnage.

Ce ne sont pas les récits les plus riches de la liste, et le ton de 1963 date. Le Top 3 tient à leur rôle fondateur : tout ce que les auteurs suivants ont fait de Janet part de ces deux numéros, et le premier fixe le tandem avec Hank Pym, aperçu dès l'anthologie. Ils s'adressent au lecteur curieux d'histoire, prêt à lire une héroïne écrite avec les conventions de son époque.

Pour le collectionner, ce sont les fascicules les plus chargés d'enjeu de la liste. Notre dossier sur Avengers #1 et celui sur la première apparition de Hank Pym aident à situer ces pièces avant tout achat. Pour lire, un recueil de reprise ou une intégrale suffit.

Top 4 : Jim Shooter et Bob Hall, Avengers #213 à #217 (1981-1982)

Ce passage n'a pas valeur de run au sens strict, mais il compte plus qu'un run entier. Avengers #213 (novembre 1981) contient la scène où Hank Pym frappe Janet, un des moments les plus discutés de l'histoire de l'éditeur. Quelques numéros plus tard, Avengers #217 (mars 1982) fait de Janet la présidente de l'équipe. La séquence va donc de l'humiliation à la prise de pouvoir en cinq fascicules.

Il se classe quatrième parce qu'il explique pourquoi Janet sera, ensuite, écrite autrement : l'émancipation du personnage passe par ce virage. La lecture est exigeante sur le plan émotionnel, et elle gagne à être faite avec un regard critique sur la manière dont l'épisode a été reçu. Elle s'adresse au lecteur adulte, qui veut comprendre le couple Pym/van Dyne au-delà de l'image romantique des débuts. Notre article sur Avengers #213 détaille le contexte éditorial.

Côté format, c'est un petit ensemble de numéros, aisé à suivre en fascicules. Gardez-en la lecture de préférence dans un recueil si vous le découvrez, et le fascicule du #213 si la pièce vous intéresse pour sa place dans la mythologie du couple.

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Les sections de l'article sur Les meilleurs runs de la Guêpe en comics, dans l'ordre de lecture

Top 5 : Brian Michael Bendis et Frank Cho, Mighty Avengers (2007-2010)

La série Mighty Avengers de Bendis, d'abord dessinée par Frank Cho, place Janet au cœur d'une équipe recomposée après la crise de la période précédente. Elle culmine avec l'événement Secret Invasion (2008), de Bendis et Leinil Francis Yu, dont le dernier chapitre met en scène un sacrifice qui semble coûter la vie à la Guêpe. L'ensemble sert de tournant : Janet disparaît, et son absence nourrit tout ce qui suivra.

Il s'impose dans ce classement parce qu'il redonne à Janet un rôle de premier plan dans un récit à grand spectacle, après des années en retrait. Il convient au lecteur moderne, familier des événements à grande échelle, mais Secret Invasion demande de savoir ce que sont les Skrulls, ces extraterrestres métamorphes. Le découpage de la série en phases varie selon les sources : aucune borne de numéros n'est donnée ici.

Pour le collectionner, l'événement a été tiré en grande quantité, et le numéro final reste le jalon à conserver. Le recueil suffit pour lire, et il est plus fiable que de traquer chaque chapitre dispersé dans plusieurs titres.

Top 6 : Jeremy Whitley et Elsa Charretier, Unstoppable Wasp (2017)

La série suit Nadia Van Dyne, jeune scientifique formée en Russie, qui reprend le nom de Guêpe et fonde un laboratoire d'inventrices. Janet y est mentor et repère, présente sans voler la vedette à l'héritière. Le ton est joyeux, l'esprit scientifique, et le trait d'Elsa Charretier donne au récit une énergie directement lisible.

Elle trouve sa place ici parce qu'elle prolonge le nom de la Guêpe sans le trahir : le personnage devient une idée transmissible, plus qu'une seule personne. Elle s'adresse à un public très large, et à celui qui cherche une lecture légère et optimiste. La première série dure huit numéros ; une suite plus longue, Unstoppable Wasp: Unlimited, la relaie par la suite.

Ces numéros de 2017 sont récents : leur cote n'est pas installée. Ce qui la fera bouger tient à la place de Nadia dans les films et séries à venir, que nous ne pouvons pas annoncer, et à l'éventuelle rareté des tirages, que nous ne chiffrons pas. Le recueil est la voie la plus simple pour lire.

Top 7 : Al Ewing, Wasp (2023)

La mini-série Wasp d'Al Ewing, publiée en 2023, ramène Janet au centre, en solo, avec un récit qui s'écarte des attentes d'une héroïne d'équipe. Elle sort au moment où le personnage est revenu au cinéma avec Ant-Man and the Wasp: Quantumania, et elle prolonge l'idée d'une Guêpe qui se redéfinit seule.

Elle ferme le classement parce qu'elle est la plus récente et la moins éprouvée : on ne sait pas encore ce qu'elle laissera aux auteurs suivants. Elle s'adresse aux lecteurs qui ont déjà fait un tour dans les périodes précédentes, et qui veulent voir où va le personnage. Notre histoire de la Guêpe en donne le cadre.

La mini-série de 2023 ne dispose pas encore d'une cote établie. La durée de vie du personnage dans les adaptations, la rareté des tirages et d'éventuelles couvertures alternatives sont les facteurs à surveiller, sans qu'on puisse les chiffrer aujourd'hui. Pour lire, le recueil convient.

Par lequel commencer selon votre profil

Si vous ne connaissez pas les Avengers, démarrez par Stern et Buscema : l'histoire est accueillante et Janet y est à son meilleur. Si vous aimez les grandes équipes fouillées, passez à Busiek et Pérez. Si votre intérêt est historique, lisez d'abord Tales to Astonish #44 et Avengers #1 en recueil, puis le passage de Shooter. Pour un récit court, joyeux et d'aujourd'hui, Unstoppable Wasp. Et pour l'événement moderne, Mighty Avengers puis Secret Invasion. Si vous aimez aussi Hank Pym, lisez en parallèle le classement des runs d'Ant-Man, qui couvre l'autre moitié du duo.

Ce que valent ces runs en collection

Les rapports sont très contrastés. Les deux numéros de 1963 portent presque toute la demande et se jugent grade par grade ; ce marché est étudié dans notre dossier sur la valeur des comics de la Guêpe. Les années 1980 et 1990 se trouvent en abondance : le prix d'un fascicule y dépend surtout de l'état, et un recueil revient souvent moins cher que la collection complète. Les parutions de 2017 et 2023 sont trop récentes pour avoir une cote. Pour situer un exemplaire de 1963, appuyez-vous sur des ventes conclues et non sur des annonces, en isolant les fascicules certifiés des fascicules nus, puis suivez le même numéro à état identique pendant plusieurs mois. Le fascicule et le recueil qui le reprend forment deux lignes d'inventaire distinctes.

Les questions fréquentes sur Les meilleurs runs de la Guêpe en comics auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Par les Avengers de Stern et Buscema, dès le numéro 227 : Janet y compte parmi les figures centrales et aucune connaissance préalable n'est nécessaire. Pour un format court et récent, Unstoppable Wasp, de Jeremy Whitley et Elsa Charretier, sert de porte d'entrée très accessible.

Pas avant le XXIᵉ siècle. Elle vit d'abord dans les pages de Tales to Astonish, puis dans les Avengers. Les séries qui portent son nom sont récentes : Unstoppable Wasp en 2017, centrée sur Nadia, et la mini-série Wasp d'Al Ewing en 2023, consacrée à Janet.

Pas pour la plupart des runs de ce classement. Le lien avec Hank Pym compte surtout pour Tales to Astonish et pour la période d'Avengers #213 à #217. Les récits de Stern, de Busiek ou de Whitley se lisent sans connaître le parcours d'Ant-Man.

Ce numéro de novembre 1981, de Jim Shooter et Bob Hall, montre Hank Pym frapper Janet, scène devenue un repère négatif de l'histoire de l'équipe. Il est utile pour comprendre le virage du personnage vers l'autonomie, mais sa lecture demande du recul et un contexte critique.

Pour la lecture, une intégrale ou un recueil règle l'ordre des numéros. Le fascicule d'origine n'a de sens que pour deux cas : les pièces de 1963, qui sont des objets de collection, et le numéro 213, que beaucoup de lecteurs gardent pour sa place dans l'histoire du couple.

Vous avez un Tales to Astonish ou un Avengers de la période de Stern et vous voulez situer son état avant de choisir entre fascicule et intégrale ?

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