Superman Poche n°74-75 : double banal au calendrier, atypique aux crédits, illustration article

Superman Poche n°74-75 est un fascicule double daté d'octobre 1983, le cinquième des quatorze doubles du relevé. Son calendrier est banal : un seul objet occupe deux mois, comme le 69-70 avant lui et le 80-81 après. Ses crédits le sont moins : il n'affiche que deux scénaristes, comme deux autres doubles seulement, et il tombe au milieu de trois fascicules de suite sans Cary Bates. Le relevé ne donne qu'un titre d'histoire, « Dernier scoop sur Krypton ».

Pour qui complète une série de poche, un double pose une question que les simples ne posent pas : faut-il le compter pour un ou pour deux ? Le 74-75 permet de la trancher avec des mesures plutôt qu'avec une impression, parce que ses voisins immédiats sont tous documentés.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Superman Poche n°74-75 : numéro double, série, éditeur et année

Ce que le relevé affirme du 74-75

Le relevé de Superman Poche, édité par Sagédition, enregistre sous le rang 74-75 un seul fascicule, daté d'octobre 1983. Il lui attache un titre d'histoire, « Dernier scoop sur Krypton », deux noms de scénaristes (Bob Rozakis et Paul Kupperberg) et trois noms de dessinateurs (Gil Kane, Kurt Schaffenberger et Curt Swan). Aucun sommaire, aucun jour de parution, aucun prix.

Ces crédits décrivent le fascicule, pas un épisode. On ne peut donc pas écrire que Gil Kane a dessiné l'histoire dont le titre est cité, ni que celle-ci ouvre le recueil. Le titre parle de Krypton ; tout le reste du contenu est à lire sur l'exemplaire.

Autre point qui cadre la suite : le relevé n'a ni numéro 74 ni numéro 75 isolés. Il compte 96 fascicules pour 110 numéros, et l'écart de quatorze correspond exactement aux quatorze doubles. Chaque double est donc une ligne qui vaut deux numéros.

Un mois par numéro, deux mois pour un seul objet

Dans le relevé, du n°43 au n°84 (en prenant le premier numéro de chaque fascicule), la date de couverture avance d'un mois exactement par numéro : le 43 est de mars 1981, le 80 d'avril 1984, soit trente-sept numéros pour trente-sept mois. Un double ne casse pas cette arithmétique, il l'occupe. Le 74-75 porte octobre 1983, le 76 décembre 1983 : par le calcul, novembre 1983 revient à la seconde moitié du double. Aucune ligne du relevé n'est datée de novembre 1983, et ce vide est la signature normale d'un double, pas une lacune.

La conséquence se mesure sur une année glissante. Du 71 (juillet 1983) au 82 (juin 1984), douze numéros paraissent en douze mois, mais ils tiennent en dix objets, puisque le 74-75 et le 80-81 en absorbent deux chacun. Quelqu'un qui compte les fascicules posés sur son étagère et quelqu'un qui compte les numéros du catalogue obtiennent deux résultats différents sur la même période, et tous deux ont raison.

Sur les quatorze doubles, onze ne portent qu'un seul mois en date de couverture, comme celui-ci ; trois portent deux mois (mai-juin 1982, octobre-novembre 1982, janvier-février 1985). Parmi les onze, huit sont suivis d'au moins un mois sans fascicule, le 74-75 compris. Les trois autres sont suivis d'un fascicule daté du mois suivant, si bien que la règle d'un mois par numéro n'y tient plus ; le 74-75 n'est pas de ceux-là.

Le cinquième des quatorze doubles

Ce double n'est pas au cœur de la série. Quatre doubles le précèdent et neuf le suivent. Il est le soixante-dixième fascicule sur 96, et son premier numéro, le 74, est le premier du dernier tiers des 110 numéros. Aucun double n'existe avant le 51-52 : les cinquante premiers numéros sont tous simples dans le relevé.

Ses distances à ses deux voisins de même nature sont régulières. Le double précédent, le 69-70 (mai 1983), est séparé de lui par trois numéros simples, le 71, le 72 et le 73. Le suivant, le 80-81 (avril 1984), l'est par quatre, du 76 au 79. Tant que dure cette première phase, l'écart entre deux doubles va de trois à cinq numéros simples ; après le 80-81, il tombe à une plage de zéro à trois.

Le 74-75 est ainsi le dernier de quatre doubles à avoir au moins trois numéros simples entre lui et chacun de ses deux doubles voisins ; les trois autres sont le 57-58, le 62-63 et le 69-70. Il appartient donc à la phase où les doubles sont espacés, avant que le rythme ne s'accélère. Ce n'est pas un argument de rareté de l'objet : le relevé ne dit rien des tirages.

Des crédits qui bougent autour du 74-75

C'est ici que le double cesse d'être banal. Au 73, le relevé crédite Elliot S! Maggin, Bob Rozakis et Paul Kupperberg ; au 74-75, Rozakis et Kupperberg seulement ; au 76, Tamsyn O'Flynn, Kupperberg et Rozakis. Les deux noms communs aux trois fascicules sont donc Rozakis et Kupperberg. Le 74-75 est l'un des trois doubles à ne porter que deux scénaristes, avec le 93-94 et le 95-96 : les onze autres en affichent trois.

Le nom de Kupperberg a sa propre histoire dans le relevé. Avant le 73, il n'apparaît plus depuis le n°34, et aucun fascicule des numéros 35 à 72 ne le porte. À partir du 73 il figure dans dix fascicules consécutifs, jusqu'au 84-85. Le 74-75 est le deuxième de cette suite : il appartient à l'arrivée d'un scénariste, non à une série d'habitués.

Le mouvement inverse touche Cary Bates. Du n°40 au n°83, il manque aux crédits de cinq fascicules sur trente-huit seulement : le 65, le 68, puis le 73, le 74-75 et le 76, qui forment la seule suite d'au moins deux fascicules sans lui sur cette période. Il revient dès le 77. Autrement dit, notre double tombe pile dans une absence de trois fascicules qui est atypique dans le relevé.

Côté dessin, Kurt Schaffenberger figure dans chacun des fascicules du 71 au 79, le 74-75 compris, au beau milieu de cette suite. Curt Swan est présent au 73 et au 74-75, absent du 76. Gil Kane n'est nommé que deux fois dans tout le relevé, ici et au n°87 (octobre 1984). L'ordre des noms n'est pas documenté : n'en tirez aucune hiérarchie.

Comment les numéros de Superman Poche (Sagédition, 1976) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les voisins immédiats, du 71 au 78

Avant le double, trois numéros simples. Le 71 est daté de juillet 1983 (« Un trésor de bébé »), le 72 d'août 1983 (« Au carrefour du temps »), le 73 de septembre 1983. Ce dernier porte, pour tout titre, le mot « Sommaire », qui ne désigne aucune histoire. Neuf fascicules du relevé sont dans ce cas, dont le 78, quelques mois après le double.

Après lui, le 76 est de décembre 1983 (« On ne nait pas reporter », graphie du relevé), le 77 de janvier 1984 (« La déesse des ténèbres »), le 78 de février 1984. Entre le 71 et le 78, le seul intervalle de deux mois est celui qui suit le double, d'octobre à décembre 1983 ; les autres sont d'un mois.

Pour un collectionneur, cela veut dire qu'un titre ne suffit pas à identifier le 73 ou le 78 : seuls le rang et la date le font. Pour le 74-75, au contraire, le titre « Dernier scoop sur Krypton » est un repère utilisable, mais il se vérifie en regard de la date d'octobre 1983 et non seul.

Reconnaître l'exemplaire et le noter dans une liste de manques

Commencez par la couverture : le relevé enregistre la forme « 74-75 » et la date « octobre 1983 ». Si votre exemplaire annonce le seul chiffre 74 ou le seul chiffre 75, ou une autre date, vérifiez avant de conclure : un répertoire peut compter autrement, et les sources divergent sur la façon de saisir ces doubles. Ne le confondez pas avec le 69-70 (mai 1983) ni avec le 80-81 (avril 1984), qui ont la même forme.

Dans une liste de manques, inscrivez une ligne, pas deux. Cocher le 74 sans le 75 fabriquerait un manque fantôme, que nul fascicule du relevé ne vient combler. Notez plutôt « 74-75, octobre 1983, deux numéros » et, si vous suivez aussi vos objets, retenez que jusqu'au 76 inclus il y a 76 numéros pour 71 fascicules. Un décompte de livraisons doit donc dire dans quelle unité il compte.

Un second réflexe : comparez l'épaisseur de l'exemplaire à celle de votre 73 et de votre 76. Le relevé ne donne pas de nombre de pages ; n'en déduisez pas qu'un double est plus gros, mesurez-le.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

L'état de l'exemplaire et le suivi dans la collection

Le relevé n'a pas d'avis sur l'état ni sur la cote, et la page n'en donne aucune : la valeur d'un exemplaire dépend de sa complétude, du dos et de la couverture, et ne se déduit pas de son rang. Un double est au contraire un cas où l'on doit contrôler qu'aucune page n'a été retirée, puisque c'est l'objet qui porte deux numéros.

Dans votre collection, créez la fiche sous le rang 74-75 et reliez-la au 73 et au 76 plutôt qu'au 74 ou au 75, qui n'existent pas seuls. Ajoutez en note le contexte de crédits (Kupperberg en début de série d'apparitions, Bates absent), car c'est ce qui distingue ce double des autres à l'œil.

Ce que ce double enseigne sur un décompte

Le 74-75 n'a rien d'une rupture : son calendrier suit la règle d'un mois par numéro, ses distances aux doubles voisins sont celles de sa période. Sa singularité tient à ses crédits, et elle ne se lit qu'en comparant avec le 73 et le 76. La leçon pratique est un décompte propre : 110 numéros, 96 fascicules, et cette ligne vaut les deux.

Si vous tenez une liste, notez-la ainsi, appuyez-vous sur les autres guides du site, et rappelez-vous que le contenu réel d'un fascicule est à vérifier sur l'objet.

Questions fréquentes

Il compte pour deux numéros et un seul objet. Le relevé enregistre une ligne 74-75 sans numéro 74 ni 75 isolés : dans une liste de manques, une seule ligne suffit, et elle comble les deux numéros à la fois.

Le 74-75 porte octobre 1983 et le 76 décembre 1983. Avec un mois par numéro, novembre revient à la seconde moitié du double. Le vide est le calendrier normal d'un double, pas un fascicule manquant.

Le relevé ne le dit pas : il ne donne qu'un titre par fascicule et des crédits communs à tout le fascicule. Le sommaire complet, la première parution française d'un personnage ou la correspondance américaine sont à vérifier sur l'exemplaire.

Il n'est pas central : cinquième de quatorze doubles, soixante-dixième fascicule sur 96. Sa rareté n'est pas mesurable, puisque le relevé ne donne ni tirage ni cote. Ce sont ses crédits, à deux scénaristes et sans Cary Bates, qui le distinguent.

Par la date et le rang : octobre 1983 pour le 74-75, mai 1983 pour le 69-70, avril 1984 pour le 80-81. Le titre « Dernier scoop sur Krypton » aide aussi, mais seulement en regard de la date de couverture.