Superman Poche n°93-94 : le premier double suivi d'un autre double, illustration article

Le 93-94 de Superman Poche (Sagédition) est un fascicule double daté de juillet 1985, porté au relevé sous le titre « Réunion tragique ». Ce n'est pas le premier double de la série, mais le premier qu'un autre double suit sans fascicule simple entre les deux : le 95-96 paraît le mois suivant. Dans une liste de manques, il occupe une seule ligne, pas deux.

Vous avez peut-être un trou dans votre pile entre le 92 et le 95, et vous cherchez « le 94 ». La question est plus délicate qu'elle n'en a l'air : selon le relevé, le 93 et le 94 sont un seul objet, et ce détour de numérotation se répète ensuite à un rythme qui change la façon de compter ce qui vous manque.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Superman Poche n°93-94 : numéro double, série, éditeur et année

Ce que le relevé porte pour le 93-94

La ligne est brève. Un numéro « 93-94 », une date de couverture « juillet 1985 », un seul titre d'histoire, « Réunion tragique », et des crédits au niveau du fascicule : Cary Bates et Paul Kupperberg à l'écriture, Eduardo Barreto, Curt Swan et Carmine Infantino au dessin. Trois dessinateurs pour un titre unique : le relevé ne dit pas lequel signe quelle partie du fascicule.

Ce que la ligne ne dit pas compte autant. Elle ne donne pas le sommaire, elle n'indique pas quel épisode porte le titre cité, et elle ne rattache le fascicule à aucun numéro américain. Prenez donc « Réunion tragique » comme l'étiquette d'un seul des récits, celui que le catalogue a retenu, et vérifiez le reste sur l'exemplaire.

Le contexte : une série qui compte deux numéros dans un fascicule

La série couvre les numéros 1 à 110 en 96 lignes. Le calcul est simple : 110 numéros moins 14 fascicules doubles donne 96 objets. Aucun numéro de 1 à 110 n'y manque, y compris les seconds numéros des doubles, qui ne figurent pas sur une ligne à part mais à l'intérieur d'une ligne double.

Les cinquante premières lignes sont toutes des fascicules simples. Le premier double du relevé, le 51-52, est daté de novembre 1981. Le 93-94 n'ouvre donc pas l'usage du double : c'est le neuvième des quatorze, après le 89-90 de janvier-février 1985.

Autour de lui, les dates sont irrégulières. Les 91 et 92 portent tous deux « mars 1985 ». Le relevé ne propose ensuite aucun fascicule daté d'avril, mai ou juin 1985 : le 93-94 arrive en juillet. Cette absence ne prouve pas une interruption, et l'on ne peut rien conclure de la seule date de couverture sur le jour réel de mise en kiosque. Elle indique en revanche que, côté dates, le double de juillet comble un intervalle sans autre ligne datée.

Pourquoi ce numéro compte : le premier double suivi d'un double

Avant le 93-94, deux doubles successifs sont séparés par au moins deux fascicules simples dans le relevé. Entre le 51-52 et le 89-90, on compte vingt-quatre fascicules simples répartis sur sept intervalles, soit un peu plus de trois en moyenne. Le plus court de ces intervalles en compte deux (les numéros 82 et 83, entre le 80-81 et le 84-85).

Le 93-94 est séparé du 89-90 par deux simples, les numéros 91 et 92. Jusque-là, rien de neuf. La rupture vient juste après : le 95-96 suit directement, sans simple entre les deux, et il est daté d'août 1985, un mois après juillet. Le même cas se reproduit plus loin avec le 106-107 et le 108-109, datés de septembre et de novembre 1986. Ces deux adjacences sont les seules du relevé.

Voilà ce qui fait du 93-94 une borne utile : c'est la première ligne dont le voisin immédiat, dans le relevé, est lui-même un fascicule double. Quatre numéros (93, 94, 95, 96) tiennent en deux objets, parus à un mois d'écart par la date de couverture.

Le tableau des intervalles, lu autrement

Comptez en fascicules simples entre deux doubles. Du 51-52 au 89-90 : 4, 3, 5, 3, 4, 2, 3. À partir du 89-90 : 2, 0, 1, 2, 2, 0. La moyenne passe d'environ 3,4 à environ 1,2, en gros de trois simples à un seul entre deux doubles.

Lue par proportion, la bascule est encore plus nette. Du 51 au 92, le relevé aligne 34 lignes dont 8 doubles, un peu moins du quart. Du 93 au 110, il en aligne 12 dont 6 doubles : la moitié exactement. Cela mérite d'être dit avec mesure : la moitié des lignes n'est pas la totalité, et six simples subsistent dans cette dernière partie, les numéros 97, 100, 101, 104, 105 et 110.

La consigne de départ parlait de numéros doubles qui « deviennent la règle » à partir du 93-94. Les données nuancent : ils existent depuis le 51-52, et dans la dernière partie du relevé ils représentent la moitié des fascicules, pas leur totalité. Parler de règle serait excessif ; parler de rapprochement est exact.

Comment les numéros de Superman Poche (Sagédition, 1976) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Ce qui fait varier la cote

On ne peut pas mesurer la cote d'un fascicule à partir de la seule ligne du relevé. Plusieurs facteurs jouent, d'ordre différent.

Le premier tient à l'objet lui-même : le dos, les plis de la couverture, le décollement des pages. Le deuxième est la présence ou non des couvertures d'origine, des pages centrales et d'un dos entier. Ces points se constatent en main, pas sur un écran.

Gardez en tête qu'une cote ne vient pas du titre « Réunion tragique » : le relevé ne dit rien d'un récit qui serait une première apparition, une conclusion ou un tournant. Évitez de payer un titre comme s'il garantissait une valeur de contenu.

Reconnaître l'exemplaire et éviter les pièges

Sur l'objet, cherchez la numérotation imprimée : c'est elle qui fait foi, pas la date. Un exemplaire qui porterait seulement « 93 » ou seulement « 94 » ne correspond pas à la ligne du relevé et mérite d'être regardé de près avant d'être rangé comme un simple.

Le premier piège est la ligne unique : en comptant les numéros de 1 à 110 on croit devoir chercher 110 objets, alors que la série en compte 96. Le deuxième est la fausse lacune. Si votre étagère passe du 92 au 95-96, ce n'est pas un trou de deux numéros, c'est un fascicule 93-94 qui manque. Le troisième est la mauvaise liste : une personne qui note « il me manque le 94 » croit chercher un fascicule isolé ; il faut noter « il me manque le 93-94 », car chercher le 94 seul n'a pas de sens si les deux numéros partagent le même objet.

La date de couverture, enfin, ne renseigne pas sur l'ordre exact en kiosque. Le 91 et le 92, par exemple, portent le même mois. Ne classez donc pas par date seule : classez par numéro.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Les numéros voisins, et comment les inscrire dans une liste

Lisez les trois lignes avant et les trois lignes après, car c'est là que la bascule se voit. Avant : le 89-90 (janvier-février 1985, « Une grenouille volante »), le 91 (mars 1985, « Le garçon qui dirige Superman ») et le 92 (mars 1985, « L'homme qui vit périr Superman »). Après : le 95-96 (août 1985, « Les origines de Terra Man »), le 97 (décembre 1985, « Les Maîtres de l'Univers ») et le 98-99 (février 1986).

Pour une liste de manques, deux méthodes. La première consiste à noter la ligne telle que le relevé la porte : « 93-94 », « 95-96 », « 98-99 ». La seconde, utile si vous croisez avec une autre numérotation, consiste à ajouter une colonne « numéros couverts » et à y inscrire 93 et 94. Dans les deux cas, le décompte final se lit en objets, pas en numéros : sur le bloc 91 à 99 vous cherchez six objets (91, 92, 93-94, 95-96, 97, 98-99) pour neuf numéros.

Pour situer ce fascicule parmi les autres titres de la maison, passez par le blog ; pour les héros réunis dans la revue, le hub Superman rassemble les repères.

L'état et le suivi de votre exemplaire

Regardez d'abord le dos. Ouvrez-le à plat sans forcer, repérez les plis blancs sur la couverture, vérifiez le brochage et les coins. Ne cherchez pas à redresser un pli ni à nettoyer le papier : ces gestes sont irréversibles et abaissent l'état plus qu'ils ne le relèvent.

Dans votre suivi, créez une fiche par objet, avec la mention « 93-94 », la date de couverture « juillet 1985 » telle qu'imprimée, et une note libre sur l'état. Si vous gérez la collection dans une application, saisissez le double comme une seule entrée et, si l'outil le permet, précisez qu'il couvre deux numéros. Une entrée double évite de compter un manque fantôme.

En résumé, le 93-94 ne doit pas être pris pour le début des doubles, mais pour la première fois où un double en précède un autre sans simple entre les deux. C'est une borne de lecture du relevé, utile pour compter juste, et rien de plus à affirmer sans l'exemplaire en main.

Questions fréquentes

Dans le relevé, le 93 et le 94 forment un seul fascicule, daté de juillet 1985. On ne peut donc pas posséder l'un sans l'autre : l'objet porte les deux numéros. Si vous avez un exemplaire marqué seulement 93 ou 94, vérifiez sa couverture avant de conclure.

Non. Le premier double du relevé est le 51-52, daté de novembre 1981. Le 93-94 est le neuvième des quatorze doubles, et le premier qui est suivi directement d'un autre double, le 95-96 daté d'août 1985.

Six fascicules suffisent pour neuf numéros : le 91, le 92, le 93-94, le 95-96, le 97 et le 98-99. Compter en numéros fausse le bilan, puisque trois de ces fascicules couvrent chacun deux numéros du relevé.

Rien ne le dit. Le relevé ne retient qu'un titre par fascicule, alors que trois dessinateurs sont crédités sur le 93-94. Le titre cité est une étiquette de catalogue, pas le sommaire : celui-ci se lit sur l'exemplaire.

Mieux vaut classer par numéro. Les 91 et 92 portent le même mois, mars 1985, et le 93-94 arrive en juillet sans fascicule daté d'avril à juin dans le relevé. La date situe un fascicule, elle ne dit pas son ordre exact.