Superman Poche n°51-52 : le premier double du relevé, daté d'un mois, illustration article

Dans le relevé de Superman Poche (Sagédition, 1976), « 51-52 » est le premier fascicule qui porte deux numéros : les cinquante précédents ont une ligne chacun. Il est daté d'un seul mois, novembre 1981, et aucune ligne n'est datée de décembre 1981. Le n°53 est donc le cinquante-deuxième fascicule du relevé : le rang et le numéro se décalent d'une unité à partir d'ici.

Votre liste de manques demande peut-être un « n°51 » et un « n°52 » de Superman Poche. Dans le relevé, ces deux numéros n'ont pas deux lignes mais une seule, et la chercher en double est la façon la plus simple de se tromper de décompte pour tout ce qui suit.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Superman Poche n°51-52 : numéro double, série, éditeur et année

Ce que le relevé affirme de ce fascicule

La ligne « 51-52 » porte une date de couverture, novembre 1981, un titre d'histoire, « A maligne, malin et demi ! », et trois noms de scénaristes comme de dessinateurs : Bob Rozakis, Marv Wolfman et Cary Bates pour l'écriture ; John Calnan, Bob Oksner et Kurt Schaffenberger pour le dessin. Ces crédits sont donnés pour le fascicule entier, pas pour chacune des histoires qu'il contient.

Le relevé ne donne qu'un titre. Il ne dit donc pas combien d'histoires le fascicule réunit, ni laquelle ouvre le sommaire, ni si « A maligne, malin et demi ! » est la plus longue. Vous pouvez tenir ce titre pour un repère d'identification, pas pour une description du contenu.

Le premier double du relevé

Les lignes 1 à 50 du relevé portent les numéros 1 à 50, dans l'ordre et sans trait d'union. « 51-52 » est la cinquante et unième ligne et la première à désigner deux numéros d'un coup.

Le suivant, « 57-58 », arrive à la cinquante-sixième ligne, après quatre fascicules simples (53, 54, 55 et 56). Le double est donc d'abord un accident isolé, puis revient vite : le relevé en compte quatorze au total, entre ce fascicule et le « 108-109 » de novembre 1986. Dire « premier numéro double » est exact pour le relevé ; dire « première fois que la revue a paru en double » ne l'est pas forcément, car un relevé n'est pas la série, et seul l'exemplaire en main peut le confirmer.

Une seule date pour deux numéros

C'est ici que la lecture demande de la précision. Parmi les doubles suivants, plusieurs se datent de deux mois : « mai-juin 1982 » pour le 57-58, « oct-nov 1982 » pour le 62-63, « janvier-février 1985 » pour le 89-90. Celui-ci ne porte que « novembre 1981 ». Plusieurs autres doubles sont eux aussi datés d'un seul mois (le 74-75 en octobre 1983, le 93-94 en juillet 1985), mais le 51-52 est le premier à le faire.

Autour de lui, la cadence est mensuelle et se lit sans effort : le n°44 est d'avril 1981, puis mai, juin, juillet, août, septembre, et le n°50 d'octobre 1981. Vient ensuite novembre 1981 pour le double. Puis le n°53 saute à janvier 1982. Aucune ligne du relevé ne porte la date de décembre 1981.

Deux lectures restent ouvertes, et le relevé ne tranche pas. Soit le fascicule de novembre couvre en pratique deux mois de parution et son millésime de couverture n'en garde qu'un. Soit décembre a bien eu un fascicule, absent du relevé. La première lecture est la plus économique, puisque c'est précisément ce que le trait d'union annonce, mais ce n'est qu'une inférence.

Ce que le double fait au décompte

Entre le n°50 et le n°53, vous avez trois fascicules pour quatre numéros. Cet écart ne se rattrape pas : à partir de là, le numéro et le rang dans le relevé divergent de un, puis de deux après le 57-58, et ainsi de suite. À la fin du relevé, le n°110 est la quatre-vingt-seizième ligne, soit quatorze numéros de plus que de fascicules.

Pour un collectionneur, la conséquence est concrète. Un décompte « il me manque les numéros 51 à 60 » ne correspond pas à dix objets, mais à huit fascicules : le 51-52, le 53, le 54, le 55, le 56, le 57-58, le 59 et le 60. Compter des numéros et compter des fascicules donnent deux totaux, et seul le second vous dit combien d'exemplaires chercher.

Comment les numéros de Superman Poche (Sagédition, 1976) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

Vous collectionnez cette série ?

Suivez ce que vous possédez, ce qu'il vous manque et ce que vaut votre collection. Essai de 7 jours.

Commencer mon essai →

Les voisins immédiats

Le n°50, « Le trublion de la nouvelle Metropolis », et le n°53, « Superboy rencontre Clark Kent », portent exactement les trois mêmes scénaristes que le double, dans le même ordre : Bob Rozakis, Marv Wolfman, Cary Bates. Les trois lignes se suivent. En revanche, le n°49 en compte d'autres (Cary Bates, Gerry Conway, Ed Dodd) et le n°48 seulement deux. Côté dessin, John Calnan figure au 51-52 comme au 53, Denys Cowan au 50 seulement.

Notez aussi que le double n'a pas plus de noms au crédit que ses voisins simples : trois au dessin, trois à l'écriture, comme les fascicules qui l'entourent. Le relevé ne permet donc pas de lire l'épaisseur du double dans ses crédits. La pagination et le prix, eux, ne figurent pas dans les données, et nous ne les affirmons pas.

Un piège voisin : le titre « Sommaire » apparaît à la place d'un titre d'histoire, par exemple sur le n°47 et le n°49. Ces deux lignes n'identifient rien par leur titre. Pour elles, c'est la date et les crédits qui servent de repères.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et noter le manque

Sur l'objet, cherchez la mention « 51-52 » à l'endroit où les autres fascicules portent leur numéro, ainsi que la date de novembre 1981. Une couverture qui ne porte qu'un « 51 » ou qu'un « 52 » est à examiner de près avant d'en conclure quoi que ce soit : le relevé ne connaît aucune ligne séparée pour l'un ou l'autre.

Dans une annonce, attendez-vous à des écritures variables : « 51-52 », « 51/52 », voire un simple « 51 ». Elles peuvent désigner le même fascicule. Rapprochez-les de la date et du titre « A maligne, malin et demi ! » avant d'acheter, et demandez une photo de la couverture si l'annonce ne montre rien d'autre qu'un numéro.

Dans votre liste de manques, inscrivez une ligne « 51-52 », et non deux. Si vous gardez un tableur par numéro, laissez les deux cases liées. Sinon, une des deux restera éternellement ouverte, et votre total de manques sera faux de un.

Ce que ce numéro ne permet pas de dire

Le relevé ne contient ni sommaire complet, ni première parution française vérifiée, ni correspondance avec un fascicule américain. Il ne dit pas que ce double est plus rare ou plus recherché que ses voisins, et nous ne l'affirmons pas. Ce que vous pouvez en dire est modeste et solide : il est le premier de quatorze, il est daté d'un mois, et il fait passer le compteur devant les lignes du relevé.

Pour suivre l'ensemble de votre série, tenez un tableur avec une ligne par fascicule, son état, sa date et sa mention de numéro : c'est ce qui permet de repérer d'un coup d'œil les doubles qu'un compte par numéro vous ferait compter deux fois.

Questions fréquentes

Pas dans le relevé : il n'y a qu'une ligne, « 51-52 », datée de novembre 1981. Si vous avez en main un exemplaire qui ne porte que l'un des deux numéros, vérifiez la couverture et la date avant de conclure à une édition à part.

C'est le premier du relevé : les cinquante lignes qui précèdent ne portent qu'un numéro chacune. Le suivant est le 57-58, quatre fascicules plus loin. Le relevé n'étant pas la série, la formule reste « dans le relevé ».

Le n°50 est d'octobre 1981, le 51-52 de novembre, le 53 de janvier 1982 : aucune ligne ne porte décembre 1981. Le relevé ne dit pas pourquoi ; le double pourrait avoir tenu lieu de deux livraisons, sans que ce soit établi.

Trois : le 50, le 51-52 et le 53, pour quatre numéros. Le décalage est de un à partir de là, et il grandit à chaque double suivant, jusqu'à quatorze à la fin du relevé.

Le relevé ne le dit pas : il ne donne qu'un titre d'histoire par fascicule et les crédits de l'ensemble, trois noms à l'écriture comme au dessin, comme sur ses voisins. Le sommaire se vérifie sur l'exemplaire.