Strange n°300 (décembre 1994) : des dessinateurs crédités « divers », illustration article

Le Strange n°300 est daté de décembre 1994, sans jour, et son champ des dessinateurs est le seul du relevé à contenir la mention « divers » : c'est là que le crédit est flou, pas chez les scénaristes, dont le trio est ordinaire. Son unique titre d'histoire, « En kiosque », ne dit rien du sommaire réel. Pour le reste, il faut ouvrir l'exemplaire.

Un numéro rond attire l'œil sur une liste de manques, et celui-ci a de quoi retenir davantage : c'est la seule ligne du relevé de Strange (Semic, à partir du n°229) où le champ des dessinateurs ne ressemble pas aux autres. Ce que ce champ contient exactement se mesure, et le détail suit.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Strange n°300 (décembre 1994) : numéro rond, série, éditeur et année

Le n°300 tel que le relevé le décrit

Le relevé de Strange (Semic S.A.) compte 107 numéros, du 229 au 335, sans trou de numérotation : 335 moins 229, plus un, donne bien 107. Le n°300 est donc le 72e de cette suite, et il porte la date « décembre 1994 ». Il a pour titre d'histoire « En kiosque », pour scénaristes Bob Harras, Len Kaminski et David Michelinie, et pour dessinateurs « divers [various], Hercule), Liam Sharp ».

C'est tout ce que la ligne contient. Elle ne donne ni sommaire, ni nombre de pages, ni mention d'une couverture particulière : rien n'y indique que ce numéro rond ait été traité autrement que ses voisins. La rondeur est un fait de numérotation, pas une information sur l'objet.

Ce que le champ des dessinateurs contient vraiment

Le champ est une chaîne de trois fragments séparés par des virgules, comme dans 105 des 106 autres lignes du relevé (la dernière n'en a que deux). Mais ici les trois fragments ne sont pas trois noms. Le premier, « divers [various] », est une mention de groupe, et c'est la seule fois que le relevé l'emploie. Le deuxième, « Hercule) », porte une parenthèse fermante sans parenthèse ouvrante : le texte a manifestement été coupé quelque part, et le mot qui reste ne permet pas de dire s'il désigne une personne, un personnage ou un titre. Seul le troisième, « Liam Sharp », se lit comme un nom propre.

Ce nom est lui-même isolé : Liam Sharp n'apparaît dans aucune autre ligne du relevé. Ce que la donnée établit est donc modeste. Le n°300 est le seul numéro dont le crédit graphique est donné en partie sous forme collective, et un seul dessinateur y est nommé sans ambiguïté. Combien d'artistes ont réellement travaillé sur ce fascicule, la ligne ne le dit pas.

Les scénaristes : un trio déjà vu, dans un autre ordre

Côté scénario, le champ nomme trois personnes, comme 102 numéros sur 107 dans le relevé (les cinq autres en nomment deux). Surtout, ce trio n'a rien d'inédit : Harras, Kaminski et Michelinie figurent ensemble dans sept autres numéros, les 288, 290, 291, 293, 294, 297 et 303. Ce qui distingue le n°300, c'est l'ordre : Bob Harras y ouvre le champ, ce qui n'arrive dans aucun autre numéro du relevé.

Il faut lire cette position avec prudence. Le relevé ne dit pas ce que signifie l'ordre des noms, et on ne peut pas affirmer qu'il reflète une part de travail. Il montre seulement que la saisie du n°300 diffère de celle des numéros voisins. Sur les douze numéros de 295 à 306, David Michelinie ouvre le champ dans huit (295 à 299 et 301 à 303), Fabian Nicieza dans trois (304 à 306), et Harras dans un seul, le 300.

Un titre d'histoire qui n'a pas l'allure des autres

Le relevé ne donne qu'un titre par numéro. « En kiosque » est unique dans le relevé : aucun autre numéro ne le porte. Les titres des voisins se lisent comme des noms d'épisodes (« Pour un empire perdu » au 299, « Indiscrétions » au 301). Celui du 300 se lit plutôt comme une mention de diffusion, et rien dans la donnée ne permet de trancher entre un vrai titre d'épisode et une étiquette saisie à la place.

Pour votre fiche, la conséquence est simple : ne recopiez pas « En kiosque » comme s'il décrivait une histoire. Notez-le comme le titre porté par le catalogue, puis relevez le sommaire sur l'exemplaire lui-même.

Comment les numéros de Strange (Semic, 1989) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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La date : décembre 1994, et le jour qui a disparu

La forme de la date compte autant que le crédit. Dans le relevé, 67 numéros portent une date complète, et tous ont le même jour, le 5 du mois. Cette série va du 229 au 296, avec une exception, le 232, donné « avril 1989 » sans jour. À partir du 297, plus aucun numéro n'a de jour : 39 numéros, du 297 au 335, ne portent que le mois et l'année.

Le n°300 est donc le quatrième numéro de suite sans jour (297, 298, 299, 300). Ce n'est pas une anomalie du 300 : c'est le régime de date de toute la fin de la série. Dans une liste de manques, inscrivez « décembre 1994 » et n'inventez pas un « 5 décembre » par analogie avec les numéros d'avant, que la donnée ne permet pas d'écrire. Le rythme reste mensuel autour du 300 : novembre 1994 au 299, janvier 1995 au 301.

Les voisins, pour se repérer

Le 299 (« Pour un empire perdu ») est signé Michelinie, Steven Grant et Kaminski, avec Mark Bagley, Jeff Johnson et Kevin Hopgood au dessin. Le 301 (« Indiscrétions », janvier 1995) a pour scénaristes Michelinie, Ann Nocenti et Kaminski, et pour dessinateurs Eleonor Duport, Mark Bagley et Mike Mignola. Les deux champs d'artistes sont complets, avec trois noms lisibles chacun : c'est ce contraste qui fait ressortir celui du 300.

Un point d'attention pour les compléteurs : de 304 à 307, le champ des scénaristes s'ouvre sur Fabian Nicieza, puis sur Mark Waid de 308 à 311. Si vous classez vos exemplaires par créateur plutôt que par numéro, le 300 se range avec ses voisins de Michelinie ; c'est la numérotation, pas le crédit, qui doit commander le rangement.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et le noter sans se tromper

Trois vérifications suffisent sur l'objet. Le numéro imprimé : 300, sans suffixe. La date de couverture : mois et année, avec ou sans jour, et notez exactement ce qui est imprimé. Le sommaire : c'est lui, et non le titre du catalogue, qui dira ce que l'exemplaire contient et si le mot « divers » y trouve une explication.

Dans le tableau de suivi, gardez trois colonnes distinctes : le numéro, la date telle qu'elle est imprimée, et le sommaire relevé de votre main. Ne reportez pas dans la colonne des créateurs la chaîne « divers [various], Hercule), Liam Sharp », qui est un état de saisie et non une identité. Si votre fascicule affiche des noms que le relevé n'a pas, ce sont les vôtres qui font foi.

Ce que le relevé établit, et ce qu'il laisse ouvert

Le relevé établit trois choses. Le champ des dessinateurs est collectif en partie, avec la mention « divers » et un seul nom lisible. Les scénaristes forment un trio ordinaire, repris dans sept autres numéros. La date ne présente rien de singulier pour cette période.

Reste ouvert tout ce qui touche à l'objet : le nombre d'épisodes, le détail des artistes, l'éventuel caractère spécial de ce numéro rond. Aucune de ces questions n'a de réponse dans une ligne de catalogue, et c'est l'exemplaire en main qui les tranche.

Questions fréquentes

La donnée ne le dit pas. Sa date est régulière (décembre 1994, entre novembre et janvier), et il porte un seul titre d'histoire. Seul son champ des dessinateurs se distingue. Un éventuel caractère spécial se lit sur la couverture et le sommaire de l'exemplaire, pas dans le catalogue.

Le catalogue nomme clairement Liam Sharp, précédé d'une mention « divers » et d'un fragment « Hercule) » tronqué. Le nombre réel de dessinateurs n'est donc pas établi par la donnée. Pour un crédit complet, relevez les noms imprimés dans le fascicule.

Dans le relevé, plus aucun numéro n'affiche de jour à partir du 297. Le 300 suit ce régime commun aux 39 derniers numéros, du 297 au 335. Inscrivez donc « décembre 1994 » tel quel, sans ajouter un jour que le relevé ne porte pas.

Rien ne permet de l'affirmer. Aucun autre numéro du relevé ne porte ce titre, et il se lit comme une mention plus que comme un nom d'épisode. Notez-le comme titre du catalogue et relevez le sommaire réel sur l'exemplaire.

Par son numéro, 300, et sa date imprimée, mois et année. Ajoutez une colonne de sommaire que vous remplissez vous-même. Laissez de côté la chaîne de dessinateurs du catalogue : elle est incomplète et ne sert pas d'identifiant.