Spécial Strange n°14 et n°18 : une date commune, trois numéros entre eux, illustration article

Dans le relevé du catalogue, Spécial Strange n°14 et n°18 portent la même date de couverture, le 10 décembre 1978, alors que trois numéros s'intercalent entre eux. Les dates des numéros 12 à 20 montent régulièrement, sauf au n°18, seul recul des 59 lignes. Le n°18 est donc probablement le mal daté, sans doute avec une année erronée. C'est une hypothèse de calendrier, pas une preuve : seul l'exemplaire tranche.

Vous rangez vos Spécial Strange par date de couverture, et deux fascicules se disputent la même case de décembre 1978. L'un est le n°14, l'autre le n°18, séparés par trois numéros. Cette page sert à comprendre d'où vient cette collision et à ne pas la reproduire dans votre propre classement.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Spécial Strange n°14 et n°18 : les numéros dont la date de couverture est examinée, série, éditeur et année

Ce que le relevé affirme pour le n°14 et le n°18

Le n°14 de Spécial Strange est daté du 10 décembre 1978 dans le relevé, avec pour titre d'histoire « Une source d'énergie : le Soleil ».

Le n°18 porte exactement la même date, le 10 décembre 1978, sous le titre « Navette spatiale ». Ce ne sont pas deux mois voisins : le jour, le mois et l'année coïncident, alors que les numéros 15, 16 et 17 s'intercalent entre les deux fiches par leur rang.

Les crédits, donnés au niveau du fascicule, ne ressemblent pas à ceux d'un même numéro dédoublé. Au n°14, les scénaristes crédités sont Chris Claremont, Len Wein et Scott Edelman, au dessin Jean Frisano, Dave Cockrum et Gil Kane.

Au n°18, on lit Yves Chantereau, Chris Claremont et Gerry Conway pour le texte, Patricia Chantereau, Jean Frisano et Dave Cockrum pour l'image. Une seule personne commune côté scénario : Claremont. Ce sont bien deux fascicules, pas un doublon de saisie.

Le calendrier des numéros 12 à 20

Pour juger une date, il faut la placer dans la suite. Voici ce que donne le relevé, numéro par numéro.

Les écarts entre numéros consécutifs vont de deux à quatre mois jusqu'au n°17. Puis la suite casse : de 17 à 18, la date recule de huit mois ; de 18 à 19, elle saute de quinze mois.

Sans le n°18, l'écart de 17 à 19 est de sept mois, soit à peu près deux pas habituels de trois mois pour un seul numéro intercalé : cela paraît moins aberrant, et c'est ce qui désigne le n°18 comme la ligne à examiner.

Ce que révèle le rythme : la revue paraît par cycles de quatre, avec des écarts de trois, deux, quatre puis trois mois (mars, juin, août, décembre, avec avril à la place de mars en 1979). Un recul de huit mois n'appartient à aucun de ces écarts.

Lequel des deux est probablement mal daté

Le n°14 s'insère proprement : août 1978 avant lui, avril 1979 après, et un décembre qui complète le cycle de 1978. Le n°18, lui, est le seul numéro du relevé, sur 59 lignes, dont la date est antérieure à celle de la ligne qui le précède. C'est donc lui le suspect, et non le n°14.

Un décompte par année conforte cette lecture. De 1976 à 1985, le relevé compte quatre numéros par année civile dans tous les cas sauf deux.

L'année 1978 en aligne cinq, avec le n°18 ; l'année 1979 n'en compte que trois. Avec un n°18 reporté un an plus tard, chacune des deux années retomberait à quatre numéros, et les écarts vers le n°17 puis vers le n°19 seraient de quatre mois puis de trois, ceux du cycle ordinaire.

Hypothèse donc, et nommée comme telle : une erreur d'année sur ce fascicule, qui serait de 1979. Le relevé ne contient aucune autre trace qui permette de le prouver.

Fait de relevé, hypothèse, et ce que personne ne prouve ici

Ce qui est un fait de relevé : les deux fiches portent la même date, et une seule ligne sur 59 recule. Ce qui est une déduction de calendrier : le cycle de quatre numéros par an, que le relevé permet de mesurer. Ce qui est une hypothèse : que l'année portée au n°18 soit fautive et que la bonne soit 1979.

Le relevé ne dit pas où se trouve l'erreur. Trois lectures restent ouvertes : l'exemplaire lui-même porte une année fautive, la fiche du catalogue reprend mal une date correcte, ou le fascicule a réellement paru en décembre 1978, ce qui reste peu plausible puisque les numéros 15, 16 et 17 sont datés après. Le dire autrement serait inventer.

Un indice faible, à ne pas surcharger : dans la fenêtre 12 à 20, Gerry Conway est crédité aux numéros 15, 16, 17 et 18, et à aucun autre de ces neuf numéros. Les crédits du n°18 voisinent donc ceux des numéros de 1979, pas ceux du n°14. Les crédits sont rattachés au fascicule et suivent le rang, ils ne prouvent rien sur la date.

Comment les numéros de Spécial Strange (Lug, 1975) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les voisins immédiats : 16, 17 et 19

Le n°16 (10 juin 1979) s'intitule « Les jeux de l'Araignée » ; le n°17 (10 août 1979), « Les mots croisés... de la Chose... ».

Ce sont les deux lignes qui précèdent le n°18 par le rang, et c'est de leur date que le n°18 devrait se rapprocher. Le n°19 (10 mars 1980) a pour titre « Ces drôles de machines volantes » et vient après la rupture.

Une remarque de lecteur : certains titres, par exemple ceux des numéros 12, 14, 15, 18 et 19 (la planète Mars, le Soleil, la géothermie, la navette spatiale, les machines volantes), se lisent comme des intitulés de sujets. Le relevé ne dit pas de quoi il s'agit, et un titre unique par numéro ne permet pas de décrire le sommaire. Ce qu'ils donnent au collectionneur : un repère pour identifier le fascicule, rien de plus.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et vérifier la date sur l'objet

Le numéro porté sur la couverture est la donnée la plus sûre : c'est lui qui désigne le n°18, quelle que soit la date associée. Regardez ensuite si l'exemplaire porte une mention de date ou d'année, et comparez-la avec le 10 décembre 1978 du relevé. Notez ce que vous lisez réellement, pas ce que vous attendez.

Si l'exemplaire indique 1979, l'erreur est dans le catalogue. Si l'exemplaire indique bien 1978, l'hypothèse de calendrier tombe, et le n°18 mérite une vérification auprès d'autres exemplaires. Dans les deux cas, ne corrigez pas une fiche sur la seule logique du cycle : la déduction oriente, l'objet décide.

Inscrire le n°18 dans une liste de manques

Si vous classez par date, le n°18 s'intercale entre le n°14 et le n°15, et la liste semble complète alors qu'un décembre manque peut-être au calendrier de 1979. Si vous classez par numéro, le piège disparaît : la suite de 14 à 19 se lit sans trou apparent.

La règle simple : numéro d'abord, date ensuite, et notez dans la marge la date litigieuse du n°18 plutôt que de la trancher. Pour un état ou une estimation, la collision de dates ne change pas ce que vous détenez : un fascicule précisément identifié par son numéro.

Questions fréquentes

Non. Les titres d'histoire diffèrent (« Une source d'énergie : le Soleil » et « Navette spatiale »), les crédits aussi, et trois numéros s'intercalent entre les deux par le rang. Seule la date de couverture du relevé coïncide.

Probablement le n°18, seule ligne du relevé dont la date recule. Les numéros 15, 16 et 17 sont datés de 1979, ce qui place le n°18 plus tard. C'est une hypothèse de calendrier, que seul l'exemplaire peut confirmer.

Celle que porte votre exemplaire. À défaut, gardez le 10 décembre 1978 du relevé en mentionnant le doute, plutôt que de la remplacer par une date déduite que rien ne prouve.

Rien ne le suggère : les numéros se suivent de 14 à 19 sans trou. Seule la date du n°18 est en cause. Si l'année était 1979, le calendrier serait au contraire complet.

On peut l'estimer, à quelques mois près, car la revue suit un cycle de quatre numéros par an. Mais c'est une déduction ; la date réelle se lit sur l'objet, pas dans un calcul.