Serval-Wolverine #1 (1989) : reconnaître le vrai premier numéro, illustration article

Le premier numéro de Serval-Wolverine porte une date de couverture de novembre 1989 et affiche, au sommaire que donne le catalogue, une histoire intitulée « Possession vaut titre », écrite par Chris Claremont et dessinée par Ciro Tota et John Buscema. C'est le seul fascicule de la série daté de 1989, ce qui en fait le repère le plus fiable quand une annonce ne montre pas clairement la numérotation. Le reste du sommaire se vérifie sur l'exemplaire.

Acheter un numéro un, ce n'est pas acheter une série : c'est acheter un objet, un fascicule précis, qui a une date imprimée, un dos, des angles, et une place dans un présentoir de kiosque de la fin 1989. Vous pouvez connaître la revue par cœur et vous tromper quand même d'exemplaire, parce que les premiers fascicules d'une série bimestrielle se ressemblent beaucoup et que les vendeurs photographient rarement l'endroit où se lit le numéro. Cette fiche s'en tient donc à ce fascicule-là : ce qu'on sait de son contenu, ce qui le sépare du suivant, et comment s'assurer, avant de payer, qu'on parle bien de lui.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité du numéro Serval-Wolverine #1 : éditeur, année, contenu de l'article

Ce que contient le fascicule de novembre 1989

La date de couverture est novembre 1989. C'est le point de départ de toute vérification, et c'est aussi la donnée la plus utile du fascicule, parce qu'elle ne se répète nulle part ailleurs dans la série : le deuxième numéro est daté de janvier 1990. Autrement dit, une seule livraison de cette revue porte un millésime 1989, et c'est celle que vous cherchez.

L'histoire que le catalogue rattache à ce numéro s'appelle « Possession vaut titre ». Le scénario est crédité à Chris Claremont, et la partie graphique à Ciro Tota et John Buscema. La fiche ne précise pas qui a fait quoi dans ce duo, et c'est une information qu'il faut aller chercher sur l'objet lui-même : les mentions imprimées à l'intérieur du fascicule distinguent en général la couverture, l'encrage et les planches, là où un relevé synthétique se contente d'aligner les noms.

Dernier point, et il est important : une revue française de ce format empile plusieurs épisodes par livraison, alors que le relevé n'en retient qu'un titre. Vous ne devez donc pas conclure que ce fascicule ne contient rien d'autre, ni déduire de ce seul titre à quel épisode américain il correspond. Ce que vous pouvez affirmer, c'est que « Possession vaut titre » y figure. Le reste du sommaire s'établit en ouvrant l'exemplaire, et un vendeur sérieux acceptera de photographier la page de sommaire si vous la demandez.

Ce qui le distingue des fascicules qui le suivent

Les trois premières livraisons partagent le même scénariste, et les crédits graphiques y tournent autour de John Buscema. C'est précisément ce qui rend la confusion possible : si vous cherchez un numéro un en vous fiant au nom des auteurs, vous validerez aussi bien le deuxième, dont l'histoire s'appelle « Guerre des gangs », que le troisième, « Grabuge au palais ». Aucun de ces deux titres n'est le vôtre.

La vraie rupture de la série arrive beaucoup plus tard, quand le scénario passe à d'autres mains et que la périodicité se brouille : à partir du dixième fascicule, les dates de couverture relevées perdent leur mois et ne gardent plus que l'année. Pour un acheteur, cela veut dire que la précision de datation dont vous disposez sur le premier numéro, un mois et une année, est un privilège de début de série. Servez-vous en.

Reconnaître un vrai numéro un sur une photo d'annonce

Trois éléments suffisent, et ils sont cumulables. Le premier est la date de couverture, novembre 1989 : demandez un cliché de l'angle où elle est imprimée, pas seulement une vue générale de la couverture. Le deuxième est le chiffre de numérotation lui-même, qui doit être lisible et non masqué par une étiquette de prix, un reste de scotch ou le bord d'une pochette plastique. Le troisième est le dos du fascicule, souvent oublié dans les annonces alors qu'il porte en général les mêmes mentions et qu'il renseigne du même coup sur l'état.

Méfiez-vous des annonces qui ne montrent qu'une pile vue de face, ou qu'un lot photographié en éventail. Sur ce genre de visuel, un premier numéro et un numéro voisin sont indiscernables, et le vendeur lui-même ignore parfois ce qu'il a. Posez la question en donnant la date plutôt que le chiffre : « est-ce bien celui de novembre 1989 ? » obtient une réponse plus fiable que « est-ce bien le un ? », parce que la date se lit sur l'objet alors que le chiffre se récite de mémoire.

Formuler la recherche quand la revue porte deux noms

Le titre de cette publication accole le nom français du personnage à son nom d'origine, et cela a une conséquence très concrète sur votre recherche : selon la façon dont le vendeur a saisi son annonce, votre requête tombe à côté. Certains n'écrivent que la première moitié, d'autres que la seconde, d'autres encore intercalent une barre ou une espace là où la couverture met un trait d'union.

La méthode qui marche consiste à lancer plusieurs requêtes courtes au lieu d'une seule requête complète, et à toujours y joindre l'année plutôt que le numéro. Une recherche associant la moitié française du titre et 1989 remonte des annonces qu'une recherche sur le titre entier manquerait, et l'inverse est vrai aussi. Faites ensuite l'opération symétrique avec la moitié anglaise. En revanche, ne cherchez pas « numéro 1 » : cette mention est bien plus souvent écrite par un vendeur optimiste que vérifiée sur le fascicule.

Enregistrez ces requêtes plutôt que de les retaper. Un premier numéro de kiosque réapparaît par vagues, au rythme des greniers qui se vident, et celui qui le voit le premier n'est pas celui qui cherche le mieux mais celui qui est alerté.

Les confusions les plus fréquentes

La première confusion est celle du voisin immédiat. Un fascicule daté de janvier 1990 est le deuxième, pas le premier, même si sa couverture ressemble beaucoup à celle que vous avez en tête. La date de couverture tranche sans discussion.

La deuxième confusion vient des publications parallèles du même éditeur, lancées dans les mêmes années et vendues dans les mêmes présentoirs. Plusieurs d'entre elles mettent le même personnage en vedette sur leur couverture sans être cette revue-ci. Un visuel ne suffit donc jamais : c'est le titre imprimé en haut de couverture qui identifie la publication, et la date qui identifie le fascicule.

La troisième confusion est de croire qu'un premier numéro bien présenté est forcément complet. Ces revues contenaient des pages de courrier, des encarts et parfois des suppléments. Un exemplaire amputé d'une de ces pages reste vendable, mais il ne vaut pas un exemplaire intact, et la différence ne se voit pas sur la couverture.

Comment les numéros de Serval-Wolverine sont datés, numéro par numéro : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

Vous collectionnez cette série ?

Suivez ce que vous possédez, ce qu'il vous manque et ce que vaut votre collection. Essai de 7 jours.

Commencer mon essai →

Ce qu'il faut regarder sur l'objet avant de payer

Commencez par le pli central et par les agrafes. Sur un fascicule broché de cette époque, les agrafes rouillent, et la rouille tache le papier en auréoles qui s'étendent avec le temps. Deux agrafes propres sur un exemplaire de 1989 valent mieux qu'une couverture éclatante au-dessus d'un cahier qui se détache.

Regardez ensuite les quatre angles et le bord supérieur. Les revues de kiosque étaient manipulées debout, et c'est le haut de la couverture qui s'émousse en premier. Un angle arrondi est normal pour l'âge, une pliure franche en diagonale ne l'est pas : elle signale que l'exemplaire a été plié pour entrer dans une poche ou un cartable.

Vérifiez enfin que la pagination est continue et que rien n'a été découpé. Les pages intérieures de ces revues comportaient des coupons et des annonces que des lecteurs d'alors ont parfois détachés aux ciseaux, et cette découpe emporte toujours une partie de la page voisine. Ouvrez le fascicule à plat sous une lumière rasante : une page manquante se devine au décalage du cahier avant de se compter.

À quoi tient sa rareté relative

Un premier numéro de kiosque n'est pas rare parce qu'il a été peu imprimé, mais parce qu'il a été peu conservé. Au lancement, personne ne sait encore si la publication va durer, et un lecteur qui achète par curiosité ne range pas son achat avec la même précaution qu'un collectionneur installé. Les exemplaires qui circulent aujourd'hui sont donc, en proportion, plus abîmés que ceux des numéros du milieu de série.

S'ajoute un effet de demande propre à ce fascicule : il est recherché par deux publics à la fois, ceux qui veulent compléter cette revue et ceux qui ne veulent qu'un premier numéro mettant ce personnage en vedette. Cette double pression explique qu'il se négocie dans un rapport sensiblement supérieur aux fascicules qui l'entourent, alors même que son contenu n'a rien d'exceptionnel au regard de la suite. Les sources divergent sur l'ampleur de cet écart, et il dépend surtout de l'état.

Retenez la méthode plutôt que le chiffre : comparez toujours une vente de premier numéro à une autre vente de premier numéro dans un état comparable, jamais à la moyenne de la série. Mélanger les deux, c'est se construire une référence fausse, dans un sens comme dans l'autre.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Les fascicules qu'il faut acheter en même temps

Si vous tombez sur un lot contenant ce premier numéro, regardez ce qui l'accompagne avant de négocier. Les livraisons de la première année, celles qui vont de novembre 1989 à l'automne 1990, forment le bloc le plus cohérent de la série : même scénariste au départ, même rythme bimestriel, et une continuité d'histoires que l'on perd ensuite. Un lot qui les réunit vous épargne plusieurs années de chasse à l'unité.

À l'inverse, n'achetez pas un premier numéro abîmé en vous promettant de le remplacer plus tard. C'est le fascicule le plus difficile à retrouver dans un état correct, donc celui sur lequel il faut être le plus exigeant du premier coup. Pour les numéros du milieu de série, la logique s'inverse : prenez ce qui passe, améliorez ensuite.

Suivre ce numéro dans une collection

Dès que ce fascicule entre chez vous, notez-le avec sa date de couverture et pas seulement avec son chiffre. C'est la seule manière de ne pas le confondre, dans dix ans, avec un premier numéro d'une autre revue du même éditeur consacrée au même personnage. Ajoutez-y une photo de l'angle daté et une mention des défauts que vous avez constatés : un collectionneur qui revend sans ces notes est obligé de tout réexaminer.

Si vous suivez aussi les séries voisines, l'historique des autres hubs de personnages vous aidera à situer ce que vous lisez, qu'il s'agisse de Storm ou de Cable, qui traversent cette période éditoriale.

Questions fréquentes

Novembre 1989. C'est la seule date de couverture de 1989 relevée pour cette série, le fascicule suivant étant daté de janvier 1990. Si une annonce propose un premier numéro avec une autre date, c'est soit une erreur de saisie, soit un autre fascicule, soit une autre publication. Demandez systématiquement une photo de l'angle où la date est imprimée.

Le catalogue rattache à ce numéro une histoire intitulée « Possession vaut titre », au scénario de Chris Claremont, avec Ciro Tota et John Buscema crédités au dessin. Ce relevé ne retient qu'un titre par livraison, alors que ces revues en empilaient plusieurs : considérez-le comme une partie du sommaire, à compléter en ouvrant l'exemplaire.

En raisonnant par date plutôt que par chiffre. Le deuxième est daté de janvier 1990 et porte l'histoire « Guerre des gangs », avec le même scénariste : les crédits ne vous protègent donc pas, et une couverture vue de loin encore moins. Exigez un cliché net de la numérotation et de la date avant de régler.

Sous les deux, séparément, et en ajoutant l'année à chaque fois. Les vendeurs saisissent tantôt une moitié du titre, tantôt l'autre, avec ou sans trait d'union, ce qui fait disparaître des annonces d'une recherche sur le titre complet. Deux requêtes courtes enregistrées valent mieux qu'une longue requête lancée à la main.

Comme achat d'attente, rarement, car ce fascicule est le plus coûteux à remplacer de toute la série. Si les agrafes sont rouillées, si une page a été découpée ou si le cahier se détache du pli, attendez une meilleure occasion. Un angle émoussé et une couverture légèrement passée restent en revanche normaux pour l'âge.