Ombrax n°113 : une date de 1973 entre deux numéros de 1975, illustration article

Dans le relevé, le numéro 113 d'Ombrax porte la date du 10 juin 1973, alors que son prédécesseur est daté de mai 1975 et son successeur de juillet 1975. C'est l'unique endroit où le relevé quitte le rythme mensuel. Placé en juin 1975, il retrouve exactement sa place. Pour le classer, fiez-vous au rang du fascicule, pas à cette date.

Un collectionneur qui trie ses Ombrax par date de couverture remonte le numéro 113 d'environ vingt-quatre rangs, sans le savoir, et se retrouve avec un trou apparent en juin 1975 et un doublon apparent en juin 1973. Cette fiche mesure l'écart, teste la correction la plus simple et dit ce que la donnée permet d'affirmer, et ce qu'elle laisse ouvert.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Ombrax n°113 : les numéros dont la date de couverture est examinée, série, éditeur et année

Le fascicule : titre, date et crédits tels que le relevé les donne

Le numéro 113 d'Ombrax, publié par Lug, est daté du 10 juin 1973. Le catalogue lui attribue un titre d'histoire, « Opération Albert Ryan », qui n'apparaît dans aucun autre numéro du relevé. La donnée n'associe qu'un titre à ce fascicule, et rien n'indique qu'il en résume le contenu : le reste du sommaire se lit sur l'exemplaire.

Les crédits sont donnés au niveau du fascicule : trois noms au scénario (Nicola Del Principe, Franco Bonvicini, Franco Frescura) et trois au dessin (Jean Frisano, Eugenio Benni, Franco Bonvicini). La page ne dit donc pas qui a écrit ou dessiné l'épisode « Opération Albert Ryan » en particulier, seulement qui est crédité sur le fascicule.

Ce que disent les deux voisins immédiats

Le numéro 112 est daté du 10 mai 1975, le numéro 114 du 10 juillet 1975. Entre le 112 et le 113, la date recule de 23 mois ; entre le 113 et le 114, elle avance de 25 mois. Entre les numéros 112 et 114, qui encadrent le 113, il ne s'écoule en réalité que deux mois : c'est ce qu'on attend d'une revue mensuelle qui intercale un numéro.

Le relevé compte 242 fiches, donc 241 passages d'un numéro au suivant. Du numéro 1 (février 1966) au numéro 242 (mars 1986), 239 de ces passages se font à un mois d'écart.

Les deux autres sont les deux bords du 113. Tous les rangs de 1 à 242 sont présents, sans rang en double : la rupture est portée par une date, pas par la numérotation.

Le test : que donne la date si l'on corrige le millésime ?

La correction la plus économique consiste à changer un chiffre du millésime : 1975 au lieu de 1973. Avec un 113 situé en juin 1975, la suite des 112, 113 et 114 donne mai, juin, juillet 1975, soit un pas d'un mois de chaque côté. Aucune autre fiche n'est à toucher, et le rythme redevient mensuel.

Le test se vérifie aussi par le calendrier. Dans le relevé, 1973 compte 13 fiches datées et 1975 en compte 11 ; les autres années complètes, de 1967 à 1985, en comptent 12 chacune, hors 1973 et 1975. Avec le 113 en 1975, on obtient 12 et 12. La correction répare donc à la fois la séquence locale et le décompte annuel.

Une date partagée avec le numéro 89

La date du 10 juin 1973 n'est pas libre : elle appartient déjà au numéro 89, dont l'histoire s'intitule « La vengeance de Nuage Noir [partie 1] ». Ses voisins, le 88 en mai 1973 et le 90 en juillet 1973, forment avec lui une suite normale. Deux fascicules différents portent ainsi la même date dans le relevé, à vingt-quatre rangs l'un de l'autre.

Cela a une conséquence pratique. Un tri par date place le 113 à côté du 89, et décale d'un rang les vingt-trois numéros 90 à 112. Un outil de rapprochement qui cherche les doublons sur la date signalerait le couple 89 et 113 comme suspect, alors que les deux titres d'histoire et les deux jeux de crédits sont distincts. C'est la date qui est en cause, pas la présence de deux exemplaires.

Comment les numéros de Ombrax (Lug, 1966) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les crédits tranchent dans le même sens

La date n'est pas l'unique indice. Franco Frescura est crédité au scénario dès le numéro 101, daté de juin 1974 ; le numéro 89, de juin 1973, ne le porte pas, et le relevé ne le crédite sur aucun numéro antérieur au 101. Or il figure au 113. Quant à la graphie « Franco Bonvicini », elle est portée au scénario par les numéros 113 à 116 ; auparavant, le relevé écrit « Bonvi » (au scénario aux numéros 106 et 112, au dessin aux numéros 106 et 111).

À l'inverse, le numéro 113 ne porte ni EsseGesse ni Roy D'Amy, qui encadrent le 89 et ses voisins immédiats. Le jeu de crédits du 113 ressemble à celui des numéros 111 à 116, pas à celui des numéros 88 à 90. Trois indices indépendants, rang, rythme et crédits, convergent donc vers 1975.

Ce que le relevé ne permet pas de dire

Le relevé montre une incohérence, pas son origine. Il ne dit pas si le millésime 1973 est imprimé sur l'exemplaire, recopié d'une source secondaire ou saisi de travers. Il ne dit pas non plus que 1975 est certain : c'est la valeur que la séquence, le calendrier et les crédits imposent, sans que le fascicule ait été vérifié ici.

Si les sources divergent, l'autorité est l'objet lui-même. Une date de 1973 réellement imprimée sur le fascicule serait un fait à documenter, pas à corriger d'office. Et si le fascicule indique 1975, le relevé comporte simplement une faute de saisie.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et le ranger sans se tromper

Trois vérifications suffisent. Cherchez le numéro 113 sur la couverture ou le dos : c'est lui qui fait foi. Relevez la date imprimée et notez-la telle quelle, même si elle surprend. Lisez le titre d'histoire annoncé et rapprochez-le d'« Opération Albert Ryan », sans en déduire que le reste du sommaire est connu.

Dans une liste de manques, inscrivez le 113 à sa place numérique, entre le 112 et le 114, et non selon l'année. Si votre liste est triée par date, ajoutez une colonne de rang et triez sur elle. Notez en commentaire « date du relevé : juin 1973, séquence : juin 1975 » : ainsi, un futur doublon apparent ne vous fera pas racheter un fascicule que vous possédez.

Questions fréquentes

Le relevé indique le 10 juin 1973, mais cette date contredit les numéros 112 et 114, datés de 1975. Tout indique 1975, sans que le relevé le prouve. L'arbitre est le fascicule : lisez la date imprimée.

Non. Rangez-le entre le 112 et le 114. Dans le relevé, tous les rangs de 1 à 242 sont présents et la revue est mensuelle : le rang est la référence, la date n'est qu'une indication à contrôler sur l'objet.

Non. Les deux numéros partagent la date du 10 juin 1973 dans le relevé, mais leurs titres d'histoire et leurs crédits diffèrent. Ce sont deux fascicules distincts, séparés par vingt-quatre rangs.

Rien dans le relevé ne le suggère. Une date incohérente dans un catalogue est un défaut d'information, pas une particularité du fascicule. Seule une date imprimée différente de la séquence mériterait d'être signalée.

Le relevé ne donne qu'un titre d'histoire, « Opération Albert Ryan », et des crédits au niveau du fascicule. Le reste du sommaire n'est pas connu par cette donnée et se vérifie sur l'exemplaire.

En résumé : classer par rang, noter la date, vérifier l'objet

Le numéro 113 d'Ombrax est le point où le calendrier du relevé se contredit : une date de 1973 entre deux numéros de 1975, qui reproduit au passage la date du 89. Le rang, le rythme mensuel, le décompte annuel et les crédits plaident pour juin 1975, mais seul le fascicule peut le confirmer.

Pour votre collection, le geste est simple : un classement par numéro, une date notée telle qu'elle est lue sur l'objet, et un commentaire sur l'écart.