Pour lire Iceberg (Iceman en version originale), remontez au numéro fondateur de la série, The X-Men #1 (septembre 1963), fruit de Stan Lee et Jack Kirby. Continuez avec X-Factor #1 (février 1986), par Bob Layton et Jackson Guice, puis avec All-New X-Men #40 (avril 2015), par Brian Michael Bendis, et la série Iceman (2017) de Sina Grace, qui place Bobby Drake au centre.
Bobby Drake appartient à l'équipe d'origine des X-Men depuis 1963, et pourtant sa bibliographie ne ressemble à celle d'aucun autre membre fondateur. Il passe par les Champions, par les Defenders, par deux mini-séries à son nom, par X-Factor, puis, en 2015, par une révélation qui change la manière de le lire. Ce guide classe huit lectures, de 1975 à 2017, pour comprendre comment l'un des cinq élèves d'origine est devenu un personnage à part entière.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Bobby Drake apparaît dès The X-Men #1, couverture de septembre 1963. Stan Lee écrit, Jack Kirby dessine et co-plotte le fascicule, qui présente d'un coup les cinq premiers élèves de l'école du professeur Xavier : Cyclope, l'Ange, le Fauve, Marvel Girl (Jean Grey) et Iceberg. Le jeune homme y apparaît avec son pouvoir de glace, encore loin de l'image plus aboutie qu'il aura des décennies plus tard.
Ce numéro compte pour la collection par son statut de fondateur : il lance la série, présente l'équipe et installe le décor de l'école. Il ne dit pourtant presque rien de ce que Bobby deviendra, et c'est ce qui rend le reste du parcours intéressant : un adolescent présenté en second plan, dont la profondeur arrive par ajouts successifs, des décennies plus tard. Pour la valeur et l'identification de ce fascicule, voyez notre page X-Men #1 (1963).
Les jalons qui suivent s'éloignent volontiers de la série mère : Iceberg se découvre chez les Champions, chez les Defenders, puis dans ses propres mini-séries. Cette dispersion explique pourquoi un classement par personnage est utile : sans lui, on cherche Bobby dans trois séries sans le trouver.
1 : Champions #1, Tony Isabella et Don Heck (1975)
Daté d'octobre 1975, le premier numéro de Champions est écrit par Tony Isabella et dessiné par Don Heck. La série réunit des héros venus de plusieurs horizons, dont Iceberg et l'Ange, deux anciens X-Men. Elle prolonge leur histoire au-delà de l'école de Xavier, à une époque où la série mère elle-même est en pleine refonte.
Pour Bobby, c'est un changement de décor : il n'est plus l'élève d'une équipe, il est l'un des visages d'un groupe fondé sur d'autres bases. La série court de 1975 à 1978, et c'est une lecture de complétiste plus que d'entrée dans le personnage.
Elle s'adresse au collectionneur qui aime les titres secondaires de Marvel dans les années 1970 et à celui qui cherche à voir Iceberg hors du cadre des mutants. Si vous lisez un seul numéro, prenez le premier, qui pose l'équipe ; la suite demande de l'indulgence pour le rythme de l'époque.
2 : The Defenders #125 à #152, J. M. DeMatteis, Peter B. Gillis et Don Perlin (1983-1986)
Le numéro 125 de The Defenders, daté de novembre 1983, transforme la série : les Defenders historiques partent, le titre devient The New Defenders, et Iceberg rejoint l'équipe aux côtés de l'Ange. J. M. DeMatteis écrit ce numéro et les suivants pendant six numéros, puis Peter B. Gillis reprend, avec Don Perlin au dessin. La série s'arrête au numéro 152, en 1986.
Cette période montre un Bobby plus adulte, éloigné des gags de l'école, et plongé dans une équipe qui l'éloigne de la salle de classe. Elle prépare aussi, sans le dire, la période où les anciens étudiants de Xavier sont réunis dans leur propre série, quelques années plus tard.
La lecture parle aux amateurs de séries à équipe changeante, qui acceptent une continuité parfois confuse. Pour situer la série, notre page meilleurs runs de Defenders donne le contexte, et Defenders #1 raconte le lancement de 1972.
3 : Iceman, J. M. DeMatteis et Alan Kupperberg (1984-1985)
La mini-série Iceman compte quatre numéros, de décembre 1984 à juin 1985. J. M. DeMatteis l'écrit, Alan Kupperberg la dessine, avec Mike Gustovich à l'encrage. Elle ramène Bobby dans sa banlieue d'enfance pour une réunion de famille, où il croise une menace d'ordre cosmique appelée Oblivion.
L'intérêt tient au choix du décor : au lieu d'un champ de bataille, un jardin, une famille et des voisins, avec un héros qui doit y retrouver sa place. C'est la lecture la plus domestique de la liste, et celle qui permet de voir Bobby hors du costume. Elle reste courte, donc facile à compléter.
Elle s'adresse à celui qui apprécie les récits de personnage plutôt que les affrontements, et à qui veut connaître les années 1980 de Bobby sans lire la série mère. La couverture de plusieurs numéros est de Mike Zeck, une raison supplémentaire pour les amateurs de ce dessinateur de la regarder.
4 : X-Factor #1, Bob Layton et Jackson Guice (1986)
Daté de février 1986, X-Factor #1 est écrit par Bob Layton et dessiné par Jackson Guice. L'idée de Layton est de réunir l'équipe d'origine des X-Men, et Iceberg fait partie du casting de cette série qui ouvre un nouveau cycle pour tous. Louise Simonson et Walt Simonson reprennent ensuite les rênes.
La série replace Bobby à côté de Cyclope et de ses anciens camarades, dans une configuration qui rappelle les débuts tout en assumant vingt-trois ans de bagages. Pour le lecteur, c'est un des moments où l'on mesure que le personnage a grandi, mais aussi qu'il reste lié aux autres par une histoire commune.
Cette lecture s'adresse à ceux qui veulent suivre les anciens élèves en équipe plutôt que Bobby en solo. Pour aller plus loin, la page X-Factor #1 (1986) détaille ce numéro, et les meilleurs runs de X-Factor proposent un parcours dans la série.
5 : Iceman, Dan Abnett, Andy Lanning et Karl Kerschl (2001-2002)
Cette mini-série en quatre numéros appartient à la collection X-Men Icons. Dan Abnett et Andy Lanning l'écrivent, Karl Kerschl la dessine. Bobby y voyage à Hong Kong, loin de l'équipe, dans un récit qui l'éloigne de ses camarades.
Le dessin de Kerschl, rond et lisible, donne au personnage une allure plus légère que dans les séries des années 1980. Le récit n'exige aucune connaissance préalable de la continuité, ce qui en fait un point d'entrée raisonnable pour un lecteur curieux d'un format court.
Elle parle à ceux qui aiment les mini-séries autonomes, du genre à lire en une soirée. Elle plaît moins à ceux qui cherchent des enjeux d'équipe ou des crossovers. Comme les autres mini-séries de la liste, elle se complète vite, et son principal défaut est d'être peu référencée dans les guides de lecture classiques.
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6 : All-New X-Men #40, Brian Michael Bendis et Mahmud Asrar (2015)
En avril 2015, dans All-New X-Men, le jeune Bobby arrivé du passé entend de la bouche de Jean Grey qu'il est gay. Brian Michael Bendis écrit, Mahmud Asrar dessine. Le jeune Iceberg y est confronté à une vérité qu'il évitait, sous le regard d'une télépathe qui lit ses pensées.
L'effet sur le personnage est durable. Il ne s'agit pas d'un simple rebondissement : la scène relance la façon d'écrire Bobby, et prépare ce qui suit. Elle fait aussi de ce numéro un repère de collection, pour des raisons d'histoire plus que de spéculation. Un lecteur qui l'ouvre sans connaître le reste de la série comprend l'enjeu en quelques pages.
Ce fascicule s'adresse à tout lecteur intéressé par l'évolution du personnage, y compris ceux qui n'ont encore lu aucun X-Men. Pour situer l'auteur, la page Brian Michael Bendis : par où commencer donne les autres points d'entrée.
7 : Uncanny X-Men #600, Brian Michael Bendis et dessinateurs variés (2015)
Daté de novembre 2015, Uncanny X-Men #600 est un numéro anniversaire géant signé Bendis, avec une troupe de dessinateurs parmi lesquels Sara Pichelli, Mahmud Asrar, Stuart Immonen, Kris Anka, Chris Bachalo, David Marquez et Frazer Irving. Le jeune Bobby y rencontre son double adulte et lui parle de ce qu'il a compris sur lui-même.
Le fascicule referme un chapitre : celui de la série de Bendis sur les mutants, avec un récit qui place la question d'identité au centre et laisse la parole aux deux versions du personnage. Il se lit comme la suite directe du numéro précédent de la liste, et gagne à être lu juste après.
Il s'adresse au lecteur qui a suivi All-New X-Men et veut voir la réponse de l'autre Bobby, mais aussi à celui qui cherche un exemple de numéro anniversaire à nombreux dessinateurs. Il se comprend mieux avec le contexte des voyageurs temporels de la série précédente.
8 : Iceman, Sina Grace et Alessandro Vitti (2017-2018)
La série Iceman débute en juin 2017 sous la plume de Sina Grace, avec Alessandro Vitti au dessin des premiers numéros, relayé ensuite par d'autres artistes. Bobby y tient la tête d'affiche d'une série de personnage plutôt que d'événement.
C'est la lecture la plus directe pour qui veut un Bobby au centre, et qui accepte que la série prenne le temps de ses scènes. Elle se lit sans prérequis majeur, même si connaître les deux numéros de 2015 aide à saisir ce qui a changé.
Elle parle aux lecteurs qui aiment les séries de personnage plutôt que les crossovers, et aux collectionneurs qui suivent les relances de séries solo de la période. Pour le contexte global des X-Men à cette époque, voyez le guide de lecture des X-Men.
Par où commencer selon votre profil
Pour découvrir le personnage en une lecture, prenez la série Iceman de 2017, qui n'exige pas de passé. Pour comprendre d'où vient la révélation de 2015, lisez dans l'ordre All-New X-Men #40 puis Uncanny X-Men #600. Le lecteur de classiques démarrera par The X-Men #1, puis passera à X-Factor #1 pour voir les élèves réunis.
Celui qui aime les formats courts choisira les mini-séries de 1984 et de 2001. Le collectionneur, enfin, retiendra un jalon par étape : le numéro fondateur de 1963, le lancement de X-Factor en 1986, et les deux fascicules de 2015, qui comptent pour des raisons d'histoire autant que de rareté.
Les numéros clés à connaître
Le premier repère est The X-Men #1 (septembre 1963), première apparition de Bobby Drake. Le deuxième est Champions #1 (octobre 1975), qui l'inscrit hors de l'équipe d'origine. Le troisième est The Defenders #125 (novembre 1983), où il rejoint les New Defenders avec l'Ange.
Viennent ensuite Iceman #1 (décembre 1984), début de sa première mini-série, et X-Factor #1 (février 1986). Côté récent, All-New X-Men #40 (avril 2015) et Uncanny X-Men #600 (novembre 2015) sont les deux repères de la révélation, et Iceman #1 (juin 2017) ouvre la série de Sina Grace.
Pour décider lequel chercher, demandez-vous si vous achetez un morceau d'histoire ou un outil de lecture. Un fascicule fondateur ancien se juge sur son état et son authenticité, alors qu'un numéro de 2015 se juge sur sa lisibilité et sa tenue. Identifiez le tirage de votre exemplaire avant toute comparaison, et ne rapprochez que des états équivalents. Si l'un de ces numéros se trouve dans vos boîtes, l'estimation gratuite vous donne un premier cadre.
Lire en fascicules ou en recueils
Les mini-séries de 1984 et de 2001 sont courtes et se lisent en quatre numéros chacune. Pour les arcs de 2015, un recueil de All-New X-Men ou de la fin de Uncanny X-Men évite de courir après des fascicules rangés dans des séries différentes. La série de 2017 se prête à la lecture en volumes, au rythme d'un arc à la fois.
Les séries d'équipe, comme The New Defenders et X-Factor, sont plus délicates : Bobby y est un personnage parmi d'autres, et il vaut mieux lire un cycle entier que des numéros isolés. Dans tous les cas, arrêtez-vous quand Bobby n'est plus au centre : l'intérêt de cette bibliographie est dans les moments où il tient le récit.
Questions fréquentes
Bobby Drake, alias Iceberg, est présent dès The X-Men #1 (septembre 1963), conçu par Stan Lee avec Jack Kirby. Le fascicule présente les cinq premiers élèves de l'école de Xavier. Le personnage y est un adolescent, loin de l'image qu'on lui connaît aujourd'hui.
Pour un récit centré sur lui et sans prérequis, ouvrez la série Iceman (2017) de Sina Grace. Pour le classique, commencez par The X-Men #1 (1963). Pour comprendre l'évolution récente, enchaînez All-New X-Men #40 puis Uncanny X-Men #600, tous deux de 2015.
Dans All-New X-Men #40 (avril 2015), par Brian Michael Bendis, Jean Grey révèle au jeune Bobby, venu du passé, qu'il est gay. Dans Uncanny X-Men #600 (novembre 2015), ce jeune Bobby rencontre sa version adulte. Ces deux numéros sont les repères de la révélation.
Oui, plusieurs. Deux mini-séries en quatre numéros portent son nom, l'une de 1984-1985 par J. M. DeMatteis et Alan Kupperberg, l'autre de 2001-2002 par Dan Abnett, Andy Lanning et Karl Kerschl. La série Iceman de Sina Grace démarre en juin 2017.
Oui. Il rejoint les Champions dans la série lancée en octobre 1975 par Tony Isabella et Don Heck. Il entre aussi chez les New Defenders à partir du numéro 125 de The Defenders (novembre 1983), puis dans X-Factor dès le numéro 1 (février 1986).
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