Meilleurs comics de Deadshot : par où commencer et numéros clés, illustration article

Pour entrer dans les comics de Deadshot, ouvrez la mini-série Deadshot (1988), puis la série Suicide Squad (1987-1992), toutes deux écrites par John Ostrander et Kim Yale avec Luke McDonnell : Floyd Lawton y devient un personnage à part entière. Ajoutez Detective Comics #474 (1977) pour son costume actuel, Secret Six de Gail Simone (2008-2011) et la mini-série de Christos Gage (2005). Sa première apparition date de Batman #59 (1950).

Floyd Lawton est un tueur à gages que l'on présente comme infaillible au tir, et que ses meilleurs scénaristes préfèrent écrire sous l'angle inverse : celui d'un homme qui ne vise plus rien d'autre que sa propre fin. Ce guide classe six lectures qui montrent ce renversement, de l'ennemi de Batman des années 1970 au vétéran de la Suicide Squad des années 2020.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de Deadshot, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Deadshot naît dans Batman #59, couverture de juin-juillet 1950, au récit intitulé « The Man Who Replaced Batman ». David Vern Reed écrit l'histoire et Lew Sayre Schwartz la dessine, avec Charles Paris à l'encrage, à partir d'un concept attribué à Bob Kane. Floyd Lawton s'y présente comme un justicier masqué et armé, alors qu'il couvre en réalité ses propres activités criminelles. Le personnage est pensé comme un adversaire d'un seul épisode.

Ce détail commande la manière de lire : le Deadshot de 1950 n'a presque rien de commun avec celui que l'on suit aujourd'hui. Le tueur sombre et tourmenté prend forme dans les années 1970 et 1980. Pour le collectionneur, Batman #59 est le fascicule d'origine à connaître ; pour le lecteur, il reste une curiosité qui ne dit rien du personnage moderne.

1 : Suicide Squad, John Ostrander et Kim Yale, avec Luke McDonnell (1987-1992)

C'est ici que Deadshot gagne sa profondeur. Le titre court de mai 1987 à juin 1992, sur soixante-six numéros : Ostrander au scénario, Yale à ses côtés, McDonnell aux crayons des débuts. Deadshot y est un membre régulier de l'équipe de condamnés que dirige Amanda Waller. Deux moments le placent au centre : les numéros 21 et 22, véritable point de rupture du personnage et dont le second l'oppose à Rick Flag, et le numéro 51 (mars 1991), après la perte de son costume, quand il apprend qu'un autre criminel l'utilise pour se faire un nom d'assassin et part le traquer.

Cette série s'adresse au lecteur qui veut comprendre le personnage dans son contexte, celui d'une équipe où personne n'est protégé. Privilégiez les recueils aux fascicules isolés. Qui veut jauger Deadshot face aux autres recrues trouvera de quoi comparer dans les meilleures périodes de l'escouade. Commencez par les premiers numéros, puis sautez aux numéros 21-22 : vous aurez la mise en place avant le point de rupture de Deadshot.

Le numéro 51 mérite un arrêt à part : il pose la question de ce qui fait Deadshot, le costume ou l'homme, et la réponse de la série est que Floyd Lawton reste Deadshot quel que soit celui qui porte la tenue. Pour un lecteur de la série entière, c'est un moment de respiration entre deux grandes missions, et un bon test pour savoir si l'écriture vous convient.

2 : Deadshot, John Ostrander, Kim Yale et Luke McDonnell (1988)

La mini-série en quatre numéros, sortie en 1988, porte les titres « Die But Once », « Suffer the Child », « Victims » et « Astride a Grave ». Les mêmes auteurs que la Suicide Squad y sortent Floyd Lawton de l'équipe pour le replacer dans sa propre histoire : un retour dans sa famille d'origine et la recherche de son fils enlevé, dans un thriller de vengeance qui installe le tourment du personnage.

On y trouve l'un des fils qui seront ensuite repris par d'autres scénaristes : le désir de mort de Floyd Lawton, qui donne son sens à son habileté de tireur. Autrement dit, la mini-série ne raconte pas seulement une enquête sur un enlèvement, elle fixe la psychologie sur laquelle reposeront les récits suivants.

C'est la lecture à recommander à qui n'a pas envie de plonger dans soixante-six numéros. Elle se suffit presque à elle-même, et elle explique des gestes de Deadshot qu'on retrouve ensuite dans les séries d'équipe. Cherchez-la dans un recueil qui la rassemble avec Detective Comics #474 : le volume Deadshot: Beginnings réunit ces deux jalons.

3 : Detective Comics #474, Steve Englehart, Marshall Rogers et Terry Austin (1977)

Le numéro, couverture de décembre 1977, s'intitule « The Deadshot Ricochet ». Steve Englehart l'écrit, Marshall Rogers le dessine et Terry Austin l'encre. Après près de trente ans d'absence, Deadshot revient dans les pages de Batman avec un costume repensé : rouge, argent et or, masque intégral, réticule sur la poitrine et armes fixées aux poignets. C'est cette silhouette que l'on reconnaît encore.

À qui le recommander ? Aux amateurs de Batman et aux collectionneurs qui veulent le numéro de refonte du personnage. Il se lit seul, sans préparation. Les mêmes auteurs enchaînent avec Detective Comics #475, qui n'a rien à voir avec Deadshot mais se range juste après dans leur série.

Entre cette refonte de 1977 et son entrée dans la Suicide Squad, Deadshot reste avant tout un adversaire de Batman. Deux de ses apparitions de cette période, Detective Comics #518 (septembre 1982) et Batman #369 (mars 1984), figurent dans le recueil Deadshot: Beginnings (2013), ce qui en fait un volume commode pour couvrir l'avant-1987. Ce n'est pas le plus passionnant du lot, mais c'est le plus utile pour comprendre d'où part Ostrander.

4 : Secret Six, Gail Simone (2008-2011)

La série lancée en septembre 2008 compte trente-six numéros, avec Gail Simone au scénario et, au dessin, Nicola Scott pour les débuts puis J. Calafiore. Elle réunit autour de Deadshot, Catman, Scandal et Rag Doll, rejoints par Bane et par Jeannette, un personnage créé pour la série. Deadshot fait partie de l'équipe dès le premier numéro, et la série le met sans cesse en présence de criminels qui ne lui ressemblent pas.

Elle s'adresse à qui apprécie l'esprit des séries d'équipe de la Suicide Squad sans la contrainte politique de Waller. Commencez par le premier numéro, car la série construit ses relations dès les premiers épisodes.

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Meilleurs comics de Deadshot : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Deadshot, Christos Gage et Steven Cummings (2005)

Cinq numéros, de février à juin 2005. Christos Gage écrit, Steven Cummings dessine. La mini-série introduit la fille de Floyd Lawton, Zoe, et place son père dans un quartier de Star City qu'il veut rendre sûr pour elle et pour sa mère. Dans le deuxième numéro, la police fait appel à Green Arrow pour se débarrasser de lui, et le dernier numéro rassemble une grande partie des vilains de l'univers DC.

Cette lecture s'adresse aux lecteurs qui veulent voir Deadshot en père, dans un registre plus humain que la série de 1987. Elle est collectée sous le titre Deadshot: Bulletproof, avec un numéro de Batman: Legends of the Dark Knight. Elle est parfois éclipsée par Secret Six, mais elle mérite une lecture à part.

6 : Suicide Squad, Tom Taylor et Bruno Redondo (2019-2020)

Onze numéros, dont le dernier paraît en novembre 2020, écrits par Tom Taylor et dessinés par Bruno Redondo, avec Daniel Sampere à l'art. Deadshot et Harley Quinn y jouent les vétérans face à de nouvelles recrues qui étaient les cibles qu'on leur avait confiées. Une scène met aussi Harley en présence de la fille de Deadshot. L'ensemble est collecté dans Bad Blood (avril 2021).

C'est la porte d'entrée la plus simple pour un lecteur récent. Lisez-la en recueil, d'un seul tenant : onze numéros suffisent à faire le tour de l'intrigue, et la série ne demande aucune connaissance préalable. Le choix du recueil évite aussi de courir après des fascicules dispersés sur une année de publication, et il permet de relire d'un trait l'opposition entre les nouvelles recrues et les anciens. Pour la suite de l'univers, retrouvez Harley Quinn dans sa page personnage.

Par où commencer selon votre profil

Pour organiser la lecture, un ordre se défend bien : la mini-série de 1988, la série Suicide Squad jusqu'aux numéros 21-22, puis Detective Comics #474 en parenthèse, la mini-série de 2005, Secret Six et enfin le Suicide Squad de Tom Taylor. Ce parcours suit la montée en intimité du personnage : d'abord son tourment, puis sa paternité, puis son rôle de vétéran. Il contourne aussi les redites, car chaque étape apporte un angle qu'aucune autre ne donne.

Les numéros clés à connaître

Deadshot cumule des jalons dispersés sur plusieurs décennies. Les repères ci-dessous complètent les jalons de la Suicide Squad.

Pour un personnage à plusieurs âges éditoriaux, la méthode consiste à distinguer le fascicule de naissance, celui de refonte et celui d'ancrage. Le premier est recherché pour son ancienneté, le deuxième est le plus utile à connaître pour comprendre le personnage, et le troisième est celui qui vous fera réellement lire la suite. Contrôlez ensuite l'état de conservation sur des clichés complets, couverture et dos compris, avant de décider.

Meilleurs comics de Deadshot : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Dans Batman #59, couverture de juin-juillet 1950, au récit « The Man Who Replaced Batman », écrit par David Vern Reed et dessiné par Lew Sayre Schwartz. Il y est un adversaire ponctuel, bien éloigné de sa version moderne apparue dans les années 1970 et 1980.

La mini-série Deadshot de 1988, par John Ostrander, Kim Yale et Luke McDonnell, en quatre numéros. Elle se lit seule et installe le personnage. Si vous préférez un récit récent, le Suicide Squad de Tom Taylor et Bruno Redondo (onze numéros) demande moins de connaissances préalables.

Il apparaît dans Detective Comics #474 (1977), par Steve Englehart au scénario, Marshall Rogers au dessin et Terry Austin à l'encrage. Le costume rouge, argent et or, avec masque intégral et armes aux poignets, vient de ce numéro, et on le retrouve ensuite dans les récits qui reprennent le personnage.

Oui, nommée Zoe, introduite dans la mini-série Deadshot de 2005 écrite par Christos Gage et dessinée par Steven Cummings. Le Suicide Squad de Tom Taylor la met aussi en scène dans un échange avec Harley Quinn.

Ce n'est pas indispensable. Secret Six de Gail Simone (2008-2011) est une série d'équipe où Deadshot figure dès le lancement, aux côtés de Catman, Scandal, Rag Doll, Bane et Jeannette. Elle plaît surtout aux lecteurs qui ont aimé l'ambiance de la Suicide Squad.

Vous avez un exemplaire de Detective Comics #474 ou de la série Suicide Squad de 1987 ? Faites-le estimer avant de le revendre.

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