Batman Poche n°29 et n°30 : deux fascicules, une seule date, illustration article

Dans le relevé du catalogue, les numéros 29 et 30 de Batman Poche portent exactement la même date de couverture : juillet 1980. C'est le seul mois exact porté par deux fascicules de la série. Contrairement aux numéros 25 et 26, dont les fenêtres de dates se chevauchent sans se confondre, ici la date ne départage rien : seul le numéro imprimé, puis le titre de l'histoire, permettent de savoir lequel vous tenez.

Vous cherchez « Batman Poche, juillet 1980 » et deux fascicules répondent. Ce n'est pas une erreur de saisie à corriger : c'est ce que le catalogue enregistre, et c'est précisément ce qui rend ces deux numéros intéressants pour un collectionneur qui tient une liste de manques ou qui trie ses fascicules par date.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Batman Poche n°29 et n°30 : les numéros dont la date de couverture est examinée, série, éditeur et année

Ce que le relevé enregistre pour juillet 1980

Le numéro 29 de Batman Poche, édité par Sagédition, est enregistré avec la date « juillet 1980 » et l'histoire « Les seigneurs de la nuit ». Le numéro 30 porte la même mention, « juillet 1980 », avec l'histoire « L'homme au bois dormant ». Les deux dates sont écrites sous la même forme, un mois et une année, sans fenêtre ni trimestre.

Cette coïncidence est rare dans le relevé. Sur les 52 fascicules qu'il couvre, 41 sont datés d'un seul mois, et pourtant aucun autre mois n'y est partagé par deux numéros. Le seul autre doublon de date est d'une autre nature : les numéros 2 et 3 sont l'un et l'autre datés du « 3ème trimestre 1976 », une période de trois mois, ce qui est une imprécision plus qu'une coïncidence. Pour juillet 1980, la précision est la même des deux côtés, et elle est réelle.

Ce que la donnée ne dit pas, c'est l'ordre réel de mise en vente. Une date de couverture est une mention imprimée, pas un relevé de caisse. Que deux fascicules portent le même mois n'établit ni qu'ils ont été distribués le même jour, ni qu'ils l'ont été dans l'ordre des numéros. Elle établit seulement que l'éditeur leur a donné la même étiquette.

Ce qui change pour dater un exemplaire seul

La série a déjà croisé le problème de la date ambiguë, un peu plus tôt, sous une autre forme. Les numéros 25 à 28 sont datés par fenêtres de deux ou trois mois : « février-mars-avril 1980 », « février-mars 1980 », « avril-mai-juin 1980 », « mai-juin 1980 ». Là, une date lue sur un exemplaire laisse plusieurs candidats, mais les fenêtres n'ont pas toutes la même largeur ni les mêmes bornes, si bien que la forme exacte de la mention restreint la liste.

Ici le mécanisme est inverse. La date est nette, un seul mois, et c'est elle qui est en défaut : elle désigne deux numéros avec la même exactitude. Pour dater un exemplaire seul, deux conséquences en découlent. D'abord, la date de couverture vous apprend que l'objet n'est ni le 28 ni le 31, ses voisins immédiats, et c'est déjà beaucoup. Ensuite, elle ne vous dit rien de plus : le choix entre 29 et 30 passe par le numéro de la série imprimé sur le fascicule, ou, à défaut, par le titre de l'histoire principale.

Autrement dit, la date vous donne le couple, pas l'élément. Une annonce qui écrit seulement « Batman Poche juillet 1980 » ne décrit pas un objet, elle décrit deux possibilités.

Les voisins : une zone où les datations se resserrent

Regarder autour de ce couple montre pourquoi il se détache. Le numéro 28 est daté « mai-juin 1980 », donc d'une fenêtre qui s'arrête juste avant juillet. Le numéro 31 est daté « septembre 1980 » : aucun fascicule du relevé ne porte « août 1980 ». Entre mai-juin et septembre, il y a donc deux numéros pour un seul mois de juillet, et une case vide en août.

Après septembre, la série retombe dans l'imprécision. Le numéro 32 est daté « novembre décembre 1980 », écrit sans trait d'union, et son histoire s'intitule « Les nouvelles collections aventures Sagédition », ce qui ressemble davantage à une annonce de l'éditeur qu'à un récit. Le numéro 33 est daté du « 4ème trimestre 1980 », puis le numéro 34 revient à un mois net, « janvier 1981 ».

Ce qu'on peut en tirer sans extrapoler : sur les neuf numéros du relevé datés de 1980, du 25 au 33, seuls trois portent un mois isolé (29, 30 et 31), et ces trois-là se suivent. La page de juillet 1980 est donc un petit îlot de précision entre deux zones où l'éditeur donnait des fourchettes. Pour un collectionneur qui reconstruit un calendrier de parution, c'est la seule portion de 1980 où la date pèse vraiment, et c'est justement là qu'elle ne discrimine plus.

Comment les numéros de Batman Poche (Sagédition, 1976) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Ce que les crédits départagent, et ce qu'ils laissent ouvert

Les crédits sont enregistrés au niveau du fascicule, pas de l'épisode : on sait quels noms figurent quelque part dans le numéro, pas qui a signé quelle histoire. Pour le 29, le catalogue liste trois scénaristes, Len Wein, Denny O'Neil et Jack C. Harris, et trois dessinateurs, José Luis García-López, Irv Novick et Don Newton. Pour le 30, les scénaristes sont Denny O'Neil, Len Wein et Bob Rozakis, et les dessinateurs Bernie Wrightson, Irv Novick et Walter Simonson.

Les deux listes partagent donc Len Wein, Denny O'Neil et Irv Novick, ce qui ne permet pas de trancher. Mais les différences sont utiles. Bernie Wrightson n'apparaît, dans tout le relevé, qu'au numéro 30 : s'il figure dans les crédits d'un fascicule que vous avez en main, vous tenez ce numéro. Bob Rozakis départage aussi les deux, puisqu'il crédite le 30 et non le 29, mais il figure ailleurs dans le relevé : il ne désigne pas le 30 à lui seul. À l'inverse, José Luis García-López et Don Newton sont au 29 et pas au 30.

Un piège se cache dans ces recoupements : le numéro 31 reprend exactement les mêmes trois scénaristes que le 29, Len Wein, Denny O'Neil et Jack C. Harris, et partage avec lui Irv Novick et Don Newton côté dessin. Un exemplaire dont vous ne lisez que les scénaristes ne se rattache donc pas à 29 plutôt qu'à 31. Le titre de l'histoire principale et la date, ensemble, ferment la question : « Les seigneurs de la nuit » et juillet 1980 pour le 29, « Quand les insurgés prennent le pouvoir » et septembre 1980 pour le 31.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire que vous avez en main

Le contrôle se fait dans cet ordre, du plus décisif au plus indirect. Premier critère : le numéro de série imprimé. S'il lit 29 ou 30, la question est réglée et la date ne fait que confirmer. Deuxième critère : le titre de l'histoire principale, qui correspond dans le relevé à un seul titre par numéro, « Les seigneurs de la nuit » pour le 29 et « L'homme au bois dormant » pour le 30. Troisième critère, plus faible : les noms qui figurent aux crédits, à manier avec les réserves ci-dessus.

Ce que cette page ne peut pas vous dire, c'est le reste du sommaire. Le relevé n'enregistre qu'un titre par fascicule. Si la question est de savoir ce qu'un des deux numéros contient réellement, c'est l'exemplaire qui répond, pas le catalogue. Il n'y a de même ici aucune correspondance établie avec un fascicule américain, et aucune première parution française affirmée.

Quant à l'état, les deux fascicules se jugent comme tout autre fascicule de la série : dos, coins, angles de couverture et décoloration du papier. Rien dans la donnée n'autorise à dire que l'un des deux est plus fragile ou plus rare que l'autre.

Deux lignes dans une liste de manques, pas une

Dans une liste de manques, l'erreur naturelle est d'écrire « juillet 1980 » et de considérer la case remplie dès qu'un fascicule correspond. Il y a deux cases. La bonne écriture est « n°29, juillet 1980 » et « n°30, juillet 1980 », deux lignes distinctes, chacune cochée séparément.

L'erreur symétrique existe pour les doubles : deux exemplaires étiquetés « Batman Poche juillet 1980 » ne sont pas forcément un doublon à revendre. Ce peut être le 29 et le 30, c'est-à-dire un couple complet. Avant d'écarter l'un des deux, retournez-les et lisez les numéros.

Même vigilance pour le tri. Un tableau classé par date place les deux ex æquo, et l'ordre dans lequel ils s'affichent est arbitraire tant que le numéro n'est pas un second critère. Classez par numéro, ou par date puis par numéro, et vous retrouvez l'ordre de la série.

Questions fréquentes

Le catalogue ne le dit pas. Il enregistre une date de couverture, « juillet 1980 », identique pour les deux numéros. C'est une mention imprimée sur le fascicule, qui ne prouve ni une distribution simultanée ni un ordre précis de mise en vente. Elle prouve seulement que l'éditeur a donné la même étiquette de mois aux deux.

Lisez d'abord le numéro de série imprimé : 29 ou 30. À défaut, comparez le titre de l'histoire principale : « Les seigneurs de la nuit » désigne le 29, « L'homme au bois dormant » le 30. La date seule ne suffit jamais, puisqu'elle est identique pour les deux numéros.

Dans le relevé, non : juillet 1980 est le seul mois exact porté par deux numéros. Les numéros 2 et 3 partagent bien une date, « 3ème trimestre 1976 », mais c'est une période de trois mois et non un mois, donc une imprécision d'une autre nature. Les numéros 25 à 28 relèvent, eux, de fenêtres qui se chevauchent.

En partie. Len Wein, Denny O'Neil et Irv Novick figurent aux deux. Bernie Wrightson, Walter Simonson et Bob Rozakis sont au 30 et pas au 29, tandis que José Luis García-López et Don Newton sont au 29. Les crédits étant enregistrés par fascicule, ils servent d'indice de recoupement, pas de preuve épisode par épisode.

Rien dans la donnée n'impose un achat groupé : aucun lien de contenu entre les deux n'est établi, seulement une date commune. L'argument est pratique. Les avoir ensemble évite de confondre les deux dans une liste de manques et de transformer un couple complet en faux doublon.