Les meilleurs runs de Robin : sept séries classées, de Dick à Damian, illustration article

Le meilleur run consacré à Robin est Batman and Robin de Grant Morrison et Frank Quitely (2009-2011), centré sur Damian Wayne. Il devance la série Robin de Chuck Dixon sur Tim Drake (1993), le Batman and Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason (2011), A Lonely Place of Dying (1989), Robin: Year One (2000-2001), Young Justice de Peter David et la série Robin de Joshua Williamson (2021). Sept classés, avec le format à lire pour chacun.

Cinq jeunes gens ont porté le costume vert et rouge dans la continuité de Gotham, de Dick Grayson à Damian Wayne en passant par Jason Todd, Tim Drake et Stephanie Brown, et Carrie Kelley l'endosse dans un futur à part. Classer des « runs de Robin » oblige donc à choisir une définition. Nous retenons les récits où un Robin occupe le centre de l'histoire, qu'il porte le titre ou qu'il le partage avec Batman. Les cas de Jason Todd sous son masque rouge et de Dick Grayson en Nightwing ont leurs propres classements, que nous ne répétons pas ici.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Le classement des runs de Les meilleurs runs de Robin présentés dans cet article, du premier au dernier

Comment nous avons ordonné ces sept runs

Pour départager des séries aussi éloignées que Young Justice et la série de Morrison, nous avons posé trois filtres. Le premier est la présence d'un Robin au centre : un arc où l'adolescent n'est qu'un faire-valoir de Batman passe derrière un arc qui lui confie la narration. Le deuxième est l'autonomie : le récit doit rester lisible pour quelqu'un qui n'a jamais ouvert Detective Comics #38. Le troisième est la trace laissée, mesurée à la reprise des idées par les scénaristes suivants.

La valeur marchande n'entre pas dans le rang. Le fascicule qui concentre l'attention des acheteurs, la première apparition de 1940, appartient à un autre débat que celui de la meilleure lecture. Nous traitons l'aspect collection à la fin du classement.

Top 1 : Grant Morrison et Frank Quitely, Batman and Robin (2009-2011)

Après la disparition de Bruce Wayne dans l'événement qui précède, Dick Grayson prend la cape de Batman et Damian Wayne, fils de Bruce et de Talia, devient son Robin. Le contraste est le moteur de la série : un Batman souriant et acrobate, secondé par un enfant sec, vaniteux et formé par les Assassins. Grant Morrison écrit les seize premiers numéros, Frank Quitely dessine le premier arc de sa ligne claire et déformée, puis Philip Tan, Cameron Stewart et d'autres reprennent le relais. Damian avait fait ses débuts dans Batman #655 en 2006 ; c'est ici qu'il devient un personnage de premier plan.

Le run compte parce qu'il réinvente la relation entre mentor et élève en l'inversant : l'aîné doit apprendre à diriger un plus jeune qui refuse de se laisser diriger. Il convient au lecteur qui goûte les ennemis excentriques de Morrison et accepte que la ville de Batman perde un peu de sa noirceur habituelle. Il se lit sans connaître la continuité des vingt années précédentes, même si le prologue éclaire certaines références.

Pour le collectionner, les fascicules de 2009 sont courants et se complètent à l'unité ; les couvertures alternatives du premier numéro sont les seules à surveiller. Le recueil est la voie logique pour un lecteur : les seize numéros de Morrison tiennent en trois volumes, et plusieurs éditions françaises existent, à vérifier dans le catalogue avant d'acheter.

Top 2 : Chuck Dixon, Robin (1993-2009)

C'est la première série régulière qui porte ce titre, ouverte après une mini-série de 1991 consacrée à Tim Drake. Chuck Dixon y installe un adolescent qui doit concilier le lycée, une relation tendue avec son père et les patrouilles à Gotham. La série dure jusqu'en 2009, soit autour de 180 numéros ; les sources divergent sur le numéro exact du départ de Dixon, aussi nous ne le figeons pas. Plusieurs équipes artistiques se succèdent, avec une régularité qui fait la force du titre.

Il compte parce que Tim Drake y devient un personnage à part entière, avec une galerie d'alliés et d'ennemis propre, des enjeux de famille et une enquête régulière qui change du registre de Batman. C'est le run de référence pour qui veut comprendre pourquoi ce Robin est souvent jugé le plus complet des équipiers du Chevalier Noir. Il s'adresse au lecteur patient, prêt à suivre une série mensuelle qui avance par touches.

Côté collection, c'est le terrain du fascicule courant : le numéro 1 de 1993 est le repère, et le reste se trouve par lots. Les recueils, eux, ne couvrent qu'une partie de la parution ; si vous voulez la série entière, il faudra la reconstituer en fascicules à partir de la liste des numéros du catalogue.

Top 3 : Peter Tomasi et Patrick Gleason, Batman and Robin (2011-2015)

Lors du redémarrage de 2011, Bruce Wayne reprend le costume de Batman et Damian reste à ses côtés. Peter Tomasi écrit toute la parution et Patrick Gleason la dessine, d'un trait généreux, aux grands plans de héros. L'ensemble est centré sur la relation père-fils, qui trouve ici une chaleur que le run de Morrison n'avait pas cherchée.

La série compte parce qu'elle donne à Damian une profondeur affective et prolonge son évolution, sans trahir le caractère inventé par Morrison. Elle s'adresse au lecteur qui préfère l'émotion à l'étrangeté. Un point de prudence : certaines éditions françaises découpent le contenu autrement que la série américaine, et la numérotation du recueil ne recoupe pas toujours celle des fascicules.

Pour la collection, on privilégie les premiers numéros, plus recherchés que le reste, et les annuels, souvent oubliés dans les inventaires. Les recueils sont la méthode la plus économe en place pour une lecture suivie.

Top 4 : Marv Wolfman et George Pérez, A Lonely Place of Dying (1989)

Cinq numéros croisés, Batman #440 à #442 puis The New Titans #60 et #61, qui racontent comment Tim Drake, jeune fan de Dick Grayson, déduit l'identité de Batman et décide de l'aider. Marv Wolfman signe le scénario, George Pérez dessine les épisodes des Titans, tandis que Jim Aparo assure les numéros de Batman. Le récit répond à la question que laisse ouverte la mort de Jason Todd : peut-on redonner un partenaire à un justicier qui s'enfonce ?

Il compte parce qu'il fonde le troisième Robin et fixe sa méthode, celle d'un détective qui raisonne avant de frapper. Il s'adresse au lecteur qui veut comprendre l'origine du personnage sans lire toute la série de Dixon. Sa construction en deux séries exige de suivre l'ordre de lecture indiqué plus haut ; s'il vous manque un chapitre, le fil se rompt.

Pour le collectionner, c'est un petit bloc de cinq fascicules de 1989, réunissable sans enchères. Les recueils qui contiennent l'arc évitent de chercher deux séries différentes. Notre fiche sur les numéros clés de Robin replace ces fascicules dans l'ensemble de la lignée.

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Les sections de l'article sur Les meilleurs runs de Robin, dans l'ordre de lecture

Top 5 : Chuck Dixon et Scott Beatty, Robin: Year One (2000-2001)

Mini-série en quatre numéros qui reprend les premiers mois de Dick Grayson en Robin, avec un dessin lumineux de Javier Pulido et Marcos Martin. Le récit montre l'apprentissage par l'échec : un garçon qui apprend les règles de Gotham pendant que Batman apprend à partager son territoire. Le style, proche d'une animation tracée à la main, tranche avec les productions plus noires de la même époque.

Elle compte parce qu'elle donne une réponse moderne à la question la plus simple : pourquoi Batman a-t-il choisi un enfant ? Elle s'adresse aux lecteurs qui découvrent le personnage et aux collectionneurs qui cherchent un petit format complet, en quatre fascicules ou en un recueil. Elle sert aussi de pont avec le passé du personnage, évoqué dans notre histoire de Robin.

Pour la collection, la mini-série se complète vite en fascicules d'origine. Le recueil est plus pratique, mais il en existe plusieurs éditions : comparez la liste des chapitres inclus avant de payer.

Top 6 : Peter David, Young Justice (1998-2003)

Quand Tim Drake dirige une équipe d'adolescents aux côtés de Superboy et de Impulse, le ton passe du polar à la comédie d'ado, avec un humour voulu par Peter David. La série dure plus de cinquante numéros sur cinq ans ; les sources divergent sur le décompte exact selon qu'on intègre les hors-séries, nous ne donnons donc pas de numéro de fin. Todd Nauck en est le dessinateur le plus associé.

Elle compte parce qu'elle montre Robin hors de l'ombre de Batman, en chef d'équipe plutôt qu'en lieutenant. Elle s'adresse aux lecteurs qui aiment les séries chorales et se moquent des grands drames de Gotham. Un collectionneur de fascicules y trouvera une série entièrement abordable, avec des premiers numéros plus demandés que la fin de la parution. Le sujet voisin des Titans est traité dans notre classement des Teen Titans.

Top 7 : Joshua Williamson, Robin (2021-2023)

Lancée fin 2021, cette série suit Damian Wayne lors d'un tournoi mondial d'arts martiaux, loin de Gotham, avec Joshua Williamson au scénario et des dessinateurs parmi lesquels Gleason et Simone Di Meo. Le nombre de numéros publiés reste à confirmer selon les sources, car la série a connu des arcs prolongés et des interruptions ; nous ne donnons ni chiffre ni date de clôture.

Elle compte parce qu'elle prolonge le Damian de Morrison et de Tomasi dans un cadre neuf, où il doit gagner sa place sans l'aide de son père. Elle s'adresse aux lecteurs récents, qui n'ont pas besoin de connaître l'ensemble des années 2000. La série est trop jeune pour que la cote de ses fascicules soit installée ; seuls la longueur de la parution, la réimpression des premiers numéros et l'existence de couvertures alternatives la feront bouger. Nous ne citons aucun ratio, faute de certitude.

Pour le collectionner, le recueil est la voie raisonnable tant que la série n'est pas close dans votre bibliothèque ; le fascicule sert surtout à tenir un inventaire précis des couvertures possédées.

Par lequel commencer selon votre profil

Le meilleur point d'entrée dépend de la manière dont vous avez rencontré Robin.

Si vous hésitez entre les épaules de Dick Grayson et celles de Tim Drake, le guide de lecture de Robin propose un parcours complet. Pour le dossier de Stephanie Brown et de Carrie Kelley, qui n'ont pas de run dédié dans ce classement, le hub Robin rassemble les articles qui les mentionnent.

Ce que valent ces runs en collection

Le rapport entre un run et son prix tient en deux observations. Les récits les mieux classés ici, Morrison et Tomasi, sont aussi les plus faciles à réunir : tirages larges, numéros disponibles à l'unité, recueils réédités. À l'inverse, les fascicules qui pèsent le plus lourd dans une collection Robin sont ceux de la naissance du rôle, traités dans nos numéros clés de Robin, pas ceux de ces sept runs.

Pour estimer un lot, procédez par catégorie : séparez les premiers numéros, que les acheteurs recherchent, des numéros intermédiaires, qui se vendent en vrac. Comparez ensuite plusieurs ventes terminées de la même édition, en notant l'état et la présence ou non d'une couverture alternative. Un recueil se juge sur l'édition, le tirage et l'état du dos ; il se cote rarement comme un fascicule.

Un conseil de méthode pour les séries longues comme celle de Dixon : tenez une liste des numéros manquants et vérifiez-la avant chaque achat, car les lots incomplets se paient sur la quantité plutôt que sur les numéros qui vous manquent.

Les questions fréquentes sur Les meilleurs runs de Robin auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Pour un lecteur de Batman, Batman and Robin de Grant Morrison et Frank Quitely (2009-2011) est le plus accessible et le plus marquant. Pour qui préfère une origine simple, Robin: Year One (2000-2001), en quatre numéros, pose le rôle sans prérequis. Les deux se lisent séparément.

Non, chaque run se lit seul. Un seul ordre est utile : A Lonely Place of Dying (1989) avant la série de Dixon, parce qu'il explique l'arrivée de Tim Drake. Morrison, Tomasi et Williamson se suivent sur Damian, mais chacun reprend les éléments nécessaires.

Certains oui, notamment des tomes de Batman and Robin chez Urban Comics. La couverture varie selon les runs : la série de Dixon est peu traduite. Avant d'acheter un tome, comparez sa liste de chapitres à celle des fascicules américains dans le catalogue.

Pas de façon régulière. Les fascicules de Morrison et de Tomasi sont tirés en grand nombre et restent accessibles. Les séries récentes dépendent de leur durée, de leurs tirages et de leurs couvertures alternatives. Les repères de collection de la lignée sont plutôt les débuts de chaque Robin.

Parce que leurs apparitions les plus marquantes s'inscrivent dans des événements plus larges, comme War Games pour Stephanie Brown et The Dark Knight Returns pour Carrie Kelley, plutôt que dans un run centré sur elles. Elles sont traitées dans le hub Robin et dans le guide de lecture.

Vos fascicules de Robin, de la série de Dixon aux numéros de Morrison, méritent une estimation fondée sur l'édition et l'état exacts.

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