Les meilleurs runs de Falcon : six ensembles classés, de 1969 à 2017, illustration article

Le meilleur run de Falcon est celui de Steve Englehart et Sal Buscema dans Captain America (1972-1975), où Sam Wilson devient un vrai co-héros. Il devance la passation du bouclier signée Rick Remender (2014), la série Sam Wilson de Nick Spencer (2015-2017), les débuts de Stan Lee et Gene Colan (1969), la mini-série de 1983 et le Captain America d'Ed Brubaker. Six ensembles, classés avec le format à viser.

Classer Falcon est délicat : avant 2015, Sam Wilson n'a presque jamais eu de série longue sous son propre nom. Ses meilleures histoires se cachent dans le titre d'un autre, ou dans des périodes où le bouclier change de main. Plutôt que de chercher un run unique, nous avons comparé des périodes de lecture, du Harlem de 1969 à l'Amérique contestée de Nick Spencer.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Le classement des runs de Les meilleurs runs de Falcon présentés dans cet article, du premier au dernier

Comment nous avons classé ces runs

Le fil rouge de Sam Wilson, c'est la question de savoir ce qu'un partenaire devient quand il cesse d'être un second. Nous avons donc posé trois exigences à chaque candidat : Sam y tient-il un rôle que personne d'autre ne pourrait tenir, l'ensemble se lit-il sans avoir parcouru quarante ans de continuité, et se trouve-t-il en un format raisonnable ? Les histoires où Falcon n'est qu'un figurant utile à Steve Rogers sont écartées, même quand elles sont excellentes.

Le rang ci-dessous juge le plaisir de lecture et non la cote des fascicules. Le numéro le plus cherché du personnage, Captain America #117 de septembre 1969, appartient à la dernière partie de ce classement, et c'est volontaire : un numéro fondateur n'est pas forcément la meilleure histoire.

Top 1 : Steve Englehart et Sal Buscema, Captain America (1972-1975)

Steve Englehart écrit la série Captain America d'environ le numéro 153 au numéro 186, avec Sal Buscema au dessin sur l'essentiel de la période. La série porte alors un double titre, Captain America and the Falcon, depuis le numéro 134 de 1971. Sam Wilson n'y est plus l'invité de passage : il a sa propre vie à Harlem, ses désaccords avec Steve Rogers et un rôle dans chaque intrigue.

Le morceau de bravoure est la saga Secret Empire, étalée sur l'année 1973 et le début de 1974, qui fait écho aux scandales politiques américains de l'époque. À l'issue de cet arc, Steve Rogers abandonne un temps son costume pour devenir Nomad, et Sam Wilson reste l'un des repères de la série. C'est dans ce même run que le personnage reçoit les ailes mécaniques offertes par Black Panther, autour du numéro 170, et qu'une révélation sur son passé de petit délinquant, le « Snap » Wilson du numéro 186, divise encore les lecteurs.

Ce run compte parce qu'il fabrique le Falcon que tout le monde reconnaît : l'ailier doté d'une conscience sociale. Il s'adresse au lecteur prêt à accepter la narration dense des années 1970, avec ses encadrés et ses titres bavards. Pour la collection, les fascicules d'origine se trouvent surtout en états moyens, avec des numéros du Secret Empire qui montent bien plus vite que les autres ; les recueils d'époque rassemblent le run en volumes chronologiques et conviennent à la lecture.

Top 2 : Rick Remender, Captain America puis All-New Captain America (2012-2015)

Rick Remender prend en charge Captain America à la relance de 2012, avec John Romita Jr. au dessin sur ses premiers arcs, et prépare dans la durée un geste qui bouleverse le personnage : Steve Rogers vieillit brutalement, et c'est Sam Wilson qui récupère le bouclier. La passation est inscrite dans Captain America #25 de 2014, puis dans la série All-New Captain America lancée à l'automne de la même année avec Stuart Immonen au dessin.

Ce que raconte cette séquence est plus intime que ne le suggère l'événement. Sam n'hérite pas par acclamation : il doute, il traîne le poids de ses vingt ans d'ailier, il essaie de se faire accepter dans un costume qui n'est pas le sien. L'argument éditorial est massif, puisque c'est la première fois qu'un successeur au bouclier tient le haut de l'affiche dans le titre-mère de Marvel.

Ce run s'adresse au lecteur qui veut comprendre pourquoi Sam Wilson est aujourd'hui un Captain America à part entière, sans remonter aux seventies. Il demande néanmoins d'avoir une idée de l'histoire de Steve Rogers. Côté collection, ces fascicules de 2012 à 2015 se réunissent aisément un à un ; un recueil de la passation du bouclier épargne surtout de manquer les numéros charnières. Le numéro 25 et le premier numéro d'All-New Captain America restent les repères naturels.

Top 3 : Nick Spencer et Daniel Acuña, Captain America : Sam Wilson (2015-2017)

Lancée en 2015, cette série met Sam Wilson seul en tête d'affiche, avec Daniel Acuña pour ouvrir le dessin et plusieurs dessinateurs ensuite. Nick Spencer prend le parti inverse de la prudence : son Captain America part sillonner les États-Unis, affronte des mouvements politiques fictifs inspirés du débat public, et se fait reprocher d'avoir pris position. La série a divisé à sa sortie, et elle continue de le faire.

Son intérêt tient à une question simple : que veut dire porter le bouclier quand on vient de Harlem et non des tranchées de 1941 ? Elle s'adresse au lecteur adulte, curieux de comics politiques, qui accepte qu'un scénariste choisisse un camp. Elle se lit aussi à part des événements voisins, même si son contexte croise celui de Secret Empire (2017), l'événement du même scénariste.

Pour la collection, les fascicules sont modernes et abordables, et le recueil par volumes se justifie dès que vous voulez lire l'ensemble d'un trait. Une série récente, dont la cote n'est pas installée, qui ne bougera sans doute qu'à la faveur d'une nouvelle adaptation de Sam Wilson.

Top 4 : Stan Lee et Gene Colan, Captain America (1969)

Le Harlem de Sam Wilson prend forme dès l'automne 1969 : Stan Lee écrit et Gene Colan dessine le numéro 117 de Captain America, où Falcon fait son entrée. Sam Wilson est un travailleur social de Harlem, accompagné de son faucon Redwing, qui s'allie à Steve Rogers contre le Crâne Rouge. Le numéro suivant, le 118, complète l'identité du personnage. Les deux numéros ensemble forment la rampe de lancement de tout ce qui suit.

Ce début se classe quatrième parce qu'il est historique avant d'être le plus abouti : Gene Colan donne au personnage une silhouette immédiate, mais la narration reste celle d'un héros qui découvre son rôle. Il s'adresse au lecteur qui veut voir comment Marvel a introduit son premier héros afro-américain récurrent, sans qualificatif dans son nom, ce que notre article sur la première apparition détaille.

Pour la collection, c'est le terrain du fascicule d'origine, mais aussi celui où l'état fait toute la différence : le numéro 117 est de loin le plus convoité. Si vous cherchez avant tout à lire, un recueil de la période Lee et Colan suffit.

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Les sections de l'article sur Les meilleurs runs de Falcon, dans l'ordre de lecture

Top 5 : Jim Owsley, la mini-série Falcon (1983-1984)

Quatre numéros, entre novembre 1983 et février 1984 : c'est le premier titre solo de Sam Wilson. Le scénariste Jim Owsley, qui signera plus tard sous le nom de Christopher Priest, installe l'action à Harlem et fait de Falcon un justicier urbain plus qu'un super-héros ailé. Au dessin, Paul Smith signe le premier numéro et Mark Bright les trois suivants.

La série compte parce qu'elle montre que Sam Wilson tient un récit sans Steve Rogers, et qu'elle entrouvre une hypothèse sur ses origines que Marvel a ensuite refermée. Elle s'adresse aux lecteurs curieux d'histoire éditoriale, plus qu'aux nouveaux venus. Pour la collection, les quatre fascicules se cherchent facilement à l'unité, et les numéros de cette période se traitent comme une petite série fermée : complétez-la d'un bloc, ou prenez un recueil si vous en trouvez un.

Top 6 : Ed Brubaker, Captain America (2005-2012)

Dans le Captain America d'Ed Brubaker, lancé en 2005 avec Steve Epting au dessin, Sam Wilson n'est pas au centre de l'intrigue. Il y figure comme un partenaire sérieux, moderne, intégré aux opérations du S.H.I.E.L.D. et aux scènes de crise qui suivent la mort de Steve Rogers. C'est un run indispensable pour qui s'intéresse à Bucky et au Soldat de l'hiver ; pour Falcon, il reste un contexte, pas un sujet.

Nous le gardons dans le classement parce que beaucoup de lecteurs arrivent à Sam Wilson par cette porte, et qu'il offre l'image la plus posée du personnage avant 2014. Il s'adresse au lecteur de thrillers qui veut une version adulte du duo. Pour la collection, le run complet existe en recueils nombreux ; les fascicules du début de série sont les plus recherchés.

Par lequel commencer selon votre profil

Si vous découvrez Sam Wilson et voulez comprendre pourquoi il porte aujourd'hui le bouclier, lisez Remender puis Spencer : deux ensembles contigus, en format récent, qui racontent la prise de relais. Si vous cherchez la substance du personnage, partez de Steve Englehart et Sal Buscema et poursuivez avec la mini-série Falcon de 1983.

Si vous collectionnez les débuts d'un personnage, la paire Captain America #117 et #118 est votre priorité, mais lisez d'abord un recueil pour savoir si le Silver Age vous convient. Notre guide de lecture Falcon propose le même parcours en mode chronologique, et l'histoire du personnage remet ces runs dans leur contexte.

Ce que valent ces runs en collection

La valeur de ces six ensembles se répartit en trois familles. Les fascicules de 1969 et du début des années 1970 portent la cote : un exemplaire bien noté du numéro 117 se situe très loin d'un exemplaire de lecture, et l'écart entre deux grades voisins pèse plus que l'écart entre deux années. Le run Englehart se négocie de façon plus étalée, avec des pics sur les numéros de Secret Empire et sur le numéro 186.

La mini-série de 1983 occupe une position intermédiaire : peu chère à l'unité, mais complète seulement si les quatre numéros sont dans le même état. Les fascicules de 2012 à 2017 sont des tirages récents dont la cote n'est pas installée. Deux choses la feront bouger : la présence de Sam Wilson dans les adaptations et le temps pendant lequel il garde le bouclier.

Avant d'acheter un Captain America #117 ou un numéro d'Englehart, confrontez ce que demandent les vendeurs avec ce qui s'est réellement conclu pour le même grade. Le détail des fourchettes par numéro se trouve dans l'article valeur des comics de Falcon.

Les questions fréquentes sur Les meilleurs runs de Falcon auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Le run de Steve Englehart et Sal Buscema dans Captain America, entre 1972 et 1975, reste la référence : il fait de Sam Wilson un co-héros avec une voix sociale, des ailes offertes par Black Panther et un rôle clé dans Secret Empire.

Non, pas avant 2015. Avant cette date, Sam Wilson n'a eu que la mini-série de quatre numéros de 1983 et 1984 ; la série Captain America : Sam Wilson de Nick Spencer, en 2015, est son premier titre à durée significative sous son propre nom.

La passation est inscrite dans Captain America #25 de 2014, écrit par Rick Remender. La série All-New Captain America, lancée à l'automne 2014 avec Stuart Immonen au dessin, installe ensuite Sam Wilson sous le costume de Captain America.

Ce n'est pas nécessaire : les adaptations reprennent l'idée de la succession au bouclier, mais pas le détail des récits. Si vous voulez retrouver la passation, lisez Remender (2014) puis Spencer (2015-2017) ; les seventies de Steve Englehart relèvent d'un autre ton.

Les deux, selon l'époque. Pour 1969 et les années 1970, visez des fascicules d'origine si le budget le permet, sinon un recueil. Pour 2012 à 2017, les fascicules modernes sont faciles à réunir, et un recueil convient pour lire.

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