Les meilleurs runs d'Apocalypse en comics : sept sagas classées, illustration article

Pour lire Apocalypse dans l'ordre de l'intérêt, commencez par L'Ère d'Apocalypse (1995), l'univers où En Sabah Nur a gagné, puis par le X-Factor de Louise Simonson (à partir de 1986), où il naît, et par Uncanny X-Force de Rick Remender (2010 et après). Sept ensembles composent cette sélection, des premières pages de 1986 jusqu'à la nation Krakoa, chacun accompagné du support conseillé : fascicules d'origine ou recueil.

En Sabah Nur a rarement eu un titre à son nom. Il apparaît dans les séries des autres, et son meilleur matériau tient en sagas : un mois de cameo, quatre mois d'univers parallèle, une mini-série d'origine, un arc d'équipe clandestine. Établir un palmarès des « runs » d'Apocalypse revient donc à ranger des blocs de récit, pas des collections mensuelles. Voici nos sept choix, avec le raisonnement derrière chaque rang.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Le classement des runs de Les meilleurs runs d'Apocalypse en comics présentés dans cet article, du premier au dernier

Comment nous avons classé ces runs

Un antagoniste qui n'a pas de série propre se juge autrement qu'un héros. Nous avons posé trois questions à chaque candidat. Apocalypse est-il le moteur du récit, ou un décor menaçant ? Le lecteur peut-il entrer dans l'ensemble sans avoir lu les dix années précédentes de la franchise mutante ? Et ce récit a-t-il modifié la façon dont les auteurs suivants écrivent le personnage ? Les sagas où il ne fait que passer en fond de décor, comme certains épisodes de la fin des années 1980, sont restées de côté.

Le rang indiqué juge la qualité de lecture, pas la cote. Dans les rayons X-Men, l'exemplaire le plus recherché n'est presque jamais celui qui raconte le mieux le personnage, et la dernière partie de l'article traite le volet collection à part.

Top 1 : Lobdell, Waid, Nicieza et Hama, Age of Apocalypse (1995)

L'événement part d'un accident de voyage dans le temps : Legion, fils de Charles Xavier, vise Magneto et tue son propre père. Sans Xavier, pas d'X-Men, et En Sabah Nur règne sur l'Amérique du Nord. Pendant quatre mois, les séries mutantes habituelles disparaissent et laissent la place à des titres parallèles, ouverts par un prologue, Legion Quest, puis par X-Men Alpha, et refermés par X-Men Omega. Les scénaristes cités ci-dessus se répartissent les séries ; Joe Madureira, Andy Kubert, Steve Skroce et Chris Bachalo figurent parmi les dessinateurs.

Ce run passe en tête parce qu'il fait du personnage non plus un obstacle, mais la loi d'un monde entier : la sélection du plus fort devient une institution, avec des camps d'internement, des Cavaliers au pouvoir et une résistance menée par Magneto. Il a aussi fabriqué des figures durables comme Blink, Nate Grey ou Dark Beast. Il convient à n'importe quel lecteur, car l'ensemble est conçu pour se suffire à lui-même.

Pour le collectionner, la question est l'ampleur : une douzaine de séries parallèles, chacune avec son numéro un, ce qui rend la quête exhaustive longue. Notre dossier sur les numéros un de l'événement explique comment les distinguer. Pour lire, les recueils de l'épopée complète règlent l'ordre de lecture, que les fascicules dispersent.

Top 2 : Louise Simonson, X-Factor (à partir de 1986)

Tout commence par une réécriture de dernière minute. Dans X-Factor #5 (juin 1986), une silhouette apparaît sur la dernière page ; dans X-Factor #6 (juillet 1986), Louise Simonson et Jackson Guice présentent le personnage en pleine lumière. Simonson le fait ensuite avancer pendant des années : la secte des Cavaliers, la métamorphose de l'Ange en Mort, puis la naissance d'Archange. Walter Simonson prend une partie des dessins de la série à cette période.

Le run compte parce qu'il fixe la définition du personnage : un manipulateur patient plutôt qu'un conquérant de passage, qui recrute des mutants en leur faisant croire qu'il les libère. Tout l'édifice du Top 1 repose sur ce socle. Comptez avec le tempo de l'époque : des pages chargées de texte, et quelques allusions à l'équipe X-Factor qu'un lecteur novice devra deviner.

Le support dépend de votre but. Le gros de l'enjeu de collection se trouve dans les fascicules d'origine, détaillés par notre fiche sur le numéro un d'X-Factor ; pour une lecture continue, une intégrale chronologique fait très bien l'affaire. Réservez le fascicule aux numéros 5 et 6.

Top 3 : Rick Remender, Uncanny X-Force (2010 et suivantes)

Rick Remender écrit une escouade clandestine chargée de tuer avant que le danger n'éclate : Wolverine, Psylocke, Archange, Fantomex et Deadpool. Deux arcs concernent Apocalypse. Dans « The Apocalypse Solution », l'équipe découvre le puissant adversaire réincarné sous la forme d'un enfant, et doit décider si l'abattre est possible. Dans « The Dark Angel Saga », Archange, qui porte l'héritage de la secte, bascule vers le rôle de nouveau Apocalypse. Jerome Opeña et Esad Ribić comptent parmi les dessinateurs qui donnent à la série son ton sombre.

Ce run se place troisième parce qu'il retourne la question centrale : on y interroge ce que devient un héritage de cruauté lorsqu'un enfant ne l'a pas choisi. Il a aussi donné naissance à Evan Sabahnur, personnage que Jason Aaron reprend ensuite dans Wolverine and the X-Men. Il convient au lecteur moderne, dispose d'une conclusion nette et n'exige presque aucune lecture préalable. Pour une analyse de la série entière, voyez notre article sur Remender et X-Force.

Côté support, les recueils reprennent la série en volumes cohérents. Les fascicules, plus récents, sont faciles à trouver : l'enjeu y est la complétion de la série, pas la rareté.

Top 4 : Terry Kavanagh et Adam Pollina, Rise of Apocalypse (1996)

Quatre numéros suivent l'enfant En Sabah Nur, laissé dans le désert, élevé par le chef de tribu Baal, puis forgé par la brutalité de son entourage. Elle croise le chemin de Rama-Tut, l'une des identités de Kang, et celui de l'astronome Ozymandias, qui deviendra son chroniqueur. Le trait de Pollina, fin et anguleux, convient à cette fresque antique.

Elle se classe quatrième parce qu'elle donne une version canonique de l'origine, souvent citée par les auteurs suivants, et qu'elle se lit d'un trait. Elle s'adresse au lecteur déjà convaincu par le Top 1, qui veut comprendre d'où vient une doctrine aussi radicale. Les quatre fascicules se complètent sans variante à traquer, ce qui en fait l'un des ensembles les plus simples de la liste.

Pour la collection, le premier numéro est celui que l'on cherche. Vérifiez la correspondance entre le titre exact et l'année avant l'achat, car la période 1995-1996 regorge de séries aux intitulés voisins. Un recueil existe pour la lecture.

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Les sections de l'article sur Les meilleurs runs d'Apocalypse en comics, dans l'ordre de lecture

Top 5 : Alan Davis et ses équipes, The Twelve (1999-2000)

Ici, Apocalypse vise la divinité : il cherche à rassembler douze mutants d'exception pour en absorber la puissance. La saga traverse les séries mutantes de l'époque, le dessin d'Alan Davis étant sa signature visuelle la plus reconnaissable. Son aboutissement est la fusion du conquérant avec Scott Summers, scène qui se situe dans Uncanny X-Men #377 (2000) et ouvre le cycle de séparation qui suit.

Elle compte parce qu'elle relie le personnage à la lignée de Cyclope, déjà posée dans l'affaire Cable et Stryfe, et parce qu'elle montre jusqu'où va son ambition. Elle s'adresse au lecteur averti : l'intrigue suppose de connaître le jeu de pistes du début des années 1990. Les chapitres sont dispersés d'une série à l'autre et les références varient selon les éditions : nous ne donnons ici aucun numéro d'ouverture ni de clôture.

Le recueil est le meilleur format ici : les chapitres éclatés sur plusieurs titres sont pénibles à réunir en fascicules, et c'est un recueil complet qui évite de rester sur une conclusion tronquée.

Top 6 : Hickman, Larraz et Silva, House of X / Powers of X (2019)

Deux séries de six numéros paraissent en alternance : House of X, au crayon de Pepe Larraz, et Powers of X, confiée à R. B. Silva. Jonathan Hickman écrit l'ensemble. Hickman fonde la nation de Krakoa et y installe Apocalypse parmi les membres du Conseil Silencieux. Le personnage cesse d'être l'ennemi extérieur et devient un pilier du gouvernement mutant, ce qui retourne plus de trente ans d'habitudes de lecture.

Il figure ici parce qu'il offre un contrepoint total au Top 1 : l'homme qui prêchait la guerre entre mutants est assis à la table de la paix. Le lecteur peut démarrer à ce point sans rien connaître du passé, même si l'effet est plus fort pour qui sait ce que le personnage a fait avant. Pour savoir quels fascicules de ces deux séries pèsent vraiment, appuyez-vous sur notre fiche House of X et Powers of X.

Ces numéros datent de 2019 : leur cote n'est pas encore installée. Ce qui la fera bouger dépendra de la durée de vie de la ligne Krakoa dans les adaptations annoncées, de la rareté des premiers tirages et des couvertures alternatives, que nous ne détaillons pas faute de certitude. Les recueils couvrent l'ensemble.

Top 7 : Tini Howard et Jonathan Hickman, Excalibur et X of Swords (2019-2021)

Tini Howard écrit la série Excalibur, qui explore l'Autremonde et la magie, et cosigne avec Hickman le crossover X of Swords (2020). C'est dans cette zone que le passé le plus ancien d'Apocalypse est exhumé : sa première épouse, Genesis, et leurs enfants, perdus dans la dimension d'Amenth. Le personnage y devient un père endeuillé autant qu'un tyran.

Ce dernier rang tient à l'accès : ce récit exige davantage de contexte que les précédents, car il s'inscrit au milieu d'une architecture de séries liées. Il récompense toutefois le lecteur qui a fait le chemin jusqu'ici, parce qu'il redonne un sens à des gestes jugés jusque-là inexplicables.

Comme pour le Top 6, la période récente laisse la cote ouverte. Les recueils sont le support naturel, et il est inutile de courir après les fascicules tant qu'une édition de lecture ne vous manque pas.

Par lequel commencer selon votre profil

Le lecteur qui ne connaît rien aux X-Men et veut un seul récit prendra L'Ère d'Apocalypse. Celui qui préfère un format resserré, au dessin contemporain, préférera Uncanny X-Force. Le curieux d'origine enchaînera X-Factor puis Rise of Apocalypse, deux lectures complémentaires. Le lecteur qui suit les X-Men d'aujourd'hui s'orientera vers House of X, puis vers l'arc d'Excalibur. Si vous cherchez le lien avec la lignée Summers, ajoutez The Twelve et le classement des runs de Cable. Pour élargir à toute l'équipe, consultez aussi le classement des runs des X-Men.

Ce que valent ces runs en collection

L'économie de ces sept ensembles est très inégale. Les deux numéros de 1986 concentrent l'essentiel de la demande et se comparent grade par grade ; les séries de 1995 existent en abondance et seuls les exemplaires d'une qualité exceptionnelle s'écartent du tout-venant. Les périodes récentes sont encore ouvertes. Avant d'acheter un fascicule de 1986, bâtissez votre repère sur des transactions conclues, jamais sur des prix affichés, et traitez à part un exemplaire certifié d'un exemplaire nu : la comparaison n'a de sens qu'à état égal, sur une durée de plusieurs mois. Pour la lecture, une intégrale revient souvent moins cher que la somme des fascicules, mais ne se compare pas : ce sont deux objets distincts, à inventorier séparément.

Les questions fréquentes sur Les meilleurs runs d'Apocalypse en comics auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Par L'Ère d'Apocalypse (1995), conçu comme un tout : prologue Legion Quest, ouverture X-Men Alpha et conclusion X-Men Omega. Il montre un monde bâti sur la doctrine du personnage. Pour un format plus court et plus récent, Uncanny X-Force de Rick Remender fait une porte d'entrée solide, sans prérequis.

Pas une série durable portant son nom. Il vit dans les titres mutants : X-Factor à sa naissance, les séries parallèles de 1995, puis des mini-séries comme Rise of Apocalypse (1996). C'est pourquoi son meilleur matériau se range en sagas plutôt qu'en collections numérotées.

Non. L'événement de 1995 raconte un univers alternatif et se suffit à lui-même. Lire le X-Factor de Simonson après coup est même un plaisir : on voit comment un manipulateur discret des années 1980 devient le maître d'un continent dans le monde parallèle.

Il passe par Cable, fils de Scott Summers, que l'adversaire infecte puis envoie dans le futur lors de l'affaire Stryfe, puis par The Twelve, qui s'achève sur la fusion d'Apocalypse avec Cyclope dans Uncanny X-Men #377 (2000). Le classement des runs de Cable détaille cette filiation.

Pour la lecture, un recueil suffit. En fascicules, l'intérêt tient à l'ouverture et à la conclusion de l'événement, ainsi qu'aux numéros un des séries d'où sont sortis des personnages durables. Le reste a été tiré en grande quantité : cherchez la condition, pas la rareté.

Vous avez un X-Factor de 1986 ou un numéro un de 1995 et vous voulez situer son état avant d'arbitrer entre fascicule et recueil ?

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