Les meilleurs runs de Cable : le classement des 6 séries et sagas à lire, illustration article

Le meilleur run consacré à Cable est la série Cable de Duane Swierczynski et Ariel Olivetti (2008-2010), suivie de Cable & Deadpool de Fabian Nicieza (2004-2008) et de la trilogie Messiah Complex, Messiah War et Second Coming. Ce classement retient six ensembles, du lancement de X-Force en 1991 au Cable de 2012, avec pour chacun le niveau de continuité requis et le format à choisir.

Nathan Summers est un personnage dont on ne parle jamais sans parler de la suite : le soldat venu du futur traîne derrière lui des événements, des équipes, des clones et des renvois temporels qui découragent les nouveaux lecteurs. Notre guide de lecture ordonne ce parcours. Ici, nous faisons autre chose : nous classons ce qui vaut vraiment d'être lu, en assumant des écarts entre un run important et un run réussi.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Comment nous avons classé ces runs

Cable n'a pas de run unique que tout le monde citerait, comme Frank Miller pour Daredevil ou Walt Simonson pour Thor. Sa bibliographie est faite de séries solo parfois inégales, d'une série en duo devenue culte, de crossovers qui le dépassent et d'équipes dont il est le meneur. Pour départager ces ensembles, nous avons posé trois questions. Le récit tient-il debout pour quelqu'un qui n'a pas lu trente ans de continuité mutante ? Cable en est-il le sujet, ou seulement un accessoire ? Et l'ensemble a-t-il laissé une trace dans ce que les scénaristes suivants ont fait du personnage ?

Ce rang mesure la qualité de lecture, pas la valeur marchande. Le numéro le plus recherché par les collectionneurs, New Mutants #87, n'est pas dans un run : c'est une apparition dans la série d'un autre. Les six entrées ci-dessous sont des périodes de lecture, pas des numéros-clés.

Top 1 : Duane Swierczynski et Ariel Olivetti, Cable (2008-2010)

La deuxième série Cable, lancée en 2008 et menée sur vingt-cinq numéros, prend un parti net : retirer le personnage de l'équipe, de l'école et du décor mutant habituel pour le jeter dans une cavale. Cable a emporté avec lui un nourrisson, la première mutante née depuis la décimation de l'espèce, et il traverse les époques pour la mettre hors de portée de Bishop, qui voit en elle une menace. Duane Swierczynski, venu du roman noir, écrit ce voyage comme un récit de poursuite : peu de personnages, des décors de futurs ravagés, un homme fatigué qui garde un enfant.

Ariel Olivetti ouvre la série avec des planches peintes, lourdes et texturées, qui donnent au soldat l'allure d'une sculpture usée. Paul Gulacy reprend ensuite une partie des dessins dans un registre plus classique. Le crossover Messiah War vient se greffer en cours de route, ce qui rend les passages concernés un peu plus dépendants de la série X-Force de la même période.

Ce run compte parce qu'il remet l'identité du personnage à l'endroit : Cable n'est plus un arsenal sur pattes, il est un père adoptif au bout du rouleau. C'est la lecture qui explique pourquoi une partie du lectorat tient ce personnage pour tragique plutôt que démesuré. Elle s'adresse au lecteur qui veut une histoire suivie, dense et émotionnelle, à condition d'avoir lu au moins la fin de Messiah Complex.

Pour la collection, la série se trouve en fascicules modernes d'un grand volume de tirage, donc accessibles ; les recueils regroupent la série en quelques volumes et conviennent mieux si vous lisez avant de compléter.

Top 2 : Fabian Nicieza et Patrick Zircher, Cable & Deadpool (2004-2008)

Cinquante numéros, un scénariste principal, un duo improbable. Cable & Deadpool naît en 2004 de l'idée d'opposer deux anciens rivaux de X-Force : l'un croit pouvoir refaire le monde, l'autre se moque de tout projet de salut. Fabian Nicieza, déjà scénariste de la série X-Force à ses débuts, connaît Cable de l'intérieur et en joue. Patrick Zircher dessine l'ouverture, avec d'autres dessinateurs ensuite.

La force du run tient à sa forme : des arcs courts, des digressions comiques, puis des numéros où le ton bascule sans prévenir vers la gravité. Il ne demande presque aucune continuité préalable, et il offre à Deadpool un de ses meilleurs rôles de partenaire. Il explique aussi pourquoi les deux personnages sont associés dans l'esprit du public bien au-delà des pages : le film Deadpool 2 s'appuie sur cette ancienneté.

Il s'adresse au lecteur qui veut commencer par le plaisir. Nous le plaçons derrière la série Cable de 2008 uniquement parce que ce classement porte sur Cable et pas sur Deadpool ; pour la lecture seule, il est probablement le meilleur point d'entrée du lot. Notre classement des meilleurs runs de Deadpool le replace du côté du mercenaire.

Pour la collection, les cinquante fascicules sont faciles à réunir et le recueil complet évite de les chercher un par un. Le numéro 1 est le repère habituel des collectionneurs.

Top 3 : Ed Brubaker, Craig Kyle et Chris Yost, la trilogie Messiah Complex, Messiah War, Second Coming (2007-2010)

Ce n'est pas un run au sens strict, mais c'est le moment où Cable cesse d'être un guerrier de passage pour devenir le centre d'une histoire. Messiah Complex (2007-2008) croise les séries mutantes autour d'un événement : la naissance d'un enfant mutant après une longue période où il n'y en avait plus. Cable décide de la protéger, d'autres camps veulent la capturer ou l'éliminer. Messiah War (2009) retrouve cette fuite dans un futur où resurgit Stryfe, le double de Cable. Second Coming (2010) ramène l'enfant et referme l'arc par un sacrifice.

La trilogie occupe la troisième place parce qu'elle dépend de ses voisines : lire Messiah War sans la série Cable et sans X-Force laisse des trous, et l'ensemble fait appel à beaucoup de titres. Elle apporte en échange un sentiment de conclusion que peu d'arcs mutants atteignent. Si vous aimez les grandes sagas, c'est la lecture la plus ample ; si vous voulez de la simplicité, passez par les deux premières entrées.

Pour la collection, c'est un cas où le recueil est presque obligatoire : les chapitres sont dispersés sur une dizaine de séries, et un ensemble relié vous évite de compléter des fascicules sans lien apparent. Les crossovers de cette envergure sont aussi ceux dont le sommaire se trompe le plus facilement : vérifiez l'ordre de lecture avant d'acheter.

Top 4 : Dennis Hopeless et Salvador Larroca, Cable and X-Force (2012-2014)

Après les événements de l'été 2012 qui opposent Avengers et X-Men, Cable prend la tête d'une équipe de fugitifs. Dennis Hopeless écrit une série de dix-neuf numéros, relancée sous l'étiquette Marvel NOW!, qui revient au duo père-fille que la trilogie du Messie avait installé. La série est plus modeste que celle de 2008, mais elle a le mérite de remettre Cable en position de chef, avec des alliés qui le connaissent et le contestent.

Salvador Larroca dessine l'ouverture et donne à la série son style soigné ; d'autres dessinateurs prennent ensuite le relais. Le run s'adresse au lecteur qui a fini la trilogie et veut savoir ce que devient Cable après. Il compte pour la suite : c'est l'une des dernières versions longues du personnage avant qu'il ne soit retravaillé pour d'autres époques.

Pour la collection, dix-neuf fascicules, aucun numéro rare, un recueil par grand arc : c'est un run qu'on lit en volumes sans regret.

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Top 5 : Fabian Nicieza et Rob Liefeld, X-Force (1991)

Le point de départ de tout. Après l'arrivée de Cable dans New Mutants #87, la série se transforme en X-Force, dont le numéro 1 sort en août 1991 avec un tirage devenu célèbre. Fabian Nicieza écrit, Rob Liefeld dessine les premiers numéros avant que Greg Capullo ne prenne le relais. Nous le plaçons cinquième parce que l'importance historique dépasse sa qualité de lecture : le ton est martial, la narration accélérée, les costumes surchargés, et la maturité du personnage n'apparaît qu'avec les récits ultérieurs.

C'est pourtant une lecture indispensable pour comprendre ce que Cable a représenté pour une génération de lecteurs. Elle intéresse l'amateur de l'esthétique des années 1990, et le collectionneur qui veut situer la bascule du début de cette décennie. Nous avons détaillé le contenu du numéro 1 dans notre article sur X-Force #1 et ses cartes, et le tournant éditorial dans l'article sur New Mutants #87.

Pour la collection, X-Force #1 est un numéro d'un tirage immense : sa présence est facile, sa singularité passe par les détails de version et d'emballage. Le reste de la série se lit en recueil, sans urgence.

Top 6 : Scott Lobdell et Gene Ha, The Adventures of Cyclops and Phoenix (1994)

Quatre numéros qui n'ont l'air de rien et qui comptent pour comprendre le personnage. Scott Lobdell envoie Cyclope et Jean Grey dans le futur pour élever l'enfant qui deviendra Cable, et Gene Ha donne à cette mini-série une douceur graphique très éloignée de l'arsenal des années 1990. Le résultat répond à une question que X-Force laissait en suspens : d'où vient cet homme et qui l'a élevé.

Elle n'est pas notre meilleur choix pour un premier contact, parce que le récit suppose que vous connaissiez déjà les principaux protagonistes. Elle est idéale en deuxième lecture, une fois l'attachement au personnage installé. C'est une lecture courte, que nous recommandons à ceux qui préfèrent les histoires de famille aux affrontements.

Pour la collection, quatre fascicules, faciles à compléter, ou un recueil qui la place souvent dans un volume plus large sur les origines du personnage.

Par lequel commencer selon votre profil

Vous découvrez Cable. Ouvrez Cable & Deadpool : le run est autonome et drôle, et il vous donne les repères nécessaires sans les imposer. Passez ensuite à la série de 2008.

Vous aimez les récits dramatiques. Allez directement à Swierczynski et Olivetti, après avoir lu l'essentiel de Messiah Complex pour comprendre qui est l'enfant.

Vous aimez les grandes sagas. Lisez la trilogie du Messie d'une traite, en recueil, puis Cable and X-Force pour la suite.

Vous vous intéressez à l'histoire du personnage. Commencez par X-Force et The Adventures of Cyclops and Phoenix, qui montrent la naissance du mythe et sa réécriture par la famille.

Vous préférez Deadpool. Cable & Deadpool est évidemment votre lecture, en complément de notre classement des runs du mercenaire, et vous pouvez ignorer le reste sans perdre le fil. Les lecteurs qui viennent de Cyclope trouveront un parallèle dans notre classement des runs de Cyclops.

Ce que valent ces runs en collection

Un run se mesure à ses rapports, pas à un montant. Le premier rapport oppose le fascicule moderne au recueil : les séries de 2004 à 2014 sont abondantes, leur prix d'occasion est bas, et le recueil est le plus souvent la bonne option si l'on veut lire. Le second oppose les années 1990 aux années 2000 : les tirages de X-Force sont exceptionnels, ce qui désigne l'état et l'emballage d'origine plutôt que la rareté, alors que les fascicules des années 2000 ne deviennent rares qu'en état proche du neuf.

Le troisième rapport sépare la lecture de la spéculation. New Mutants #87 et les premiers numéros de X-Force sont les numéros qui portent la cote du personnage ; les runs de cette liste se situent en aval et suivent beaucoup moins les cycles d'attention liés au cinéma. C'est ce qui permet de les lire sans craindre de passer à côté d'une opportunité. Pour les clés, reportez-vous à l'article sur les numéros clés de Cable.

La méthode d'estimation est constante : partez de la médiane des annonces en cours, recoupez-la avec des ventes terminées au même état, et ne confondez jamais un prix affiché avec un prix obtenu. Tenez enfin un inventaire par objet, en distinguant le fascicule d'origine du recueil qui le reprend : ce sont deux lignes différentes, avec leur date et leur pagination. Notre article sur les albums reliés et les fascicules détaille ce choix.

Questions fréquentes

La série Cable de Duane Swierczynski et Ariel Olivetti (2008-2010) est celle que nous classons première : une cavale à travers le temps avec un nourrisson mutant, écrite comme un thriller. Cable & Deadpool, de Fabian Nicieza, la talonne et reste le meilleur point d'entrée si vous voulez commencer par une lecture légère.

Cable & Deadpool (2004-2008) est le point d'entrée le plus accessible : cinquante numéros autonomes, sans connaissance préalable des X-Men. Si vous préférez le drame, ouvrez la série de 2008, après avoir lu l'essentiel de Messiah Complex. Notre guide de lecture propose le parcours chronologique complet.

C'est conseillé, pas obligatoire. Messiah Complex explique qui est l'enfant que Cable emporte et pourquoi Bishop la poursuit, mais la série de 2008 rappelle assez de contexte pour se lire seule. Les passages liés à Messiah War, eux, gagnent à être lus avec la série X-Force de la même période.

Les séries de 2004 à 2014 se trouvent facilement et leur valeur tient surtout à l'état. Ce qui porte la cote du personnage, ce sont New Mutants #87 et les débuts de X-Force. Comparez toujours des ventes terminées au même état, et distinguez le fascicule du recueil dans votre inventaire.

Pour lire, le recueil : les crossovers comme Messiah Complex, Messiah War et Second Coming sont dispersés sur une dizaine de séries et deviennent pénibles à réunir en fascicules. Pour une collection de numéros d'origine, visez les fascicules des débuts de X-Force, en gardant en tête que leur tirage fut très élevé.

Vous possédez un fascicule de New Mutants ou de X-Force de la période Cable ? Estimez-le en comparant des ventes terminées à son état.

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