Titans n°221, mai 1998 : dernier numéro du relevé, intitulé JLA n°1, illustration article

Dans le relevé du catalogue, Titans n°221 est le dernier numéro de la série Semic lancée au n°120 : daté de mai 1998, il porte l'intitulé « JLA n°1 ». Il clôt une fin de parcours de six numéros (216 à 221) dont les intitulés ressemblent à des titres d'autres séries, après un trou de onze mois dans les dates. Le relevé ne dit pas si la revue s'arrête là.

Certains numéros se retrouvent dans une liste de manques parce qu'ils sont les plus difficiles à compléter, d'autres parce qu'ils ferment une série. Le 221 de Titans appartient à la seconde catégorie, avec une particularité : son intitulé ne ressemble guère à ceux des numéros 205 à 215, et il faut lire six fiches de suite pour comprendre pourquoi.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Titans n°221, mai 1998 : dernier numéro du relevé, série, éditeur et année

Le numéro 221 tel que le relevé le décrit

La fiche du catalogue tient en cinq champs : le numéro 221, la date de couverture « mai 1998 », l'intitulé « JLA n°1 », et deux listes de trois noms, l'une pour le scénario (Brandon Peterson, Sophie Viévard, Brian Holguin), l'autre pour le dessin (David Finch, Brandon Peterson, Scott Lee). Ce sont des crédits portés au niveau du fascicule, pas de l'épisode : rien n'indique qui a signé quoi à l'intérieur.

Un seul intitulé par fascicule, c'est peu pour décrire un fascicule. « JLA n°1 » désigne donc, au mieux, l'élément que le relevé a retenu comme titre ; il ne dit ni le sommaire, ni ce qui occupe la majorité des pages. Pour savoir ce que contient réellement l'exemplaire, il faut l'ouvrir.

Dernier du relevé, dernier de la revue : deux affirmations distinctes

Le relevé de cette série va du numéro 120 (janvier 1989) au numéro 221 (mai 1998), sans trou de numérotation : 102 numéros pour 102 entrées. Le 221 en est la borne haute. C'est tout ce que les données établissent. Qu'il n'existe pas de 222 est une affirmation sur la revue, pas sur le relevé, et rien dans le fichier ne l'étaye ; pour le savoir, il faudrait chercher un éventuel numéro suivant dans les annonces d'époque ou sur d'autres exemplaires.

La nuance a une conséquence pratique. Si vous notez « 221, dernier » dans votre liste, écrivez plutôt « 221, dernier relevé ». La mention reste exacte le jour où un 222 surgirait, et elle ne vous ferme pas la porte quand un numéro absent de votre liste apparaît en brocante.

Six numéros, des intitulés qui sortent de la série

De 205 à 215, la plupart des intitulés ressemblent à des titres d'histoire, par exemple « Jour de fête », « Memorial », « Collapsar », « Jours de classe » ou « Points de vue » ; deux fascicules (207 et 210) s'intitulent « The Savage Dragon ». À partir du 216, ils prennent un autre aspect. Voici les derniers : « Weapon Zero n°2 », « Wildcats Hors Série n°2 », « The tenth n°1 » (deux fois de suite), « Divine Right n°1 » puis « JLA n°1 ». Cinq intitulés distincts pour six numéros, et tous finissent par un numéro, formule d'un titre de série plus que d'un récit.

Le relevé ne porte pas l'éditeur d'origine de chaque récit, et cette page n'en nomme aucun : elle s'en tient aux intitulés tels que le catalogue les donne. Ce que le fascicule contient et d'où viennent ses récits se vérifie sur l'exemplaire, pas dans le relevé.

Ce virage n'est pas une surprise absolue. Dès le n°195 (avril 1995), l'intitulé relevé est « Image en France, imaginez... », et le n°193 s'appelle « Top Stars n° 5 » : des intitulés qui ne sont pas des titres d'histoire apparaissent donc déjà trois ans avant la fin.

Le trou de 1997 : onze mois sans entrée

La date est le point le plus fragile de la fin du relevé. Le n°215 est daté de décembre 1996 ; le n°216 suivant est daté « decembre 1997 », sans accent. Entre les deux, douze mois d'écart et onze mois calendaires vides : janvier à novembre 1997 ne comptent aucune entrée. L'année 1997 n'a qu'une seule fiche sur 102.

Deux lectures sont possibles, et les données n'en tranchent aucune. Première lecture : la parution a réellement été suspendue puis reprise, avec une numérotation qui continue (215 puis 216, sans numéro sauté). Seconde lecture : la date du 216 est une saisie fautive. L'absence d'accent la distingue des autres lignes, ce qui indique une saisie différente, pas une erreur prouvée. Dans les deux cas, la suite est régulière : de 216 à 221, six numéros pour six mois consécutifs, décembre 1997 à mai 1998.

Avant ce trou, le rythme est strictement mensuel : de 120 à 215, 96 numéros couvrent les 96 mois de janvier 1989 à décembre 1996. Un 216 ne se place donc pas dans le calendrier à partir de son seul numéro : c'est la date imprimée sur l'exemplaire qui compte.

Comment les numéros de Titans (Semic, 1989) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les crédits de la fin : une équipe qui n'existe pas avant

Les crédits suivent la même rupture. De 205 à 215, Warren Ellis figure au générique de neuf numéros sur onze, aux côtés de signatures comme Dan Abnett ou Alan Davis. Les six derniers numéros comptent douze noms distincts, et deux seulement apparaissent plus tôt dans le relevé : Marc Silvestri, déjà présent au n°171, et Nicole Duclos, déjà présente au n°196.

Brian Holguin est crédité sur les six numéros, de 216 à 221, et nulle part avant. Brandon Peterson figure sur cinq (217 à 221), également absent auparavant. David Finch en compte quatre (216, 217, 219, 221), Sophie Viévard quatre aussi (217, 218, 220, 221). Ces recoupements ne prouvent pas qui a écrit quoi : ils montrent que le bloc de fin forme un ensemble de noms propre, sans lien avec l'ancienne équipe de la revue.

Un détail du relevé mérite prudence : le n°220 contient, côté dessin, « Jean-Pierre Mabille (photograph) ». C'est la seule mention entre parenthèses du relevé de 1989. Le catalogue range cette mention dans la liste du dessin ; n'en tirez pas de rôle précis.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et ne pas se tromper de fascicule

Trois vérifications distinguent ce numéro d'un autre, sans rien présumer du contenu. Premièrement, le numéro imprimé, 221, et non le numéro de série du récit : « JLA n°1 » est le numéro d'une autre série, il ne désigne pas le vôtre. Deuxièmement, la date : sur les six derniers fascicules du relevé, aucune ne porte de jour, seulement le mois, alors que 66 fiches sur 102 en portent un (les 36 autres se limitent au mois, dont ces six-ci). Troisièmement, la mention d'éditeur, si l'exemplaire en porte une.

Le risque de confusion est réel avec le 218 et le 219, qui partagent le même intitulé « The tenth n°1 ». Deux numéros consécutifs sous une étiquette identique : le relevé ne dit pas s'il s'agit d'une suite en deux parties ou d'une répétition. Une liste de manques qui s'appuie sur l'intitulé plutôt que sur le numéro les confondrait.

Inscrire le 221 dans une liste de manques

Un numéro se note par son compteur plutôt que par son intitulé : 221 est l'identifiant le plus stable de ce fascicule. Le plus utile est une ligne qui réunit trois champs : le numéro, la date lue sur la couverture, et l'état. Ajoutez l'intitulé en commentaire, pas comme clé.

Pour compléter la fin de la série, les voisins immédiats sont le 220 (« Divine Right n°1 », avril 1998) et le 219 (« The tenth n°1 », mars 1998). Le 216, à cause de sa date isolée, est celui qu'il faut contrôler en main avant de le cocher. Ces six fascicules forment un bloc cohérent : les acheter ensemble, quand c'est possible, évite d'éparpiller une fin dont les intitulés ont peu de points communs avec le reste.

Questions fréquentes

Il est le dernier du relevé, daté de mai 1998, et aucun numéro 222 n'y figure. Le relevé ne dit rien de plus : c'est une borne de données, pas une preuve d'arrêt. Vérifiez sur l'exemplaire et dans les annonces de l'époque avant d'écrire « dernier » sans réserve.

Le relevé ne l'explique pas : il donne seulement cet intitulé pour le fascicule. Il ressemble à un titre de série suivi d'un numéro, mais le relevé ne dit pas ce que contient le fascicule. Le sommaire réel reste à lire sur l'exemplaire.

Les dates du relevé laissent onze mois vides, de janvier à novembre 1997, entre le n°215 (décembre 1996) et le n°216 (décembre 1997). Reste à savoir s'il s'agit d'une vraie suspension ou d'une date mal saisie : les données ne permettent pas de trancher.

Non. Sur les douze noms distincts des numéros 216 à 221, seuls deux apparaissent plus tôt dans le relevé, aux n°171 et n°196. Brian Holguin est crédité sur les six derniers numéros et n'apparaît nulle part avant le 216.

Par le numéro imprimé et la date : février 1998 pour le 218, mars 1998 pour le 219. Leur intitulé relevé est identique, « The tenth n°1 », donc un intitulé ne suffit pas à les distinguer. Notez le compteur de la revue, pas le titre.