Le premier fascicule de Superman Poche porte au catalogue la date de couverture mai-juin 1976 et le titre d'histoire « Simple partie de bowling », avec Cary Bates, Leo Dorfman et Martin Pasko au scénario, Dick Giordano, Curt Swan et Win Mortimer au dessin. Trois noms de chaque côté pour un seul titre relevé : le fascicule contient plusieurs épisodes, et seul l'exemplaire en main dit lesquels. C'est un objet de 1976 à dos collé, et son état dépend d'abord de cette colle.
Un numéro un de petit format, c'est une pièce qu'on achète presque toujours seule, souvent dans un lot où le vendeur n'a pas regardé la tranche. Pour Superman Poche, la difficulté n'est pas de trouver un exemplaire : c'est de s'assurer que celui qu'on regarde est bien le premier, qu'il est complet, et que son dos tiendra encore après deux lectures. Cette fiche ne parle que de ce fascicule-là.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Ce que le catalogue dit du fascicule, et rien de plus
La fiche de ce numéro tient en cinq informations : son rang, sa date de couverture mai-juin 1976, un titre d'histoire, trois noms de scénaristes et trois noms de dessinateurs. « Simple partie de bowling » est le titre relevé, et c'est le seul. Les noms, eux, viennent par triplets : Cary Bates, Leo Dorfman et Martin Pasko d'un côté, Dick Giordano, Curt Swan et Win Mortimer de l'autre.
Ce décalage entre un titre unique et six créateurs est l'information la plus utile de la fiche, à condition de la lire comme une indication structurelle et non comme une liste. Six signatures pour une histoire nommée, cela signifie que le fascicule est un recueil : plusieurs épisodes y cohabitent, et le catalogue n'en a retenu qu'un seul intitulé. Autrement dit, vous savez qu'il y a davantage dedans que ce que la fiche affiche, et vous savez aussi que personne ne peut vous dire quoi sans ouvrir l'objet.
Curt Swan et Win Mortimer d'un côté, Dick Giordano de l'autre : ce sont des mains qu'on retrouve ensuite tout au long de la série, Swan en particulier, dont le nom revient jusque dans les derniers fascicules de 1987. Sa présence dès le premier numéro n'est donc pas un argument de rareté. Elle dit simplement que le fascicule inaugural n'a pas été confié à une équipe différente de celle qui a tenu la suite.
Pourquoi le sommaire exact ne peut pas être affirmé ici
Un acheteur veut souvent entendre qu'un premier numéro contient telle histoire précise. Pour ce fascicule, la réponse honnête est : on connaît un titre, on ignore les autres. Le relevé disponible ne décrit pas page par page ce qui a été assemblé sous la couverture de mai-juin 1976, et aucune source consultable ne permet de reconstituer la table des matières complète sans l'exemplaire.
Cette limite a une conséquence pratique, et c'est pour ça qu'elle mérite un paragraphe plutôt qu'une note en bas de page : vous ne devez accepter aucune affirmation de vendeur sur le contenu du fascicule sans photo du sommaire ou des premières pages de chaque épisode. Ni l'inverse d'ailleurs : si une annonce reste muette sur le contenu, ce n'est pas un signe de mauvaise foi, c'est l'état normal de l'information sur ce titre.
Quant aux questions du type « quel épisode américain a servi de base », les sources divergent, et la donnée dont nous disposons ne tranche pas. Mieux vaut le dire que de propager une équivalence confortable. Un collectionneur qui achète ce numéro achète un objet français de 1976, pas un substitut daté d'autre chose.
Une date de couverture double, et ce qu'elle implique quand on date l'objet
La mention portée est mai-juin 1976. Elle ne désigne pas un mois de mise en vente mais une fenêtre de présence en kiosque, usage courant sur les petits formats de cette période. Si un vendeur vous annonce « Superman Poche de mai 1976 » ou « de juin 1976 », il ne se trompe pas forcément : il cite une moitié de la mention imprimée. En revanche, une annonce qui affiche un mois seul, sans la paire, mérite une photo de la couverture ou de l'ours.
Le fascicule suivant est daté août-septembre 1976, et celui d'après septembre-octobre. Le rythme des premiers mois n'est donc pas une horloge régulière : il se cale ensuite, mais pas tout de suite. Pour qui cherche à vérifier qu'il a bien le début de la série et non un numéro proche, cela veut dire qu'on ne peut pas raisonner par simple soustraction de deux mois à partir d'une date vue ailleurs.
Reconnaître un vrai premier numéro dans une annonce
Trois éléments doivent concorder avant de payer, et ils doivent concorder tous les trois.
D'abord le chiffre lui-même, lisible en couverture, isolé. Ce détail compte parce que la série a plus tard regroupé ses fascicules sous des numéros doubles : un rang écrit avec un tiret n'est jamais le début de la collection, et une couverture dont le chiffre est masqué par une étiquette de prix ou un reste de scotch ne prouve rien. Demandez la couverture entière, à plat, sans reflet.
Ensuite la date, qui doit être la paire mai-juin 1976 et aucune autre. C'est le seul contrôle qui distingue ce fascicule d'un exemplaire ressorti plus tard avec une présentation voisine. Enfin le titre d'histoire visible dans les pages intérieures : si « Simple partie de bowling » figure au sommaire, vous avez un indice fort, et s'il n'y figure pas, vous avez une raison de poser des questions avant de conclure.
Réclamer ces trois points dans un message au vendeur prend deux lignes et évite l'essentiel des mauvaises surprises sur ce titre. Si le vendeur refuse de photographier la date, considérez que l'information manque, pas qu'elle est favorable.
Les confusions possibles, et comment les lever
La première est interne au même éditeur : Batman Poche a démarré la même année, et son numéro un est daté juin 1976. Deux débuts de collection au même format, chez la même maison, à quelques semaines d'écart, avec en plus Dick Giordano crédité au dessin sur les deux premiers fascicules. Dans un lot de brocante, un dos abîmé et une couverture poussiéreuse suffisent à ce que les deux titres se retrouvent mélangés. Le réflexe est de lire le titre de la revue, pas de reconnaître le héros en couverture.
La deuxième confusion est de format. Le même personnage a eu chez cet éditeur une collection en grand format, démarrée en 1979, dont le numéro un porte la date février 1979. Les deux objets n'ont ni la même taille, ni la même pagination, ni le même rang de départ dans le temps. Une annonce qui écrit « Superman n° 1 Sagédition » sans préciser le format décrit donc au moins deux choses différentes, et il faut faire préciser laquelle avant toute discussion sur le prix.
La troisième est celle d'une réédition ou d'un tirage ultérieur présenté comme l'original. Sur ce titre, les sources divergent quant à l'existence de retirages, et nous ne l'affirmerons pas. La bonne pratique reste la même dans les deux cas : c'est la concordance du chiffre, de la date imprimée et de l'aspect du papier qui fait la preuve, jamais la seule couverture.
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Commencer mon essai →Le dos collé de 1976, point faible de ce fascicule précis
Un petit format de cette époque est un bloc de pages collé dans une couverture souple. Cinquante ans plus tard, la colle a durci, et c'est elle qui lâche en premier, pas le papier. Sur un numéro un, le problème est aggravé par un détail d'usage : c'est le fascicule qu'on a le plus souvent relu, prêté, rangé à plat sous les suivants.
Ce qu'il faut regarder, dans l'ordre : la tranche vue de côté, pour repérer un décalage des cahiers ou une ligne de colle fendue ; l'ouverture au milieu du fascicule, où les pages centrales se détachent les premières ; puis le pli de la couverture au ras du dos, où apparaissent des micro-fentes avant toute cassure visible. Un exemplaire qui s'ouvre bien à plat sans craquement est un bon signe ; un exemplaire qui reste ouvert tout seul l'est beaucoup moins, parce que cela veut dire que le dos a déjà cédé.
Demandez systématiquement une photo de la tranche. C'est la vue que les annonces omettent presque toujours, et c'est la seule qui renseigne sur ce qui détermine la valeur de cet objet-là.
Ce qu'il faut vérifier d'autre avant d'acheter
La complétude passe avant l'esthétique. Ces fascicules comportaient des pages de rédactionnel, de courrier et de publicité qu'on a volontiers découpées à l'époque, parfois pour un bon de commande. Comptez les pages si le vendeur accepte, ou au minimum vérifiez que la pagination imprimée ne saute pas.
Regardez ensuite les traces d'appartenance : nom écrit en couverture, numéro de lot de kiosque, tampon de marchand. Elles ne disqualifient pas un exemplaire, mais elles pèsent sur la négociation et doivent apparaître sur les photos, pas se découvrir à la réception. Les pliures verticales de couverture, typiques d'un fascicule glissé dans une poche, sont irréversibles : décidez avant d'acheter si vous les acceptez.
Enfin l'odeur et la souplesse du papier, qui ne se voient pas en photo. Une question directe au vendeur sur le stockage, cave ou étagère, vaut mieux qu'une supposition. Pour cadrer votre budget sur l'ensemble du personnage avant de vous décider, notre page acheter du Superman sans se ruiner donne la méthode générale, qui s'applique aussi aux petits formats.
À quoi tient sa rareté relative
La série a produit quatre-vingt-seize fascicules entre 1976 et 1987, ce qui en fait une collection longue, donc souvent entamée et rarement achevée. Un numéro un n'est pas rare parce qu'il aurait été peu imprimé : il est rare en bon état, parce qu'il est le plus vieux de la pile et le plus manipulé. Cette nuance change la façon de chercher : il faut viser l'état, pas la disponibilité.
L'autre facteur est la dispersion. Les petits formats circulaient en kiosque et se sont retrouvés dans des lots familiaux, vendus au poids ou au carton, sans tri par titre. Un numéro un peut donc apparaître dans une annonce généraliste sans que son rang soit mentionné, et disparaître d'un marché spécialisé pendant des mois. La patience y est plus efficace que l'enchère.
Pour situer ce fascicule dans l'univers éditorial du personnage et de ses proches, les pages Superman et Lex Luthor donnent le contexte des récits qui ont alimenté ce genre de recueils.
Suivre ce numéro dans une collection
Un numéro un mérite une fiche à part dans votre inventaire, avec quatre champs renseignés : la date de couverture complète telle qu'imprimée, l'état du dos décrit en une phrase, la présence ou non des pages de rédactionnel, et la source d'acquisition. Ces quatre lignes vous éviteront, dans cinq ans, de redouter d'avoir un doublon ou d'avoir manqué un défaut.
Photographiez l'objet dès réception, tranche comprise. Non pas pour la revente, mais parce que l'état d'un dos collé évolue, et qu'une photo datée vous dit si une fente s'est ouverte depuis. C'est le seul suivi utile sur ce type de fascicule.
Ce qu'il faut retenir avant de se décider
Ce fascicule est identifiable avec certitude par la paire mai-juin 1976 et par son rang isolé en couverture, et son contenu n'est connu qu'en partie : un titre relevé, « Simple partie de bowling », et six créateurs pour un recueil dont le reste du sommaire se vérifie sur l'exemplaire. Les deux risques réels sont la confusion avec le titre voisin consacré à un autre héros de la même maison, lancé la même année, et l'achat à l'aveugle d'un dos déjà cédé.
Si vous tenez à ce numéro, achetez-le sur photos complètes plutôt que sur description, et acceptez d'attendre un exemplaire dont la tranche est saine. Sur un objet de 1976 vendu à l'unité, c'est le seul arbitrage qui compte vraiment.
Questions fréquentes
La date de couverture relevée est mai-juin 1976. C'est une fenêtre de présence en kiosque, pas un jour de mise en vente. Un vendeur qui annonce « mai 1976 » ou « juin 1976 » cite une moitié de cette mention. Exigez une photo où la paire complète est lisible : c'est le contrôle qui distingue ce fascicule des suivants.
Un seul titre est relevé, « Simple partie de bowling ». Comme six créateurs sont crédités pour ce seul intitulé, le fascicule assemble plusieurs épisodes, mais la liste complète n'est pas documentée. Le sommaire se vérifie donc sur l'exemplaire, pages intérieures en main. Aucune annonce ne peut l'affirmer sans photo du sommaire.
Au scénario, Cary Bates, Leo Dorfman et Martin Pasko. Au dessin, Dick Giordano, Curt Swan et Win Mortimer. Curt Swan revient ensuite régulièrement jusqu'aux derniers fascicules de la série, en 1987 : sa signature n'est donc pas un marqueur de rareté propre au premier numéro, seulement la confirmation d'une continuité d'équipe.
Lisez le titre de la revue, pas le héros en couverture. Le titre voisin consacré à un autre justicier de la même maison a démarré en juin 1976, avec un dessinateur commun au générique. Et la collection en grand format du même personnage commence en février 1979 : une annonce sans format précisé décrit au moins deux objets différents.
Le dos collé. Sur un fascicule de 1976, la colle durcit et lâche avant que le papier ne faiblisse, et les pages centrales se libèrent les premières. Regardez la tranche de côté, l'ouverture au centre et le pli de couverture au ras du dos. Un exemplaire qui reste ouvert seul a déjà cédé.