Superman et Batman et Robin n°71-72 : le dernier numéro double du relevé, illustration article

Dans le relevé de Superman et Batman et Robin, le « 71 - 72 » est une fiche unique datée de décembre 1974, titré « Incrédulité ». C'est le second et dernier numéro double du relevé : il en reste trois ordinaires derrière lui, du 73 au 75. Il se note comme une seule ligne, jamais comme deux manques, et ses crédits restent au niveau du fascicule.

Quand une liste de manques porte deux numéros collés par un trait d'union, la tentation est de chercher deux revues. Ici, il n'y en a qu'une, et la ligne que vous avez notée est peut-être déjà couverte par un exemplaire que vous possédez sans le savoir.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Superman et Batman et Robin n°71-72 : numéro double, série, éditeur et année

Ce que le relevé dit du « 71 - 72 »

La ligne est brève : numéro « 71 - 72 », date de couverture décembre 1974, un seul titre d'histoire, « Incrédulité ». Les crédits sont trois scénaristes (Frank Robbins, Cary Bates, Denny O'Neil) et trois dessinateurs (Nick Cardy, Dick Giordano, Curt Swan). Rien n'indique quel nom correspond à quel épisode, ni même combien d'épisodes le fascicule réunit.

Ce que la ligne ne dit pas compte autant que ce qu'elle dit. Le relevé ne donne pas de sommaire : le titre « Incrédulité » est celui d'une histoire, pas forcément celle qui ouvre le fascicule, et rien ne prouve qu'elle y occupe la place d'honneur. Pour le contenu réel, c'est l'exemplaire qui tranche.

Le dernier double du relevé

Le relevé compte 74 fascicules, du numéro 1 de janvier 1969 au numéro 75 de mars 1975, et deux seulement portent un double numéro : le « 65 - 66 » de mai 1974 et le « 71 - 72 » de décembre 1974. Le second est donc le dernier double du relevé, celui qui ferme la série des fascicules à deux numéros.

Derrière lui viennent trois fascicules ordinaires, le 73, le 74 et le 75. Le 75 est le dernier du relevé ; un relevé n'étant pas la série, on dira « dans le relevé » et on s'arrêtera là, sans rien avancer sur ce qui aurait pu suivre ou sur les raisons de la fin.

Ce que la date permet de mesurer

Les voisins immédiats se lisent ainsi : le 70 est daté d'octobre 1974, le « 71 - 72 » de décembre 1974, le 73 de janvier 1975. L'écart avant le double est de deux mois, l'écart après est d'un mois. Les trois derniers fascicules suivent ensuite un rythme mensuel : janvier, février, mars 1975.

Il y a plus parlant. Sur les 71 fascicules à numéro simple du relevé, 70 portent une date dont le mois correspond à leur rang, en comptant le numéro 1 pour janvier 1969. L'exception est le 69, daté de juillet 1974 au lieu de septembre. Appliquée au « 71 - 72 », cette règle de calcul (la nôtre, pas celle de l'éditeur) donne novembre pour le 71 et décembre pour le 72. La date du double correspond donc à son second numéro. Le « 65 - 66 » de mai 1974 correspond, lui, à son premier. Deux doubles, deux conventions : on ne déduit pas la date d'un double de celle de l'autre.

Neuf fascicules pour onze numéros

À partir du « 65 - 66 » inclus, les neuf fascicules (jusqu'au 75) couvrent onze numéros, de mai 1974 à mars 1975, soit onze mois de calendrier. Le fascicule double est ce qui garde la numérotation alignée sur le calendrier : le « 71 - 72 » occupe à lui seul la place de deux numéros, donc de novembre et de décembre 1974 selon notre règle de calcul.

Cette lecture reste arithmétique : elle décrit ce que les chiffres montrent, pas une décision de l'éditeur dont nous n'avons aucune trace dans les données. Pour le collectionneur, la conséquence est pratique : aucun fascicule isolé « 71 » ni « 72 » n'apparaît dans le relevé, et c'est le double qui tient les deux places.

Comment les numéros de Superman et Batman et Robin (Sagédition, 1969) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les crédits, comparés aux voisins

Trois noms de scénaristes et trois de dessinateurs sont la norme du relevé : 57 fascicules sur 74 en portent trois côté scénario, 66 sur 74 côté dessin. Un double n'affiche donc pas plus de crédits qu'un fascicule ordinaire. C'est d'ailleurs ce qui interdit d'en tirer un partage entre « le 71 » et « le 72 ».

Comparé aux fascicules d'à côté, le « 71 - 72 » n'a presque pas de signature propre qui le distingue : le 73 partage avec lui Cary Bates, Frank Robbins et Curt Swan, le 74 partage Cary Bates, Nick Cardy et Curt Swan, le 75 partage Cary Bates, Frank Robbins et Nick Cardy. Chacun des trois voisins qui suivent a donc trois noms sur six en commun avec le double ; le 70 aussi, avec Denny O'Neil, Nick Cardy et Curt Swan.

Deux détails se détachent tout de même. Dick Giordano n'apparaît, dans le relevé, que sur ce fascicule. Et le « 71 - 72 » est la dernière ligne où le nom « Denny O'Neil » figure : il figure sur 18 fascicules du relevé, le précédent étant le 70. Attention à l'orthographe, le relevé écrit « Dennis O'Neil » une seule fois, au numéro 37, et la recherche par chaîne de caractères manquerait celui-là.

Nick Cardy, présent presque partout en fin de relevé

Nick Cardy figure sur neuf fascicules du relevé en tout. Huit d'entre eux se trouvent parmi les neuf derniers, du « 65 - 66 » au 75 ; le seul absent de cette fin est le 73. Le « 71 - 72 » se situe donc au milieu d'une période où Cardy est quasi constant, plutôt qu'à une frontière de créateurs.

Ne forcez pas ce constat : il vaut pour les crédits du fascicule, pas pour chaque page. Savoir si Cardy a dessiné la première, la dernière ou toutes les histoires du double exige l'exemplaire en main. Pour les personnages qui donnent leur nom à la série, voyez les hubs Batman et Superman.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître et ranger l'exemplaire

Ce qu'il faut vérifier sur l'objet : le numéro imprimé, qui doit afficher les deux nombres et non un seul ; la date de couverture, qui doit se lire « décembre 1974 » ; et le titre « Incrédulité » quelque part dans le sommaire. Le relevé écrit « 71 - 72 » avec des espaces autour du trait d'union, mais c'est une écriture de catalogue, pas forcément celle de la couverture.

Pour la liste de manques, une seule ligne, « 71-72 », suffit. Ne notez pas 71 et 72 séparément : vous chercheriez un fascicule qui ne figure pas au relevé. Ne marquez pas non plus comme complet l'intervalle 70 à 73 sans avoir vu le double lui-même, car le 71 et le 72 ne se déduisent pas de leurs voisins.

L'état et le suivi

Le relevé ne donne aucune indication de pagination : ne présumez pas que ce fascicule est plus épais, et comparez-le avec le 70 ou le 73 si vous les avez. Contrôlez le dos, les coins et la tenue de la couverture, comme sur n'importe quel exemplaire.

Questions fréquentes

Dans le relevé, oui : il ne contient que deux fascicules à double numéro, le « 65 - 66 » et le « 71 - 72 ». Le second est donc le dernier. Après lui viennent le 73, le 74 et le 75, qui portent chacun un numéro simple.

Le relevé ne contient aucune ligne 71 ni 72 isolée : les deux numéros sont tenus par le fascicule « 71 - 72 ». Notez donc une seule ligne dans votre liste de manques, et vérifiez la couverture de l'exemplaire avant de conclure à une absence.

Le relevé donne décembre 1974. Le 70 est daté d'octobre 1974 et le 73 de janvier 1975 : l'écart est de deux mois avant le double et d'un mois après. Le jour de parution n'est pas renseigné.

Le relevé crédite le fascicule, pas l'histoire : Frank Robbins, Cary Bates et Denny O'Neil au scénario, Nick Cardy, Dick Giordano et Curt Swan au dessin. Impossible d'attribuer un nom à « Incrédulité » seule sans ouvrir l'exemplaire.

Non. Les données donnent des numéros, des dates et des crédits, pas des raisons. Ce que le relevé permet de constater, c'est que le 75, daté de mars 1975, est sa dernière ligne ; la cause de cet arrêt n'y figure pas.