Superman et Batman et Robin n°69 : daté de juillet, avant le n°68 d'août, illustration article

Dans le relevé de Superman et Batman et Robin (Sage, 1969), le n°69 porte la date « juillet 1974 », alors que le n°68 est daté « août 1974 » : c'est la seule inversion de mois de toute la liste. Le n°69 partage donc sa date avec le n°67. La donnée ne dit pas laquelle des deux dates est exacte ; elle dit seulement que l'ordre par numéro et l'ordre par date ne se recouvrent plus ici.

Vous avez une liste de manques, un numéro 69 à cocher, et une date de couverture qui semble en retard sur celle du numéro précédent : de quoi hésiter sur la place du fascicule dans une pile rangée par mois.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Superman et Batman et Robin n°69 : les numéros dont la date de couverture est examinée, série, éditeur et année

Ce que le relevé affirme du n°69

La fiche du n°69 donne une date de couverture, « juillet 1974 », un titre d'histoire, « Paix sur la Terre », et des crédits au niveau du fascicule : Leo Dorfman, Frank Robbins et Elliot S! Maggin à l'écriture, Nick Cardy, Curt Swan et Irv Novick au dessin. L'éditeur est indiqué comme « Sage - Sagédition », pour une série dont l'année de départ est 1969.

Ce que la fiche ne donne pas compte autant : aucun sommaire complet, aucune correspondance avec un fascicule américain, aucune indication sur la parution réelle en kiosque. Le titre unique ne désigne qu'une histoire parmi celles que contenait le fascicule, et la date de couverture n'est pas la date de mise en vente. Tout ce qui suit porte donc sur des dates imprimées, pas sur un calendrier de distribution.

Les quatre dates autour du n°69

Le n°67 est daté de juillet, le n°68 d'août, le n°69 de juillet et le n°70 d'octobre, tous en 1974. Lue dans l'ordre des numéros, la suite est donc juillet, août, juillet, octobre : un recul d'un mois entre 68 et 69, puis un saut de trois mois jusqu'au 70, le plus long écart du relevé.

Les crédits ne trahissent pas de rupture. Nick Cardy figure sur six fiches consécutives du relevé, de la double 65-66 à la double 71-72, et Leo Dorfman revient au n°69 après le n°67 sans figurer au n°68. Rien, dans les noms, ne suggère un fascicule arrivé d'ailleurs : le n°69 s'inscrit dans le même atelier que ses voisins, ce qui rend l'anomalie plus nette, et non plus compréhensible.

Ordre par date, ordre par numéro

Classés par numéro, les quatre fascicules donnent 67, 68, 69, 70. Classés par date, ils donnent 67 et 69 à égalité en juillet 1974, puis 68 en août, puis 70 en octobre. Le n°69 passe donc devant le n°68 dès qu'on trie sur la date, et ne se distingue plus du n°67 que par son numéro.

Pour une collection rangée à la main, cela n'a guère de conséquence : le numéro imprimé sur la couverture reste le repère le plus sûr, parce qu'il est seul à ne pas se répéter. Pour une collection saisie dans un tableur ou dans une application, c'est en revanche un piège : un tri par date place le n°69 à côté du n°67, et le n°68 se retrouve séparé de ses deux voisins. Gardez la colonne du numéro comme clé de tri, et la date comme simple information.

Ce que les numéros doubles changent au décompte

La zone est traversée par deux fiches doubles : « 65 - 66 » (mai 1974) et « 71 - 72 » (décembre 1974). Chacune porte un seul titre d'histoire et une seule date pour deux numéros.

Entre le n°64 et le n°75 inclus, on compte douze numéros mais dix fiches seulement. Sur l'ensemble du relevé, soixante-quinze numéros plus un « 50bis » se répartissent en soixante-quatorze fiches.

L'effet est discret mais réel pour qui compte ses manques : une liste de numéros de 1 à 75 ne se superpose pas à une liste de fascicules. Le « 50bis » ajoute une fiche et la double 65-66 en retire une : entre les deux, le rang de la fiche dépasse le numéro de un, et la fiche du n°69 se trouve être la soixante-neuvième du relevé par simple compensation. Après la double 71-72, le rang repasse sous le numéro : le 73 est la soixante-douzième fiche. Si vous dénombrez vos exemplaires, comptez des fiches et non des numéros, et notez que chaque double vaut deux cases de la liste.

Comment les numéros de Superman et Batman et Robin (Sagédition, 1969) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Une lecture possible : la date du n°69 manque à septembre

Ce qui suit est une hypothèse, pas un fait du relevé. Du n°1 (janvier 1969) au n°64 (avril 1974), le relevé ne saute aucun mois et numéro et mois avancent du même pas : le n°61 est de janvier 1974, le 62 de février, le 63 de mars, le 64 d'avril.

Après la double 65-66, datée de mai, le n°67 est de juillet et le n°68 d'août, ce qui prolonge la même règle si la double a absorbé le mois de juin. Le n°70 tombe en octobre, et la double 71-72 en décembre, de nouveau compatible avec un mois absorbé, novembre.

Dans cette suite d'avril 1974 à mars 1975, un seul mois n'est couvert ni par un fascicule ni par un double qui l'absorberait : septembre 1974, exactement la place que le n°69 aurait occupée. La date « juillet » ressemble alors à une recopie de celle du n°67 plutôt qu'à une parution réellement antérieure au n°68. C'est une lecture économique, parce qu'elle explique les trois mois absents avec une seule anomalie, mais le relevé ne permet pas de la démontrer : il faudrait le fascicule en main, et sans doute un document daté de l'époque, pour trancher.

Pourquoi ce numéro compte pour un collectionneur

Un numéro à date inversée n'est pas rare par nature : il est ambigu. Si votre exemplaire porte bien « juillet 1974 », vous détenez une preuve imprimée de l'anomalie, et il devient le fascicule à photographier, à décrire précisément quand vous le proposez. Si, au contraire, il porte une autre date, la fiche du catalogue est à corriger, et votre exemplaire documente l'erreur. Dans les deux cas, ce que vous apportez n'est pas une cote : c'est une vérification que le relevé ne peut pas faire seul.

Ce qui fait varier l'intérêt d'un exemplaire tient donc moins à son titre, « Paix sur la Terre », qu'à la netteté de la mention de date sur la couverture, à l'état de la tranche et au fait qu'il soit complet. Pour la valeur marchande, aucun barème ne se substitue à une comparaison d'annonces vendues, à état égal.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et éviter les confusions

Trois contrôles tiennent sur la couverture et la première page. Vérifiez d'abord le numéro imprimé, qui doit être « 69 » seul : les deux doubles du relevé portent deux nombres, et un « 65 - 66 » ou un « 71 - 72 » ne se range pas à la case d'un numéro simple. Relevez ensuite la mention de date telle qu'elle est écrite, mois et année, sans la corriger de mémoire. Notez enfin les crédits de la page de titre et comparez-les à Dorfman, Robbins et Maggin pour le texte, Cardy, Swan et Novick pour le dessin.

Une confusion guette aussi dans les annonces : un vendeur qui range par date peut décrire le 69 comme le « numéro de juillet 1974 » et le confondre avec le 67, de même mois. Demandez la photo de la couverture avec le numéro lisible, jamais la seule description. Le 67, lui, a son propre titre, « La grande épreuve de Supergirl », ce qui permet de lever le doute sans l'ouvrir.

Inscrire le n°69 dans une liste de manques

Pour ne pas vous tromper, cochez par numéro, jamais par date, et ajoutez une colonne « mois imprimé » pour consigner ce que porte chaque exemplaire. Avec vos 67, 68, 69 et 70 en main, la colonne devrait lire juillet, août, juillet, octobre, ce qui est précisément ce que le relevé annonce. Un écart avec cette suite est une information à garder, pas une erreur de saisie à effacer.

Côté état, un fascicule de cette période se juge sur les mêmes points que ses voisins : tranche, angles, pages détachées, traces d'humidité. Photographiez la mention de date de près, car c'est elle, et non le dos, qui fait l'intérêt documentaire de ce numéro.

Questions fréquentes

Le relevé indique seulement des dates de couverture : « juillet 1974 » pour le 69, « août 1974 » pour le 68. Il ne donne aucune date de mise en vente. Une inversion de parution est possible, mais une date recopiée à tort l'est aussi. Seul l'exemplaire permet de trancher.

Non. Rangez-le par numéro, entre le 68 et le 70 : c'est l'ordre des fiches du relevé. La date sert à noter une particularité, pas à déplacer le fascicule. Un tri par date le mettrait à côté du n°67, ce qui brouille la liste.

Chacune est une seule fiche du relevé, avec un seul titre et une seule date, mais elle couvre deux numéros de la liste. Pour un décompte d'objets, comptez une pièce. Pour cocher une liste de 1 à 75, elle vaut deux cases.

Au niveau du mois, le relevé n'en contient qu'une : celle du n°69. Il montre en revanche trois écarts de deux mois ou plus, tous situés entre la double 65-66 et la double 71-72, dont un de trois mois entre le 69 et le 70.

Rien dans le relevé ne permet de l'affirmer, et aucun barème ne s'applique. La valeur dépend de l'état, de la complétude et de la lisibilité de la mention de date. Comparez des ventes réelles, à état comparable, plutôt qu'un prix demandé.