Le relevé de Strange Spécial Origines s'ouvre, côté Semic, sur un fascicule libellé « 229 hors série », daté du 5 janvier 1989. Le Strange mensuel n°229 porte exactement la même date. Les deux fascicules partagent donc un numéro et un jour, et dans le libellé seule la mention « hors série » les sépare. Le relevé ne donne qu'un titre d'histoire par fascicule : il prouve l'identité de l'objet, pas son sommaire.
Dans une liste de manques, la ligne « 229 » est une ligne ambiguë. Elle désigne le premier Strange de l'ère Semic, et elle désigne aussi un second fascicule, daté du même jour, que le relevé distingue par deux mots. Pour qui complète une collection, tout le travail est de ne pas confondre les deux.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Ce que le relevé affirme du « 229 hors série »
La fiche du catalogue est brève. Le fascicule est libellé « 229 hors série », sa date de couverture est le 5 janvier 1989, l'éditeur est Semic. Le titre d'histoire relevé est « Que la lumière soit ». Les scénaristes crédités sont Jim Starlin, Mike Friedrich et Jim Shooter, les dessinateurs Léon, Jean-Yves Mitton et Bob Hall.
Ces crédits sont ceux du fascicule, pas d'un épisode : trois noms au scénario et trois au dessin signalent un sommaire à plusieurs récits, mais le relevé ne dit pas lequel est écrit par qui. Prendre « Que la lumière soit » pour le contenu entier serait une erreur de lecture, et la page ne le fera pas.
Le même jour que le Strange n°229
Le Strange mensuel n°229 est daté, lui aussi, du 5 janvier 1989. Son titre d'histoire est « Conflit de dames », ses scénaristes sont Bill Mantlo, David Michelinie et Bob Layton, ses dessinateurs Bob Layton, Terry Shoemaker et Alex Saviuk. Entre les deux fascicules, aucun nom ne se recoupe, ni au scénario ni au dessin : ce ne sont pas deux éditions d'un même sommaire, ce sont deux objets distincts qui portent le même nombre.
Le jumelage se vérifie presque partout dans la série des hors-séries. Sur les 24 fascicules libellés « hors série », 23 tombent le même mois que le Strange portant le même numéro. Douze portent une date de couverture identique mot pour mot ; onze autres ne donnent que le mois alors que le Strange précise « 5 » ; un seul sort du cadre, le 280, daté d'avril 1993 face à un Strange du 5 mars 1993. Le 229 fait partie des douze cas où la date complète est identique des deux côtés.
Le contexte : la première livraison de Semic
Le Strange mensuel de l'éditeur précédent s'arrête au numéro 228, daté du 5 décembre 1988. Le 229 est le premier numéro que le relevé attribue à Semic. Le hors-série suit la même coupure : le relevé de Strange Spécial Origines publié par Lug, ouvert au « 133 bis », finit au 226, daté du 5 octobre 1988, et celui de Semic reprend au 229.
Le 229 hors série est donc le premier fascicule de la série sous le nouvel éditeur, daté du jour même où le mensuel change de main. Aucun des 32 fascicules du relevé précédent ne porte la mention « hors série » : elle apparaît avec la reprise, pas avant. Ce qu'on ignore, c'est pourquoi : le relevé constate la mention, il n'en donne pas la raison, et les sources divergent sur ce point.
Un pas de trois, de 229 à 304
Après le 229, le relevé enchaîne le 232, le 235, le 238, puis continue de trois en trois. Les 24 fascicules « hors série » vont ainsi du 229 au 298, et chaque écart est de trois. La revue paraît donc tous les trois mois, au rythme d'un fascicule pour trois mensuels. Dans l'intervalle 229 à 298, le Strange compte 70 numéros pour 24 hors-séries : 46 numéros du mensuel n'ont pas de jumeau.
Ce rythme se lit aussi sur les dates : 229 au 5 janvier, 232 en avril, 235 au 5 juillet, 238 en octobre. Les 230, 231, 233 et 234 du Strange tombent entre-temps et n'ont pas de pendant. Pour compléter une série, le pas de trois est le meilleur outil : jusqu'au 304, un numéro attendu qui ne tombe pas à 229 plus un multiple de trois n'est pas dans cette série.
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Commencer mon essai →Lire « hors série » comme seul critère : le piège
Si l'on cherche « tous les fascicules marqués hors série », on s'arrête au 298. Or le relevé continue au même pas : le 301, daté de janvier 1995, puis le 304, daté d'avril 1995, suivent la même cadence de trois et le même jumelage avec le Strange, sans porter la mention. Cela fait 26 fascicules à ce pas, du 229 au 304, dont 24 seulement sont libellés « hors série ».
Le critère « mention » est donc trop étroit de deux fascicules. Un collectionneur qui trie ses annonces sur ces mots manquera le 301 et le 304, qui n'ont plus d'étiquette pour les distinguer du mensuel de même numéro. Le bon critère est le couple « numéro » et « pas de trois », la mention n'étant qu'un indice lisible tant qu'elle existe.
Après 304 : le nombre cesse d'être partagé
À partir du 305, le relevé change de régime. Les numéros se suivent un par un, 305, 306 jusqu'au 313, et les dates avancent de deux mois en deux mois : juin 1995 pour le 305, août pour le 306. Le même numéro côté Strange est alors daté de mai 1995 puis de juin 1995, et l'écart s'élargit jusqu'à neuf mois au 313, octobre 1996 contre janvier 1996.
Le jumelage qui faisait du 229 un cas simple, même numéro et même jour, ne vaut donc que pour le début de l'ensemble. Sur les 35 fascicules du relevé, 24 ont la mention, 2 suivent sans elle, et 9 sont déjà dans l'autre régime. Dire « le même jour que le mensuel » est exact pour le 229 et onze autres hors-séries, approximatif pour onze où seul le mois est donné, faux pour le 280 et dès le 305.
Reconnaître l'exemplaire et le noter dans une liste de manques
Ce que la donnée permet de vérifier sur l'objet : le numéro, la mention « hors série » à côté, la date de couverture du 5 janvier 1989, le nom de l'éditeur. Elle ne permet pas de vérifier le sommaire, ni d'affirmer qu'un personnage fait sa première apparition en France dans ce fascicule : le titre « Que la lumière soit » n'est qu'un titre parmi ceux du fascicule. Ouvrez l'exemplaire, lisez la table des matières imprimée.
Pour la liste de manques, écrivez la ligne en entier : « Strange Spécial Origines 229 hors série, 5 janvier 1989 ». La ligne « 229 » seule est ambiguë, et un doublon acheté par erreur est précisément ce que cette ambiguïté produit. Le conseil vaut pour les autres numéros jumelés, par exemple le 232, dont le titre « Qui est Daredevil ? » est le seul indice de contenu que le relevé fournit.
Côté état, ce sont des fascicules de 1989 : surveillez les angles et le dos. Vérifiez enfin que le fascicule n'est pas le mensuel du même numéro, la confusion est facile sur une photo d'annonce prise de loin.
Questions fréquentes
Non. Les deux portent la date du 5 janvier 1989, mais leurs titres d'histoire et leurs crédits diffèrent entièrement dans le relevé. « Que la lumière soit » désigne le hors-série, « Conflit de dames » le mensuel. Ce sont deux objets à acquérir séparément.
Non. Elle figure sur 24 fascicules, du 229 au 298, alors que le 301 et le 304 suivent le même pas de trois sans elle. À partir du 305, le rythme change encore. Le numéro et le pas de trois sont de meilleurs repères que la seule mention.
Le relevé ne retient qu'un titre d'histoire, « Que la lumière soit », et des crédits au niveau du fascicule. Il ne donne ni sommaire complet ni correspondance américaine. Pour savoir ce que contient l'exemplaire, il faut l'ouvrir et lire sa table des matières.
Le relevé constate le pas, il n'en donne pas la cause. On peut seulement lire qu'un hors-série a la numérotation du mensuel et paraît un mois sur trois, du 229 au 304. Les sources divergent sur les raisons éditoriales, la page n'en avance aucune.
Cherchez la mention « hors série » sur la couverture ou dans la description, et demandez la photo du dos ou du sommaire. Notez ensuite la ligne complète, avec la date du 5 janvier 1989, dans votre liste de manques pour ne pas la confondre avec le mensuel.