Strange n°335, mars 1998 : le dernier du relevé, pas de la revue, illustration article

Le n°335 de Strange, daté de mars 1998, est le dernier numéro du relevé du catalogue : c'est tout ce que la donnée démontre. Il porte l'histoire « Mauvaise influence », trois scénaristes et trois dessinateurs, et aucun de ces six noms ne figure au n°324. Rien ne prouve ici que la revue s'arrête là, ni ce qui a suivi : un exemplaire se vérifie sur l'objet.

Dans une liste de manques, le dernier numéro d'une revue est celui qu'on cherche en dernier et qu'on croit connaître d'avance. Pour Strange, la page se complique : le catalogue arrête le relevé au n°335, la numérotation y est continue, mais les dates font un saut de quatre mois dans les douze derniers fascicules.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Strange n°335, mars 1998 : dernier numéro du relevé, série, éditeur et année

Ce que le relevé affirme du n°335

Le fascicule porte la date de couverture « mars 1998 » et le titre d'histoire « Mauvaise influence ». Les crédits sont donnés pour le fascicule entier : Doug Moench, Grant Morrison et Chris Claremont au scénario, Ron Lim, Kelley Jones et Howard Porter au dessin.

Le catalogue ne rattache pas un nom à un épisode, si bien qu'on ne peut pas dire qui a écrit « Mauvaise influence » plutôt que l'épisode d'à côté.

La date est aussi plus pauvre que celle des premiers numéros du relevé : 67 fiches portent un jour (le 5 du mois), du n°229 au n°296 à l'exception du n°232, et les 40 autres, dont le n°232 et tout ce qui suit le n°296, seulement un mois. Le n°335 est donc daté « mars 1998 » et rien de plus fin. Pour le placer entre deux voisins, le numéro de couverture reste la seule référence sûre.

Dernier du relevé n'est pas dernier de la revue

Le relevé de cette série compte 107 numéros, du n°229 au n°335, sans numéro manquant entre ces deux bornes. Le n°229 correspond à la reprise après la frontière entre deux éditeurs, ce qui explique le début : le relevé de Strange 1989 ne remonte pas plus haut parce que la numérotation continue une série plus ancienne, cataloguée à part.

La fin, elle, n'a pas d'explication de ce genre dans la donnée. Qu'aucun numéro au-delà du 335 n'apparaisse dans le relevé signifie que le catalogue n'en porte pas, pas qu'aucun n'a existé. Aucune fiche ne dit « dernier numéro » : le relevé ne livre qu'une date, un titre d'histoire et des crédits, rien qui annonce une fin. Ce guide s'en tient donc à une formule exacte : le n°335 est le dernier numéro connu du catalogue, et la vérification d'une éventuelle suite se fait chez un libraire spécialisé ou sur un exemplaire.

Cette prudence a une conséquence pratique : si vous inscrivez le n°335 comme « dernier de la série » dans votre liste, vous écrivez une information que personne ne vous a prouvée. Notez plutôt « dernier du relevé, mars 1998 », vous pourrez corriger sans effacer.

Les douze derniers numéros et le trou du début de 1997

La série est datée à un mois d'intervalle, du n°229 de janvier 1989 jusqu'au n°324 de décembre 1996, avec une seule irrégularité avant le n°325, entre les n°279 et n°281 (voir plus bas).

Puis le n°325 est daté de mai 1997 : aucun fascicule du relevé ne porte une date de janvier, février, mars ou avril 1997. Les numéros restent contigus (324, puis 325), seule la date saute de quatre mois.

La donnée ne dit pas pourquoi. Plusieurs lectures restent possibles : un ralentissement réel de parution, une date de couverture décalée, ou un relevé qui a daté ces fascicules d'après une autre source. Elles ne se départagent pas sans exemplaire.

Ce qui est établi, c'est que ce saut est unique par son ampleur : le seul autre écart du relevé est d'un mois, entre le n°280 et le n°281. Le n°279 et le n°280 y partagent d'ailleurs une même date.

Pour un collectionneur, l'enjeu est concret. Si vous classez par date, le n°325 tombe cinq mois après le n°324 et peut sembler suivre un fascicule manquant. Il n'en est rien : le n°325 est bien le suivant. Ne cherchez pas de n°324 bis pour combler le vide.

Comment les numéros de Strange (Semic, 1989) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Le rythme final : douze, huit, trois

Par année de couverture, le relevé compte douze numéros pour chacune des années 1989 à 1996.

Il en compte huit pour 1997 et trois pour 1998. La régularité mensuelle de huit années consécutives se rompt donc après le n°324, puis le relevé s'arrête au troisième mois de 1998.

Le chiffre de huit en 1997 est le plus utile à retenir : il ne signale pas une parution qui s'essouffle mais une année dont les quatre premiers mois n'ont aucun numéro daté. Du n°325 au n°335, onze numéros se suivent à raison d'un par mois, sans mois sauté de mai 1997 à mars 1998. Dans cette fenêtre, la cadence est donc intacte ; l'écart est tout entier avant elle.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Ce qui change dans les crédits entre le n°324 et le n°335

Au n°324, « Frères en armes » est crédité à trois scénaristes et trois dessinateurs, dont Evan Skolnick et Patrick Zircher. Le n°335 en compte autant, et aucun des six noms du n°324 n'y figure, ni au scénario ni au dessin.

Le renouvellement se fait d'un bloc au n°325. Doug Moench, Grant Morrison, Chris Claremont, Howard Porter et Kelley Jones ne figurent sur aucune fiche du relevé avant le n°325.

Ensuite, Doug Moench et Kelley Jones sont crédités sur les onze numéros de 325 à 335, Grant Morrison sur dix (il manque au n°334), Howard Porter sur neuf. Les titres suivent : le n°325 s'ouvre sur « Course à la présidence - Chapitre 1 : spirale infernale », suivi d'un chapitre 2, puis de titres isolés.

Un nom ressort : John Byrne, dont le dernier crédit antérieur du relevé est le n°287, puis crédité du n°325 au n°331. Il quitte la liste au n°332, où Chris Claremont prend le relais jusqu'au n°335.

Humberto Ramos (n°332 et n°334) et Oscar Jimenez (n°332 et n°333) ne sont chacun crédités que sur deux fiches de ce bloc.

Ron Lim est de retour aux n°334 et n°335 : le relevé le créditait déjà aux n°284 et n°320.

Ce que la donnée n'autorise pas : relier ces noms à des séries américaines précises ou à un numéro d'origine. Le catalogue donne des crédits de fascicule, pas de correspondance.

Reconnaître l'exemplaire et le placer dans une liste de manques

Trois repères suffisent pour ne pas se tromper de fascicule. Le numéro de couverture, 335, est le premier : c'est lui qui identifie l'objet, pas la date. Le titre d'histoire « Mauvaise influence » est le deuxième, sachant qu'il ne désigne qu'un épisode du sommaire. Le troisième est la date « mars 1998 », à lire comme un mois et non comme un jour.

Dans une liste de manques, inscrivez le n°335 comme une ligne ordinaire, avec la mention « dernier du relevé ». Gardez à part les numéros 325 à 335, qui forment un bloc de crédits homogène, et signalez le n°324 comme dernier numéro de l'avant-saut. Cet ordre vous évite de chercher un fascicule imaginaire entre décembre 1996 et mai 1997.

Pour l'état, un dernier numéro de revue n'a rien de spécifique : la fiche du catalogue ne dit rien du papier, des agrafes ni des tirages. Jugez l'exemplaire sur ce que vous voyez, et suivez-le dans votre collection avec sa mention d'état.

Dernier point de méthode : le relevé ne compte que ce qu'il décrit. Un fascicule en double de couverture, un numéro spécial hors séquence ou un cahier joint ne ressortirait pas d'une simple lecture des dates. Pour cette raison, la formule « sans numéro manquant » ne vaut que pour la suite 229 à 335 du relevé, pas pour tout ce que la revue a pu faire paraître autour.

Questions fréquentes

Il est le dernier du relevé du catalogue, daté de mars 1998. Le relevé ne contient ni mention de fin ni numéro au-delà. Cela ne démontre pas que la revue s'arrête là : seul un exemplaire ou un libraire spécialisé peut le confirmer.

Non, d'après le relevé : le n°324 est daté de décembre 1996 et le n°325 de mai 1997, mais leurs numéros se suivent. Ce sont les dates qui sautent de quatre mois, pas la numérotation. Aucun n°324 bis n'est à chercher.

Le relevé en compte huit pour 1997, du n°325 de mai au n°332 de décembre, et trois pour 1998, du n°333 de janvier au n°335 de mars. Les années 1989 à 1996 en comptent douze chacune.

Le catalogue ne donne qu'un titre d'histoire par fascicule et des crédits pour le fascicule entier. Il ne livre ni sommaire complet ni résumé. Pour savoir ce que contient l'exemplaire, ouvrez-le et lisez son sommaire imprimé.

Notez-le comme n°335, mars 1998, « dernier du relevé » et non « dernier de la série ». Gardez l'information que vous avez vérifiée sur l'exemplaire (état, sommaire) à côté de la ligne, pour pouvoir corriger si une suite apparaît.