Strange n°200 : un concours qui ne porte son nom qu'au n°203, illustration article

Le relevé date le Strange n°200 du 5 août 1986 et lui donne pour titre « Les super héros Marvel Guerres Secrètes ». Il ne mentionne aucun concours à ce numéro : le mot n'apparaît qu'au n°203, daté du 5 novembre 1986, dont le titre annonce « les gagnants du concours de Strange 200 ». Le lien est donc établi par un nom, pas par un contenu.

Un numéro rond fait lever la main du collectionneur : le deux centième fascicule d'une revue mensuelle, on l'attend plus soigné, plus gros, plus chargé d'événements que ses voisins. Ce que le relevé permet d'affirmer à son sujet est plus modeste, et c'est justement ce qui rend la fiche utile.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Strange n°200 : numéro rond, série, éditeur et année

Ce que le relevé attribue au n°200, et ce qu'il n'attribue pas

Pour le n°200 de Strange, le relevé donne quatre choses : une date de couverture, un titre d'histoire, des scénaristes et des dessinateurs. La date est celle du 5 août 1986, le titre « Les super héros Marvel Guerres Secrètes ». C'est tout. Le mot « concours » n'y figure pas, ni dans le titre ni ailleurs.

Le relevé ne montre aucune trace d'événement de lecteurs au titre d'un numéro rond : sur les 228 numéros du relevé, le mot « concours » apparaît dans deux titres seulement, le n°105 et le n°203, et aucun des deux n'est un numéro rond. Ce sont deux numéros qui suivent un numéro rond.

Ce qu'on peut donc écrire sans réserve : le n°200 existe, il est daté du 5 août 1986, et son titre associe les « super héros Marvel » à des « Guerres Secrètes ». Ce qu'on ne peut pas écrire : que ce fascicule contienne le règlement, les questions ou le bulletin d'un concours. Le relevé ne tranche pas, et une fiche sérieuse le dit.

Le n°203 et le nom du concours

Le n°203, daté du 5 novembre 1986, porte le titre « Les gagnants du concours de Strange 200 ». Deux fascicules s'intercalent entre les deux couvertures. La formulation désigne bien le concours par le numéro 200 : c'est « le concours de Strange 200 ». Elle ne dit pas que le concours se déroulait dans le n°200, ni qu'il y était annoncé, ni quelles en étaient les épreuves ou les récompenses.

Deux lectures restent ouvertes. Dans la première, le fascicule d'août 1986 contenait l'appel à participer et celui de novembre la liste des résultats. Dans la seconde, le concours était célébré à l'occasion du deux centième numéro mais annoncé ailleurs, par exemple dans les numéros précédents. Le relevé ne départage pas ces deux hypothèses, et aucune ne se démontre depuis une base qui ne conserve qu'un titre par fascicule.

Pour la même revue, le n°105 porte « Suite des résultats du concours de Strange n° 100 ». Un autre guide traite ce numéro rond et son concours ; retenons seulement ici le contraste de rédaction : le titre du 203 ne comporte pas de « Suite », ce qui n'établit pas qu'il n'y en eût pas d'autre, mais ne permet pas non plus de l'affirmer.

Lire les titres des numéros 198 à 206

De part et d'autre du n°200, le relevé enchaîne des intitulés brefs : « Magie » et « Le deuxième secret » avant lui, « A la fin de l'envoi... je touche ! » et « La proie du Vautour » après. Puis viennent les deux titres qui nous occupent, au 203 et au 204, et enfin « Le héros et l'holocauste ! » et « Place à Slyde ! ».

Ces intitulés ressemblent à des titres d'épisodes. Trois sortent du lot par leur ton : celui du 200, celui du 203 et celui du 204. Ce sont des intitulés qui s'adressent au lecteur ou qui parlent de la revue elle-même, et le 204, « Club Lug des héros Marvel ! », est le seul de tout le relevé à contenir « Club Lug ». C'est notre lecture, pas une donnée : un titre qui parle du club des lecteurs peut tout aussi bien être celui d'une page de courrier que d'un récit.

Une précaution vaut pour toute la zone. Quelques numéros plus haut, le relevé donne « Publicité » pour le 195 et « Titans n° 88 » pour le 196. Ces entrées renvoient à d'autres publications ou à une rubrique, pas forcément à une histoire. Le champ « titre d'histoire » est donc un titre retenu par le catalogue pour identifier le fascicule, et il peut désigner autre chose qu'un récit.

Le jour du 5, et les trous autour du n°200

Presque tout le relevé donne un jour de couverture, et ce jour est presque toujours le 5. Une seule exception existe, le n°188, daté du 10. Le n°200, daté du 5 août, suit donc la règle : un fascicule « du 5 » est dans la norme de cette revue, un fascicule « du 10 » est une exception connue.

Autour du n°200, la régularité est fragile. Les cinq numéros 193 à 197 ne portent que le mois, de janvier à mai 1986. Le jour du 5 réapparaît ensuite et court sans interruption sur sept fascicules, dont le n°200 est le troisième. Le n°205 n'a de nouveau que le mois, puis le 5 revient.

Ce que cela signifie pour vous : l'absence de jour sur un numéro voisin ne dit rien de l'objet, seulement de la façon dont la date a été relevée. En revanche, les mois se suivent sans trou du premier au dernier numéro du relevé. Un n°200 d'août est donc cohérent avec un rythme mensuel tenu, et le numéro des gagnants vient trois mois après lui, ni plus ni moins.

Comment les numéros de Strange (Lug, 1970) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les crédits : ce qui change au n°200

Les crédits sont donnés au niveau du fascicule, pas de l'épisode. John Byrne est crédité au scénario des numéros 182 à 201 sans interruption, absent des 202 et 203, puis de nouveau crédité de 204 à 209. Sur les numéros 182 à 209, les deux fascicules où il manque sont donc le 202 et le 203, celui du concours.

Deux noms se distinguent au n°200. Mark Gruenwald, au scénario, ne figure dans aucun autre numéro du relevé, et les dessins y associent Jean-Yves Mitton, John Byrne et John Buscema. John Buscema, aux dessins, n'est crédité qu'au n°200 dans la fenêtre des numéros 194 à 210. Jean-Yves Mitton est cité en première position pour le n°200, alors qu'il est en deuxième position juste avant et juste après. L'ordre d'une liste de relevé n'a pas de valeur prouvée ; on le note, on ne l'interprète pas.

Jean Frisano, présent aux dessins du n°201 qui le suit et du n°203, n'est pas crédité au n°200. Se fier aux habitudes des voisins pour reconnaître un fascicule serait donc trompeur ici.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire et éviter les confusions

Trois contrôles tiennent en quelques gestes. Premier point, le numéro : le 200 est le numéro de la revue Lug, avant la reprise de la série par un autre éditeur au n°229, que l'on ne confond donc pas avec lui. Deuxième point, la date : août 1986 est la date de couverture que donne le relevé ; vérifiez ce que l'exemplaire indique. Troisième point, le jour : un « 5 » est conforme au relevé ; un jour différent mérite d'être noté, pas rejeté.

Le piège propre à ce numéro est la fausse certitude. On vous dira peut-être que « le concours est dans le 200 ». Le relevé ne le prouve pas, et le titre du 203 ne le prouve pas non plus. Si l'information vous importe, la preuve est sur l'objet : ouvrez l'exemplaire et cherchez la rubrique, plutôt que de la déduire d'une phrase de catalogue.

Même précaution pour tout le reste du sommaire. Le catalogue ne donne qu'un titre par fascicule : il ne dit pas combien d'épisodes le n°200 contient, ni quels personnages y paraissent, ni s'il s'agit d'une première parution française. Les numéros d'une revue se vérifient en main.

Inscrire le n°200 et le n°203 dans une liste de manques

Dans un suivi de collection, traitez le n°200 et le n°203 comme deux lignes distinctes. Le n°200 est un numéro de la suite, le n°203 est celui dont le titre cite le concours. Un collectionneur qui ne cherche que « le numéro du concours » risque de n'acheter que l'un des deux, ou de prendre pour certaine une association que le relevé ne démontre pas.

Notez pour chaque exemplaire : le numéro, la date de couverture telle qu'imprimée, l'état général et la mention « sommaire non vérifié » tant que vous n'avez pas ouvert le fascicule. Ce dernier champ se remplit après vérification, et c'est lui qui distingue une liste utile d'une liste copiée du catalogue.

Pour la cote, aucune donnée du relevé ne sert de base : ni prix, ni tirage, ni rareté. La méthode honnête consiste à comparer l'état de votre exemplaire à celui d'annonces vendues, pas affichées.

Questions fréquentes

Le relevé ne le dit pas. Le titre du n°200 ne mentionne aucun concours ; c'est celui du n°203 qui parle des gagnants du « concours de Strange 200 ». Pour savoir si l'appel à participer figurait dans le n°200, il faut ouvrir l'exemplaire.

Le titre du n°203, daté du 5 novembre 1986, annonce les gagnants. Le relevé ne garantit pas qu'il soit le seul à en parler : vérifiez les numéros voisins si les résultats vous intéressent vraiment.

Parce que le relevé n'a pas relevé le jour partout : les n°193 à 197 n'ont que le mois, le n°200 porte le 5 août. Sur l'objet, la mention imprimée fait foi, et un jour absent du relevé n'est pas une anomalie du fascicule.

Son titre associe les « super héros Marvel » aux « Guerres Secrètes », et ses crédits comptent deux noms absents de ses voisins. Le relevé n'en dit pas davantage : le contenu réel du fascicule n'est pas décrit.

Le relevé ne contient aucune donnée de valeur. La cote dépend de l'état de l'exemplaire et du marché du moment ; un chiffre rond attire l'attention sans la justifier. Comparez des ventes réelles du même numéro, à état équivalent.