Spécial Strange n°115 : le dernier fascicule du relevé (décembre 1996), illustration article

Le n°115 de Spécial Strange porte la date de couverture décembre 1996 et l'histoire « Match retour ». C'est le dernier numéro du relevé du catalogue, ce qui n'est pas la même chose que le dernier de la revue : le relevé ne dit rien de ce qui a pu suivre, ni de la raison de son arrêt. Il établit en revanche une cadence : un fascicule tous les deux mois jusqu'au n°100, puis un par mois du n°101 au n°115.

Dans une liste de manques, le dernier numéro d'une série a une réputation : on le croit rare, on le suppose clos, on l'imagine marqué par sa position. Avant de lui prêter quoi que ce soit, il faut regarder ce que la donnée établit sur lui, et ce qu'elle laisse ouvert. Pour le n°115 de Spécial Strange, elle établit davantage sur ce qui le précède que sur lui-même.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Spécial Strange n°115 : dernier numéro du relevé, série, éditeur et année

Ce que le relevé dit du n°115

Le relevé donne au n°115 une date de couverture, décembre 1996, sans quantième : seul le mois est indiqué, comme pour tous les fascicules du n°101 au n°115. Il donne aussi un titre d'histoire, « Match retour », et des crédits au niveau du fascicule : trois noms au scénario (Scott Lobdell, D. G. Chichester, Evan Skolnick) et trois au dessin (Joe Madureira, Bryan Hitch, Roger Cruz).

Ce que le relevé ne donne pas pèse autant. Il n'y a qu'un titre d'histoire par fascicule, et le relevé ne dit pas si le numéro contient d'autres épisodes. Il n'y a donc ni sommaire complet, ni attribution épisode par épisode des trois scénaristes et des trois dessinateurs. Savoir qui a écrit « Match retour » plutôt qu'un autre contenu éventuel du même fascicule n'est pas possible depuis cette page : cela se lit dans l'exemplaire.

Dernier du relevé, pas dernier de la revue

Le relevé de Spécial Strange (Semic S.A., 1989) compte 56 fascicules, du n°60 au n°115, sans trou de numérotation : 115 moins 60, plus un, donne bien 56. Il s'arrête au n°115. L'inférence tentante est que la revue s'est arrêtée là. Elle n'est pas établie : un relevé s'arrête quand ses sources s'arrêtent, et la fin de ses sources n'est pas la fin de la publication.

Le début du relevé relève de la même prudence. Il commence au n°60, parce que la série précédente, celle de 1975, s'achève dans le relevé au n°59 avec une date de novembre 1988 : la numérotation se poursuit d'une série à l'autre. Un « n°115 » n'est donc pas le cent-quinzième fascicule d'une série lancée en 1989 ; c'est le cinquante-sixième d'un relevé qui reprend un compteur déjà en cours.

Le catalogue ne dit rien de la cause d'un éventuel arrêt, et cette page n'en avance aucune. Ce qu'on peut écrire, c'est ceci : au n°115, le relevé finit. Tout ce qui vient après est à vérifier ailleurs, par exemple en cherchant dans une pile ou chez un vendeur un fascicule portant un numéro supérieur.

Une cadence qui s'accélère avant la fin du relevé

C'est la partie qui se mesure. Du n°60 au n°100, chaque intervalle entre deux fascicules consécutifs est de deux mois : 40 intervalles, tous identiques. Le relevé s'ouvre en janvier 1989, et le n°100 porte la date de septembre 1995. Puis le n°101 est daté d'octobre 1995, un mois après le n°100. Et ainsi de suite jusqu'au n°115 : 14 intervalles d'un mois.

La bascule est donc lisible au numéro près, et c'est le n°101 qui l'incarne. Les chiffres en donnent l'effet : l'année civile 1994 compte six fascicules dans le relevé (n°90 à n°95), l'année 1996 en compte douze (n°104 à n°115). Le dernier tour de piste du relevé se fait à une cadence double de celle de 1994.

Pour un collectionneur, cela change deux choses. Un lot de quinze fascicules consécutifs, du n°101 au n°115, couvre quinze mois, d'octobre 1995 à décembre 1996 : un peu plus d'un an de parution, là où quinze fascicules bimestriels en couvraient plus de deux ans. Et la bascule fournit une règle de datation : dans cette portion, l'écart entre deux numéros en mois égale l'écart en rangs, ce qui permet de retrouver le mois d'un fascicule dont la couverture est abîmée.

Les voisins immédiats : 112, 113 et 114

Les trois fascicules qui précèdent portent des titres d'histoire sans marqueur de suite : « Arithmétique de base » (n°112, septembre 1996), « La force fait le mal » (n°113, octobre 1996), « Pertes inacceptables » (n°114, novembre 1996). Le n°115 prolonge cette série de titres autonomes. Depuis le n°109, aucun des titres du relevé ne porte de mention « partie » ou « chapitre ».

Le contraste est net avec la portion du n°101 au n°108, où le titre annonce le rang dans une suite : « chapitre 1 » au n°101, « 5ème partie » au n°105, « 7ème partie » au n°107, « 8ème partie » au n°108. Entre le n°105 et le n°107, le n°106 porte un autre intitulé de suite, « La quête de Légion, 4ème partie ». Un seul titre par fascicule ne permet pas de dire ce que ce numéro 106 contient d'autre, le cas échéant ; il rappelle simplement que le titre ne décrit pas tout le fascicule.

Un fait sur les crédits, vérifié sur le relevé : la liste des scénaristes du n°115 est identique, nom pour nom et dans le même ordre, à celle du n°114. Les dessinateurs, eux, diffèrent à deux noms sur trois : Joe Madureira figure aux deux, Tom Grummett et Chris Bachalo au n°114, Bryan Hitch et Roger Cruz au n°115.

Comment les numéros de Spécial Strange (Semic, 1989) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les crédits du dernier fascicule du relevé

Le nom de Scott Lobdell figure au scénario de la fin du relevé sans interruption, du n°91 au n°115. Sur l'ensemble du relevé, il est crédité à 29 fascicules, entre son premier crédit au n°86 et le n°115, avec une absence au n°90. Le dernier fascicule s'inscrit donc dans une très longue présence, ce qui ne dit pas qu'il en est l'auteur de tous les épisodes.

D. G. Chichester apparaît à huit numéros dans le relevé, du n°100 au n°115, dont les n°114 et n°115. Evan Skolnick apparaît à quatre, dont les trois derniers : n°95, puis n°113, n°114 et n°115. Fabian Nicieza, crédité à 30 fascicules depuis le n°75, a son dernier crédit au n°112 : il n'apparaît plus aux trois derniers numéros.

Bryan Hitch figure au n°115 et nulle part ailleurs dans le relevé. C'est un détail de datation d'une pile autant que de crédit : si un nom inattendu figure au dessin, c'est un indice qu'on est devant le dernier fascicule et non devant un voisin. Il faut seulement garder à l'esprit que le relevé crédite le fascicule, pas la page.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Reconnaître l'exemplaire, éviter la confusion

Trois repères d'identification sont fiables parce qu'ils viennent de la donnée : le numéro 115, la date de couverture décembre 1996, le titre d'histoire « Match retour ». Le titre seul ne suffit pas à tout trancher dans cette revue : le relevé contient un intitulé répété, « Mots croisés », porté par deux fascicules, les n°91 et n°92. Ne cherchez donc jamais un exemplaire sur le seul titre d'histoire, c'est le numéro qui désigne l'objet.

La date est la deuxième source d'erreur : elle ne comporte que le mois. Un vendeur qui annonce « décembre 1996 » décrit la couverture, pas la date de mise en vente. Vérifiez le numéro sur l'exemplaire plutôt que de vous fier à une annonce qui ne donne qu'un titre ou qu'un mois.

L'inscrire dans une liste de manques

Dans un tableau de suivi, notez le n°115 comme « dernier numéro du relevé » et non comme « dernier numéro », avec le champ que vous renseignez vous-même : « suite éventuelle non vérifiée ». Cette formulation vous protège d'une erreur de complétion : croire la série bouclée alors que la donnée ne le garantit pas.

Si vous comblez une série par blocs, le découpage logique est de scinder avant le n°101 : le n°60 au n°100 forment la partie bimestrielle (41 fascicules), le n°101 au n°115 la partie mensuelle (15 fascicules). Les deux totalisent bien 56. Pour approfondir la lecture des numéros, le blog propose d'autres fiches de la même veine.

Questions fréquentes

C'est le dernier numéro du relevé du catalogue, daté de décembre 1996. Le relevé ne dit pas si la revue a continué ou s'est arrêtée là, ni pourquoi. Pour trancher, il faut chercher la trace d'un numéro 116 ailleurs que dans cette liste.

Au n°101, daté d'octobre 1995, un mois après le n°100 daté de septembre 1995. Avant, chaque intervalle du relevé est de deux mois, du n°60 de janvier 1989 au n°100 : quarante intervalles identiques. Après, tous les intervalles du n°101 au n°115 sont d'un mois.

Le relevé ne donne que le titre de l'histoire, pas le sommaire du fascicule : il y a un seul titre par numéro, et le relevé ne dit pas ce que le fascicule contient d'autre. Le contenu complet, comme l'ordre des épisodes, se lit sur l'exemplaire lui-même et non dans le catalogue.

Le fascicule est crédité à trois scénaristes, Scott Lobdell, D. G. Chichester et Evan Skolnick, et à trois dessinateurs, Joe Madureira, Bryan Hitch et Roger Cruz. Le relevé crédite le fascicule, pas l'épisode : attribuer « Match retour » à l'un d'eux demanderait de lire l'exemplaire.

Partez d'un repère connu. Du n°101 (octobre 1995) au n°115 (décembre 1996), chaque numéro est un mois après le précédent : le n°108 est daté de mai 1996, le n°112 de septembre 1996. Avant le n°100, c'est deux mois par numéro.

Le n°115 est le dernier fascicule que le relevé connaît, daté de décembre 1996 : le suivre, c'est le tenir pour ce qu'il est, un point d'arrêt de la liste et non une preuve de fin.