Poison Ivy : la vraie clé du run n'est pas son numéro 1, illustration article
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Le run de G. Willow Wilson sur Poison Ivy est né d'une histoire courte publiée dans Gotham City Villains Anniversary Giant #1 (dessins d'Emma Rios), devenue une mini-série de six numéros annoncée en mars 2022 pour le Pride Month de DC, étendue à douze en août 2022, puis passée en série régulière en février 2023. Le #1 est sorti le 7 juin 2022, dessiné par Marcio Takara. Quarante-huit numéros ont paru à ce jour, tous écrits par Wilson et tous couverts par Jessica Fong. Le run a transformé Pamela Isley en maire de Gotham (#42), a livré une nouvelle origine (#19 à #21) et a servi de moteur à l'événement Bad Seeds d'août à octobre 2026. Le #50 est calé sur décembre 2026.

Il existe une poignée de vilains DC capables de tenir une série solo. Il en existe beaucoup moins capables de la tenir cinquante numéros d'affilée, avec un seul scénariste au générique et sans que le titre change de nom, de volume ou de numérotation en route. C'est précisément ce que la série Poison Ivy lancée en juin 2022 est en train d'accomplir, et c'est la raison pour laquelle elle mérite un examen à part.

Le run de G. Willow Wilson n'est pas une relecture d'origine de plus. C'est une série qui a déplacé le personnage d'un cran dans la hiérarchie éditoriale de Gotham : d'adversaire ponctuelle de Batman, Pamela Isley est devenue en quatre ans et demi une protagoniste autonome, dotée de sa propre distribution de personnages secondaires et finalement d'un mandat électif qui a déclenché un crossover à l'échelle de la ville. Pour un collectionneur, cela change la question posée : on ne cherche plus un numéro ancien introuvable, on cherche quels numéros d'une série moderne abondante auront encore un sens dans dix ans.

Cet article part de là où l'histoire du personnage en comics s'arrête. Sa première apparition, dans Batman #181 d'avril 1966, est traitée en détail dans ce guide dédié, et nous n'y revenons pas ici. Ce qui suit concerne le run moderne : sa structure, ses numéros charnières, les personnages qu'il a créés, le rôle de Bad Seeds, et l'économie d'une série longue dont la fabrication est documentée semaine après semaine.

Les numéros clés de Poison Ivy par ordre d'importance

D'où part le run : huit pages, une mini-série, puis une série régulière

Le point de départ n'est pas le Poison Ivy #1. C'est une histoire courte d'une poignée de pages intitulée « Ophiocordyceps Lamia », publiée dans Gotham City Villains Anniversary Giant #1, un recueil anniversaire de fin 2021 consacré aux vilains de Gotham, dont le sommaire alignait également un segment Pingouin écrit par Danny DeVito et dessiné par Dan Mora. Wilson y écrit le segment Poison Ivy, dessiné par Emma Rios. Ce segment introduit deux éléments que tout le run va exploiter : le champignon parasite baptisé Ophiocordyceps Lamia, et une employée de ressources humaines d'une centrale chimique qui restera dans le lexique du titre sous le nom de Janet-From-HR.

Wilson a elle-même insisté sur l'improbabilité de la suite, dans un entretien publié par DC en février 2025 au moment du trentième numéro : la série est née d'une histoire courte de huit pages devenue une mini-série de six numéros, et obtenir une commande de série régulière à partir d'une base aussi mince est, de son propre aveu, inhabituel. La chronologie éditoriale, elle, est documentée :

1

Mars 2022 : annonce d'une mini-série de six numéros

DC inscrit le projet dans son programme Pride Month. Équipe annoncée : Wilson au scénario, Marcio Takara au dessin, Arif Prianto aux couleurs, Hassan Otsmane-Elhaou au lettrage. Jessica Fong est à la couverture principale.

2

Juin 2022 : le #1 arrive en librairie

Sortie le 7 juin 2022. Le récit prend la suite de « Fear State » : Ivy est privée de ses pouvoirs et mourante, et entreprend un dernier périple pour en finir avec l'espèce humaine. La narration passe par les lettres qu'elle écrit à Harley Quinn.

3

Août 2022 : extension à douze numéros

DC double la commande avant même la fin du premier arc. Atagun Ilhan rejoint Takara pour illustrer le deuxième arc.

4

Février 2023 : passage en série régulière

La mini-série devient un titre mensuel ouvert, sans numérotation remise à zéro. C'est cette décision qui rend possible l'arrivée à un cinquantième numéro.

5

Décembre 2026 : le #50

Le calendrier DC de décembre 2026 inscrit Poison Ivy #50 comme jalon du run. Quarante-huit numéros étaient parus fin septembre 2026.

Un détail compte pour qui veut une collection sans trou : le rythme n'a pas été strictement mensuel. Le titre a sauté juillet et août 2023, les deux mois pendant lesquels Wilson et Atagun Ilhan ont livré la mini-série Knight Terrors: Poison Ivy en deux parties pour l'événement du même nom. Il a également sauté août 2024 et juillet 2025. Autrement dit, la numérotation est continue mais le calendrier ne l'est pas, et un classement par date de sortie produira des vides qui ne sont pas des manques.

Chronologie des numéros et séries de Poison Ivy

Ce que le run fait du personnage

Wilson a décrit son projet comme « une histoire d'amour du point de vue d'une vilaine ». La formule cache un travail plus structurel, et trois déplacements expliquent pourquoi la série a duré là où tant de titres solos de seconds couteaux s'arrêtent au douzième numéro.

Batman sort du cadre. La série se déroule dans l'univers Batman sans être un titre Batman, et le Chevalier Noir n'y est pas le moteur. La critique s'est divisée là-dessus : on a reproché à Wilson de passer à côté de la relation Ivy/Batman, on a salué exactement l'inverse. Dans les deux cas, le constat est le même, c'est une série dont le personnage principal n'a pas besoin de tutelle.

L'horreur organique devient le registre. Le body horror végétal et fongique est la texture dominante du run, et Wilson a reconnu que c'était un terrain neuf pour elle. L'Ophiocordyceps Lamia n'est pas un gadget : c'est un champignon parasite présenté comme présent sur Terre depuis les origines, et le vecteur par lequel Ivy compte mettre fin à l'humanité. Ce choix tire la série vers le genre et lui donne une identité que les changements de dessinateurs n'ont pas effacée.

L'écologie sert de moteur, pas de décor. Wilson a formulé la ligne de crête avec netteté : Ivy tue, régulièrement, pour des motifs que le lecteur comprend, et le problème d'écriture consiste à ne jamais glorifier le geste tout en restituant l'urgence. C'est ce fil qui conduit le personnage jusqu'au mandat de maire, et qui a valu à la série le GLAAD Media Award du meilleur comic book lors de la trente-cinquième cérémonie des GLAAD Media Awards.

La trajectoire sur quatre ans et demi est une descente puis une remontée : tentative d'éradication de l'humanité, changement de cap, affrontements avec d'autres élémentaux végétaux, héritage involontaire d'une secte, puis carrière politique. La relation avec Harley Quinn traverse tout le run par intermittence, tandis que Janet-From-HR s'installe comme figure centrale de l'entourage. Pour situer ce couple dans le catalogue DC, l'univers Harley Quinn en comics donne le détail des séries concernées.

Les numéros charnières du run

Dans une série de cinquante fascicules tous disponibles, la question n'est pas la rareté mais la fonction : quels numéros font quelque chose que les autres ne font pas. Voici les charnières, par ordre d'importance narrative.

01

Gotham City Villains Anniversary Giant #1

Fin 2021 · segment « Ophiocordyceps Lamia », Wilson et Emma Rios
La vraie clé

Le prologue du run, et le numéro que les listes oublient parce qu'il est enterré dans un recueil anniversaire multi-personnages, commandé pour son sommaire global et non pour ce segment de quelques pages. C'est pourtant là que naissent Janet-From-HR et le champignon qui structure les douze premiers numéros.

À savoir : la base de données de référence crédite Wilson et Rios comme créatrices de Janet-From-HR et de l'Ophiocordyceps Lamia, avec ce numéro en première apparition.
02

Poison Ivy #1

7 juin 2022 · Wilson et Marcio Takara
Premier numéro

Le lancement, et de loin le numéro le plus abondant du run : sept couvertures, soit une principale de Jessica Fong, une variante de Warren Louw, une incitative 1:25 de Nick Robles, une incitative 1:50 de Frank Cho et Sabine Rich, une variante DC Pride de Kris Anka, une variante d'équipe de Dan Mora et une couverture de Will Jack. Moyenne de 8,9 sur 10 sur les quinze premières critiques agrégées.

À savoir : sur ce numéro, la rareté ne vient pas du tirage mais du ratio d'incitation. Les deux couvertures 1:25 et 1:50 n'existent qu'en proportion des commandes fermes passées par les librairies.
03

Poison Ivy #19 à #21

Février à avril 2024 · dessins Marcio Takara
Nouvelle origine

Trois numéros qui reprennent l'origine du personnage, de l'étudiante en biochimie à la métamorphose. C'est l'arc le plus commenté du run, parce qu'il remet en jeu un socle fixé en 1988. Le #21 est lu comme le numéro où Pamela Isley récupère la narration de sa propre histoire, sans filtre d'un narrateur extérieur.

À savoir : l'arc est collecté dans le quatrième volume relié, Origin of Species, avec les #19 à #24.
04

Poison Ivy #25

Septembre 2024 · numéro anniversaire à plusieurs mains
Numéro augmenté

Le seul numéro du run à ouvrir son sommaire à d'autres plumes : autour de l'histoire de Wilson, des segments signés Joanne Starer, Grace Ellis, Gretchen Felker-Martin et Dan Watters, dessinés par Haining, Brian Level et Atagun Ilhan. Côté couvertures, une principale de Jessica Fong, une variante de Noobovich et deux incitatives 1:25 par Marcio Takara et Brian Bolland.

À savoir : c'est le format classique du numéro jalon chez DC. Il se repère facilement à son épaisseur et à la mention de plusieurs scénaristes au sommaire.
05

Poison Ivy #26 et #27

Octobre et novembre 2024 · dessins Haining
Nouvelle identité

Le #26 introduit l'Ordre du Chevalier Vert, la secte qu'Ivy hérite malgré elle. Le #27 est le numéro où elle endosse l'identité de Chevalier Vert, premier alias majeur ajouté au personnage depuis des décennies, et celui où le run commence à lui donner l'expérience de commandement qui rendra crédible son passage à la politique.

À savoir : ces deux numéros sont la charnière la plus sous-estimée du run, parce qu'ils ne contiennent pas de première apparition de personnage mais une première apparition d'identité.
06

Poison Ivy #40

Janvier 2026 · dessins Davide Gianfelice
Le basculement

Le numéro qui ramène Ivy à Gotham et la met en présence de Vandal Savage, devenu commissaire de police. L'offre est simple : travailler pour la ville plutôt que contre elle, sous la tutelle d'une magnate de l'intelligence artificielle, Marie Henley. Ivy la tue en pleine rue, et la scène est filmée. Tout ce qui suit découle de là.

À savoir : Marie Henley et une certaine Juhi Prakash apparaissent pour la première fois dans ce numéro. Henley y meurt dans le même fascicule.
07

Poison Ivy #42

Mars 2026 · dessins Marcio Takara
Maire de Gotham

Un acquittement et une opinion retournée plus tard, Pamela Isley devient maire de Gotham, et l'alias de maire Isley apparaît dans ce numéro. L'ironie est complète : une éco-terroriste élue dirige désormais, sur le papier, le commissaire Vandal Savage.

À savoir : ce statut n'est pas un gag d'un numéro. Il tient jusqu'à Bad Seeds, et c'est lui qui rend l'événement possible.
08

Poison Ivy #47

26 août 2026 · dessins Leandro Fernandez
Prélude d'événement

Le prélude officiel de Bad Seeds, sorti le même jour que le premier chapitre de l'événement. Couverture principale de Jessica Fong, variantes de Noobovich, Kyuyong Eom et Manny Vincent Carbonilla. Le pitch tient en une phrase : Gotham en a fini avec la maire Isley, mais la maire Isley n'en a pas fini avec Gotham.

À savoir : c'est le numéro du run le plus susceptible d'être cherché par des lecteurs venus de l'événement plutôt que de la série. Un numéro de prélude est souvent commandé sur les bases de la série, pas sur celles du crossover.
09

Poison Ivy #50

Décembre 2026 · jalon du run
À venir

Le cinquantième numéro, inscrit au calendrier DC de décembre 2026. Il arrive juste après la sortie d'événement, ce qui en fait un numéro de reconstruction : ce que devient une ville rendue à la préhistoire végétale, et ce que devient une maire qui l'a livrée. L'équipe artistique du numéro n'est pas encore publiée.

À savoir : aucune cote, aucun tirage et aucune équipe complète ne peuvent être avancés sur un fascicule non paru. Ce qui est vérifiable, c'est la date et le statut de jalon.

Les premières apparitions que le run a créées

C'est le point où un run moderne long se distingue d'une simple suite d'épisodes : il fabrique du patrimoine. Sur quarante-huit numéros, Wilson a introduit une distribution entière, et c'est elle qui donne aux numéros intermédiaires une valeur de référence. Les créations identifiées, par ordre d'apparition :

Une mise au point utile, parce que la confusion est fréquente : Bella Garten, la Jardinière, n'est pas une création de ce run. Elle a été créée par James Tynion IV et Jorge Jiménez et apparaît d'abord dans Batman (vol. 3) #107. Elle intervient dans l'entourage d'Ivy, et le hors-série Batman Secret Files: The Gardener #1 est collecté dans le premier volume relié du run, ce qui explique le malentendu. Confondre les deux revient à chercher une clé dans le mauvais titre.

Le run a par ailleurs produit des annexes qui comptent dans une collection complète : Knight Terrors: Poison Ivy #1 et #2 par Wilson et Atagun Ilhan à l'été 2023 ; Poison Ivy: Uncovered #1 le même été, écrit par Jessica Berbey et dessiné par Claire Roe sous une couverture de Guillem March ; Poison Ivy/Swamp Thing: Feral Trees #1 à l'automne 2024, par Wilson et Mike Perkins ; et l'annuel Poison Ivy 2025 Annual #1, « Lake, Maiden, Sword », par Wilson et Mark Buckingham, fin 2025.

Les dessinateurs successifs, et ce que la rotation change

Une série de cinquante numéros mensuels ne tient pas sur un seul dessinateur, et celle-ci n'a jamais prétendu le contraire. La succession, telle que les génériques la documentent, est la suivante :

Trois constantes expliquent que la série reste reconnaissable malgré huit dessinateurs : Arif Prianto aux couleurs et Hassan Otsmane-Elhaou au lettrage depuis le #1, et surtout Jessica Fong, qui a signé la couverture principale des quarante-huit numéros parus. Dans une industrie où les couvertures principales changent de main tous les six mois, c'est un cas presque isolé, et cela donne au run une colonne visuelle lisible d'un coup d'œil sur une étagère. Pour un collectionneur, la rotation reste une information opérationnelle : elle découpe le run en blocs cohérents qu'il vaut mieux acheter ensemble qu'à l'unité.

Bad Seeds : ce qu'un run solo gagne à devenir un événement

DC a annoncé Batman: Bad Seeds le 21 mai 2026, pour un démarrage en août et une course jusqu'en octobre. Le dispositif est présenté comme un crossover à l'échelle de Gotham, tenu sur une seule nuit de récit, et étalé sur dix semaines de parution. Matt Fraction, alors sur Batman, et G. Willow Wilson en sont les showrunners.

Le mécanisme narratif est entièrement issu du run solo. Pour obtenir l'immunité après un meurtre commis au #38 et une protection contre Vandal Savage, la maire Isley cède Gotham au Parlement des Arbres. La ville perd le courant et le réseau en début de soirée et commence à se transformer : immeubles avalés par les lianes, rues envahies d'une flore carnivore, quartiers ramenés à un état primitif. Dans le même temps, la police municipale, passée sous contrôle paramilitaire, prépare une toxine destinée à tuer Ivy et qui ferait des milliers de victimes collatérales. La structure de parution publiée est la suivante :

1

Prologue dans le run solo

Poison Ivy #45, #46 et #47. Le #47, du 26 août 2026, est le prélude officiellement estampillé.

2

Lancement : Batman : Bad Seeds : Sunset #1

Également le 26 août 2026. Fraction et Wilson au scénario, Giuseppe Camuncoli, Cliff Rathburn et Tomeu Morey au dessin et à la couverture, avec des variantes de Dan Mora, Marcio Takara, Jorge Jiménez et une variante phosphorescente de Jeff Spokes.

3

Cœur de l'événement, septembre et octobre

Les chapitres centraux passent par Batman, Poison Ivy et Detective Comics. Le Poison Ivy #48, sorti le 30 septembre 2026, est le chapitre de la série dans ce dispositif, et un #49 est annoncé pour la suite d'octobre.

4

Tie-ins

Batgirl, Batwoman, Catwoman, Nightwing et Harley Quinn livrent chacun des chapitres, auxquels s'ajoutent des mini-séries d'événement dédiées.

5

Clôture : Batman : Bad Seeds : Sunrise #1

Le numéro de sortie annoncé pour refermer la nuit.

L'effet sur le run est double. L'événement valide la série : un titre solo de vilaine secondaire fournit l'intrigue motrice d'un crossover Batman complet, ce qui ne s'était pas vu de mémoire récente. Mais il brouille sa lisibilité pour qui la lira plus tard, puisque les #45 à #49 ne se comprennent pleinement qu'avec les chapitres parus ailleurs. C'est le prix habituel d'un crossover, et une raison de tenir un inventaire précis. Sur la mécanique des crossovers chez DC, le guide de l'univers DC en comics donne les repères, et les crossovers de Harley Quinn montrent comment le problème se pose sur le titre voisin.

Collectionner une série moderne longue : ce que ça vaut vraiment

Voici le point qui fâche, et il faut le dire franchement : une série moderne mensuelle de cinquante numéros n'est pas rare. Les fascicules ont été imprimés pour un circuit de librairies spécialisées qui commande fermement, le run a déjà été réédité huit fois en volumes reliés, et son premier tiers ressort en édition de luxe en octobre 2026 avec les #1 à #12. Tout lecteur qui veut lire ce run peut le lire sans jamais toucher un fascicule d'origine. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à collectionner : cela veut dire que la valeur se déplace vers quatre choses précises.

1

Les couvertures à ratio, pas les tirages

Sur un titre moderne, la rareté est construite par l'éditeur à travers les couvertures incitatives : une 1:25 n'existe qu'à raison d'un exemplaire pour vingt-cinq commandes fermes de la couverture principale. Le #1 en comptait une 1:25 et une 1:50, le #25 deux 1:25. Ce sont ces exemplaires qui constituent la vraie offre limitée du run. Le guide des variantes de Harley Quinn détaille comment lire ces mentions sur un titre DC comparable.

2

Les numéros à fonction, pas les numéros ronds

Un #1 de série moderne est par construction le plus imprimé. Les numéros qui comptent sur la durée sont ceux qui portent un événement vérifiable : une première apparition, un changement d'identité, un changement de statut. Ici, le prologue de 2021, l'arc #19 à #21, les #26 et #27, les #40 et #42.

3

Les annexes, parce qu'elles sont oubliées

Le recueil anniversaire de 2021, les deux Knight Terrors, Feral Trees, l'annuel : les pièces qu'un acheteur pressé laisse de côté et qu'une collection complète réclame. Leur offre circule peu, non par rareté d'impression mais par désintérêt initial.

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L'état, parce que c'est le seul levier qui reste

Quand le tirage ne crée pas la rareté, l'état la crée. Avant d'envisager une certification, lisez notre comparaison entre stratégies CGC sur comics vintage et modernes : la logique n'est pas la même, et le calcul est souvent défavorable sur un moderne banal.

Un mot sur les prix, et ce sera le seul : nous n'en donnons aucun. Aucune source consultée ne publie de relevé de cote daté sur ces fascicules à l'automne 2026, et il n'existe par définition aucune cote pour un numéro non paru comme le #50. Ce qu'on peut dire tient en une hiérarchie relative : les incitatives à fort ratio du #1 et du #25 sont les pièces les plus difficiles à réunir, le prologue de 2021 la plus facile à sous-estimer, et les couvertures principales des numéros intermédiaires sont abondantes. Pour une fourchette à jour sur un exemplaire précis, une estimation basée sur les ventes réellement observées vaut mieux qu'un guide figé.

Le contexte de marché invite d'ailleurs à la prudence sur toute série moderne. Sur le relevé hebdomadaire de caisses du 22 au 28 septembre 2026, portant sur plus de six cents magasins équipés, DC représentait 41,29 % des exemplaires vendus et plaçait six titres dans le top 10, mais c'est un relevé de points de vente sur une semaine et non une part de marché mensuelle ou annuelle, et aucune donnée mensuelle 2026 n'est publiée. Notre analyse de la hausse du direct market remet ces chiffres à leur place, et notre dossier sur les comics modernes de 2020 à 2026 explique pourquoi la plupart des séries récentes ne se comportent pas comme des clés anciennes.

Suivre le run sans trou, et savoir pourquoi on le fait

La difficulté pratique n'est pas de trouver les fascicules, c'est de savoir lesquels vous avez. Cinquante numéros, deux mini-séries annexes, un annuel, deux one-shots, un recueil anniversaire, huit volumes reliés et une édition de luxe : la même histoire existe sous une dizaine de formes. Trois réflexes évitent l'essentiel des erreurs. Inventorier par numéro de fascicule et non par recueil, seule unité qui ne se recouvre pas. Noter la couverture détenue et pas seulement le numéro, puisqu'un #1 peut désigner sept objets différents. Et tenir la liste des chapitres de crossover parus dans d'autres titres, faute de quoi la relecture du bloc Bad Seeds sera incompréhensible dans cinq ans. C'est ce que permet un suivi numéro par numéro, et c'est ce qui fait apparaître les numéros manquants d'un run long. Pour qui aborde le personnage par Harley Quinn, les numéros clés modernes de Harley Quinn et le hub Harley Quinn croisent cette période, comme le hub Batman pour le versant Gotham.

Reste la question de fond. Si elle est financière, la réponse honnête est non : un run mensuel largement imprimé, huit fois réédité et déjà disponible en luxe n'a aucune des caractéristiques d'une rareté, et tout discours contraire demanderait des chiffres que personne ne publie. Si elle est patrimoniale, la réponse change. Ce run a produit des personnages désormais installés dans le canon DC, une nouvelle origine pour une figure créée en 1966, un alias durable, un mandat politique et un crossover Batman complet. Cinquante numéros consécutifs écrits par une seule personne, couverts par une seule illustratrice et portés par une équipe de couleurs et de lettrage inchangée, cela ne se produit pas souvent, et encore moins sur une série dont le personnage principal était il y a dix ans une adversaire secondaire parmi d'autres. C'est une collection qui a du sens parce qu'elle documente un déplacement éditorial réel, pas parce qu'elle promet une plus-value.

Questions fréquentes

Le calendrier DC de décembre 2026 inscrit Poison Ivy #50 comme jalon du run de G. Willow Wilson. Il compte parce qu'une série solo consacrée à une vilaine secondaire atteint rarement un cinquantième numéro, et parce qu'il arrive juste après l'événement Bad Seeds, dont la série a fourni l'intrigue motrice. L'équipe artistique complète n'a pas encore été publiée, et aucune information de tirage ou de prix n'existe pour un fascicule non paru : ce qui est établi, c'est la date et la fonction de jalon.
Sur le plan de la série, c'est Poison Ivy #1, sorti le 7 juin 2022 avec des dessins de Marcio Takara. Sur le plan du récit, c'est une histoire courte intitulée « Ophiocordyceps Lamia », écrite par Wilson et dessinée par Emma Rios, publiée dans le recueil Gotham City Villains Anniversary Giant #1 fin 2021. Ce segment introduit le champignon parasite du premier arc et Janet-From-HR, et Wilson a raconté que la série était née de ces huit pages.
Huit sur les quarante-huit numéros parus : Marcio Takara, qui ouvre la série et revient sur les arcs structurants, Brian Level, Atagun Ilhan, Luana Vecchio, Haining sur la plus longue séquence continue avec les #22 à #30, Davide Gianfelice sur le basculement politique des #40 et #41, Jaime Infante sur les #43 et #44, et Leandro Fernandez sur tout le bloc Bad Seeds. En revanche, Arif Prianto aux couleurs, Hassan Otsmane-Elhaou au lettrage et Jessica Fong aux couvertures principales n'ont pas changé depuis le #1.
L'alias de maire Isley apparaît dans Poison Ivy #42, paru en mars 2026. Le basculement se joue deux numéros plus tôt : au #40, Ivy accepte un poste municipal proposé par le commissaire Vandal Savage, découvre que sa tutrice est une prédatrice déguisée en écologiste et la tue en pleine rue devant des caméras. Un acquittement et un retournement de l'opinion plus tard, elle est élue, et ce statut tient jusqu'à Bad Seeds, qu'il rend possible.
Janet-From-HR et l'Ophiocordyceps Lamia dans le recueil anniversaire de 2021, Beatrice Crawley aux #6 et #7, Gwendolyn Caltrope au #10, Undine Holdings et Peter Undine aux #13 à #15, Greensteel aux #14 et #15, Tuuru au #24, l'Ordre du Chevalier Vert au #26, Ed Cooper au #31, Marie Henley et Juhi Prakash au #40. Attention à une confusion fréquente : Bella Garten, la Jardinière, n'est pas une création de ce run, mais de James Tynion IV et Jorge Jiménez dans Batman (vol. 3) #107.
Les chapitres indispensables sont le prélude de Poison Ivy #47, le lancement Batman : Bad Seeds : Sunset #1, puis les chapitres centraux parus dans Batman, Poison Ivy et Detective Comics, jusqu'au numéro de clôture annoncé sous le titre Sunrise. Ceux de Batgirl, Batwoman, Catwoman, Nightwing et Harley Quinn suivent la transformation de la ville quartier par quartier. Lire la série solo seule reste possible, mais le bloc des #45 à #49 comportera des ellipses.
Oui, mais pas celui qu'on imagine. Les fascicules sont abondants, et le run est déjà réédité en huit volumes reliés plus une édition de luxe en octobre 2026 pour les #1 à #12. La difficulté réelle porte sur les couvertures incitatives à fort ratio, celles qui n'existent qu'à raison d'un exemplaire pour vingt-cinq ou cinquante commandes fermes, et sur les annexes que les acheteurs négligent. L'état devient aussi le principal levier, puisque le tirage ne crée pas la rareté.
Oui. Poison Ivy a remporté le GLAAD Media Award du meilleur comic book lors de la trente-cinquième cérémonie des GLAAD Media Awards. Côté critique, un agrégateur de référence relevait 8,9 sur 10 sur les quinze premières critiques du #1 et 8,2 sur 10 pour la série entière sur plus de deux cents critiques. Wilson a expliqué qu'elle avait prévu une conclusion rapide, et que ce sont l'accueil critique et les ventes qui ont conduit DC à prolonger le projet.
Avis sur les marques : cet article est une analyse éditoriale indépendante. Poison Ivy, Batman, Harley Quinn et les autres noms de personnages mentionnés sont des marques déposées de leurs éditeurs respectifs. CGC est une marque déposée de Certified Guaranty Company. My Comics Collection n'est affilié à aucun éditeur de comics. Les références sont faites à des fins purement informatives et descriptives.