Le n°233 de Nova (Semic) porte la date de mai 1998 et le titre « Nouveau départ - 2ème partie ». C'est le dernier numéro du relevé, pas une fin que la donnée prouve : le catalogue s'arrête là, il ne dit pas que la revue s'arrête. Le récit est coupé en deux : sans le n°232, vous tenez une seconde partie orpheline.
Le n°233 de Nova a trois particularités : il porte un intitulé de recommencement, il est la moitié d'un récit, et la série qui le porte contient un trou de onze mois dans les dates.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Le numéro : date, titre, crédits
Dans le relevé du catalogue, le n°233 est daté de mai 1998, sans jour. Son titre d'histoire est « Nouveau départ - 2ème partie ». Les scénaristes crédités sont Barbara Kesel, Warren Ellis et Steven T. Seagle ; les dessinateurs, Pasqual Ferry, Pascual Ferry et Tom Raney.
Deux remarques sur cette ligne. D'abord, « Pasqual » et « Pascual » sont deux graphies dans la même fiche : il s'agit très probablement d'une seule personne saisie deux fois, mais le relevé ne l'établit pas, et l'exemplaire seul dira comment le nom est imprimé. Ensuite, ces crédits sont donnés au niveau du fascicule : ils ne disent pas qui a signé quel épisode du numéro.
Ce que la donnée ne contient pas : le sommaire complet, un éventuel autre récit dans le même fascicule, le fascicule américain d'origine, la première parution française d'un personnage. Un seul titre d'histoire par numéro, c'est tout ce que le relevé porte.
Le dernier numéro du relevé
Le relevé de cette série compte 102 numéros, du n°132 (janvier 1989) au n°233 (mai 1998), et aucun numéro n'y manque dans cet intervalle. Le n°233 est donc le dernier du relevé. Que Nova se soit arrêtée là, qu'un n°234 ait existé sans être saisi, ou que la revue ait changé de titre ensuite, la donnée ne le tranche pas.
La phrase prudente pour votre fichier est « dernier numéro recensé ». Elle protège d'un faux positif dans les deux sens : vous ne direz pas « complète » en l'absence d'un fascicule qui existerait, et vous ne chercherez pas un n°234 que rien ne documente. Le bon geste : regarder, sur le fascicule lui-même, s'il annonce un numéro suivant ou une suite.
Une seconde partie dont la première est le numéro précédent
Le n°232, daté d'avril 1998, s'intitule « Nouveau départ - 1ère partie » et partage avec le n°233 les mêmes trois scénaristes. Les dessinateurs, eux, diffèrent : Ryan Benjamin, Rich Johnson et Carlos D'Anda pour le n°232, d'autres noms pour le n°233. Le récit s'étend donc sur deux fascicules consécutifs, et le titre de l'un renvoie à l'autre.
La mention de partie n'est pas rare dans ce relevé : onze titres sur 102 la portent. Mais ici elle a une forme particulière. Dans le n°221 et le n°222 (juin et juillet 1996), le titre « Acteurs et pions » est suivi d'un sous-titre après la mention de partie. Pour « Nouveau départ », la mention est le dernier mot du titre, sans sous-titre. Le graphisme varie aussi dans le relevé : le n°211 écrit « 4° partie », d'autres écrivent « ème ». Ne cherchez donc pas une forme unique quand vous filtrez une liste.
Le changement de crédits à partir du n°228
Comparons les crédits de l'année 1996 (n°216 à 227) à ceux des six derniers numéros. Aucun nom ne figure dans les deux ensembles : ni scénariste ni dessinateur n'est commun. Avant la rupture, on lit des noms comme Tom DeFalco, Paul Ryan, Sal Buscema ; après, Jeff Mariotte, Brett Booth, Alan Moore.
Pour le détail : Alan Moore est crédité comme scénariste sur quatre numéros d'affilée, du n°228 au n°231. Warren Ellis figure à partir du n°230 et Steven T. Seagle à partir du n°231, tous deux jusqu'au n°233. Tom Raney dessine ou co-dessine trois numéros mais s'absente du n°232.
Ce que cela implique pour vous : un collectionneur qui classe par équipe créative verra deux revues dans une seule collection. La rupture ne se lit pas dans le compteur, qui continue sans à-coup de 227 à 228. Elle se lit dans les noms, et les noms sont ce que le relevé tient de plus solide.
Vous collectionnez cette série ?
Suivez ce que vous possédez, ce qu'il vous manque et ce que vaut votre collection. Essai de 7 jours.
Commencer mon essai →L'année blanche : décembre 1996, puis décembre 1997
Dans le relevé, les numéros se suivent mois par mois, un fascicule par mois, sur près de huit ans. Le n°227 est daté de décembre 1996 ; le n°228, de décembre 1997. Entre les deux, le compteur avance d'un cran mais le calendrier d'un an : aucune date de 1997 n'apparaît avant décembre. Puis la cadence mensuelle reprend jusqu'au dernier numéro.
Deux explications sont possibles, et le relevé n'en privilégie aucune : une interruption réelle de la parution, ou une date de couverture inexacte ou reconstruite. Ce n'est pas à nous de trancher à votre place. Ce qui est sûr, c'est que deux fascicules portent « décembre » à un an d'intervalle, et que trier par date seule peut les confondre.
Sur l'objet, cherchez la mention de date de couverture et, quand elle existe, celle du dépôt légal : si elles divergent, notez les deux dans votre fiche plutôt que d'en corriger une.
Reconnaître l'exemplaire
Pour un numéro de cette période, quatre vérifications suffisent. Le numéro de compteur : 233, à lire sur la couverture et sur le dos si le brochage le permet. La date : mai 1998, sans jour. Le titre de l'histoire : « Nouveau départ », avec la mention de la seconde partie. Les crédits : au moins Barbara Kesel, Warren Ellis et Steven T. Seagle côté scénario.
Si l'un des quatre manque ou contredit le relevé, ne forcez pas la fiche. Un exemplaire dont le sommaire diffère de ce que le catalogue indique n'est pas forcément un faux : le relevé ne porte qu'un titre par numéro.
Inscrire ce numéro dans une liste de manques
Sur une liste de manques, le n°233 pose un problème qu'un numéro isolé ne pose pas : il n'est utile qu'avec le n°232. Pour lire l'histoire, deux fascicules ; pour compléter la série, deux lignes qui ne se remplacent pas.
Trois consignes pratiques. Cochez le n°233 comme « dernier recensé », pas comme « dernier ». Ajoutez une note « suite du n°232 » pour ne pas acheter l'un en croyant tenir le récit. Enfin, rangez le n°228 après le n°227 par numéro, pas par date : l'écart d'un an le ferait glisser ailleurs dans un tri chronologique.
Les six derniers fascicules du relevé portent six titres d'histoire distincts, du n°228 au n°233, et leurs dates se suivent mois par mois : décembre 1997, puis janvier, février, mars, avril et mai 1998. Les deux derniers, « Nouveau départ - 1ère partie » et « Nouveau départ - 2ème partie », partagent les mêmes trois scénaristes, dans le même ordre : Barbara Kesel, Warren Ellis et Steven T. Seagle. Pour une liste de manques, c'est la paire 232-233 qui compte comme un ensemble, pas le 233 seul.
Questions fréquentes
C'est le dernier numéro du relevé du catalogue, daté de mai 1998. La donnée ne prouve pas que la revue s'arrête là : elle n'indique aucun n°234, ce qui n'est pas la même chose que d'établir qu'il n'existe pas.
Le titre du n°232 est « Nouveau départ - 1ère partie » et celui du n°233 « 2ème partie », avec les mêmes trois scénaristes. Pour lire le récit entier, il faut les deux fascicules ; pour compléter la collection, ce sont deux lignes distinctes.
Le relevé date le n°227 de décembre 1996 et le n°228 de décembre 1997, sans autre numéro entre les deux. Une interruption ou une date inexacte sont possibles ; la donnée ne tranche pas. L'exemplaire et son dépôt légal le feront mieux.
Ils sont donnés pour le fascicule entier : trois scénaristes et trois noms de dessinateur, dont une graphie doublée de Ferry. Rien n'indique quel épisode revient à quel créateur. Seule la lecture de l'exemplaire permet de l'attribuer.
Le relevé en compte 102, du n°132 (janvier 1989) au n°233 (mai 1998), sans numéro manquant entre les deux bornes. La numérotation des années antérieures relève d'une autre série et d'un autre relevé.