Meilleurs comics du Shocker : par où commencer et numéros clés, illustration article

Herman Schultz débute en mars 1967 dans The Amazing Spider-Man #46, sous les traits que lui donnent Stan Lee et John Romita Sr. Pour le lire à son meilleur, commencez par The Superior Foes of Spider-Man de Nick Spencer et Steve Lieber (2013 et 2014), où Herman Schultz devient un personnage drôle et attachant, puis remontez à son origine de 1967 et à son retour dans le #72 (mai 1969). Le reste du classement va de 1967 à 2011.

Herman Schultz ne porte ni masque ni super-force : il porte une combinaison matelassée et deux gantelets qui projettent des ondes de choc. C'est un cambrioleur devenu inventeur, un technicien du crime qui compte sur son matériel plus que sur son courage. Cette fragilité explique pourquoi les auteurs l'ont si souvent utilisé comme faire-valoir, et pourquoi quelques-uns ont su en tirer un vrai personnage. Ce guide classe six lectures et vous dit dans quel ordre les aborder.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics du Shocker, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Le Shocker naît dans The Amazing Spider-Man #46, daté de mars 1967, sous le titre « The Sinister Shocker! ». Stan Lee écrit, John Romita Sr. dessine. L'épisode a une particularité pour l'époque : il raconte l'origine complète du personnage en un seul numéro. Herman Schultz est un cambrioleur, spécialiste des coffres-forts ; en prison, il met au point des gantelets vibrants, s'évade grâce à eux, puis décide d'en faire un métier de criminel costumé.

Le costume vaut le détour. John Romita Sr. a expliqué avoir pensé à un coussin et à une couette en le dessinant, d'où ces losanges rembourrés qui protègent le porteur de ses propres vibrations. C'est un parti pris visuel très reconnaissable, et il explique pourquoi le Shocker se distingue immédiatement d'un Vautour ou d'un Rhino sur une couverture.

Pour un collectionneur, le #46 est le numéro à chercher : le personnage y est présenté, y gagne la première manche, puis y perd lorsque Spider-Man lui immobilise les pouces avec de la toile pour l'empêcher d'actionner les gantelets. Cette histoire est reprise dans plusieurs recueils, dont l'Omnibus du volume 2 et l'Epic Collection du volume 3 (Spider-Man No More), ce qui permet de la lire sans acheter le fascicule. Le contexte éditorial de ces années est détaillé dans notre dossier sur l'âge d'argent d'Amazing Spider-Man.

1 : The Superior Foes of Spider-Man #1 à #17, Nick Spencer et Steve Lieber (2013 à 2014)

C'est la série qui a fait du Shocker un favori des lecteurs. Nick Spencer écrit, Steve Lieber dessine, et James Asmus co-signe le scénario du #10. La série compte dix-sept numéros, publiés de l'été 2013 à la fin de 2014, et est lancée dans le cadre de l'événement Superior Spider-Month. Boomerang dirige une équipe dont fait partie Herman Schultz, avec Speed Demon, Overdrive et Beetle. Le vol d'une tête de Silvermane que Boomerang croit inexistante déclenche une cascade de trahisons.

Ce que cette série apporte au personnage : une personnalité. Le Shocker n'est plus un adversaire de passage, c'est un homme qui voudrait bien réussir son coup et qui s'en fait voler le mérite par un chef peu fiable. Boomerang tente même de le pousser d'un pont après avoir compris que Schultz a découvert ses liens avec le Caméléon ; Schultz survit. Plus tard, l'équipe l'enterre vivant, et c'est Hydro-Man qui vient le tirer de là.

Elle convient même à qui n'a jamais ouvert un fascicule de Spider-Man, puisque l'intrigue tient debout toute seule. Comptez trois recueils (Getting the Band Back Together pour les #1 à #6, The Crime of the Century pour les #7 à #11, Game Over pour les #12 à #17) ou l'Omnibus qui rassemble les dix-sept numéros. Le trait de Steve Lieber, très lisible, sert la comédie de bande de bras cassés que construit Nick Spencer.

2 : The Amazing Spider-Man #46, Stan Lee et John Romita Sr. (1967)

Ce numéro mérite aussi sa place parmi les lectures, pas uniquement parmi les achats. Il pose tout ce qui fait le Shocker : un criminel sans pouvoir naturel, qui gagne tant qu'on ignore comment il fonctionne et perd dès que le héros comprend ses gantelets. L'idée de la toile qui bloque les déclencheurs est simple, lisible, et elle explique que le personnage reste un adversaire de taille moyenne dans la galerie du héros.

Ce qu'il apporte : le modèle du méchant « technicien », celui qui dépend de son équipement. Public visé : celui qui veut voir l'état brut du personnage avant ses relectures modernes, ou qui suit le trait de Romita Sr. à ses débuts sur la série. Comment le lire : d'une traite, car c'est une histoire close, et vous n'avez pas besoin du #45 ni du #47 pour en saisir l'essentiel.

3 : The Amazing Spider-Man #72, « Rocked by the Shocker! », Stan Lee, avec John Romita Sr., John Buscema et Jim Mooney (1969)

Daté de mai 1969, ce numéro ramène le Shocker deux ans après ses débuts. L'histoire est écrite par Stan Lee ; le dessin est partagé, John Romita Sr. signant la couverture et John Buscema prêtant main-forte aux crayonnés, avec Jim Mooney à l'encrage. Le cambrioleur s'introduit chez le capitaine Stacy et y vole une tablette d'argile, ce qui entraîne le héros dans une affaire où les proches de Peter Parker sont directement impliqués.

L'intérêt de ce numéro tient à la manière dont il relie l'adversaire à l'entourage de Peter : le père de Gwen Stacy est la victime du vol, et le Shocker cesse d'être un simple voleur de coffres pour devenir une menace proche de la vie privée du héros. Il s'adresse au lecteur qui souhaite un second regard sur le personnage à l'âge d'argent. Il se comprend sans autre lecture, mais gagne à suivre le #46 de près, pour mesurer ce que deux années ont changé dans le ton de la série.

4 : Web of Spider-Man #10, « There, But for Fortune! », Danny Fingeroth et Jim Mooney (1986)

Daté de janvier 1986, ce numéro est écrit par Danny Fingeroth et dessiné par Jim Mooney. Spider-Man aide Dominic Fortune à retrouver son ancienne compagne, Sabbath Raven, tout en empêchant le Shocker d'exécuter un contrat visant la vie de Fortune. Pour la mission, Schultz a intégré des unités vibrantes à tout son costume, et non plus seulement aux gantelets. Le personnage change donc de matériel, signe qu'il continue à bricoler son équipement.

Ce qu'il apporte : une version du Shocker qui travaille sur commande, pour un client, et non plus pour son propre compte. À qui il s'adresse : aux lecteurs de Web of Spider-Man et à ceux qui aiment les numéros où Spider-Man croise un autre héros, ici Dominic Fortune. Comment le lire : comme un numéro isolé, sans prérequis.

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Meilleurs comics du Shocker : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Thunderbolts #157 à #162, Jeff Parker, avec Kev Walker, Declan Shalvey et d'autres dessinateurs (2011)

Dans cette phase de Thunderbolts, Jeff Parker écrit chaque numéro et plusieurs dessinateurs se succèdent, dont Kev Walker sur les #157 et #158 et Declan Shalvey sur certains des suivants. Le Shocker est un membre régulier de l'équipe dans ces numéros, qui croisent l'événement Fear Itself à partir du #158. L'un d'eux, le #159, est un numéro anthologique : il réunit plusieurs dessinateurs, dont Declan Shalvey sur un récit baptisé « Underbolts ».

Ce qu'elle apporte au Shocker : une place dans une équipe, donc un cadre où il n'a pas à porter l'histoire à lui seul mais où il existe. Elle s'adresse au lecteur de Thunderbolts qui veut voir le personnage sous une autre lumière, pas à celui qui cherche un récit centré sur lui. Précision utile : le Shocker n'est pas le héros de ces numéros, il y est un membre parmi d'autres, et l'arc se lit mieux si l'on connaît déjà l'équipe.

6 : Deadly Foes of Spider-Man, Danny Fingeroth, avec Al Milgrom et Kerry Gammill (1991)

Quatre fascicules, de mai à août 1991, sortent sous la plume de Danny Fingeroth. Al Milgrom est l'artiste principal, avec Kerry Gammill aux côtés de lui au début. Elle réunit plusieurs adversaires de Spider-Man dont Boomerang, Beetle, Speed Demon, Rhino et Hydro-Man. Le Shocker y figure dans les trois premiers numéros, hanté par la crainte d'être la prochaine cible de Scourge.

Ce qu'elle apporte au personnage : un portrait de criminel nerveux, qui ne se bat pas pour le plaisir mais pour sa survie. À qui elle s'adresse : au lecteur qui connaît déjà Superior Foes et cherche une ancêtre de ce ton d'équipe de bras cassés. Comment la lire : d'une traite, en quatre numéros, ou via le recueil publié en 1994 puis en 2011, selon ce que vous trouvez.

Par où commencer selon votre profil

Si vous découvrez Spider-Man, ouvrez The Superior Foes of Spider-Man : la série est drôle, complète et sans prérequis. Si vous lisez par ordre de parution, commencez par le #46 de 1967, passez au #72 de 1969, puis sautez à Web of Spider-Man #10 en 1986 pour voir comment la décennie suivante l'a réinventé. Si vous suivez surtout les équipes de criminels, prenez Thunderbolts #157 à #162, avec Deadly Foes comme complément.

Si vous collectionnez les numéros d'époque, le #46 est la pièce centrale ; le #72 est son complément naturel et reste plus accessible dans une collection de l'âge d'argent. Si vous souhaitez comprendre la galerie d'ennemis du héros dans son ensemble, associez-le à notre sélection consacrée au Rhino, qui offre un autre exemple de méchant à la force brute, puis à notre guide de lecture de Spider-Man.

Les numéros clés à connaître

La clé évidente est The Amazing Spider-Man #46 (mars 1967), sa première apparition et son origine. Le #72 (mai 1969) est le suivant dans l'ordre de l'intérêt : retour du personnage, couverture de John Romita Sr. Dans The Avengers #228 et #229 (février et mars 1983), écrits par Roger Stern avec Al Milgrom au dessin, le Shocker figure parmi les Maîtres du Mal d'Egghead dans l'affaire du procès de Hank Pym ; son rôle y est celui d'un exécutant, pas du personnage central, mais c'est un jalon de sa carrière hors des pages de Spider-Man. Pour l'auteur du scénario, voyez notre page sur Roger Stern.

Dans Amazing Spider-Man #642 à #647 (2010), le Shocker figure parmi les adversaires réunis dans l'arc Origin of the Species ; il n'en est pas la vedette, c'est donc un numéro à acheter pour l'arc plutôt que pour lui. The Superior Foes of Spider-Man #1 (2013) est enfin la porte d'entrée moderne la plus évidente. Méthode d'achat : établissez d'abord ce que vous cherchez (le personnage, l'époque, ou un auteur), vérifiez l'état du dos, des coins et des bords, demandez des photos nettes, et comparez plusieurs ventes terminées avant de vous fixer, sans vous arrêter à une annonce unique.

Meilleurs comics du Shocker : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Dans The Amazing Spider-Man #46, avec une date de couverture de mars 1967. Stan Lee l'écrit et John Romita Sr. le dessine. Le numéro raconte aussi son origine : Herman Schultz y invente ses gantelets vibrants en prison, s'en sert pour s'évader, puis affronte Spider-Man.

Par The Superior Foes of Spider-Man, écrite par Nick Spencer et dessinée par Steve Lieber en dix-sept numéros (2013 et 2014). Elle se lit sans prérequis, met le Shocker au centre d'une équipe menée par Boomerang, et existe en trois recueils ou en un omnibus.

Non. Herman Schultz est un ancien cambrioleur devenu inventeur. Ses gantelets projettent des vibrations ou des ondes de choc, et son costume matelassé le protège de leurs effets. Le #46 le montre vaincu quand Spider-Man bloque les déclencheurs avec de la toile.

Il a rejoint plusieurs équipes de méchants, dont les Sinistres Six dans certaines versions. Dans Superior Foes, il fait partie d'un groupe voisin dirigé par Boomerang. Il est aussi apparu avec les Maîtres du Mal et dans Thunderbolts. Son parcours d'équipier est l'un de ses traits constants.

Non, pour la plupart. Le #46 de 1967, Web of Spider-Man #10 et Superior Foes sont des lectures closes qui se comprennent sans préparation. Thunderbolts demande un peu de contexte d'équipe, que les numéros précédents apportent, et Deadly Foes gagne à être lu après Superior Foes, dont il annonce le ton.

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