Meilleurs comics de Mister Fantastic : par où commencer avec Reed Richards, illustration article

Pour découvrir Reed Richards, lisez d'abord Hickman : sa série Fantastic Four (#570 à #588, 2009-2011) fait de l'intelligence du héros le moteur de l'intrigue. Remontez ensuite à la trilogie de Galactus de Stan Lee et Jack Kirby (#48 à #50, 1966), puis au procès imaginé par John Byrne (#261 et #262). Terminez par Secret Wars (2015-2016) et Civil War (2006-2007), où il est mis au pied du mur.

Reed Richards est un cas particulier parmi les héros Marvel : son pouvoir principal est de comprendre, et ses plus grands échecs viennent de ce qu'il croit pouvoir tout résoudre. Ses meilleures histoires confrontent ce don à un adversaire, à un tribunal, à une crise politique ou aux siens. Ce guide en classe sept, avec ce qu'ils apportent au personnage, le public visé et l'ordre de lecture.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de Mister Fantastic, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Reed Richards naît dans Fantastic Four #1, dont la couverture est datée de novembre 1961. Stan Lee écrit et Jack Kirby dessine : c'est le numéro qui lance la série et, avec elle, ce que l'on appelle couramment l'âge Marvel. Reed y est le chef de l'équipe, un scientifique dont le corps s'étire après un vol spatial.

Son mariage avec Sue Storm date de Fantastic Four Annual #3, daté de juillet 1965. Ce détail structure la lecture : avant, Reed est un chef de bande ; après, il est un mari, puis un père, et les meilleurs récits qui suivent mettent en balance son goût du savoir et son devoir envers les siens.

1 : Fantastic Four #570 à #588, Jonathan Hickman et plusieurs dessinateurs (2009-2011)

C'est la meilleure porte d'entrée moderne, et la plus ambitieuse. Jonathan Hickman écrit tout le run, qui s'étend de Fantastic Four #570 (octobre 2009) à #588 (février 2011) ; le dessin est partagé entre plusieurs artistes, dont Dale Eaglesham et Neil Edwards au début, Steve Epting pour une grande part de la fin, puis Nick Dragotta et Mark Brooks pour le dernier numéro.

Ce que le run apporte à Reed est une idée simple et grave : son désir de tout résoudre. Dans l'arc « Solve Everything », il découvre un lieu où des versions alternatives de lui-même se réunissent, formant un conseil. Le Reed de référence se distingue des autres parce qu'il refuse de sacrifier sa famille pour mener à bien le projet. C'est un portrait du génie, avec ce qu'il a de séduisant et de dangereux, et c'est la lecture la plus nette de ce que le personnage a de singulier.

Le run s'achève sur la mort de la Torche humaine dans le numéro #587, publié en janvier 2011, et sur l'ultime numéro de la série, #588, de février 2011. Pour la collection, retenez que ces deux fascicules ferment une série et en préparent une autre. Pour la rivalité avec Doom que Hickman nourrit dans son run, voyez l'article sur Hickman, les Fantastic Four et Doom.

Ce run s'adresse au lecteur adulte, patient, qui aime les intrigues qui s'étalent sur plusieurs numéros. Il se lit dans l'ordre, du #570 au #588, sans sauter de maillon.

2 : The Galactus Trilogy (Fantastic Four #48 à #50), Stan Lee, Jack Kirby et Joe Sinnott (1966)

Les trois fascicules parus entre mars et mai 1966 réunissent Stan Lee au texte, Jack Kirby au crayon et Joe Sinnott à l'encrage. Galactus y paraît pour la première fois, et la Terre se retrouve menacée par un être qui se nourrit de planètes. Reed est le chef de la riposte : il dirige l'équipe, organise la défense et, dans la dernière partie, utilise face à Galactus le Nullifier ultime.

La trilogie apporte à Reed un test à l'échelle cosmique. Ce n'est plus un duel contre un savant fou, c'est un face-à-face où le raisonnement et le sang-froid comptent plus que la force. Le héros s'y montre à la fois stratège et bluffeur, ce qui préfigure le Reed dont Hickman exposera les limites plus de quarante ans plus tard.

Elle s'adresse à tout lecteur qui veut comprendre pourquoi la série a marqué son temps. Se lit en trois numéros consécutifs, de préférence en recueil ; le fascicule #48 est aussi celui où Galactus apparaît, ce qui en fait un repère de collection. Voyez aussi l'analyse des numéros clés des Fantastic Four.

3 : The Trial of Reed Richards (Fantastic Four #261 et #262), John Byrne (1983-1984)

John Byrne écrit et dessine ces deux numéros, publiés en 1983-1984, le second étant daté de janvier 1984. Reed est enlevé par des extraterrestres puis jugé devant un tribunal galactique pour avoir épargné Galactus lors de sa dernière tentative de dévorer la Terre. La Shi'ar Lilandra et Gladiator figurent parmi les participants du procès.

Ce récit apporte au personnage un procès moral. Reed a sauvé un destructeur de mondes, et la question est de savoir s'il doit en répondre devant ceux que cette créature menaçait. L'issue se joue dans le numéro #262, considéré comme l'un des moments marquants du passage de Byrne sur la série.

Il s'adresse à celui qui a lu la trilogie de 1966 et veut en mesurer les conséquences. Lisez-le après, car sa charge repose sur ce que le lecteur sait déjà de Galactus. Le parcours de l'auteur est détaillé dans le guide consacré à John Byrne.

4 : Secret Wars, Jonathan Hickman et Esad Ribić (2015-2016)

Jonathan Hickman écrit cet événement et Esad Ribić le dessine. Le dernier numéro, Secret Wars #9, est un affrontement entre Reed et Doom : Reed recrée des univers entiers avec l'aide de l'Homme-Molécule, de Valeria et de Franklin, tandis que Doom ne retrouve pas les pouvoirs divins dont il usait jusque-là. La série limitée ne fait pas de Reed son personnage central dans tous les numéros, mais elle lui réserve le dénouement.

L'apport au personnage est considérable : de scientifique qui cherche à résoudre les problèmes, Reed devient celui qui rebâtit. Il se place au centre d'un univers refondé, et sa famille avec lui. C'est la conclusion naturelle du run de 2009 à 2011, puisque Hickman reprend ses obsessions sur un autre terrain.

Ce récit s'adresse au lecteur qui connaît déjà le run de Hickman et qui veut voir comment il le prolonge. Il ne se lit pas en premier : l'événement suppose un contexte qui s'éclaire avec les numéros #570 à #588. Pour son lien avec le film Doomsday, voyez l'article sur Secret Wars et Doomsday.

Vous collectionnez cette série ?

Suivez ce que vous possédez, ce qu'il vous manque et ce que vaut votre collection. Essai de 7 jours.

Commencer mon essai →
Meilleurs comics de Mister Fantastic : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Civil War, Mark Millar avec Steve McNiven (2006-2007)

Sept numéros, Mark Millar au scénario, Steve McNiven au dessin. Reed y est l'un des chefs du camp favorable à l'enregistrement des super-héros, aux côtés de Tony Stark, et il participe à la construction d'une prison dans la Zone négative pour y enfermer ceux qui refusent la loi. L'idée est inconfortable : l'homme qui voulait protéger l'avenir devient celui qui enferme.

Ce que le récit apporte est un portrait de Reed en homme de calcul, convaincu que les chiffres lui donnent raison. Il s'adresse au lecteur que l'idée de héros faillible intéresse, y compris celui qui ne connaît pas les Fantastic Four : on peut le lire pour la politique des super-héros autant que pour le personnage.

Précisons qu'il s'agit d'un récit d'ensemble, où Reed partage l'affiche avec plusieurs figures. Lisez-le après le run de Hickman pour percevoir l'écho. Pour situer les fascicules de l'événement, voyez les numéros clés de Civil War.

6 : Fantastic Four #5, Stan Lee et Jack Kirby (1962)

Fantastic Four #5, couverture de juillet 1962, est l'entrée en scène de Doctor Doom. Lee écrit, Kirby dessine. Le récit lie Reed à celui qui deviendra son rival le plus durable. Pour Reed, c'est un miroir sombre : un savant aussi brillant que lui, qui a décidé de ne pas se retenir.

Ce qu'il apporte, c'est le terrain sur lequel se jouera toute la rivalité. Lecteurs d'origines et chasseurs de premières apparitions y trouvent leur compte. Il se lit rapidement et gagne à être relu après Secret Wars. L'article consacré à ce numéro détaille son rôle de repère pour les amateurs.

7 : Fantastic Four Annual #3, Stan Lee et Jack Kirby (1965)

Daté de juillet 1965, ce numéro annuel est celui du mariage de Reed et de Sue Storm. Stan Lee écrit, Jack Kirby dessine. Le récit marque un tournant dans la vie du personnage : l'équipe devient une famille, et la série devient un récit sur ce que cela implique.

Il s'adresse à celui qui s'intéresse à la dimension affective de la série et à l'amateur d'âge d'argent. Il se lit après la trilogie de Galactus, car il suppose que le lecteur connaisse déjà les liens entre les quatre héros. La vie de Sue est traitée dans le guide des meilleurs comics de la Femme invisible, et celle de Johnny dans celui de la Torche humaine.

Par où commencer selon votre profil

Si vous voulez le Reed contemporain, ouvrez le run de Hickman, de Fantastic Four #570 à #588, puis poursuivez avec Secret Wars. Vous aurez un arc complet, de l'ambition au dénouement.

Si vous préférez les classiques, lisez la trilogie de 1966, le mariage de 1965, puis « The Trial of Reed Richards ». Vous verrez le personnage passer du chef de bande au père de famille, puis à l'accusé.

Si vous suivez la série dans l'ordre, partez du guide de lecture et placez ces repères aux bonnes dates. Si vous collectionnez, privilégiez les numéros fondateurs : le #1 de 1961, le #5 de 1962 et l'annuel #3 de 1965.

Les numéros clés à connaître

Voici les fascicules qui jalonnent l'histoire de Reed Richards. Les valeurs ne figurent pas ici ; pour estimer un fascicule, confrontez des ventes récentes de numéros comparables, sans vous fier à une annonce isolée.

Un fascicule ancien se juge à sa couverture, à son dos et à ses pages ; un fascicule récent, à ses coins et à sa mention d'impression. Contrôlez la série visée : plusieurs volumes ont porté le titre Fantastic Four, et les numéros #570 à #588 relèvent du run de Hickman.

Meilleurs comics de Mister Fantastic : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Le run de Jonathan Hickman, de Fantastic Four #570 à #588 (2009-2011), est le bon départ. Il se lit sans connaissance préalable et met en scène l'idée qui définit Reed : vouloir tout résoudre. Si vous préférez un classique, la trilogie de Galactus (#48 à #50, 1966) offre un récit complet de Stan Lee et Jack Kirby.

Dans Fantastic Four #1, daté de novembre 1961 sur sa couverture, par le tandem Lee et Kirby. Le personnage y est le chef de l'équipe. Son mariage avec Sue Storm intervient plus tard, dans Fantastic Four Annual #3, daté de juillet 1965.

Reed y est l'un des chefs du camp favorable à l'enregistrement des super-héros, avec Tony Stark. Il participe à la création d'une prison dans la Zone négative destinée aux héros qui refusent la loi. La série limitée compte sept numéros, publiés en 2006-2007.

Parce qu'il a épargné Galactus lors de sa dernière tentative de dévorer la Terre, ce qui lui vaut d'être jugé par un tribunal galactique. John Byrne écrit et dessine le récit, publié en 1983-1984 dans les numéros #261 et #262. Il se lit mieux après la trilogie de Galactus de 1966.

Non. Sept récits suffisent pour dresser son portrait, de 1962 à 2016. Choisissez un point d'entrée moderne, comme le run de Hickman, puis remontez vers les classiques de Lee, Kirby et Byrne. Le guide de lecture de la série vous aidera à placer chaque étape.

Vous possédez un numéro de Fantastic Four des années 1960 ou un fascicule du run de Hickman ? Faites-en estimer l'état et la valeur.

Estimer mon comic