Pour découvrir la Torche humaine, ouvrez Spider-Man/Human Torch (cinq numéros, 2005) de Dan Slott et Ty Templeton, puis remontez à la rubrique de Johnny dans Strange Tales #101 à 134 (1962-1965). Le jeune Storm, lui, surgit dans le lancement de la série des Fantastic Four, un fascicule de fin 1961 que Stan Lee a scénarisé et Jack Kirby illustré. Ne le confondez pas avec l'androïde de Carl Burgos, apparu en 1939 : deux personnages, un même nom.
La Torche humaine pose un problème d'identité avant même d'ouvrir un fascicule : le nom désigne deux héros. Celui de 1939 est un androïde ; celui de 1961 est un adolescent de Long Island exposé aux rayons cosmiques, frère cadet de Sue Storm. Ce guide classe les histoires qui racontent Johnny, avec ce que chacune apporte, à quel lecteur elle convient et comment l'aborder.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Johnny entre en scène avec la série elle-même : Fantastic Four #1, couverture de novembre 1961, dont Lee signe le texte et Kirby les planches. Les quatre voyageurs d'une fusée expérimentale reçoivent des rayons cosmiques ; Johnny en sort capable d'enflammer son corps et de voler. Le numéro 4, daté de mai 1962, lui offre un rôle d'enquêteur : c'est lui qui retrouve Namor, amnésique, et la rencontre fait entrer dans la série un rival majeur de l'équipe. Le contexte de ce lancement est repris dans la page consacrée aux débuts de l'équipe, première apparition des Fantastic Four. L'annuel numéro 1 de la série, en 1963, réimprime d'ailleurs le début du numéro 1 avec une Torche redessinée, plus humaine, accordée à son apparence ultérieure : un détail utile pour distinguer l'original de sa reprise.
L'autre Torche, elle, remonte à Marvel Comics #1, couverture d'octobre 1939, chez Timely, l'ancêtre de Marvel. Carl Burgos l'écrit et le dessine : c'est un androïde créé par le professeur Phineas Horton, qui s'enflamme au contact de l'air et se fait appeler Jim Hammond. Lee et Kirby reprennent le nom et le pouvoir en 1961 pour un personnage entièrement neuf. La rencontre entre les deux a lieu dans Fantastic Four Annual #4, en novembre 1966, qui ramène l'androïde dans la continuité moderne.
1 : Spider-Man/Human Torch #1-5, Dan Slott et Ty Templeton (2005)
Voici l'entrée la plus accessible pour qui découvre Johnny maintenant. La mini-série compte cinq numéros, publiés de mars à juillet 2005. Dan Slott écrit, Ty Templeton dessine ; l'encrage change d'un numéro à l'autre. Chaque épisode est une aventure complète située à une époque différente de l'amitié de Johnny et de Peter Parker, et le recueil porte le sous-titre I'm With Stupid, clin d'œil aux tee-shirts que les deux garçons enfilent à la fin.
Le ton est celui de la comédie : deux jeunes hommes qui se chamaillent, se sauvent la mise et recommencent. La série s'adresse au lecteur qui veut un récit court, sans prérequis, et à celui qui sait déjà que Johnny est avant tout un personnage drôle. Elle se lit d'une traite en recueil, dans l'ordre des numéros.
2 : Strange Tales #101-134, Larry Lieber, Jack Kirby, Dick Ayers et d'autres (1962-1965)
Johnny a sa propre rubrique dans Strange Tales à partir du numéro 101, daté d'octobre 1962, et elle court jusqu'au numéro 134, de juillet 1965. Larry Lieber écrit le numéro d'ouverture, que Jack Kirby dessine ; Dick Ayers reprend le crayonné après une dizaine de numéros, et Carl Burgos, créateur de la Torche de 1939, figure parmi les dessinateurs qui suivent. Jerry Siegel, le cocréateur de Superman, écrit les numéros 112 et 113 sous le pseudonyme de Joe Carter. Le Thing rejoint la rubrique à partir du numéro 123, en août 1964, et la rubrique cède sa place à Nick Fury avec le numéro 135, en août 1965.
L'intérêt de ces pages tient à ce qu'elles font de Johnny un héros de rubrique : impulsif, vaniteux, toujours prêt à répondre à un défi, il s'y construit à l'écart du reste de l'équipe. La lecture d'un recueil suffit pour sentir le contraste avec le ton plus solennel de la série mère.
Ces histoires de douze à quatorze pages montrent un Johnny lycéen, encore chez sa sœur, qui affronte des ennemis de format court. Ces pages visent le lecteur attiré par l'âge d'argent et par la fabrique d'un héros de rubrique à partir d'un membre d'équipe. Le plus simple pour les lire est de passer par les rééditions : la série The Human Torch de 1974-1975, en huit numéros, reprend ces épisodes solo. Notre page sur Strange Tales #110 montre comment Doctor Strange vient partager le même fascicule en 1963.
3 : Human Torch #1-12, Karl Kesel et Skottie Young (2003-2004)
La série solo de la décennie 2000 compte douze numéros, de juin 2003 à juin 2004. Karl Kesel écrit ; Skottie Young dessine l'ouverture, au trait rond et très stylisé, tandis que d'autres dessinateurs, dont Howard Porter et Paco Medina, signent les derniers numéros. Un recueil complet de l'ensemble existe, ce qui évite de courir après douze fascicules.
Elle s'adresse à celui qui préfère Johnny hors de son équipe : la série lui donne le rôle principal, un ton léger et un graphisme qui tranche avec les Fantastic Four de l'époque. Le changement de dessinateur sur la fin donne une série inégale visuellement, mais l'ensemble se lit sans autre préparation que la connaissance du personnage.
4 : Fantastic Four #583-587 et #600-601, Jonathan Hickman et Steve Epting (2010-2012)
C'est le grand tournant moderne. Dans le numéro 587, paru en janvier 2011, Johnny reste dans la Zone négative pour fermer un passage face aux troupes d'Annihilus, et il disparaît. Jonathan Hickman écrit l'ensemble, Steve Epting dessine les numéros 583 à 587 comme les 600 et 601. Le numéro 600, publié pour le cinquantenaire de Marvel et daté de janvier 2012, montre qu'il a été ranimé par Annihilus et contraint de combattre pour lui ; le numéro 601 en donne l'explication. Hickman écrit en tout les numéros 570 à 588 puis 600 à 611 de la série, de 2009 à 2012, ce qui fait de ce passage la conclusion d'un plan de long terme plutôt qu'un événement isolé.
Ici, Johnny porte un drame, et le récit vise le lecteur prêt à l'y suivre. Il demande de connaître l'équipe et ses liens avec la Zone négative, mais Hickman installe l'essentiel dans les numéros eux-mêmes. Pour replacer l'auteur dans son œuvre, notre page Jonathan Hickman : par où commencer propose un parcours complet.
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5 : Fantastic Four #232-293, John Byrne (1981-1986)
John Byrne signe scénario, crayonné et encrage de la série à partir du numéro 232, daté de juillet 1981, jusqu'au numéro 293, en août 1986. Pour Johnny, la période compte une relation avec Frankie Raye, qui se termine au numéro 244 (juillet 1982), quand elle accepte de devenir héraut de Galactus. Le run entier est une référence pour qui veut lire les Fantastic Four dans une écriture resserrée, et Johnny y partage la vedette avec les trois autres membres.
Attention : cette entrée classe un run d'équipe, non une histoire consacrée à Johnny. Elle convient au lecteur qui a déjà goûté à l'âge d'argent et veut une étape plus dense. Pour replacer ce travail, consultez John Byrne : par où commencer ou le hub de l'auteur.
6 : Fantastic Four Annual #4, Stan Lee, Jack Kirby et Joe Sinnott (1966)
Cet annuel de novembre 1966 réunit les deux Torches. Le Mad Thinker réactive le corps de l'androïde de 1939 et le retourne contre l'équipe ; le combat oppose la vieille Torche à Johnny. L'histoire se termine quand l'androïde reprend le contrôle de lui-même. Le fascicule présente aussi Quasimodo et reprend un récit du Thing contre Hulk.
Il s'adresse au collectionneur et au lecteur curieux de la généalogie du nom : c'est la rencontre qui lève l'ambiguïté entre 1939 et 1961. Le récit est autonome et ne suppose aucune suite à connaître. Les annuels forment une collection à part, détaillée dans la page sur les annuels et spéciaux clés des Fantastic Four.
7 : Marvel Team-Up #1, Roy Thomas et Ross Andru (1972)
Le lancement de la série, daté de mars 1972, associe Spider-Man et la Torche pour une aventure de veille de Noël contre Sandman, à New York et dans le New Jersey. Roy Thomas écrit, Ross Andru dessine. Johnny est un des deux héros du numéro, mais la formule ne dure pas : la série renonce rapidement à une co-vedette fixe, après trois numéros avec Johnny, au profit d'un invité différent à chaque épisode.
Cette lecture s'adresse au lecteur de l'âge du bronze et à celui qui aime les duos. Elle sert aussi de repère de collection : notre page consacrée à Marvel Team-Up #1 explique pourquoi ce numéro compte alors qu'il ne présente aucun nouveau personnage.
Par où commencer selon votre profil
Vous voulez rire et avancer vite : lisez Spider-Man/Human Torch en recueil. Vous cherchez les sources de l'âge d'argent : prenez Strange Tales #101 à 134 puis Fantastic Four #1 à 4. Vous préférez un drame moderne : visez le numéro 587 de Fantastic Four et son prolongement dans les numéros 600 et 601. Vous aimez les séries solo décalées : la série de Kesel et Young de 2003 est faite pour vous.
Si vous souhaitez comprendre les deux Torches avant d'acheter quoi que ce soit, ouvrez Fantastic Four Annual #4 : dans un même récit, il fait parler l'androïde de 1939 face au héros de 1961. Pour élargir ensuite vers l'équipe, nos meilleurs runs des Fantastic Four classent les périodes à lire.
Les numéros clés à connaître
Pour la généalogie du nom, retenez Marvel Comics #1 (octobre 1939), Fantastic Four #1 (novembre 1961) et Fantastic Four Annual #4 (novembre 1966), qui relie les deux. Fantastic Four #4 (mai 1962) marque la rencontre avec Namor, et Strange Tales #101 (octobre 1962) ouvre la rubrique solo de Johnny. Du côté du duo avec Spider-Man, c'est Marvel Team-Up #1 (mars 1972).
Les tournants modernes sont Fantastic Four #244 (juillet 1982) pour la fin de la relation avec Frankie Raye, #587 (janvier 2011) pour la disparition de Johnny et #600 pour sa réapparition. Pour chacun, procédez ainsi : relevez la date de couverture sur le fascicule, repérez le tirage d'origine et ses réimpressions, puis recoupez plusieurs ventes conclues. Pour 1962, l'état physique pèse avant tout ; pour 2011, c'est l'identification exacte du tirage.
Questions fréquentes
Cela dépend de laquelle. L'androïde de Carl Burgos paraît dans Marvel Comics #1, couverture d'octobre 1939. Le héros des Fantastic Four, Johnny Storm, naît dans le numéro 1 de leur série (novembre 1961), œuvre de Lee au texte et de Kirby au dessin. Les deux personnages partagent le nom, pas l'origine.
La Torche de 1939 est un androïde créé par le professeur Phineas Horton, connu sous le nom de Jim Hammond. Johnny Storm est un humain doté de pouvoirs par des rayons cosmiques, membre des Fantastic Four. Les deux se croisent dans Fantastic Four Annual #4, daté de novembre 1966.
Pour une lecture moderne et courte, prenez Spider-Man/Human Torch de Dan Slott et Ty Templeton, en cinq numéros (2005). Pour les sources, lisez la rubrique de Strange Tales #101 à 134. Pour une série entière, il reste Human Torch de Karl Kesel et Skottie Young, en douze numéros (2003-2004).
Il disparaît dans Fantastic Four #587, paru en janvier 2011, écrit par Jonathan Hickman et dessiné par Steve Epting, en défendant un passage de la Zone négative. Il réapparaît dans le numéro 600, ranimé par Annihilus, et le numéro 601 en donne l'explication.
Non. Spider-Man/Human Torch et la série de 2003 se lisent sans autre préparation que la connaissance du personnage. Si vous voulez les sources, Fantastic Four #1 à 4 présentent l'équipe et Namor en quelques fascicules de 1961 et 1962, avant la rubrique de Strange Tales.
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