Pour découvrir la Femme invisible, commencez par la mini-série Invisible Woman (cinq numéros, 2019-2020) de Mark Waid et Mattia De Iulis, puis lisez Fantastic Four #280 à 284 (1985) de John Byrne. Susan Storm surgit comme Invisible Girl dès l'ouverture de Fantastic Four (fin 1961), imaginée par Stan Lee et Jack Kirby ; elle adopte le nom d'Invisible Woman au numéro 284.
Sue Storm est le personnage dont le nom raconte le mieux l'évolution : vingt-quatre ans séparent la « fille » invisible de 1961 de la « femme » invisible de 1985, et ses pouvoirs ont changé de nature entre-temps. Voici un classement de six récits où Sue tient le rôle central, avec l'apport de chacun, son lectorat et la manière de le lire.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Susan Storm fait ses débuts avec la série elle-même, dans Fantastic Four #1 : la couverture indique novembre 1961, Lee tient le scénario et Kirby les planches. Elle fait partie des quatre voyageurs d'une fusée expérimentale touchés par les rayons cosmiques, avec Reed Richards, son frère Johnny et Ben Grimm. Son pouvoir est alors l'invisibilité, et le nom qu'elle porte est Invisible Girl. Le numéro de fondation est décortiqué dans la page première apparition des Fantastic Four.
Le nom change au numéro 284, daté de novembre 1985, écrit et dessiné par John Byrne : Sue y adopte le nom d'Invisible Woman, qu'elle garde ensuite. Le fil entre les deux dates passe par un mariage (1965) et une naissance (1968), que ce guide traite dans ses entrées. Retenez donc le repère : Invisible Girl avant le numéro 284, Invisible Woman à partir de lui, ce qui aide à identifier un fascicule et à lire un catalogue.
Ce changement de nom n'est pas cosmétique. En 1961, Lee et Kirby lui donnent l'invisibilité pour tout pouvoir, et il faut attendre le numéro 22 pour que les champs de force apparaissent ; Byrne, vingt ans plus tard, met en avant son assurance et la polyvalence de ses capacités. Lire Sue, c'est donc suivre un rééquilibrage que chaque génération d'auteurs a poursuivi à sa manière, et le classement ci-dessous suit l'intérêt de lecture plutôt que l'ordre de parution : les entrées récentes servent de porte d'entrée, les fascicules des années 1960 d'approfondissement pour qui veut remonter aux sources.
1 : Invisible Woman #1-5, Mark Waid et Mattia De Iulis (2019-2020)
Cette mini-série ouvre la voie la plus directe vers le personnage. Cinq numéros, dont l'ouverture est sortie en juillet 2019 et le dernier est daté de janvier 2020, réunis dans le recueil Partners in Crime. Mark Waid écrit, Mattia De Iulis dessine, Adam Hughes signe les couvertures. Le recueil Partners in Crime rassemble les cinq numéros, ce qui évite de chercher les fascicules un à un si vous lisez avant tout pour l'histoire. Loin de l'équipe, Sue mène ici une mission d'espionnage pour le S.H.I.E.L.D.
Le récit s'adresse au lecteur qui veut un personnage central, sans connaissance préalable de quarante ans d'historique. Il se lit en recueil, dans l'ordre des numéros, et son format court en fait un bon test : si le personnage vous plaît dans cette version solo, les entrées suivantes vous mèneront vers ses sources. L'intérêt est de voir Sue mener une intrigue entière en s'appuyant sur ses compétences plutôt que sur celles de l'équipe.
2 : Fantastic Four #280-284, John Byrne (1985)
C'est le tournant du personnage. Sur cinq numéros de 1985, de juillet à novembre, John Byrne confronte Sue à Malice, une personnalité sombre qui naît dans le numéro 280, sous l'influence des manipulations de Psycho-Man. Le récit se conclut au numéro 284, où Sue prend le nom d'Invisible Woman. Byrne écrit, dessine et assure l'ensemble de la période, qui s'étend du numéro 232 au numéro 293.
Cette lecture s'adresse au lecteur qui veut le moment où l'héroïne cesse d'être une partenaire de l'équipe pour devenir un des pivots de la série. Elle se lit sans prérequis à l'intérieur du run de Byrne, mais mieux avec quelques numéros d'avance pour connaître les liens entre Sue et Reed. Prévoyez de commencer au numéro 280 et de poursuivre jusqu'au 284 sans sauter de fascicule : l'arc est continu, et le changement de nom n'a de poids que si l'on a suivi ce qui le précède. Pour mesurer la place de ces numéros dans son œuvre, lisez John Byrne : par où commencer.
3 : Fantastic Four (2022) #2, Ryan North et Iban Coello (2022)
Dans cette série lancée en novembre 2022, le deuxième numéro suit Reed et Sue dans un diner, puis dans une aventure qui tourne autour de Doombots, ces robots à l'image de Doctor Doom. Le texte est présenté du point de vue de Sue, sous forme de lettre adressée à Jennifer Walters, ancienne membre de l'équipe. Ryan North écrit, Iban Coello dessine le lancement de la série.
Il s'adresse au lecteur qui veut une entrée récente, légère et lisible : le numéro est autonome, et il montre Sue comme voix du couple et de l'équipe plus que comme combattante. C'est une lecture complémentaire de la mini-série de 2019, qui insiste sur l'action. Les premiers numéros de la série alternent d'ailleurs les personnages en vedette : le numéro 1 est tourné vers Ben Grimm et Alicia Masters, le numéro 2 vers Reed et Sue, le numéro 3 vers la Torche humaine, avant que l'équipe se retrouve au numéro 4. Lire les quatre à la suite donne une image complète de l'équipe moderne.
4 : Fantastic Four #22, Stan Lee et Jack Kirby (1964)
Le numéro 22, couverture de janvier 1964, met en scène le Mole Man et marque un jalon pour Sue : elle apprend à rendre d'autres objets invisibles, à produire des champs de force et à lancer des décharges psioniques. Dans cette histoire, c'est un champ de force posé autour d'un bouton de déclenchement qui retient le piège du méchant. Stan Lee écrit, Jack Kirby dessine.
Ce fascicule parle au collectionneur d'âge d'argent comme à qui cherche d'où vient la puissance de Sue. Le fascicule se lit sans connaître les numéros précédents, et la présence de Mole Man en fait un épisode de transition : la menace est classique, mais le pouvoir de Sue en sort transformé. Il vaut surtout comme repère que le pouvoir qui définit Sue aujourd'hui n'était pas celui des débuts. Notre page sur les numéros clés des Fantastic Four de l'âge d'argent le replace dans la période Lee et Kirby.
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5 : Fantastic Four Annual #3, Stan Lee et Jack Kirby (1965)
L'annuel de 1965 met en scène le mariage de Reed Richards et de Sue Storm. Stan Lee écrit, Jack Kirby dessine. Le projet de mariage avait été annoncé plusieurs numéros auparavant, et le fascicule fait venir de nombreux invités du monde Marvel, tandis que Doctor Doom tente de gâcher la cérémonie. Il fait de Sue Richards un personnage marié, ce qui compte pour toute la suite de sa trajectoire. La cérémonie rassemble de nombreux personnages de l'univers Marvel autour des mariés, ce qui en fait un fascicule de fête autant qu'un récit de couple, et un bon indicateur de la manière dont Lee et Kirby traitent leurs événements.
Il s'adresse au lecteur qui aime les événements de l'âge d'argent et au collectionneur d'annuels. Le récit est autonome et ne demande aucune suite. Les annuels et leur numérotation propre sont expliqués dans annuels et spéciaux clés.
6 : Fantastic Four Annual #6, Stan Lee, Jack Kirby et Joe Sinnott (1968)
Cet annuel, couverture de novembre 1968, raconte la naissance de l'enfant de Reed et de Sue, qui recevra plus tard le prénom de Franklin. Stan Lee écrit, Jack Kirby dessine et Joe Sinnott encre. Le fascicule présente aussi Annihilus et sa baguette de contrôle cosmique, un adversaire qui reviendra dans la série.
Cette entrée s'adresse au lecteur qui s'intéresse à la famille Richards et à celui qui poursuit les débuts d'Annihilus. Elle est autonome et ne demande pas de connaître l'équipe en détail. Pour suivre l'enfant devenu personnage, notre page sur Valeria Richards et Doctor Doom prolonge la lignée familiale.
Par où commencer selon votre profil
Vous voulez un personnage au centre et un récit court : lisez Invisible Woman (2019-2020) en recueil. Vous cherchez le moment charnière : prenez Fantastic Four #280 à 284. Vous aimez une lecture récente et sans prérequis : ouvrez le numéro 2 de la série de 2022. Vous collectionnez l'âge d'argent : visez le numéro 22 et les annuels 3 et 6.
Si vous découvrez les Fantastic Four par Sue, un ordre simple fonctionne : la mini-série de 2019 pour l'accroche, le run de Byrne pour la profondeur, puis les sources de Lee et Kirby. Pour élargir vers l'équipe entière, notre page sur les numéros clés modernes des Fantastic Four offre un parcours plus large.
Un dernier cas : vous venez des films et voulez savoir ce que Sue fait dans les pages. Commencez par la mini-série de 2019, qui la place au cœur du récit, puis par le numéro 2 de la série de 2022, qui la montre en couple. Ces deux lectures prennent peu de temps et donnent deux visages du personnage avant de plonger dans l'âge d'argent.
Les numéros clés à connaître
Pour l'identité du personnage, retenez Fantastic Four #1 (novembre 1961), Fantastic Four #22 (janvier 1964) pour l'élargissement de ses pouvoirs, Fantastic Four #280 (1985) pour l'apparition de Malice et Fantastic Four #284 (novembre 1985) pour le nom d'Invisible Woman. Les annuels 3 (1965) et 6 (novembre 1968) fixent le mariage et la naissance, ce dernier contenant aussi la présentation d'Annihilus.
Côté moderne, Invisible Woman #1 (2019) est la porte d'entrée de la collection récente. Dans tous les cas, regardez la date de couverture, déterminez le tirage d'origine et les réimpressions, puis recoupez plusieurs ventes conclues avant de juger une annonce. Pour 1965, l'état du papier et de l'agrafage décide ; pour 2019, c'est l'identification de la bonne variante.
Deux précautions propres à ces titres. Les annuels ont leur propre numérotation, distincte de celle de la série mensuelle : l'annuel 3 n'est pas le numéro 3 de Fantastic Four, et la confusion se paie à l'achat. L'annuel 6 a en outre été réédité en fac-similé : vérifiez la mention de tirage et la date de couverture avant de conclure que vous tenez un exemplaire de 1968.
Questions fréquentes
Dès Fantastic Four #1, publié avec une couverture de novembre 1961 par Lee et Kirby. Susan Storm y fait partie des quatre passagers d'une fusée exposés aux rayons cosmiques et y porte le nom d'Invisible Girl. Son pouvoir se limite alors à l'invisibilité, et il faut attendre le numéro 22, de janvier 1964, pour voir apparaître les champs de force.
Dans Fantastic Four #284, couverture de novembre 1985, écrit et dessiné par John Byrne. Sue y adopte le nom d'Invisible Woman, qu'elle porte ensuite. Les numéros précédents, de 1961 à 1985, utilisent le nom d'Invisible Girl. Pour un catalogue, ce repère permet de dater un fascicule d'un coup d'œil.
Prenez Invisible Woman, cinq numéros écrits par Mark Waid et dessinés par Mattia De Iulis, de 2019 à 2020, avec des couvertures d'Adam Hughes. Le recueil s'intitule Partners in Crime. Elle suit Sue en agent secret du S.H.I.E.L.D. et se lit sans prérequis.
L'annuel 3 de Fantastic Four, paru en 1965, signé Lee pour le texte et Kirby pour le dessin. Doctor Doom y tente de perturber la cérémonie. L'annuel 6 de 1968 raconte ensuite la naissance de leur enfant, et il présente aussi Annihilus.
Malice est une personnalité sombre de Sue, qui naît dans Fantastic Four #280, en 1985, sous la plume de John Byrne. Elle naît des manipulations de Psycho-Man, et l'arc se clôt au numéro 284, où Sue devient Invisible Woman. Lire les numéros 280 à 284 à la suite suffit pour comprendre l'histoire.
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