Meilleurs comics du Chapelier fou : par où commencer et numéros clés, illustration article

Pour lire le Chapelier fou, ouvrez Madness (1994), le récit de Jeph Loeb et Tim Sale où Jervis Tetch enlève la jeune Barbara Gordon, puis enchaînez avec Detective Comics #787 (2003), signé Brian K. Vaughan. Remontez ensuite à sa naissance dans Batman #49 (1948) et à son retour dans Detective Comics #510 (1982). Terminez par l'arc Mad de Gregg Hurwitz dans Batman: The Dark Knight (2013).

Parmi les adversaires de Batman, le Chapelier fou se distingue : Jervis Tetch est un petit homme dont les armes sont des chapeaux piégés et une fixation sur Alice au pays des merveilles, loin des poings des autres ennemis de Batman. Sa bibliographie est dispersée en caméos et en rôles de soutien, ce qui oblige à trier. Ce guide retient sept lectures où Jervis Tetch tient réellement le premier rôle, dans l'ordre où nous vous les conseillons.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics du Chapelier fou, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Jervis Tetch naît dans Batman #49, daté d'octobre-novembre 1948. L'histoire s'intitule « The Scoop of the Century! » et occupe le milieu du fascicule, entre un récit de prison et une aventure arabisante. Bill Finger l'écrit, Lew Sayre Schwartz la dessine, Charles Paris l'encre, et Bob Kane reste crédité comme créateur de la série. Le même numéro présente la reporter Vicki Vale, ce qui en fait un fascicule recherché pour deux personnages à la fois.

Cette version initiale pose le Chapelier en voleur costumé, dont le goût des couvre-chefs sert surtout de signature criminelle. Les histoires qui font aujourd'hui sa réputation, avec le contrôle mental et le monde de Lewis Carroll, viennent plus tard. Attention à l'homonyme : Detective Comics #230 (1956), de Bill Finger et Sheldon Moldoff, met en scène un faux Chapelier, et plusieurs numéros des deux décennies suivantes suivent cet usurpateur, pas Tetch. Le catalogue sépare les deux fiches, et vous devez vérifier laquelle vous achetez.

1 : Batman: Madness, Jeph Loeb et Tim Sale (1994)

Ce récit est le deuxième des trois Halloween Specials de Batman: Legends of the Dark Knight que Loeb et Sale publient entre 1993 et 1995, réunis ensuite dans le recueil Haunted Knight. Le Chapelier y enlève Barbara Gordon, la fille du commissaire, tandis que Batman remonte jusqu'à des souvenirs d'enfance de Bruce Wayne. L'inspiration vient directement de Lewis Carroll et de l'iconographie de John Tenniel, que Tim Sale traduit en cases anguleuses et en ombres épaisses.

Ce que cette histoire apporte à Tetch : une menace crédible, loin de l'accessoire comique. Elle convient aux nouveaux venus : un fascicule suffit, sans autre Batman en tête. Pour la lire sans courir après l'original, cherchez Haunted Knight ; les amateurs de The Long Halloween y reconnaîtront le même duo, que nous détaillons dans notre fiche sur Two-Face.

2 : Detective Comics #787, Brian K. Vaughan, Rick Burchett et John Lowe (2003)

Daté de décembre 2003 et titré « Mimsy Were the Borogoves », ce numéro isolé confronte Batman à un indice laissé à l'envers : une citation de Carroll retournée comme dans un miroir. Kirk Langstrom, le savant devenu Man-Bat, disparaît, le Chapelier s'est évadé d'Arkham, et le psychiatre qui le soignait s'évanouit à son tour. Tetch retourne les recherches de Langstrom contre son médecin pour lui faire éprouver la folie de l'intérieur.

Ce qu'on y gagne : un cas d'école de la manière dont Tetch pense, sa vengeance visant un thérapeute plutôt que Batman lui-même. Le fascicule s'adresse aux lecteurs qui aiment les récits complets en vingt pages, et il se lit sans aucune autre lecture. Rick Burchett au crayon et John Lowe à l'encrage tiennent un récit à énigme dont chaque page prépare la suivante.

3 : Batman: The Dark Knight #16 à #21, Gregg Hurwitz, avec Ethan Van Sciver et Szymon Kudranski (2013)

De mars à août 2013, la série relancée par DC en 2011 consacre six numéros au Chapelier. Gregg Hurwitz écrit l'arc, intitulé Mad lorsqu'il est recueilli, Ethan Van Sciver dessine l'ouverture avec le #16, et Szymon Kudranski fait partie des dessinateurs de la suite. Batman suit une piste de corps sans mobile apparent, pendant que Tetch enlève des habitants de Gotham dans un but que l'enquête révèle peu à peu. Les jumeaux Tweedledum et Tweedledee figurent notamment dans le dernier chapitre.

Cette lecture est la plus moderne et la plus noire de la liste. Elle réinvente l'origine du personnage sans se soucier de ses versions antérieures, ce qui la rend accessible à un lecteur arrivé avec la relance de 2011. En revanche, un lecteur attaché à la continuité d'avant 2011 y trouvera des écarts. Le recueil Mad rassemble les numéros et évite de chasser des fascicules mensuels devenus difficiles à regrouper.

4 : Detective Comics #510, Gerry Conway, Gene Colan et Klaus Janson (1982)

C'est le numéro qui remet le vrai Chapelier en scène après les années d'imposteurs. Daté de janvier 1982, il porte en couverture le titre « Head-Hunt by a Mad Hatter » et annonce, selon son texte de présentation, le retour de l'original, décidé à détruire l'esprit de Batman. Gerry Conway écrit le récit principal, Gene Colan le crayonne et Klaus Janson l'encre. Le fascicule contient aussi un récit secondaire, de Cary Burkett et José Delbo.

L'intérêt est historique autant que narratif : on voit le personnage retrouver sa légitimité. Il s'adresse aux collectionneurs de l'âge de bronze qui aiment lire un numéro dans son contexte d'époque. Pour situer l'auteur du scénario dans l'ensemble de sa bibliographie, consultez la page consacrée à Gerry Conway.

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Meilleurs comics du Chapelier fou : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Secret Six, Gail Simone, Brad Walker et Jimmy Palmiotti (2006)

La mini-série en six numéros, datée de juillet à décembre 2006, réunit Catman, Deadshot, Scandal Savage, Rag Doll et Knockout, avec le Chapelier fou dans l'équipe. Gail Simone écrit, Brad Walker dessine et Jimmy Palmiotti encre. Ici, Tetch n'est plus l'adversaire de Batman : il devient un collègue de mercenaires, avec ses manies et ses rancunes. Le recueil porte le titre Six Degrees of Devastation.

Cette série apporte un angle rare : le Chapelier observé de l'intérieur d'un groupe, sans héros pour le contenir. Elle s'adresse aux lecteurs qui aiment les équipes de personnages ambigus et ne demande pas de connaître Batman. Attention toutefois : l'intrigue principale porte sur l'équipe, et Tetch n'en est qu'un des membres. Nous la classons parce qu'il y tient un rôle durable, pas parce qu'il en serait la vedette.

6 : Detective Comics #841, Paul Dini, Dustin Nguyen et Derek Fridolfs (2008)

Intitulé « The Wonderland Gang » et daté d'avril 2008, ce numéro oppose Batman à une équipe de criminels costumés tirés de l'univers de Carroll. Les jumeaux Tweedledum et Tweedledee y exploitent la technologie du Chapelier pour monter leur bande, et la question que pose l'histoire est de savoir si Tetch a repris les rênes ou s'il a été doublé. Paul Dini écrit, Dustin Nguyen crayonne et Derek Fridolfs encre.

Le numéro apporte un regard différent sur Tetch : celui d'un inventeur dont les outils échappent à son contrôle. Il s'adresse aux lecteurs qui ont déjà lu Detective Comics #787 et veulent un complément léger. Les avis d'époque ont été partagés, certains y voyant une aventure amusante, d'autres une histoire mineure de Dini. Gardez-le pour la fin de votre parcours.

7 : The Joker's Asylum II: Mad Hatter #1, Landry Walker, Bill Sienkiewicz et Keith Giffen (2010)

Ce one-shot daté d'août 2010 fait partie d'une collection où chaque fascicule donne la parole à un adversaire, le Joker jouant les présentateurs. L'histoire s'appelle « Tea Time » et se résume, selon le texte de présentation officiel, à un conte du Chapelier sur Alice, lui-même, les chapeaux et le thé. Landry Walker écrit, Bill Sienkiewicz signe la couverture et le dessin avec Keith Giffen.

C'est la lecture la plus expérimentale de la liste, et celle qui s'adresse le mieux aux amateurs d'art plus que de récit. Elle ne demande aucun prérequis. Ne la lisez pas en premier : sa force vient de ce que vous connaissez déjà le personnage et son vocabulaire visuel.

Par où commencer selon votre profil

Si vous cherchez une lecture immédiate, prenez Haunted Knight pour Madness, puis Detective Comics #787. Si vous préférez les histoires récentes, démarrez par Mad dans Batman: The Dark Knight et revenez ensuite aux épisodes de Loeb et Sale. Si vous collectionnez l'âge d'or ou l'âge de bronze, Batman #49 et Detective Comics #510 sont vos deux repères.

Les lecteurs qui aiment les équipes de scélérats se tourneront vers Secret Six. Ceux qui cherchent un complément de ton plus léger tenteront Detective Comics #841. Pour mettre le Chapelier en perspective avec un autre adversaire qui travaille l'esprit de ses victimes, lisez notre fiche sur Scarecrow. Vous pouvez aussi poursuivre avec les meilleurs runs de Batman.

Deux apparitions méritent une mention sans entrer au classement. Dans l'arc « Unresolved » de Gotham Central (#19 à #22, 2004), signé Ed Brubaker, Michael Lark et Stefano Gaudiano, Tetch est interrogé par des détectives de la police de Gotham : il est une source dans une enquête sur un attentat, pas le méchant principal. Dans le roman graphique Arkham Asylum (1989), que Grant Morrison a écrit avec Dave McKean au dessin, il figure parmi les détenus sans tenir le rôle central. Si Brubaker vous intéresse, consultez la page de l'auteur.

Les numéros clés à connaître

La hiérarchie suit la logique des premières apparitions et des tournants. Le repère majeur est Batman #49 (octobre-novembre 1948), où naît le personnage, suivi de Detective Comics #230 (1956), qui lance l'imposteur et brouille la chronologie pour deux décennies. Detective Comics #510 (janvier 1982) marque le retour du vrai Tetch ; c'est le jalon à rechercher pour qui veut documenter ce tournant.

Viennent ensuite les repères modernes : le Halloween Special de Madness (1994), Detective Comics #787 (décembre 2003), Secret Six #1 (juillet 2006) et Batman: The Dark Knight #16 (mars 2013). Leur valeur dépend de leur rareté et de l'état du fascicule. Méthode : comparez plusieurs ventes terminées du même numéro, dans le même état, avant de vous fier à une annonce. Pour un fascicule de 1948 ou de 1982, relevez aussi les restaurations signalées dans la description.

Meilleurs comics du Chapelier fou : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Dans Batman #49, daté d'octobre-novembre 1948, au sein de l'histoire « The Scoop of the Century! ». Bill Finger l'écrit, Lew Sayre Schwartz la dessine et Charles Paris l'encre, Bob Kane restant crédité comme créateur de la série. Ce numéro présente aussi Vicki Vale.

Le vrai personnage est Jervis Tetch, introduit en 1948. Un imposteur reprend le nom dans Detective Comics #230 (1956) et domine les années suivantes, jusqu'au retour de l'original dans Detective Comics #510 (janvier 1982). Vérifiez donc la fiche du catalogue avant d'acheter un numéro de cette période.

Non, mais cela enrichit la lecture. Les récits de Loeb et Sale, de Vaughan ou de Hurwitz reprennent le vocabulaire de Lewis Carroll : thé, miroirs, citations retournées. Ils restent compréhensibles sans l'avoir lu, car chaque auteur explique ce dont l'histoire a besoin au fil des pages.

Prenez Batman: Madness, dans le recueil Haunted Knight. Jeph Loeb et Tim Sale y racontent l'enlèvement de Barbara Gordon en un fascicule, sans prérequis. Si vous préférez une histoire récente, choisissez l'arc Mad de Gregg Hurwitz, publié dans Batman: The Dark Knight en 2013.

Notre classement ne retient aucune série régulière à son nom chez DC. Ses meilleures histoires sont des numéros isolés, un arc de six fascicules dans Batman: The Dark Knight, une mini-série d'équipe avec Secret Six et un one-shot paru en 2010 dans la collection The Joker's Asylum II.

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