Meilleurs comics de Hawkman : par où commencer et numéros clés à connaître, illustration article

Le meilleur point d'entrée pour Hawkman est The Brave and the Bold #34 (février-mars 1961), où Gardner Fox et Joe Kubert installent Katar Hol, policier venu de Thanagar. Poursuivez avec Hawkman (1964), puis avec Hawkworld (1989) pour sa refonte moderne. Carter Hall, la version née en 1940, se lit dans la série de 2002 de Geoff Johns et James Robinson, ou dans celle de 2018 de Robert Venditti.

Hawkman pose un problème que peu de personnages imposent à leur lecteur : il existe sous plusieurs identités, qui ne se superposent pas. Carter Hall naît en 1940, Katar Hol en 1961, et les récits des décennies suivantes passent de l'un à l'autre, parfois en les confondant. Ce guide classe sept lectures, et précise à chaque fois de quelle version il s'agit, pour que vous puissiez choisir votre porte d'entrée sans tomber dans la confusion.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics de Hawkman, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Pour Carter Hall, tout commence avec Flash Comics #1, daté de janvier 1940. Le scénariste Gardner Fox et le dessinateur Dennis Neville créent ce Hawkman de l'âge d'or, qui se présente comme la réincarnation d'un prince égyptien. Carter Hall rejoint ensuite la Justice Society dans All Star Comics #3 (hiver 1940), et en préside l'équipe à partir du numéro 8, jusqu'en 1951.

Pour Katar Hol, la date est février-mars 1961 : The Brave and the Bold #34, écrit par Gardner Fox et dessiné par Joe Kubert. Le même auteur signe donc les deux versions, à vingt et un ans d'écart. Ce second Hawkman est un policier de la planète Thanagar, qui arrive sur Terre avec son épouse Shayera Thal pour traquer un voleur du nom de Byth.

Le numéro de 1961 est celui que la plupart des lecteurs cherchent pour comprendre le personnage. Il vient un an après The Brave and the Bold #28, qui avait lancé la Justice League, comme le raconte notre page sur ce numéro 28 ; la revue servait de banc d'essai à DC. Précisons enfin que Shiera Sanders devient Hawkgirl dans les récits de l'âge d'or, aux côtés de Carter Hall.

1 : The Brave and the Bold #34, Gardner Fox et Joe Kubert (1961)

Trois numéros successifs, de #34 à #36, servent d'essai : #34 présente le couple thanagarien, #35 réunit « Menace of the Matter Master » et « Valley of Vanishing Men », #36 « Strange Spells of the Sorcerer » et « The Shadow Thief of Midway City ». Le titre de l'histoire du numéro 34, « Creature of a Thousand Shapes », donne le ton : un voleur capable de changer de forme, qu'il faut rattraper. Joe Kubert en dessine le premier chapitre, dans un trait expressif et sombre.

Ce que cette lecture apporte au personnage est considérable. Le Hawkman de 1961 abandonne l'ancrage mystique de la version de 1940 et le remplace par la science-fiction : un policier d'une autre planète, et non plus un prince réincarné.

Elle s'adresse au lecteur qui veut voir la création et ne craint pas un rythme d'époque. Les trois numéros se lisent en une soirée, et les retrouver ensemble évite de chercher chaque fascicule séparément. Les collections de reprises décrites plus loin les proposent à côté de leurs suites.

2 : Hawkman (vol. 1), Gardner Fox et Murphy Anderson (1964-1968)

La série à son nom s'ouvre avec le numéro 1, daté d'avril-mai 1964 : Fox écrit l'histoire intitulée « Rivalry of the Winged Wonders! » et Murphy Anderson la dessine. Elle compte vingt-sept numéros, jusqu'à celui d'août-septembre 1968, puis le titre fusionne avec celui de l'Atom pour devenir The Atom and Hawkman.

La série donne au personnage ce qu'un titre mensuel peut offrir : la durée, avec vingt-sept rendez-vous en quatre ans. Le numéro 4, daté d'octobre-novembre 1964, est celui où Gardner Fox présente Zatanna ; elle y tient le rôle d'invitée, et le fascicule reste un numéro de Hawkman. Notre guide sur l'histoire de Zatanna raconte la suite de sa trajectoire.

Cette lecture convient à qui veut vivre l'âge d'argent de DC au complet. Elle est plus longue et plus naïve que le fascicule de 1961, mais elle montre un personnage installé. Prenez les huit premiers numéros pour vous faire une idée, puis poursuivez si le ton vous plaît. Ici, c'est bien Katar Hol qui est à l'écran, et non Carter Hall.

3 : The Shadow War of Hawkman, Tony Isabella et Richard Howell (1985)

Quatre fascicules parus de mai à août 1985 forment cette mini-série, encrée par Alfredo Alcala. Tony Isabella écrit, Richard Howell dessine, et les couvertures sont de Howell et de Dick Giordano. L'histoire oppose Katar Hol et Shayera Thal à une conspiration qui menace la planète qu'ils ont adoptée.

La mini-série paraît en 1985, l'année de Crisis on Infinite Earths, qui a bouleversé la continuité du personnage. Elle a donc un intérêt historique, au-delà du récit.

Elle s'adresse à un lecteur qui connaît déjà la version de l'âge d'argent et veut voir comment on a tenté de la conclure. Si vous débutez, passez directement à l'entrée suivante : le contexte s'y reconstitue sans aide.

4 : Hawkworld, Timothy Truman puis John Ostrander (1989-1993)

Trois fascicules de format prestige, parus en 1989, que Timothy Truman écrit et dessine, avec Enrique Alcatena à l'encrage. Le récit reprend Katar Hol dès l'origine : jeune policier d'une famille privilégiée de Thanagar, il se révolte contre la politique de conquête de sa planète, est exilé, puis revient avec l'aide de Shayera Thal, une officière issue d'un milieu modeste, pour affronter Byth Rok.

L'apport est un changement de ton complet : Thanagar devient une société de classes, et la science-fiction naïve de 1961 laisse la place à un récit politique. Une série mensuelle prolonge la mini-série de 1990 à 1993, avec trente-deux numéros et trois annuals ; John Ostrander la scénarise, Truman ayant plotté les six premiers numéros. Une nouvelle série, Hawkman (vol. 3), prend ensuite le relais, Ostrander en écrivant les six premiers numéros.

Cette lecture s'adresse aux amateurs de refontes sérieuses et aux lecteurs qui aiment les récits à portée politique. C'est la porte d'entrée la plus accessible pour Katar Hol, puisqu'elle recommence tout de zéro, sans exiger la lecture de l'âge d'argent.

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Meilleurs comics de Hawkman : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Hawkman (vol. 4), Geoff Johns et James Robinson avec Rags Morales (2002-2006)

La série débute en 2002 et compte quarante-neuf numéros sous le titre Hawkman. Geoff Johns et James Robinson l'écrivent au départ, Rags Morales dessine, puis Justin Gray et Jimmy Palmiotti la reprennent dans sa troisième année. Au numéro 50, en 2006, elle devient Hawkgirl : Kendra Saunders, la Hawkgirl du moment, prend le rôle-titre, et la série s'arrête avec le numéro 66, en juillet 2007.

Cette fois, c'est Carter Hall qui est en tête d'affiche, avec Kendra Saunders dans le rôle de Hawkgirl. Pour un lecteur qui connaît le personnage par la Justice Society, c'est la meilleure façon de le retrouver en vedette.

Elle s'adresse à qui veut suivre Hawkman dans une longue série moderne, et supporte d'être lue par blocs. Pour situer l'un des deux auteurs de départ dans son œuvre, notre page sur Geoff Johns détaille sa bibliographie.

6 : Hawkman (vol. 5), Robert Venditti et Bryan Hitch (2018-2020)

Le numéro 1 est daté d'août 2018, après Hawkman Found #1, et prolonge les événements de Dark Nights: Metal. Robert Venditti écrit, Bryan Hitch dessine les douze premiers numéros, et les couvertures de plusieurs numéros sont de Stjepan Šejić. Le premier recueil rassemble les numéros 1 à 6, le deuxième les numéros 7 à 12.

Le récit suit Carter Hall, qui découvre l'origine de ses nombreuses réincarnations : il aurait dirigé jadis les Deathbringers, qui sacrifiaient des populations entières, puis se serait rebellé. Condamné à se réincarner jusqu'à sauver autant de vies qu'il en a prises, il se tourne vers ses vies passées lorsque ces ennemis visent la Terre. Le propos est une relecture de la confusion même du personnage.

C'est la lecture à ouvrir si vous aimez les grandes sagas modernes et que vous voulez une explication d'ensemble des identités multiples du personnage. Les douze premiers numéros se lisent comme un seul bloc, sans prérequis. Vous pouvez vous y arrêter, ou poursuivre jusqu'à la fin de la série, en 2020.

7 : Showcase Presents: Hawkman, vol. 1, Gardner Fox, Joe Kubert et Murphy Anderson (2007)

Ce volume noir et blanc, paru en mars 2007, rassemble des histoires parues de 1961 à 1966 : The Brave and the Bold #34 à #36, #42 à #44 et #51, The Atom #7, Mystery in Space #87 à #90 et Hawkman #1 à #11. Gardner Fox signe l'essentiel des scénarios, avec Bob Haney parmi d'autres ; Joe Kubert, Murphy Anderson, Gil Kane et d'autres dessinent.

Pour un lecteur de l'âge d'argent, c'est le raccourci le plus rentable : un seul livre contient tout ce qu'il faut pour connaître la période fondatrice de Katar Hol. Un second volume, de 2008, poursuit la série. Les Hawkman Archives en couleur existent aussi : le premier tome (mai 2000) réunit The Brave and the Bold #34 à #36, #42 à #44 et Mystery in Space #87 à #90, le second (avril 2005) les numéros 1 à 8 de la série de 1964.

Il convient à qui veut lire l'âge d'argent sans chasser les fascicules d'origine. L'inconvénient est évident : pas de couleur. Si vous lisez d'abord pour le plaisir, privilégiez les Archives ; si vous voulez la quantité, le volume noir et blanc suffit.

Par où commencer selon votre profil

Vous voulez connaître la création. Ouvrez The Brave and the Bold #34, puis Hawkman #1 (1964), soit Katar Hol dans sa version d'origine. Si le papier d'époque vous rebute, passez par le volume Showcase Presents.

Vous aimez les refontes sérieuses. Prenez Hawkworld (1989) : elle ne demande aucune lecture préalable et s'ouvre sur Thanagar telle que Truman la réinvente.

Vous connaissez Carter Hall par la Justice Society. Choisissez Hawkman (vol. 4, 2002) de Johns et Robinson, ou la série de 2018 de Venditti et Hitch, selon que vous préférez le ton de 2002 ou celui de 2018.

Vous voulez un bloc de lecture clos. Les douze premiers numéros de la série de 2018 forment un ensemble clos, dont le premier recueil se trouve facilement.

Vous collectionnez les débuts de personnages. Cherchez Flash Comics #1 pour Carter Hall et The Brave and the Bold #34 pour Katar Hol. Nos pages sur les numéros clés de Blackest Night montrent un autre pan de sa chronologie, où Hawkman et Hawkgirl figurent parmi les Black Lanterns.

Les numéros clés à connaître

Repères chronologiques pour Hawkman, de 1940 à 2018. Les montants n'ont pas leur place ici : seule compte la méthode pour chercher ces fascicules.

Avant d'acheter un exemplaire, vérifiez à quelle version il se rapporte, car Carter Hall et Katar Hol se côtoient dans les catalogues. Relevez ensuite l'année de couverture et le volume, puis rapprochez trois ventes closes d'un même état, en laissant de côté les valeurs aberrantes. L'estimation gratuite complète ce recoupement.

Meilleurs comics de Hawkman : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Cela dépend de la version. Carter Hall apparaît dans Flash Comics #1, daté de janvier 1940, créé par Gardner Fox et Dennis Neville. Katar Hol apparaît dans The Brave and the Bold #34, daté de février-mars 1961, par Gardner Fox et Joe Kubert. Les deux sont des premières apparitions de Hawkman.

Carter Hall est le Hawkman de 1940, présenté comme la réincarnation d'un prince égyptien. Katar Hol est celui de 1961, un policier de la planète Thanagar venu sur Terre avec son épouse Shayera Thal. Les récits ultérieurs, comme la série de 2018, tentent de relier ces identités.

Pour Katar Hol, commencez par The Brave and the Bold #34 ou, si vous préférez une refonte moderne, par Hawkworld (1989). Pour Carter Hall, ouvrez la série de 2018 de Robert Venditti et Bryan Hitch, dont les douze premiers numéros forment un ensemble autonome.

Oui, elle y fait sa première apparition dans Hawkman #4, daté d'octobre-novembre 1964, scénarisé par Gardner Fox. Elle y est invitée : le fascicule appartient à Hawkman, et ne devient pas un numéro de Zatanna. On le cherche pour cette première apparition.

Oui. Le volume noir et blanc Showcase Presents: Hawkman (2007) réunit The Brave and the Bold #34 à #36, d'autres apparitions et Hawkman #1 à #11. Les Hawkman Archives en couleur proposent une partie du même matériel, en deux tomes.

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