Pour lire l'Atom, commencez par Ray Palmer dans Showcase #34 à #36 (1961-1962), signés Gardner Fox et Gil Kane, puis passez à la série The Atom de 1962. Les lecteurs récents préféreront The All-New Atom (2006), centrée sur Ryan Choi. Al Pratt, le héros de 1940, se découvre à part, dans All-American Comics #19 et les récits de la Justice Society.
Trois personnes ont porté le nom d'Atom de façon durable, et leurs histoires se croisent sans se confondre : Al Pratt, un justicier sans pouvoirs actif dès 1940, Ray Palmer, un physicien qui rétrécit à volonté depuis 1961, et Ryan Choi, un jeune professeur venu en 2006. Sept lectures sont classées ci-dessous, avec en tête de chacune le nom du porteur concerné, pour éviter de confondre 1940, 1961 et 2006.
Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.
Sa première apparition
Il faut distinguer trois dates. Al Pratt, le premier Atom, naît dans All-American Comics #19, daté d'octobre 1940, sous la plume du scénariste Bill O'Connor et le crayon de Ben Flinton. Ce héros n'a pas de pouvoirs, et c'est ce qui le distingue de ses successeurs. Il compte parmi les membres fondateurs de la Justice Society et de l'All-Star Squadron.
Ray Palmer, l'Atom que la plupart des lecteurs cherchent, apparaît dans Showcase #34, daté d'octobre 1961. L'éditeur Julius Schwartz coordonne l'histoire, Gardner Fox l'écrit et Gil Kane la dessine. Palmer est professeur de physique à Ivy University, à Ivy Town ; il découvre qu'une lentille taillée dans la matière d'une naine blanche permet de réduire les objets, puis met au point une ceinture et un costume pour maîtriser sa propre taille. Il rejoint ensuite la Justice League.
Ryan Choi, enfin, débute en 2006 dans le one-shot DCU: Brave New World. Gail Simone, avec Grant Morrison pour le concept et le costume, en fait un jeune professeur qui reprend le rôle à Ivy University. Un quatrième nom existe, Adam Cray, introduit par John Ostrander dans Suicide Squad #44 (août 1990), mais il reste en marge de ce classement.
1 : Showcase #34-36, Gardner Fox et Gil Kane (1961-1962)
Trois numéros d'essai suffisent à installer le personnage de Ray Palmer. Le principe est simple et se prête bien à la science-fiction de l'époque : un homme ordinaire, armé d'un minimum de physique, passe de la taille humaine à celle d'un insecte, et le dessin de Gil Kane donne à ces changements d'échelle une vraie lisibilité.
Ce que cette lecture apporte à Ray Palmer, c'est son identité complète : le scientifique, la lentille, la ceinture, le goût de l'invention. Elle s'adresse au lecteur d'âge d'argent, à celui qui veut comprendre pourquoi DC a relancé les héros de 1940 sous de nouveaux visages, et à celui qui collectionne les revues d'essai.
Pour la lire, deux voies. Les fascicules d'origine, rares et fragiles, ou une reprise : The Atom Archives volume 1 réunit Showcase #34 à #36 et The Atom #1 à #5. Si vous cherchez une porte d'entrée sans chasse aux numéros, c'est la plus directe.
2 : The Atom (vol. 1), Gardner Fox, Frank Robbins, Gil Kane et Mike Sekowsky (1962-1968)
La série régulière dure trente-huit numéros. Gardner Fox et Frank Robbins se partagent le scénario ; Gil Kane et Mike Sekowsky en assurent l'essentiel des crayons. Tous les numéros ne se valent pas, mais l'ensemble explore ce que la miniaturisation autorise : traverser un fil électrique, se glisser dans un mécanisme, changer d'échelle en pleine bataille.
La série prolonge l'idée posée dans Showcase : Ray Palmer y est un scientifique avant d'être un justicier, et ses aventures mêlent souvent laboratoire, voyages à l'échelle microscopique et menaces venues d'ailleurs. Elle s'adresse à ceux qui veulent lire la même voix sur la durée, à l'ancienne, sans arc long.
Deux reprises existent en noir et blanc : Showcase Presents The Atom volume 1 (Showcase #34-36 et Atom #1-17) et volume 2 (Atom #18-38). À la suite de ces trente-huit numéros, le titre fusionne avec un autre héros, comme le raconte la fiche suivante.
3 : The All-New Atom, Gail Simone et John Byrne (2006-2008)
C'est la porte d'entrée moderne. The All-New Atom compte vingt-cinq numéros, publiés de 2006 à 2008, après le one-shot DCU: Brave New World (août 2006). Gail Simone écrit le lancement, John Byrne dessine les premiers épisodes, puis Eddy Barrows et d'autres artistes prennent le relais ; les derniers numéros passent à d'autres équipes de scénaristes et de dessinateurs.
La série apporte à l'Atom un angle neuf. Ryan Choi n'est pas Ray Palmer rajeuni, c'est un enseignant d'Ivy University qui reprend le rôle à son tour. Les histoires utilisent la miniaturisation pour inventer des lieux, des créatures et des dangers à l'échelle d'un campus.
Les recueils suivent un découpage clair : My Life in Miniature (#1-6 et Brave New World #1), Future/Past (#7-11), The Hunt for Ray Palmer (#12-16) et Small Wonder (#17-18 et 20-25). Le numéro 19 ne figure dans aucun de ces volumes : à garder en tête si vous complétez la série en fascicules.
4 : Sword of the Atom, Jan Strnad et Gil Kane (1983)
Vingt-deux ans avant Ryan Choi, Gil Kane revient sur le personnage qu'il a dessiné en 1961. Jan Strnad écrit Sword of the Atom, une mini-série de quatre numéros ouverte en septembre 1983. Ray Palmer, après son divorce d'avec Jean Loring, quitte la civilisation, et devient le protecteur d'un petit peuple d'Amérique du Sud, les Morlaidhans.
Cette lecture change le registre : au lieu d'un héros de laboratoire, on suit un guerrier miniature dans une aventure de fantasy, l'épée à la main. Elle plaira aux amateurs de contrées isolées, curieux de retrouver Ray Palmer loin d'Ivy Town.
La reprise de 2007 regroupe les quatre numéros de la mini-série et le Sword of the Atom Special #1. C'est le format le plus pratique pour cette lecture, car les fascicules ont été publiés à des dates distinctes.
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5 : Power of the Atom, Roger Stern, Tom Peyer et plusieurs dessinateurs (1988-1989)
DC relance en 1988 une série régulière dont le numéro 1 est daté de juin 1988. Elle compte dix-huit numéros, écrits notamment par Roger Stern puis Tom Peyer, avec Dwayne Turner et Graham Nolan parmi les dessinateurs. Ray Palmer y affronte une conspiration liée à la CIA, la Cabal, et ses agents, dont l'escouade Micro/Squad.
Elle apporte une version plus terrienne et plus sombre du héros, qui s'oppose à une organisation plutôt qu'à des monstres. Elle s'adresse aux lecteurs d'espionnage et de séries de fin des années 1980, moins aux amateurs de science-fiction légère.
Elle se lit en fascicules numérotés de 1 à 18, ce qui en fait une lecture de collectionneur plus que d'initiation.
6 : Atom and Hawkman, Robert Kanigher, Gardner Fox, Denny O'Neil, Murphy Anderson et Dick Dillin (1968-1969)
La série Atom se transforme en Atom and Hawkman après le numéro 38. Sept numéros suivent, écrits successivement par Robert Kanigher, Gardner Fox et Denny O'Neil, et dessinés notamment par Murphy Anderson et Dick Dillin. Le duo associe deux héros de la Justice League que tout oppose en apparence : l'un miniature et scientifique, l'autre ailé et guerrier.
Cette lecture apporte la camaraderie : Ray Palmer y est ami de Katar Hol et partage avec lui des missions. Elle s'adresse au collectionneur qui veut compléter la série par la fin, ou au lecteur d'Hawkman qui cherche les croisements ; notre guide des meilleurs comics de Hawkman traite l'autre moitié du duo.
7 : Brightest Day: The Atom Special, Jeff Lemire et Mahmud Asrar (2010)
Ce one-shot de juillet 2010 est écrit par Jeff Lemire et dessiné par Mahmud Asrar, avec John Dell III à l'encrage. Il revient sur les débuts de Ray Palmer, avec un conflit contre la Colonie et l'affaire Dwarfstar.
Il apporte une relecture moderne de la jeunesse du héros, utile pour qui a lu Fox et Kane et souhaite voir ces éléments repris par un auteur contemporain. Il est court, sans prérequis, et se lit en une soirée. Retrouvez l'auteur dans sa page dédiée.
Par où commencer selon votre profil
Vous voulez la version moderne, sans connaître le passé : prenez My Life in Miniature, le premier recueil de The All-New Atom. Ryan Choi y est présenté de façon autonome, et le volume suivant, Future/Past, prolonge sans exiger de lecture préalable.
Vous collectionnez l'âge d'argent : cherchez Showcase #34 en priorité, puis The Atom #1, dont la couverture est datée de 1962. Pour situer cette période dans l'histoire de l'éditeur, notre page sur The Brave and the Bold #28 raconte l'autre lancement de l'époque.
Vous aimez les aventures hors du commun : Sword of the Atom est le choix évident. Vous préférez les histoires de conspiration : Power of the Atom. Et si votre intérêt va à Al Pratt, partez de All-American Comics #19, puis prolongez vers l'équipe grâce à la page sur l'histoire de la Justice League.
Les numéros clés à connaître
Les clés d'un personnage multiple se rangent par porteur. Pour Al Pratt : All-American Comics #19 (octobre 1940). Pour Ray Palmer : Showcase #34 (octobre 1961), puis The Atom #1, première livraison de la série de 1962. Pour Ryan Choi : DCU: Brave New World (août 2006), puis The All-New Atom #1. Pour Adam Cray : Suicide Squad #44 (août 1990). Pour la version du futur lointain, Atom One Million : DC One Million 80-Page Giant #1,000,000 (août 1999), imaginé par Grant Morrison.
Les tournants du récit se repèrent ailleurs : la mort d'Al Pratt à Zero Hour, la disparition de Ray Palmer après Identity Crisis, puis les recherches racontées dans Countdown to Final Crisis, et le retour de Ryan Choi révélé dans Convergence. Pour Identity Crisis, signé Brad Meltzer et Rags Morales, la mini-série n'est pas classée : le héros du récit n'est pas l'Atom, son ex-épouse Jean Loring y joue un rôle central, et Ray Palmer n'y occupe qu'une place secondaire.
Une méthode pour juger l'intérêt d'un numéro : vérifiez qui porte le costume dans l'histoire, puis demandez-vous si ce porteur a une suite lisible. Un tournant dont les conséquences durent plusieurs années, comme la disparition de 2004-2005, se lit mieux qu'une apparition isolée. Et pour un fascicule d'âge d'argent, regardez le dos, les coins et la fraîcheur du papier plus que la mention du numéro.
Questions fréquentes
Cela dépend de votre goût. Ray Palmer, dans Showcase #34 à #36, offre la lecture historique. Ryan Choi, dans The All-New Atom de Gail Simone, offre un récit moderne, plus accessible, sans connaissance préalable. Al Pratt convient à ceux qui aiment l'âge d'or et la Justice Society.
Cela dépend du porteur. Al Pratt débute dans All-American Comics #19 (octobre 1940), Ray Palmer dans Showcase #34 (octobre 1961), et Ryan Choi dans DCU: Brave New World (2006). Chaque date correspond à un personnage distinct, avec ses propres créateurs.
Non. Identity Crisis explique pourquoi Ray Palmer disparaît ensuite, mais l'Atom n'en est pas le sujet central. Vous pouvez lire Showcase, Sword of the Atom ou The All-New Atom sans cette mini-série. Elle devient utile si vous suivez la recherche de Ray Palmer.
Oui, en quatre volumes : My Life in Miniature (#1-6 et Brave New World #1), Future/Past (#7-11), The Hunt for Ray Palmer (#12-16) et Small Wonder (#17-18 et 20-25). Le numéro 19 n'est repris dans aucun, donc il faut le chercher en fascicule.
Showcase #34 est la première apparition de Ray Palmer ; The Atom #1 ouvre sa série régulière en 1962. Comparez plusieurs annonces du même numéro, puis l'état précis, avant de décider d'acheter.
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