Meilleurs comics d'Amanda Waller : par où commencer et numéros clés, illustration article

Pour lire Amanda Waller, ouvrez la série Suicide Squad de John Ostrander et Kim Yale (1987-1992), où le personnage prend sa forme définitive, après sa première apparition dans Legends #1 (novembre 1986). Ajoutez Checkmate pour sa facette d'espionne, le Suicide Squad de Rob Williams (2016-2019) pour la version récente, puis Absolute Power (2024), où elle devient l'adversaire des héros.

Amanda Waller occupe une place singulière chez DC : aucun pouvoir, aucun costume, et pourtant un poids politique que peu de héros égalent dans les pages. Directrice d'un programme qui échange des remises de peine contre des missions sans retour, surnommée « le Mur », elle se lit comme une figure politique plus que comme une vilaine ou une héroïne. Ce guide classe sept lectures pour suivre sa trajectoire, des années 1980 à l'événement de 2024.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

La sélection présentée dans cet article pour Meilleurs comics d'Amanda Waller, de la première à la dernière entrée

Sa première apparition

Amanda Waller naît dans Legends #1, couverture de novembre 1986, une mini-série en six numéros créée par John Ostrander, Len Wein et John Byrne. Elle n'y porte pas encore le rôle central qu'on lui connaît : elle arrive dans une intrigue où les héros de l'univers DC sont tombés en disgrâce auprès du public, et c'est dans ce vide qu'elle réactive Task Force X, le programme qui réunit des criminels pour des opérations officieuses.

Retenez que ce numéro porte la naissance du personnage, mais que ce n'est pas lui qui la rend intéressante à lire. Sa psychologie, sa manière de négocier avec ses supérieurs et sa dureté se construisent l'année suivante, dans la série régulière lancée en mai 1987. Si vous cherchez le fascicule d'origine, visez Legends #1 ; si vous cherchez le personnage, partez de la série.

1 : Suicide Squad volume 1, John Ostrander et Kim Yale (1987-1992)

Soixante-six numéros paraissent entre mai 1987 et juin 1992. John Ostrander les écrit, bientôt épaulé par Kim Yale, tandis que Luke McDonnell dessine les vingt-quatre premiers avant que d'autres artistes prennent le relais. Waller y est à la fois directrice, stratège et cible : les membres de l'équipe la détestent, ses supérieurs cherchent à la contrôler, et elle trouve toujours un levier pour garder la main. Belle Reve sert de prison-base, et les charges implantées dans la nuque des condamnés donnent à l'ensemble sa tension permanente.

Pourquoi Waller a-t-elle traversé quarante ans ? La réponse est ici. Un recueil de plusieurs numéros donne plus de souffle à ces intrigues qu'un fascicule seul. Les relances de l'équipe qui lui ont succédé se comparent entre elles dans notre classement des cycles de l'équipe. Un point de départ concret : lisez les premiers numéros pour la mise en place, puis le crossover The Janus Directive (entrée 4) pour mesurer jusqu'où l'écriture pousse les rapports de force entre agences. Si vous ne devez ouvrir qu'un seul volume, c'est celui-ci.

2 : Legends, John Ostrander, Len Wein et John Byrne (1986-1987)

Retour à la source, avec une réserve : Waller n'est pas l'héroïne de cette mini-série, c'est un événement de l'univers DC qui sert de rampe de lancement à plusieurs séries. Son rôle y est d'amener la Suicide Squad à l'action, et son premier terrain d'opération est la menace de Brimstone, que l'équipe est envoyée détruire. John Byrne signe les dessins, Len Wein les dialogues, John Ostrander le plan d'ensemble.

À qui s'adresse-t-il ? Aux lecteurs qui aiment connaître l'amont d'une série et aux collectionneurs qui visent le numéro d'origine du personnage. Lisez-le après un premier contact avec la série de 1987, pas avant : l'événement paraît mécanique si l'on ne sait pas ce qu'il prépare. Le troisième numéro, celui où l'équipe entre vraiment en scène, est celui qui intéresse le plus un lecteur de Waller.

3 : Secret Origins #14, John Ostrander et Luke McDonnell (1987)

Un numéro unique, couverture de mai 1987, intitulé « The Secret Origin of the Suicide Squad ». John Ostrander l'écrit, Luke McDonnell le dessine, avec Dave Hunt à l'encrage. C'est le fascicule qui raconte à la fois la naissance de l'équipe et le passé de Waller, c'est-à-dire ce que la série régulière ne fait qu'esquisser. Pour comprendre la dureté du personnage, c'est la pièce du dossier à ne pas sauter.

Il s'adresse à ceux qui veulent un portrait plutôt qu'une mission. Sa lecture est courte, et elle se glisse très bien entre deux recueils de la série. Pour un collectionneur, il se range naturellement entre Legends et le premier numéro de la série, à la date de couverture près : mai 1987 pour les deux.

4 : The Janus Directive, John Ostrander, Kim Yale et Paul Kupperberg (1989)

Ce crossover de 1989 oppose Checkmate et la Suicide Squad, avec d'autres séries voisines, dans une guerre entre agences manipulée par Kobra. Waller en est l'un des enjeux : Checkmate perd une grande partie de ses agents et son quartier général, et Sarge Steel remplace Waller à la tête de l'organisation. Les chapitres de la Suicide Squad sont écrits par John Ostrander ; ceux de Checkmate reviennent à Paul Kupperberg, et plusieurs dessinateurs se partagent l'ensemble.

À qui le recommander ? Aux lecteurs qui aiment les intrigues d'agences et les conséquences durables. Prévoyez de lire dans l'ordre de parution des chapitres, quitte à passer par un recueil, car les épisodes se répondent d'une série à l'autre. Le crossover se lit mieux avec les quelques numéros précédents en tête, sans quoi les alliances restent confuses.

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Meilleurs comics d'Amanda Waller : les sections de l'article, dans l'ordre de lecture

5 : Checkmate : Fall of the Wall, Greg Rucka et Eric Trautmann (2007-2008)

La série Checkmate de 2006-2008 compte trente et un numéros. Waller y siège comme White Queen, poste de haut responsable qu'on lui confie à la condition expresse qu'elle n'ait aucun contrôle direct sur les opérations, ce qui ne l'empêche pas de mener ses propres missions en secret. L'arc Fall of the Wall, écrit par Greg Rucka et Eric Trautmann avec notamment Joe Bennett au dessin, raconte la riposte des autres dirigeants : ils réunissent les preuves de ses opérations clandestines, et elle recourt au chantage pour protéger ses affaires, avant de devoir démissionner.

Cette lecture s'adresse à qui préfère le thriller politique à l'action. Elle montre Waller sur l'échiquier de l'espionnage, loin de Belle Reve. Pour la lire, commencez par le début de la série, car l'arc repose sur des équilibres de pouvoir posés dès les premiers numéros ; sauter directement à ce recueil prive la chute de son effet.

6 : Suicide Squad, Rob Williams (2016-2019)

Après le relancement de l'univers DC en 2016, Waller retrouve son apparence d'origine dans la série de Rob Williams, qui s'étend sur trois ans et fait appel à plusieurs dessinateurs. L'épisode marquant : elle est abattue dans le numéro 11, sa mort paraît confirmée dans le 12, et le 15 révèle qu'elle a fait croire à sa disparition. Plus loin dans la série, un numéro porte le titre « The Trial of Amanda Waller », signe que le procès de son personnage est devenu un enjeu à part entière.

Ce run convient à qui découvre le personnage par le cinéma et veut une porte d'entrée récente. Il demande de lire la séquence du #11 au #15 sans interruption : les fascicules s'enchaînent, et un recueil épargne les trous. Il joue davantage sur les rebondissements que sur la profondeur politique de la série de 1987, ce qui en fait un complément plutôt qu'un point de départ.

7 : Absolute Power, Mark Waid et Dan Mora (2024)

Événement en quatre numéros, de juillet à octobre 2024, scénarisé par Mark Waid et dessiné par Dan Mora. Waller y est l'antagoniste : elle prend le contrôle du Hall of Justice, fonde le Bureau of Sovereignty et lance une campagne contre les métahumains, aidée de Task Force VII, une armée d'Amazos. Les héros s'organisent en Résistance, et elle finit par être vaincue et condamnée à la prison à vie à Belle Reve.

Il s'adresse aux lecteurs qui veulent la voir dans le rôle de la menace principale de l'univers, pas dans celui du chef d'une équipe de condamnés. Lisez-le en dernier : l'impact de sa chute tient à ce que l'on sait déjà d'elle, de son sens de l'État et de sa méfiance envers les surhumains.

Par où commencer selon votre profil

Si vous hésitez entre l'ordre de parution et l'ordre de lecture, retenez une règle simple pour Waller : la chronologie éditoriale et l'intérêt narratif se contredisent. Lue dans l'ordre des dates, sa trajectoire commence en 1986, passe par la série de 1987, l'espionnage de Checkmate en 2006, la refonte de 2016 puis la chute de 2024. Lue par intérêt, elle commence à 1987 et revient en arrière. Les deux parcours se défendent, mais le second ménage mieux la patience d'un lecteur qui découvre un personnage dont l'âge se compte en décennies.

Les numéros clés à connaître

Pour un personnage dont l'identité tient à un programme, les repères se comptent en jalons d'équipe. Le détail pour l'équipe entière figure dans les jalons de la Suicide Squad ; retenez ici ceux qui touchent Waller de près.

La méthode pour jauger un jalon est la même que pour les autres personnages : un numéro de naissance pèse davantage qu'un numéro de retour, et un numéro d'origine pèse davantage qu'un numéro d'événement récent. Vérifiez toujours l'identité exacte du numéro (série, volume, mois de couverture), car plusieurs séries portent le même titre. Confrontez ensuite plusieurs ventes conclues pour un même état de conservation, car une annonce isolée ne dit rien du niveau réel des prix.

Meilleurs comics d'Amanda Waller : les questions fréquentes auxquelles répond cet article

Questions fréquentes

Dans Legends #1, couverture de novembre 1986, une mini-série en six numéros créée par John Ostrander, Len Wein et John Byrne. Elle n'y est pas encore la figure centrale de la Suicide Squad, rôle qu'elle prend dans la série lancée en mai 1987.

Ce n'est pas obligatoire. Legends explique comment Task Force X est relancée, mais la série de 1987 se comprend seule. Beaucoup de lecteurs préfèrent la lire d'abord, puis revenir à Legends pour son contexte, car l'événement paraît plus mécanique sans cela.

Les deux, selon l'époque. Dans la série de 1987, elle dirige des criminels pour le gouvernement sans être une criminelle elle-même. Dans Absolute Power (2024), elle est l'antagoniste que les héros doivent vaincre. Le personnage vit de cette ambiguïté, et chaque scénariste la déplace.

Commencez par le Suicide Squad de Rob Williams (2016-2019), proche de l'esprit des films, puis passez à la série d'Ostrander et Yale (1987-1992) pour le fondement. Nos pages sur les films de 2016 et de 2021 indiquent ce que l'écran reprend et ce qu'il transforme.

Oui, l'événement de 2024, écrit par Mark Waid et dessiné par Dan Mora, se lit seul en quatre numéros. Connaître le parcours de Waller en renforce l'effet, mais le récit rappelle l'essentiel : son programme, son rôle de directrice et son rapport aux métahumains.

Vous avez un exemplaire de la série Suicide Squad de 1987 ou de Legends ? Faites-le estimer avant de le revendre.

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