Wonder Woman est née en décembre 1941 dans All Star Comics #8, créée par le psychologue William Moulton Marston et le dessinateur Harry G. Peter. Plus de 84 ans plus tard, la princesse amazone Diana de Themyscira est l'une des trois piliers de DC Comics avec Superman et Batman, et la première super-héroïne à avoir obtenu sa propre série solo. Sa continuité s'étale sur six volumes principaux : Wonder Woman Vol.1 (1942-1986, 329 numéros), Vol.2 de George Pérez (1987-2006, 226 numéros), Vol.3 (2006-2010, 44 numéros), Vol.4 New 52 d'Azzarello (2011-2016, 52 numéros), Vol.5 Rebirth de Greg Rucka (2016-2020), et le Vol.6 actuel signé Tom King (2023+). Cet article retrace la genèse, déroule la chronologie complète des séries, liste les key issues à connaître et détaille les grands runs qui ont façonné la mythologie amazone.
Avec Superman et Batman, Wonder Woman forme la sainte trinité de DC Comics. Mais là où Superman porte l'optimisme du Golden Age et Batman sa noirceur, Diana de Themyscira incarne quelque chose de radicalement plus singulier : une héroïne née d'un projet politique. Conçue en pleine Seconde Guerre mondiale par un universitaire féministe convaincu que les femmes finiraient par diriger le monde, Wonder Woman traverse 84 ans de continuité sans avoir jamais cessé d'être un personnage culturellement chargé. Elle est la première super-héroïne à avoir obtenu sa propre série solo, dès l'été 1942, soit un an seulement après ses débuts dans All Star Comics #8.
Ce guide vous donne tout ce qu'il faut pour comprendre la naissance de Wonder Woman, suivre la liste de tous les comics Wonder Woman dans l'ordre chronologique, et identifier les numéros clés et arcs majeurs à intégrer en priorité. Nous parcourrons les 84+ années du personnage, depuis All Star Comics #8 (décembre 1941) jusqu'au run actuel de Tom King en 2026, en distinguant les six volumes principaux, les ongoings parallèles (Sensation Comics, Trinity, Earth One), et les nombreuses mini-séries cultes (The Hiketeia, Spirit of Truth, Dead Earth, Historia: The Amazons).
La naissance de Wonder Woman : un projet féministe en pleine guerre
Pour comprendre comment Wonder Woman est née, il faut remonter à 1940. Action Comics #1 (juin 1938) avait lancé Superman, Detective Comics #27 (mai 1939) avait lancé Batman, et All-American Publications (qui allait fusionner avec National Comics Publications pour former le futur DC Comics) cherchait à diversifier son catalogue super-héroïque. Plus précisément, l'éditeur Maxwell Charles Gaines voulait répondre aux critiques de plus en plus virulentes contre la violence des comics super-héros et leur représentation exclusivement masculine du pouvoir. C'est dans ce contexte qu'il fait appel à un consultant aussi inattendu qu'inflammable : William Moulton Marston.
Marston n'est pas un scénariste de comics. C'est un psychologue de Harvard, l'inventeur du test de pression artérielle qui deviendra l'ancêtre du polygraphe (le détecteur de mensonges), un théoricien convaincu que les femmes possèdent une supériorité morale naturelle, et un homme qui vit ouvertement en triade avec sa femme Elizabeth Holloway Marston (psychologue également) et leur jeune compagne Olive Byrne. Olive Byrne, fille de la militante féministe Ethel Byrne (sœur de Margaret Sanger, pionnière de la contraception), est probablement la principale muse visuelle de Wonder Woman : ses bracelets en argent, qu'elle portait en permanence en remplacement de son alliance, deviendront les bracelets d'argent de Diana. Marston, dans une interview restée célèbre, déclare en 1943 : "Wonder Woman est une propagande psychologique pour le nouveau type de femme qui, je crois, doit gouverner le monde."
All Star Comics #8 (décembre 1941)
Wonder Woman fait sa toute première apparition dans All Star Comics #8, daté décembre 1941 / janvier 1942 (en kiosque dès octobre 1941, soit avant Pearl Harbor mais publié juste après). L'histoire, intitulée Introducing Wonder Woman, occupe les 9 dernières pages du numéro et est présentée comme un back-up à l'aventure de la Justice Society. Diana, princesse de l'île de Paradise (Themyscira), abandonne son royaume amazone pour escorter le pilote américain Steve Trevor de retour aux États-Unis. Marston signe sous le pseudonyme Charles Moulton, contraction de son deuxième prénom et du prénom de Gaines. Harry G. Peter, dessinateur vétéran de 60 ans à l'époque, restera le seul artiste de Wonder Woman jusqu'à sa mort en 1958.
Le succès est immédiat. Dès Sensation Comics #1 (janvier 1942, en kiosque dès novembre 1941), Wonder Woman est mise en couverture et devient la vedette principale. La série anthologique Sensation Comics court avec elle pendant 106 numéros (1942-1952). Et surtout, l'été 1942 voit le lancement de Wonder Woman #1 (juin-juillet 1942), faisant de Diana la première super-héroïne à avoir sa propre série solo dans toute l'histoire des comics. Aucune autre héroïne ne décrochera ce statut avant les années 1970.
L'ironie historique : William Moulton Marston meurt d'un cancer en 1947, à 53 ans, après seulement six ans à écrire Wonder Woman. Sans lui, le personnage perd immédiatement son ADN politique : ses successeurs (Robert Kanigher, principalement) édulcorent le féminisme et transforment Wonder Woman en héroïne romantique éprise de Steve Trevor. Il faudra attendre Gloria Steinem qui place Wonder Woman en couverture du premier numéro de Ms. Magazine en 1972, puis le run de George Pérez en 1987, pour que le personnage retrouve sa charge originelle. Olive Byrne et Elizabeth Holloway Marston, elles, vivront ensemble jusqu'à leur mort respective en 1985 et 1993, élevant les quatre enfants de la triade.
Les séries Wonder Woman principales dans l'ordre chronologique
La franchise Wonder Woman compte six volumes principaux numérotés en plus de la série anthologique d'origine. Voici la chronologie dans l'ordre du premier numéro :
Sensation Comics
Avant même Wonder Woman #1, Diana est la vedette de cette série anthologique. Sensation Comics #1 (janvier 1942) marque sa première couverture solo et la première fois qu'une super-héroïne est tête d'affiche d'une série mensuelle. La série tourne 106 numéros, avec également des aventures de Mister Terrific, Wildcat, Black Pirate et Sargon the Sorcerer. Son arrêt en 1952 reflète le déclin du Golden Age, mais Wonder Woman, elle, continue dans son titre solo.
Wonder Woman Vol.1
Lancé six mois seulement après les débuts du personnage, Wonder Woman #1 (juin-juillet 1942) court ensuite sans interruption pendant 44 ans, traversant les âges Golden, Silver, Bronze et le début du Modern Age. C'est l'une des plus longues séries DC à personnage unique. Tournants majeurs : #98 (1958, "New Look" Silver Age et arrivée de Robert Kanigher en sole writer), #105 (origine étendue de Diana enfant), #178-179 (1968, fin de l'amazone, début de la "Diana Prince era" sans pouvoirs), #204 (1973, retour du costume amazonien), #288 (1982, nouveau symbole double-W), #329 (février 1986, dernier numéro juste avant Crisis on Infinite Earths). Le volume entier est ensuite reboot par George Pérez.
Wonder Woman Vol.2
Reboot complet post-Crisis on Infinite Earths piloté par George Pérez (#1-62, 1987-1992). Pérez signe l'une des plus belles ré-écritures de l'histoire DC : il rétablit la mythologie grecque comme socle, reconstruit Themyscira en société matriarcale spirituelle, et redonne à Diana sa charge politique originelle. Le volume traverse ensuite les runs de William Messner-Loebs (#63-100), John Byrne (#101-136, qui tue Diana et la transforme en déesse de la Vérité), Eric Luke, Phil Jimenez (clin d'œil à Pérez), Walter Simonson, et surtout Greg Rucka (#195-226, premier passage Rucka, qui pose Diana en ambassadrice).
Wonder Woman Vol.3
Renumérotation à la suite d'Infinite Crisis (2005-2006). Allan Heinberg ouvre le volume avec "Who is Wonder Woman?", run écourté à cause de retards. Suivent Jodi Picoult (auteure best-seller invitée), Gail Simone (#14-44, 2007-2010, l'un des runs les plus aimés des années 2000) et l'événement "Amazons Attack" (2007). Le volume s'arrête au #44 puis embraye directement sur "Odyssey" (#600-614) avec un retour à la numérotation legacy pour célébrer le 600e numéro cumulé.
Wonder Woman Vol.4 (New 52)
Reboot complet sous l'ère New 52. Brian Azzarello et Cliff Chiang signent les 35 premiers numéros (2011-2014), un run d'horror mythologique radical qui transforme Diana en fille de Zeus (rétablissant son origine biologique au lieu de la naissance argileuse traditionnelle). Polarisant chez les puristes mais salué pour sa cohérence visuelle. Suivent Meredith et David Finch (#36-52) avec une tonalité plus classique. La série se termine au #52 en mai 2016 pour laisser place au reboot Rebirth.
Wonder Woman Vol.5 (Rebirth)
Avec l'événement DC Rebirth, Greg Rucka revient sur Wonder Woman pour son deuxième passage (#1-25, 2016-2017) avec deux fils alternés : "The Lies" (numéros impairs, dessinés par Liam Sharp) qui interroge la mémoire de Diana, et "Year One" (numéros pairs, par Nicola Scott) qui ré-écrit ses origines. Run cité comme l'un des trois sommets Wonder Woman avec Marston et Pérez. Suivent G. Willow Wilson, Steve Orlando et Mariko Tamaki. Le volume culmine avec Wonder Woman #750 (janvier 2020), numéro anniversaire avec retour à la numérotation legacy (#83 + #500 + #167 cumulés selon le calcul DC officiel).
Wonder Woman Vol.6
Lancement du nouveau volume signé Tom King et Daniel Sampere. King pose un cadre dystopique où le gouvernement américain a déclaré les amazones criminelles, forçant Diana à devenir à la fois fugitive et symbole de résistance. Le run intègre Trinity (sa fille future Lizzie Prince, héritière du concept Trinity Wells) et tisse un fil long jusqu'au numéro #25+ en cours en 2026. Variant covers très demandées, le run est considéré comme le plus politique depuis Marston et Pérez.
Toutes les séries Wonder Woman parallèles dans l'ordre chronologique
En parallèle des six volumes principaux et de Sensation Comics, DC a publié de nombreuses séries dérivées et mini-séries cultes. Voici la chronologie pour comprendre l'écosystème complet :
- Sensation Comics (1942-1952, 106 numéros) : la série anthologique d'origine, vedette Wonder Woman, voir détail plus haut.
- Comic Cavalcade (1942-1954, 63 numéros) : autre série anthologique où Diana partage l'affiche avec Flash et Green Lantern Golden Age.
- Wonder Woman: The Once and Future Story (1998, one-shot) : Trina Robbins / Colleen Doran, plaidoyer contre la violence conjugale, format prestige.
- Wonder Woman: The Hiketeia (2002, OGN) : Greg Rucka / J.G. Jones, histoire courte mais culte sur le concept de supplication sacrée. Référence pour comprendre Rucka.
- Wonder Woman: Spirit of Truth (2001, OGN format tabloid) : Paul Dini / Alex Ross, suite spirituelle à Superman: Peace on Earth. Format luxe grand format.
- Wonder Woman: The Blue Amazon (2003, OGN) : Doselle Young / Patrick Lehe, Diana dans un univers Art Déco alternatif.
- JLA: A League of One (2000, OGN) : Christopher Moeller, Wonder Woman trahit la Justice League pour la sauver. Souvent cité parmi les meilleures histoires solo Diana.
- Wonder Woman/Conan (2017-2018, 6 numéros) : crossover Dark Horse × DC, Gail Simone, deux guerriers face à face.
- The Legend of Wonder Woman (2016, 9 numéros) : Renae De Liz, mini-série digital-first puis print, retelling des origines Year One pour jeune public.
- Wonder Woman: Earth One Vol.1, 2, 3 (2016, 2018, 2021) : trilogie Grant Morrison / Yanick Paquette, hors continuité, retelling philosophique des origines amazones.
- DC: The New Frontier (2004, 6 numéros) : Darwyn Cooke, Diana joue un rôle majeur dans cette fresque rétro-futuriste sur la transition Golden Age → Silver Age.
- Sensation Comics Featuring Wonder Woman (2014-2015, 17 numéros) : série anthologique digital-first, hommage à la série originelle, plusieurs auteurs invités.
- The Legend of Wonder Woman Vol.2 New 52 (rare digital).
- Wonder Woman: Dead Earth (2020, 4 numéros) : Daniel Warren Johnson, Black Label, Diana se réveille dans un monde post-apocalyptique.
- Wonder Woman Historia: The Amazons (2021-2023, 3 numéros) : Kelly Sue DeConnick / Phil Jimenez / Gene Ha / Nicola Scott, Black Label prestige, mythe fondateur des amazones avant Diana. Un sommet visuel.
- Trinity (multiples volumes : 2003 mini-série Matt Wagner, 2008-2009 série hebdomadaire de 52 numéros, 2016-2018 Vol.2 de 22 numéros) : titre dédié au trio Superman / Batman / Wonder Woman.
- Superman/Wonder Woman (2013-2016, 29 numéros) : série dédiée à leur romance New 52.
- Wonder Woman: Black & Gold (2021, 6 numéros) : anthologie noir-et-or célébrant le 80e anniversaire.
- Wonder Woman 1984 (2020, one-shot) : tie-in du film Patty Jenkins.
- Wonder Woman: Come Back to Me (2019, 6 numéros) : Amanda Conner / Jimmy Palmiotti, mini Black Label.
- Wonder Woman / Conan, Wonder Woman / Star Trek et autres crossovers ponctuels.
Les key issues Wonder Woman dans l'ordre chronologique
Voici les numéros les plus importants à connaître par ordre chronologique de publication :
All Star Comics #8
Le numéro fondateur. Histoire de 9 pages (back-up à la Justice Society) où Diana, princesse amazone, escorte Steve Trevor depuis Paradise Island. Top 10 des comics Golden Age les plus précieux au monde tous personnages confondus. Un exemplaire CGC 9.4 a atteint 936 000 dollars en 2022 ; les CGC 8.0+ dépassent régulièrement les 200 000 dollars. Tirage estimé à 250 000 exemplaires, dont moins de 200 connus en grade certifié.
Sensation Comics #1
Premier numéro où Diana est tête d'affiche et apparaît en couverture. Première super-héroïne de l'histoire des comics à recevoir cet honneur. Histoire d'origine étendue, arrivée à Washington D.C., adoption de l'identité civile Diana Prince. Numéro hautement collectionné : CGC 8.5+ entre 50 000 et 90 000 dollars.
Wonder Woman #1
La toute première série solo dédiée à une super-héroïne. Couverture iconique de Harry G. Peter avec Diana brandissant le drapeau américain. Origine canonique racontée de façon plus complète : reine Hippolyta sculpte Diana dans l'argile, Aphrodite lui insuffle la vie. Numéro le plus précieux de la franchise après All Star Comics #8. Un CGC 9.0 a atteint 936 223 dollars en 2024, la plus haute vente Wonder Woman de l'histoire.
Wonder Woman #6
Première apparition de Cheetah, l'archi-ennemie historique de Wonder Woman. La version originelle est Priscilla Rich, débutante mondaine instable. La version moderne (Barbara Ann Minerva) ne sera introduite qu'en 1987 par Pérez. Numéro Golden Age très demandé, CGC 6.0 à 8.0 entre 8 000 et 25 000 dollars.
Wonder Woman #98
Numéro charnière qui marque la fin de l'ère Marston-Peter et le passage au Silver Age. Robert Kanigher devient sole writer (il l'était depuis 1947 mais redéfinit ici la direction), Ross Andru et Mike Esposito reprennent les pinceaux. Costume légèrement modifié, tonalité plus aventure jeunesse, abandon progressif du sous-texte politique de Marston.
Wonder Woman #105
Numéro d'origine canonique du Silver Age. Diana enfant ("Wonder Girl") combat sur Paradise Island, ses pouvoirs sont accordés par les déesses individuelles (force d'Hercule, sagesse d'Athéna, beauté d'Aphrodite, vitesse d'Hermès). Cette structure pantheoniste deviendra la base de toutes les versions ultérieures. Première apparition canonique de Wonder Girl en tant que jeune Diana.
Wonder Woman #178-179
L'un des tournants les plus radicaux de l'histoire Wonder Woman. #178 annonce la fin de l'amazone, #179 rend Diana mortelle : elle perd ses pouvoirs, abandonne le costume étoilé pour des tenues mod, ouvre une boutique à Manhattan et apprend les arts martiaux auprès de I-Ching. Cette ère "blanche" durera jusqu'au #204 (1973). Critiquée par Gloria Steinem qui place la Wonder Woman classique en couverture de Ms. #1 en 1972 pour "ramener l'amazone".
Wonder Woman #204
Numéro de restauration. Sous la pression des fans et de Gloria Steinem, DC met fin à la Diana Prince era. Diana retrouve ses pouvoirs amazoniens, son costume traditionnel, son lasso doré et ses bracelets. Mort tragique de I-Ching. Marque le début du Bronze Age Wonder Woman, plus politique et plus mature.
Wonder Woman #288
Numéro qui introduit le célèbre symbole double-W stylisé en aigle sur le bustier, devenu depuis l'élément graphique le plus reconnaissable du costume. Avant 1982, la poitrine du costume portait un aigle américain stylisé ; après, c'est le double-W qui s'imposera et sera repris par tous les médias jusqu'aux films Patty Jenkins.
Wonder Woman #329
Le numéro de clôture de 44 ans de continuité. Conclusion de l'ère pré-Crisis on Infinite Earths. Diana épouse Steve Trevor avant que la crise multiverselle ne réécrive son histoire. Numéro symbolique pour les collectionneurs Bronze Age, fin d'une matrice de 329 issues consécutifs.
Wonder Woman Vol.2 #1
Le reboot le plus important de Wonder Woman. George Pérez ré-écrit tout : Themyscira devient une société matriarcale spirituelle hors du temps, la mythologie grecque est restaurée comme socle, Diana est sculptée dans l'argile par Hippolyta et reçoit la bénédiction de six divinités olympiennes. Run de Pérez du #1 au #62 (1987-1992) est considéré comme la définition canonique moderne du personnage. Tirage initial de plus de 800 000 exemplaires.
Wonder Woman Vol.2 #7
Première apparition de Barbara Ann Minerva, archéologue britannique transformée en Cheetah par un rituel africain. C'est cette version qui devient l'archi-ennemie canonique moderne, popularisée par Wonder Woman 1984 (film Patty Jenkins, 2020) avec Kristen Wiig.
Wonder Woman Vol.2 #62-63 "War of the Gods"
Conclusion de l'arc majeur de Pérez : guerre cosmique entre les panthéons grec et romain. Crossover de 4 numéros + tie-ins, Pérez quitte la série sur une apothéose mythologique. Le #62 (mai 1992) est son dernier numéro en sole writer-artist.
Wonder Woman Vol.2 #195 (Rucka I, début)
Lancement du premier run Greg Rucka sur Wonder Woman (#195-226, 2003-2006). Diana devient ambassadrice de Themyscira aux Nations Unies, publie un livre-manifeste, gère la presse hostile. Run politique et diplomatique, considéré comme le sommet du personnage avant Rebirth. Inspiration directe pour le film de Patty Jenkins.
Wonder Woman Vol.3 #1 "Who is Wonder Woman?"
Lancement du Vol.3. Diana a abdiqué et Donna Troy porte temporairement le costume. Allan Heinberg signe un arc d'identité brillant mais ralenti par les retards. Variant covers de Terry Dodson très collectionnées. Le run Gail Simone commence avec le #14 (2007) et s'étire jusqu'au #44.
Wonder Woman #600
Retour à la numérotation legacy pour célébrer le 600e numéro cumulé. Lancement de l'arc Odyssey par J.M. Straczynski : nouveau costume controversé (veste, pantalon noir), réalité alternative où Themyscira n'a jamais existé. Arc divise la fanbase mais reste un repère pour les collectionneurs.
Wonder Woman Vol.4 #1 (New 52)
Lancement du run Azzarello / Chiang. Tonalité horror, retour brutal aux dieux grecs sous formes monstrueuses, et révélation choc : Diana n'est pas née d'argile mais est bien la fille biologique de Zeus et Hippolyta. Origine controversée mais qui reste partiellement canon depuis. Variant covers Cliff Chiang très demandées.
Wonder Woman: Earth One Vol.1
Premier tome de la trilogie Earth One de Grant Morrison, hors continuité. Retelling sensuel et littéral du concept marstonien (bondage, féminisme, rituels amazones). Suivi de Vol.2 (2018) et Vol.3 (2021). Format prestige hardcover, valeur en hausse constante.
Wonder Woman Vol.5 #1 (Rebirth)
Lancement du deuxième run Greg Rucka, structure double : "The Lies" (numéros impairs, dessinés par Liam Sharp) où Diana découvre que ses propres souvenirs sont faux, et "Year One" (numéros pairs, par Nicola Scott) qui ré-écrit ses origines pour le canon Rebirth. Run cité comme le meilleur depuis Pérez.
Wonder Woman #750
Numéro anniversaire célébrant les 750 numéros cumulés et les ~80 ans du personnage. Anthologie d'auteurs majeurs (Brian Michael Bendis, Greg Rucka, Steve Orlando, Mariko Tamaki, Colleen Doran, Gail Simone). Plus de 40 variant covers commémoratives, fortement collectionnées par les complétistes.
Wonder Woman Historia: The Amazons #1
Première mini-série Black Label sur les origines des amazones. Trois numéros par Phil Jimenez (#1), Gene Ha (#2) et Nicola Scott (#3). Visuellement parmi les comics les plus ambitieux de la décennie. Multi-récompensé aux Eisner Awards. Format luxe oversize.
Wonder Woman Vol.6 #1 (Tom King)
Lancement du Vol.6 actuel par Tom King. Cadre dystopique : amazones criminalisées, Diana fugitive et symbole de résistance. Apparition de Trinity (sa fille future). Run en cours en 2026, variant covers de Sampere et J.G. Jones très demandées par les collectionneurs modernes. Run le plus politique depuis Marston et Pérez.
Les grands arcs narratifs Wonder Woman dans l'ordre
Gods and Mortals (1987)
Le reboot de George Pérez. Ré-écriture canonique des origines amazones et de la mythologie grecque.
Challenge of the Gods (1987-1988)
Pérez plonge Diana dans les enfers grecs. Premier grand arc post-reboot, entièrement mythologique.
War of the Gods (1991)
Crossover Pérez : panthéons grec et romain en guerre cosmique. Conclusion du run originel Pérez.
The Contest (1994-1995)
Hippolyta organise un nouveau tournoi pour la couronne amazone. Artemis devient temporairement Wonder Woman.
The Hiketeia (2002)
Greg Rucka / J.G. Jones. Diana confrontée à Batman pour protéger une jeune fugitive. OGN culte.
Rucka Run I, "Bitter Rivals" / "Stoned" / "Down to Earth" (2003-2006)
Diana ambassadrice à l'ONU, publie son livre-manifeste, affronte Veronica Cale.
Who is Wonder Woman? (2006-2007)
Allan Heinberg / Terry Dodson. Lancement du Vol.3, retour de Diana après Infinite Crisis.
Amazons Attack (2007)
Will Pfeifer / Pete Woods. Hippolyta envahit Washington D.C., événement crossover controversé.
Gail Simone Run, "The Circle" / "Rise of the Olympian" (2007-2010)
Run le plus long sur Wonder Woman, redéfinit Diana comme guerrière intuitive et figure de mère adoptive (Genocide, Achilles).
Odyssey (2010-2011)
J. Michael Straczynski. Réalité alternative où Themyscira a été détruite, Diana en jeune fugitive.
Azzarello / Chiang Run, "Blood" / "Iron" (2011-2014)
New 52. Diana fille de Zeus, horror mythologique, dieux comme villains.
Earth One Trilogy (2016, 2018, 2021)
Grant Morrison / Yanick Paquette. Trilogie OGN hors continuité, retelling philosophique.
The Lies + Year One (2016-2017)
Greg Rucka II. Double fil narratif alterné, déconstruit la mémoire de Diana et reconstruit ses origines Rebirth.
The Truth (2017)
Conclusion du run Rucka II. Diana découvre la vérité sur Themyscira et son lien avec Steve Trevor.
Dead Earth (2020)
Daniel Warren Johnson, Black Label. Diana se réveille dans un monde post-apocalyptique. 4 numéros prestige.
Historia: The Amazons (2021-2023)
Kelly Sue DeConnick / Jimenez / Ha / Scott. Mythe fondateur des amazones avant Diana, Black Label.
Tom King Run, "Outlaw" (2023+)
Vol.6 actuel. Amazones criminalisées, Diana symbole de résistance, introduction de sa fille Trinity.
Comment commencer une collection Wonder Woman en 2026
Définir un objectif clair
"Je veux tout Wonder Woman" est un mauvais objectif (700+ numéros legacy + dérivées). "Je veux le run Pérez complet (Vol.2 #1-62)" ou "le run Rucka complet (Vol.2 #195-226 + Vol.5 #1-25)" ou "les deux trilogies Earth One + Historia + Dead Earth en Black Label" sont d'excellents points de départ structurés.
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Prioriser les key issues
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Organiser par run plutôt que par numéro
Wonder Woman se collectionne par run (Marston, Kanigher, O'Neil/Sekowsky, Pérez, Rucka I, Simone, Azzarello, Rucka II, King) plutôt que par numéro chronologique strict. Cela facilite la lecture, donne du sens narratif et permet de cibler les arcs marquants sans diluer le budget sur les fillers.
Suivre la valorisation eBay
All Star Comics #8 et Wonder Woman #1 (1942) sont inaccessibles pour la plupart des collectionneurs, mais beaucoup d'autres key issues bougent constamment (Wonder Woman #98, #178, #204, Vol.2 #1, Vol.5 #1). My Comics Collection met à jour les valeurs basées sur ventes réelles GoCollect, GPA et eBay.
Pourquoi Wonder Woman reste collectionnée en 2026
Avec Superman et Batman, Wonder Woman est l'une des trois franchises DC les plus actives en ventes mensuelles en 2026. Plusieurs raisons structurelles à cette pérennité :
- Continuité de 84 ans : Wonder Woman court sans interruption majeure depuis décembre 1941. Six volumes principaux, un fil mythologique cohérent malgré les reboots, un personnage qui n'a jamais cessé d'être publié.
- Films Patty Jenkins : Wonder Woman (2017) avec Gal Gadot rapporte 822 millions de dollars au box-office mondial, devient le plus gros succès commercial pour un film de super-héroïne. Wonder Woman 1984 (2020) divise mais maintient l'élan. Un nouveau film avec James Gunn / James Wan est annoncé pour la phase DC Studios post-2026.
- Charge féministe : aucune autre super-héroïne n'a la même profondeur historique ni la même légitimité politique. Diana traverse 84 ans en restant un symbole d'empowerment, du Ms. Magazine de Gloria Steinem (1972) aux marches féministes contemporaines.
- Mythologie grecque réinventée : Themyscira, les amazones, le panthéon olympien, le lasso de la vérité, les bracelets, l'avion invisible — un univers visuellement unique qui n'a aucun équivalent chez Marvel ni dans le reste de DC.
- Trinité DC : Wonder Woman complète obligatoirement Superman et Batman dans toute lecture sérieuse de l'univers DC. Aucune collection DC sérieuse ne peut faire l'impasse sur Diana.
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