Le Joker est né au printemps 1940 dans Batman #1 sous la plume de Bill Finger, le crayon de Bob Kane et l'imagination de Jerry Robinson. Premier vilain de comics à obtenir sa propre série solo régulière (The Joker Vol.1, 1975-1976, 9 numéros), il a ensuite enchaîné des mini-séries cultes : The Killing Joke (1988, Alan Moore / Brian Bolland), Joker: Devil's Advocate (1996), Joker: Last Laugh (2001), Joker OGN (2008, Brian Azzarello / Lee Bermejo), Joker: Endgame (2015), Three Jokers (2020, Geoff Johns / Jason Fabok), The Joker Vol.1 (2021-2022, James Tynion IV, 15 numéros), The Joker: The Man Who Stopped Laughing (2022-2024) et Joker: Year One (2023, Tom King / Mitch Gerads). Cet article retrace la naissance, la chronologie et les key issues du Clown Prince of Crime.
Aucun antagoniste de comics n'a jamais autant marqué la culture populaire que le Joker. Né en avril 1940 — soit moins d'un an après Batman lui-même — le Clown Prince of Crime traverse 86 années de continuité ininterrompue, six âges éditoriaux (Golden, Silver, Bronze, Modern, New 52, DC Rebirth + Infinite Frontier), une dizaine d'incarnations cinématographiques (Cesar Romero, Jack Nicholson, Heath Ledger, Jared Leto, Joaquin Phoenix), et plus de 5 000 apparitions dans les comics DC. Il est le seul vilain à avoir tué un Robin (Jason Todd, 1988), paralysé une Batgirl (Barbara Gordon, 1988), pris le contrôle de Wayne Enterprises (2020) et engendré sa propre lignée d'imitateurs (Punchline, Daughter of the Joker, Joker Junior).
Ce guide va vous donner tout ce qu'il faut savoir pour comprendre la naissance du Joker, identifier les séries solo dans l'ordre chronologique, suivre les grands arcs Joker (de The Killing Joke à Joker: Year One) et reconnaître les key issues à intégrer en priorité dans une collection. Pour les ratings de cote et les top 10 des numéros les plus chers, consultez notre guide dédié numéros clés Joker ; le présent article se concentre sur la chronologie historique.
La naissance du Joker : DC en 1940
Pour comprendre comment le Joker est né, il faut se replacer en 1940. Batman vient d'apparaître en mai 1939 dans Detective Comics #27 et son succès est tel que National Comics Publications (le futur DC Comics) lance dès le printemps 1940 le titre solo Batman. Bob Kane, Bill Finger et leur tout jeune assistant Jerry Robinson (à peine 17 ans à l'époque) doivent produire 64 pages de contenu pour Batman #1, et la commande inclut au minimum un nouvel antagoniste mémorable. Selon les versions de l'histoire — et la controverse qui dure depuis 80 ans — chacun des trois revendiquera la paternité du Joker.
Batman #1 (printemps 1940) : la première apparition
Batman #1 sort en avril 1940 et inclut deux histoires distinctes mettant en scène le Joker, qui apparaît comme un tueur en série au visage figé en sourire macabre, vêtu d'un costume violet et utilisant un toxique létal (le futur "Joker Venom"). Dans la première histoire, il assassine plusieurs notables de Gotham en annonçant publiquement à la radio l'heure de leur mort. Batman et Robin (qui apparaît également pour la première fois en costume dans le même numéro) le neutralisent, mais le Joker est explicitement laissé vivant — décision éditoriale de dernière minute prise par Whitney Ellsworth, alors editor de DC, qui voit le potentiel récurrent du personnage. Cette décision fait du Joker, dès sa première apparition, le premier vilain "ongoing" de toute l'histoire des comics super-héroïques. Il reviendra dans Batman #2, #3, #4… et ne quittera plus jamais le canon DC.
Trois "firsts" majeurs cohabitent donc dans Batman #1 : 1ère apparition du Joker, 1ère apparition de Catwoman (sous le nom "The Cat"), et l'origine étendue de Batman lui-même. Un exemplaire CGC 9.0 dépasse aujourd'hui les 2 millions de dollars en vente publique, ce qui place ce numéro parmi les 5 comics les plus chers du monde tous personnages confondus.
La controverse Robinson / Finger / Kane
Qui a vraiment créé le Joker ? La question divise les historiens du médium depuis huit décennies. Trois versions s'affrontent :
- Version Bob Kane : Kane a toujours affirmé être le créateur unique du Joker. Il décrit l'avoir conçu seul, en s'inspirant d'une carte de jeu et du film muet allemand The Man Who Laughs (1928) de Paul Leni, dans lequel l'acteur Conrad Veidt incarne Gwynplaine, un personnage défiguré dont la bouche est figée en un rictus permanent. La photographie iconique de Veidt est, selon Kane, l'inspiration visuelle directe.
- Version Jerry Robinson : Robinson, alors très jeune assistant de Kane, a toujours soutenu avoir créé le concept à partir d'une carte à jouer Joker, qu'il aurait dessinée puis présentée à Kane et Finger. Selon lui, c'est lui qui a inventé le visage et le concept criminel "joker = clown qui tue".
- Version Bill Finger : Finger, le scénariste non crédité de Batman, aurait apporté la dimension Man Who Laughs, en reconnaissant la photo de Conrad Veidt et en l'imposant comme référence visuelle. Finger a écrit la quasi-totalité des premières histoires du Joker entre 1940 et 1965.
La vérité historique la plus consensuelle, soutenue par les recherches de Marc Tyler Nobleman (auteur de Bill the Boy Wonder) et confirmée par DC en 2015 lors de la reconnaissance officielle de Finger, est probablement une co-création à trois mains : Robinson aurait apporté la carte à jouer et le concept clown, Finger aurait imposé l'iconographie Man Who Laughs et écrit les scénarios fondateurs, Kane aurait supervisé visuellement et obtenu le crédit officiel exclusif pendant 75 ans grâce au contrat blindé qu'il avait négocié avec DC dès 1939. Aujourd'hui, les comics modernes créditent généralement "Joker created by Jerry Robinson, Bill Finger and Bob Kane" — sans hiérarchie.
L'ironie du Man Who Laughs : le film de 1928 dont s'inspire Conrad Veidt n'est lui-même que l'adaptation du roman L'Homme qui rit de Victor Hugo (1869). Le Joker descend donc, en ligne directe, d'un personnage de Hugo — l'enfant Gwynplaine défiguré par les comprachicos. Une filiation littéraire que peu de fans soupçonnent, mais qui ancre le Joker dans une tradition gothique européenne autrement plus ancienne que les comics américains.
Les séries solo Joker dans l'ordre chronologique
Contrairement à la plupart des vilains, le Joker a obtenu plusieurs séries régulières en propre. Voici les principales dans l'ordre :
The Joker Vol.1
Le Joker est le premier antagoniste de comics à recevoir sa propre série solo régulière. The Joker Vol.1 #1 (mai 1975), écrit par Denny O'Neil et dessiné par Irv Novick, lance le concept ambitieux : chaque numéro voit le Joker affronter un autre personnage DC (Two-Face, Lex Luthor, Catwoman, Sherlock Holmes…). La série est annulée au #9 en 1976 à cause de la chute des ventes générale du milieu des années 70 et du Comics Code, qui interdisait à un vilain d'être "héros" récurrent. Le numéro 10 a été produit mais jamais publié à l'époque (il sortira finalement dans une rétrospective en 2019).
Batman: The Killing Joke
Le one-shot le plus influent de toute l'histoire Batman / Joker. Alan Moore (au sortir de Watchmen) et Brian Bolland racontent une origine définitive du Joker : un comédien raté, marié, dont la femme enceinte meurt accidentellement, qui se déguise en Red Hood pour un casse, tombe dans une cuve d'acide chimique et en ressort fou et décoloré. En parallèle, le Joker tire sur Barbara Gordon (Batgirl) et la paralyse à vie — événement qui aura des conséquences narratives pendant 25 ans (Barbara devient Oracle). Le titre fait référence au monologue final : "I went mad. He didn't. That's the punchline." Tirage initial massif, réédité plus de 50 fois depuis 1988.
Joker: Devil's Advocate
Original Graphic Novel hors continuité où le Joker est condamné à mort pour un meurtre qu'il n'a (exceptionnellement) pas commis. Batman doit prouver son innocence pour que justice soit rendue selon la loi — mais aussi parce qu'il refuse que le Joker s'éteigne pour un crime qu'il n'a pas signé. Réflexion morale dense sur la peine capitale.
Joker: Last Laugh
Crossover DC majeur de 2001. Diagnostiqué d'une tumeur au cerveau apparemment terminale, le Joker décide de "joker-iser" toute la communauté super-vilaine, transformant des dizaines de personnages DC en clones de lui-même. La mini en 6 numéros se déroule en parallèle de tie-ins dans toutes les séries Bat-, JLA, Suicide Squad. Punchline narrative : la "tumeur" était fausse, c'était un test psychologique du Joker pour voir jusqu'où il pouvait aller.
Joker (Azzarello / Bermejo)
OGN sorti pile en marge du film The Dark Knight (Christopher Nolan, juillet 2008). Brian Azzarello (100 Bullets) et Lee Bermejo (style hyper-réaliste) racontent le retour du Joker après une libération d'Arkham, du point de vue d'un voyou de seconde zone qu'il prend sous son aile. Tonalité crime noir, esthétique directement inspirée de Heath Ledger. Best-seller absolu en 2008-2009.
Joker: Endgame
Conclusion en 6 numéros (Batman Vol.2 #35-40) du run Snyder/Capullo, accompagnée d'un one-shot Joker: Endgame #1 et de tie-ins dans tous les titres Bat-. Le Joker, dans sa version la plus mythologique (présenté comme un possible démon immortel hantant Gotham depuis des siècles), affronte Batman pour ce qui pourrait être la confrontation finale. Tirage massif, événement éditorial majeur de 2015.
Batman: Three Jokers
Maxi-série Black Label en 3 numéros qui répond à la révélation choc de Justice League #50 (2016) — Batman aurait découvert via le Mobius Chair qu'il existe trois Jokers distincts dans la continuité DC : le Criminel (Golden Age), le Comédien (Silver/Bronze, façon Killing Joke) et le Clown (moderne, Death of the Family). Geoff Johns explore les conséquences avec Batman, Red Hood (Jason Todd) et Batgirl (Barbara Gordon) confrontant les trois Jokers ensemble. Tirage variant covers explosif, série culte récente.
The Joker Vol.1 (Tynion)
Première série solo Joker régulière depuis 1976 (45 ans !). James Tynion IV (sortant tout juste de Joker War) lance une série thriller globe-trotter : après les événements de Joker War, Jim Gordon retraité accepte un contrat de Cherry, héritière d'une victime du Joker, pour traquer le clown à travers le monde. Backup story Punchline par Tynion / Sam Johns dans chaque numéro, qui développe l'histoire de Punchline et son procès. Run de 15 numéros, conclu en mai 2022.
The Joker: The Man Who Stopped Laughing
Suite directe (en numérotation distincte) de la série Tynion. Matthew Rosenberg imagine un scénario où le Joker s'est dédoublé : un Joker reste à Gotham, un autre vit à Los Angeles. Tonalité plus pulpy, exploration de la côte ouest. 14 numéros, conclu début 2024.
Joker: Year One
Mini-série de 4 numéros parue dans Batman Vol.4 #142-145, signée Tom King (sortant de Strange Adventures) et Mitch Gerads. Réécriture moderne de l'origine du Joker, en parallèle des origines de Batman dans Year One de Miller. Tonalité psychologique, focus sur la rencontre primordiale Bruce / Joker. Critique élogieuse, vendu en variant covers prestigieuses.
The Joker: Uncovered
One-shot anthologique célébrant les 85 ans de Batman et donc, indirectement, les 84 ans du Joker. Plusieurs auteurs (King, Tynion, Snyder, Williamson) signent de courtes histoires. Variant covers très collectionnées en 2024-2026.
Les apparitions Joker dans les autres séries
Au-delà de ses séries solo, le Joker apparaît dans d'innombrables runs des séries Bat- et team-up. Voici les contextes majeurs où le retrouver :
- Detective Comics (1937-en cours, 1100+ numéros) : terrain principal du Joker dans les années 1940-1960. Detective #168 (1951) introduit l'origine Red Hood. Detective #475-476 (1978) portent le mythique The Laughing Fish de Steve Englehart / Marshall Rogers.
- Batman Vol.1 (1940-2011, 713 numéros) : son habitat naturel. Batman #1 (1ère app), #251 ("Joker's Five-Way Revenge" 1973), #321 (anniversaire), #400, #426-429 (A Death in the Family), #544 (No Man's Land prologue), #655-658 (Batman & Son inclut une apparition).
- World's Finest Comics (1941-1986) : team-ups Batman/Superman où le Joker affronte les deux héros, notamment dans la saga "The Galaxy Broadcasting Joker" des années 70.
- Death of the Family (2012-2013) : crossover Snyder/Capullo dans Batman Vol.2 #13-17 + tie-ins dans Batgirl, Catwoman, Detective Comics, Nightwing, Red Hood, Suicide Squad, Teen Titans. Le Joker se recoud le visage et attaque toute la Bat-family.
- Endgame (2015) : Batman Vol.2 #35-40. Confrontation finale présumée. Apparitions dans tous les tie-ins Bat- de février-juin 2015.
- Joker War (2020) : Batman Vol.3 #95-100 + tie-ins dans Detective Comics, Catwoman, Harley Quinn, Red Hood, Nightwing. Le Joker prend le contrôle de Wayne Enterprises et 1ère app de Punchline (#92 cameo, #95 full).
- Three Jokers (2020) : 3 numéros Black Label hors continuité officielle.
- Suicide Squad et Harley Quinn : apparitions récurrentes en compagnon ambivalent / abuseur de Harley.
- Justice League : apparitions dans les arcs majeurs (JLA #16, JL Vol.2 #50 "Darkseid War" qui révèle l'existence de Three Jokers).
- Knightfall (1993-1994) : caméos dans la saga.
Les key issues Joker dans l'ordre chronologique
Voici les 18 numéros les plus importants à connaître pour comprendre l'évolution du Joker :
Batman #1
Le numéro fondateur. Première apparition du Joker dans deux histoires distinctes du même fascicule, plus 1ère app de Catwoman. Un exemplaire CGC 9.0 dépasse 2 millions de dollars. Top 10 des comics les plus chers au monde.
Detective Comics #168
Numéro qui révèle pour la première fois l'identité originelle du Joker en tant que Red Hood, criminel tombé dans une cuve d'acide chimique. Cette origine sera reprise canoniquement par The Killing Joke (1988) et tous les films/séries suivants.
Batman #251
Le numéro qui ressuscite le Joker après une décennie d'absence (Comics Code des années 60 l'avait neutralisé). Dennis O'Neil et Neal Adams le redéfinissent comme un tueur sociopathe moderne, fondement de toutes les versions ultérieures. Référence absolue pour le Bronze Age.
Joker Vol.1 #1
Lancement de la première série solo régulière jamais consacrée à un vilain de comics. Le concept d'un antagoniste portant son propre titre était inédit en 1975 — il faudra attendre Punisher (Marvel, 1986) puis Venom (1993) pour voir d'autres exemples. Numéro précurseur historique.
Detective Comics #475-476
Mythe absolu : le Joker tente de breveter des poissons à son visage. Histoire culte de Steve Englehart et Marshall Rogers, considérée comme l'une des meilleures histoires Joker jamais écrites. Inspirée directement par Bruce Timm pour Batman: The Animated Series (épisode "The Laughing Fish", 1992).
Batman: The Killing Joke
One-shot d'Alan Moore qui définit l'origine canonique du Joker (comédien raté, cuve d'acide) et paralyse Barbara Gordon (Batgirl). Œuvre la plus controversée et la plus influente du canon Joker. CGC 9.8 du tirage initial très demandé.
Batman #426-429 "A Death in the Family"
Les lecteurs ont voté par téléphone (1-900) pour décider du sort de Jason Todd, le 2e Robin. Il est tué par le Joker dans Batman #428 (par 28 voix d'écart). Référence morale absolue pour l'histoire des comics. Le Joker devient officiellement le tueur de Robin.
Joker: Last Laugh #1
Lancement du crossover de 2001 où le Joker "joker-ise" toute la communauté super-vilaine après un faux diagnostic de tumeur. Tie-ins dans plus de 50 numéros à travers le DC Universe. Mini-série en 6 numéros + tie-ins étendus.
Joker (Azzarello / Bermejo) OGN
Original Graphic Novel sorti en marge du film The Dark Knight. Tonalité crime noir, esthétique Heath Ledger directement référencée. Best-seller du catalogue DC depuis 2008, plusieurs réimpressions. Référence pour les lecteurs cinéphiles.
Batman Vol.2 #13 "Death of the Family"
Lancement du crossover où le Joker (revenu après une longue absence) s'est fait découper le visage et le porte recousu en masque. Snyder réinvente le personnage pour une génération moderne. Numéro vendu à plus de 100 000 exemplaires, l'un des plus gros succès de l'ère New 52.
Batman: Endgame (Vol.2 #35-40)
Conclusion de la phase Snyder/Capullo. Le Joker est présenté comme une possible entité immortelle hantant Gotham depuis des siècles (le "Pale Man of the Bowery"). Mort apparente de Bruce et Joker en duel final. Tirage massif.
Batman: Three Jokers #1
Lancement de la maxi-série Black Label en 3 numéros qui confirme l'existence de trois Jokers distincts dans la continuité DC. Variant covers explosives en septembre-octobre 2020, récit culte récent. CGC 9.8 collectionnés.
Batman Vol.3 #92
Premier cameo de Punchline (Alexis Kaye), nouvelle complice du Joker conçue comme rivale moderne de Harley Quinn. Cameo seulement, mais numéro très collectionné comme "1st cameo Punchline". Variants Brian Stelfreeze et Jorge Jimenez.
Batman Vol.3 #95-100 "Joker War"
Crossover Tynion qui fait passer Punchline du cameo (#92) à la 1ère apparition complète (#95). Le Joker prend le contrôle de Wayne Enterprises. Batman #100 est l'apogée du run et un numéro anniversaire massif.
The Joker Vol.1 #1 (Tynion)
Première série solo Joker depuis 1976. Tynion lance un thriller globe-trotter en 15 numéros. Variant covers prestigieuses (Frank, Lee Bermejo, Ben Oliver), numéro très demandé en haute qualité.
The Joker: The Man Who Stopped Laughing #1
Lancement de la deuxième série solo Joker des années 2020. Concept du Joker dédoublé (Gotham vs LA). 14 numéros, conclu en 2024.
Joker: Year One (Batman Vol.4 #142-145)
Mini-série de 4 numéros parue dans Batman Vol.4 #142-145. Tom King et Mitch Gerads (équipe Mister Miracle) racontent la première année du Joker en parallèle de Year One de Batman. Critique élogieuse.
The Joker: Uncovered #1
One-shot anthologique célébrant l'héritage du personnage. Plusieurs auteurs majeurs (King, Tynion, Snyder, Williamson). Variant covers très collectionnées.
Les grands arcs Joker dans l'ordre chronologique
The Killing Joke (1988)
One-shot Alan Moore / Brian Bolland. Origine définitive du Joker, paralysie de Barbara Gordon.
A Death in the Family (1988)
Mort de Jason Todd, votée par téléphone par les lecteurs. Le Joker tueur de Robin.
Joker's Last Laugh (2001)
Crossover global où le Joker contamine la communauté super-vilaine après un faux diagnostic terminal.
Death of the Family (2012-2013)
Snyder / Capullo. Joker visage cousu attaque la Bat-family. Tie-ins multiples.
Endgame (2015)
Confrontation finale présumée. Joker présenté comme entité immortelle hantant Gotham.
Joker War (2020)
Tynion. Le Joker prend Wayne Enterprises. 1ère apparition complète Punchline.
Three Jokers (2020)
Geoff Johns / Jason Fabok. Maxi Black Label révélant trois Jokers distincts.
The Man Who Stopped Laughing (2022-2024)
Rosenberg. Joker dédoublé entre Gotham et Los Angeles. 14 numéros.
Joker: Year One (2023)
Tom King / Mitch Gerads. Origine modernisée en 4 numéros parallèlement à Year One Batman.
Punchline backup (2021-2022)
Backup story dans chaque numéro de The Joker Vol.1 (Tynion). Procès et rédemption ambiguë.
Beneath the Cowl
Arcs psychologiques explorant la relation Bruce/Joker comme miroir, du run Morrison aux runs récents.
Brave and the Bold Joker
Apparitions team-up dans The Brave and the Bold et anthologies (notamment l'arc Russ Heath / Sergio Aragonés).
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Pourquoi le Joker reste l'antagoniste #1 en 2026
Aucun autre vilain — Marvel ou DC — n'a la longévité culturelle ni la pénétration multimédia du Joker. Plusieurs raisons :
- Heath Ledger, The Dark Knight (2008) : la performance de Heath Ledger lui vaut un Oscar posthume du Meilleur Second Rôle. Tonalité crime noir qui redéfinit toute l'iconographie Joker pour la décennie suivante. L'OGN Azzarello/Bermejo (2008) sort dans la foulée.
- Joaquin Phoenix, Joker (2019) puis Folie à Deux (2024) : Todd Phillips signe en 2019 un film Joker hors continuité DC, en mode character study, qui dépasse le milliard de dollars de recettes mondiales et vaut à Phoenix l'Oscar du Meilleur Acteur. La suite Joker: Folie à Deux en 2024, avec Lady Gaga en Harley Quinn, divise davantage mais relance la franchise.
- Iconographie totale : Cesar Romero (série télé 1966-1968), Jack Nicholson (Batman, 1989), Heath Ledger (The Dark Knight, 2008), Jared Leto (Suicide Squad, 2016 et Justice League: Snyder Cut, 2021), Joaquin Phoenix (Joker, 2019 / Folie à Deux, 2024). Cinq acteurs majeurs, cinq lectures du personnage, cinq publics. Aucun autre vilain n'a généré une telle galerie d'interprétations cinématographiques canoniques.
- Profondeur narrative : le Joker n'a pas une origine canonique unique — il en a plusieurs (Red Hood criminel, comédien raté de Killing Joke, immortel d'Endgame, trois Jokers de Johns…). Cette plasticité narrative en fait un personnage infiniment renouvelable.
- Présence multimédia continue : films, séries animées (BTAS Mark Hamill = la voix canonique pour 30 ans), jeux Arkham (Hamill encore), Lego Batman, séries DC Animated (Harley Quinn show 2019-2026 où le Joker est antagoniste-rival).
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