Big Boss n°59 : dernier de la série de 1970, au milieu de celle de 1960, illustration article

Le 59 n'est le dernier que d'une seule des deux séries. Dans le relevé du catalogue, Big Boss 1970 compte 59 fascicules sans trou et s'achève au 59, daté de 1983. Big Boss 1960 y court de 46 à 70 : son 59, daté de 1961, est un numéro du milieu. Deux objets portent donc le même numéro avec vingt-deux ans d'écart. Sur une liste de manques, le chiffre seul ne désigne rien : il faut la série et l'année.

Vous avez un « Big Boss 59 » sur votre liste, ou entre les mains, et vous voulez savoir s'il ferme une collection. La réponse dépend de la série dont il sort : le 59 clôt le relevé de 1970, pas celui de 1960.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Big Boss n°59 : le numéro porté par deux fiches du relevé, séries, éditeurs et années

Le 59 de 1983 : la fin du relevé de la série 1970

Le relevé de Big Boss 1970, édité par Arédit-Artima, porte 59 lignes, numérotées de 1 à 59, sans numéro manquant ni doublon. Son dernier fascicule est donc le 59, daté de 1983, et c'est le seul du relevé à porter cette année : les cinq précédents (54 à 58) sont tous de 1982. Un numéro seul dans son année, après une série qui en alignait de quatre à six par an de 1971 à 1982, a la tête d'une fin de course.

Le titre d'histoire du 59 est « L'homme de l'île des robots ». Aucun scénariste n'est renseigné ; les dessinateurs crédités sont Bob Brown, Sheldon Moldoff et Joe Maneely. Ce vide de crédit n'est pas propre au dernier numéro : neuf fascicules sur les 59 du relevé n'ont pas de scénariste, soit environ 15 %, et trois des six derniers (54, 55 et 59) sont dans ce cas.

Le 59 de 1961 : un numéro du milieu de la série 1960

Dans le relevé de Big Boss 1960, le 59 n'est pas une borne. Le relevé compte 25 numéros, du 46 au 70, et le 59 en occupe à peu près le centre : onze numéros le suivent. Son titre d'histoire est « Sidéral », crédité à Jack Miller seul pour le scénario, avec Dick Dillin, Bruno Premiani et Joe Certa au dessin.

Sa date est une année seule : 1961. C'est le cas de la majorité du relevé, car seuls quatre fascicules sur 25 (64, 65, 66 et 70) portent un mois. Treize fascicules sont datés de 1961, du 52 au 64, ce qui vous interdit de placer le 59 plus précisément qu'à l'intérieur de cette année. Les voisins immédiats sont le 58, « Une arme de guerre humaine », puis le 60, « S.O.S. » : le relevé ne donne ni de l'un ni de l'autre davantage qu'un titre et des noms.

Deux fins de relevé de nature différente

Chaque relevé a sa propre fin. Pour la série 1970, la fin est dans le relevé : 59 lignes pour 59 numéros, la série se lit de 1 à 59. Pour la série 1960, la fin du relevé est le 70, daté de juillet 1962, onze rangs après le 59.

Un relevé n'est pas la série, et deux précautions s'imposent. D'abord, le 59 de 1983 est le dernier du relevé : le catalogue ne dit pas que l'éditeur a décidé de s'arrêter là, ni qu'aucun fascicule n'a suivi hors de ce relevé. Ensuite, le relevé 1960 commence au 46 : il ne dit rien des numéros 1 à 45, et le 70 n'est pas prouvé dernier pour autant. Dans les deux cas, écrivez « dernier du relevé » dans vos notes, pas « dernier de la série ».

Comment les numéros de Big Boss (Arédit, 1960) et de Big Boss (Arédit, 1970) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Les fascicules d'avant le 59 de 1983

Les trois numéros qui précèdent la fin de la série 1970 portent chacun un seul nom de scénariste. Le 56, « Le cavalier fantôme », est crédité à Jack Miller. Le 57, « L'homme dragon », et le 58, « La femme au masque de fer », le sont tous deux à Jack Kirby. Le 59 rompt donc avec ces trois-là : c'est un numéro sans scénariste renseigné, après trois numéros qui en ont un.

Deux anomalies plus haut dans le relevé méritent un coup d'œil avant de l'inscrire sur une liste. Le 50 porte le même titre que le 1, à un point d'exclamation près, avec les trois mêmes dessinateurs : ce qui ressemble à une reprise, sans que le relevé le dise, neuf numéros avant la fin. Et deux lignes, le 35 et le 52, n'ont ni titre, ni scénariste, ni dessinateur : ce sont des fascicules dont le catalogue ignore le contenu, pas des fascicules vides.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Ce que la donnée ne permet pas de dire

Le relevé ne donne qu'un titre d'histoire par fascicule, et des crédits au niveau du fascicule, pas de l'épisode. « Sidéral » ou « L'homme de l'île des robots » ne sont donc que le titre retenu pour désigner le numéro. Rien n'autorise à écrire que ce récit en est le plus important, ni qu'il correspond à tel fascicule américain, ni qu'il est une première parution française.

Même prudence pour les titres qui se répètent d'une série à l'autre. « Banque interplanétaire » est le titre du 61 de 1961 comme celui du 32 de la série 1970, mais les crédits renseignés ne sont pas les mêmes : ce n'est pas assez pour affirmer qu'il s'agit du même récit, et le relevé ne permet pas de trancher.

Reconnaître le bon exemplaire et l'inscrire sans se tromper

Les deux séries se recouvrent sur les rangs 46 à 59, soit quatorze numéros qui existent dans les deux relevés. Une liste qui note « Big Boss 52 » ou « Big Boss 59 » a donc deux candidats possibles, séparés par vingt ans ou plus. Notez toujours le trio série, numéro, année : « Big Boss, série 1970, n°59, 1983 » et « Big Boss, série 1960, n°59, 1961 » sont deux lignes distinctes.

Sur l'objet, cherchez ce qui départage vraiment : la date lue sur l'exemplaire, le titre d'histoire, la mise en page de la couverture. Le catalogue ne dit pas où ces indices se trouvent sur chaque fascicule : le contrôle se fait exemplaire en main, pas sur la fiche. Ce qui est sûr, c'est que le relevé 1970 ne contient aucun 60 : si une annonce vous propose un « Big Boss 60 » sans année, c'est le relevé 1960 qui est concerné, puisque lui seul atteint ce rang dans le catalogue.

Questions fréquentes

Cela dépend de la série. Pour Big Boss 1970, c'est le dernier numéro du relevé, daté de 1983. Pour Big Boss 1960, le relevé continue jusqu'au 70, daté de juillet 1962. Il faut donc d'abord identifier la série, puis seulement parler de fin.

Le relevé en compte 59, numérotés de 1 à 59 sans trou. C'est le décompte du catalogue, pas une affirmation sur l'ensemble de ce que l'éditeur a pu faire paraître. Si votre liste s'arrête avant le 59, il vous manque des fascicules de ce relevé.

Les données ne le disent pas, et ce guide ne donne pas de prix. Ce qui compte, c'est l'état, la complétude et l'offre du moment. Le catalogue ne permet pas de chiffrer l'écart entre les deux.

Le catalogue ne l'explique pas. Les rangs 1 à 45 sont rangés sous un autre titre du catalogue, « Big Boy », de 1956 à 1960, et le catalogue ne dit pas s'il s'agit d'un même titre. Ne concluez donc pas que la série a commencé au 46, et ne comptez pas sur ce relevé pour les numéros 1 à 45.

Écrivez la série, le numéro et l'année ensemble : « série 1970, n°59, 1983 » ou « série 1960, n°59, 1961 ». Ajoutez le titre d'histoire du catalogue en repère, en précisant qu'il ne résume pas le fascicule. Vérifiez ces indices sur l'exemplaire avant d'acheter.