Le run de Tom King et Daniel Sampere sur Wonder Woman s'achève avec le numéro 40, annoncé pour le 16 décembre 2026, sur la conclusion de la Wonder War. Commencé en septembre 2023 dans le cadre de Dawn of DC, précédé d'un récit d'ouverture publié dans Wonder Woman #800 le 20 juin 2023, le run laisse derrière lui une création durable : Trinity, la fille de Diana. Les numéros charnières sont peu nombreux et identifiables : #800 (première apparition de Trinity), #1 (ouverture), #14 (premier grand épisode consacré à Trinity), #19 (fin de l'affrontement avec le Sovereign), #25 (première apparition de la Matriarch, 17 septembre 2025), #31 (début de la Wonder War) et #40. Tout le reste est un run moderne à fort tirage : agréable à compléter, peu susceptible de devenir rare.
Un run qui se termine est une des rares occasions où un collectionneur dispose de toutes les données en même temps. Le nombre de numéros est connu, les créateurs sont identifiés, les recueils sont pour partie déjà publiés, et les numéros qui comptent vraiment ont eu le temps de se détacher du lot. C'est exactement l'inverse d'un lancement, où tout est hypothèse. Le run de Tom King et Daniel Sampere sur Wonder Woman entre dans ce moment-là : son dernier numéro est annoncé, son histoire est bouclée, et la question qui reste est purement pratique.
Cette question, la voici : que fait-on d'un run de quarante numéros paru entre 2023 et 2026, dessiné presque intégralement par la même main, et dont chaque fascicule a été imprimé en quantités largement suffisantes pour que personne n'en manque jamais ? La réponse honnête n'est ni « achetez tout » ni « n'achetez rien ». Elle passe par une distinction que la plupart des listes de numéros clés refusent de faire, et que cet article prend au sérieux : un numéro important pour le récit et un numéro important pour la collection ne sont pas le même objet.
Nous sommes au 2 octobre 2026. Le numéro 37 est paru le 16 septembre, l'annuel spécial le 30 septembre, et le numéro 40 est solicité pour le 16 décembre. Aucun successeur n'a été annoncé sur la série. Tout ce qui suit s'appuie sur les informations publiées par l'éditeur et par la presse spécialisée à cette date.
Quarante numéros, et ce que ce chiffre dit déjà
Tom King a déclaré avoir envisagé cent numéros au départ, et avoir revu ce plan à mesure que ses engagements hors du comic book augmentaient. Le run s'arrête donc à quarante, ce qui en fait un run long par les standards actuels mais très inférieur à l'ambition initiale. Ce décalage n'est pas une anecdote de production : il explique la forme du résultat. Un run prévu pour cent numéros et livré en quarante concentre nécessairement ses développements, et cela se voit dans la densité de la dernière année.
Le périmètre exact mérite d'être posé, parce qu'il est la première source d'erreur quand on cherche à constituer l'ensemble. Le point de départ narratif n'est pas le numéro 1 mais un récit publié dans Wonder Woman #800, le 20 juin 2023, un numéro anniversaire au sommaire collectif qui contient aussi des contributions d'autres équipes. La série relancée, elle, démarre en septembre 2023 avec un nouveau numéro 1, dans le cadre de l'initiative Dawn of DC de l'éditeur. Autrement dit, le premier numéro du run porte le chiffre 800, et le deuxième porte le chiffre 1. Toute liste qui commence au numéro 1 est incomplète.
Côté dessin, la continuité est remarquable et c'est l'argument le plus solide en faveur de cet ensemble. Daniel Sampere assure l'essentiel des quarante numéros, couvertures principales comprises, sur plus de trois ans. Cette régularité est devenue rare : la plupart des runs longs de la période alternent trois ou quatre dessinateurs. Pour qui collectionne par cohérence visuelle plutôt que par numéro clé, c'est un critère décisif, et il n'apparaît dans aucun classement de cotes.
Dernier élément de cadrage : la fin est datée et documentée par l'éditeur lui-même. Le numéro 40 est annoncé pour le 16 décembre 2026, écrit par Tom King, dessiné et couvert par Daniel Sampere, avec des variantes signées David Nakayama, Julian Totino Tedesco et Jamie Hewlett, sur trente-deux pages, une variante cartonnée étant proposée à un tarif supérieur à l'édition standard. Le texte de présentation annonce que la Matriarch et son père, le Sovereign, rassemblent un groupe de vilains pour détruire Wonder Woman, et que Diana et sa famille défendent les rivages de Themyscira.
Ce que le run a introduit, et ce qui en restera
Un run ne se juge pas sur ses ventes mais sur ce que la suite est obligée de garder. Sur ce critère, l'héritage de ces quarante numéros est assez facile à trier.
Trinity, la fille de Diana, est la création durable la plus probable. Introduite dans Wonder Woman #800 au sein d'un récit situé dans le futur, écrit par King et dessiné par Sampere, elle porte le nom civil d'Elizabeth, Lizzie, et se distingue par un costume rouge, blanc et bleu et par trois lassos de couleurs différentes. King a expliqué l'avoir conçue non comme une seconde Wonder Woman mais comme une figure neuve, pensée pour tenir aux côtés des héritiers de Superman et de Batman. Elle a ensuite occupé des récits complémentaires réguliers en fin de fascicule, que King décrivait comme un hommage assumé aux bandes de presse quotidiennes, puis un grand épisode principal, puis une continuité propre. Son parcours de personnage, sa première apparition et ses apparitions suivantes relèvent d'un sujet distinct, traité à part dans nos pages consacrées à Trinity : ici, retenez seulement qu'elle est l'élément du run que l'éditeur aura le plus de mal à ranger au placard.
Le Sovereign et la Matriarch forment la seconde contribution. Le Sovereign est l'antagoniste de la première moitié du run, construit comme un manipulateur plutôt que comme une menace physique : King a résumé la mécanique de l'arc central en trois épreuves destinées à briser Diana, s'appuyant notamment sur un lasso de mensonge, objet introduit par le run et devenu depuis l'un de ses apports les plus cités. Cet affrontement trouve sa conclusion au numéro 19, en mars 2025. La Matriarch arrive ensuite, au numéro 25 du 17 septembre 2025, et le texte de présentation du dernier numéro confirme qu'elle est la fille du Sovereign. Elle est, selon les propos tenus par l'équipe créative, une évolution de la même idée, avec une disposition plus franche à exercer son pouvoir ouvertement.
Un retour aux origines d'argile. Le run réinstalle dans la continuité principale l'origine mythologique de Diana, modelée dans la glaise, au lieu de la filiation divine installée au début des années 2010. C'est une décision éditoriale de fond, qui touche la définition du personnage plutôt qu'un épisode, et c'est le genre de choix qu'un run suivant conserve ou annule de façon visible. Elle revient d'ailleurs dans le récit même : Trinity naît d'une opération du même ordre, où l'argile et l'intervention de la mère de Diana remplacent la biologie.
Un contexte politique. Le run ouvre sur une loi qui interdit la présence des Amazones sur le sol américain et sur la création d'une force spéciale chargée de les expulser. C'est le moteur narratif de la première année et la raison du titre du premier recueil. Pour le collectionneur, l'intérêt est indirect mais réel : ce dispositif a généré des numéros très lisibles isolément, ce qui rend les premiers fascicules plus faciles à faire lire à quelqu'un que la moyenne des séries en cours.
Les numéros charnières, et pourquoi exactement
Voici les numéros qui se détachent, avec le motif précis de leur présence. Les dates et les équipes sont celles publiées par l'éditeur.
Wonder Woman #800
Première apparition de Trinity. C'est le numéro qui coche la seule case que le marché reconnaît sans discussion sur un comic récent : une première apparition d'un personnage que l'éditeur continue d'utiliser. Le numéro est par ailleurs anniversaire, au format élargi, et son sommaire comprend d'autres récits, dont une contribution de Becky Cloonan et Michael W. Conrad et des planches de Joëlle Jones et Jen Bartel.
Wonder Woman #1 (volume 6)
Le point de départ de la série proprement dite : la loi contre les Amazones, la force spéciale, la mise en place du Sovereign. C'est le numéro qu'il faut posséder pour lire le run dans l'ordre, et c'est aussi celui qui a été imprimé en plus grande quantité, puisqu'un numéro 1 de relance concentre toujours les commandes. Les deux faits vont ensemble, et le second tempère le premier.
Wonder Woman #14
King a présenté ce numéro comme le grand épisode qui emmène enfin le récit principal vers Trinity, avec une pagination allongée dessinée par Sampere. C'est la bascule entre un personnage cantonné aux récits complémentaires et un personnage installé dans l'intrigue centrale.
Wonder Woman #19
La présentation de l'éditeur annonce la conclusion de la guerre entre Diana et le Sovereign. C'est la vraie césure du run : ce qui précède forme un ensemble cohérent de dix-neuf numéros, ce qui suit ouvre un second mouvement avec un nouvel adversaire. Un lecteur qui ne voudrait qu'une moitié du run tient là une sortie propre.
Wonder Woman #25
Le deuxième numéro du run à introduire un personnage appelé à durer. Il met également en place la trajectoire qui mènera à la Wonder War. Il a été accompagné d'un nombre inhabituel de couvertures alternatives, dont des variantes à ratio, une couverture vierge, une couverture métallisée et une variante saisonnière.
Wonder Woman #31
La Wonder War commence ici, dans le cadre du programme éditorial que l'éditeur a lancé en 2026 et que nous détaillons dans notre guide du programme Next Level. C'est le numéro d'entrée pour qui veut lire uniquement la conclusion du run sans reprendre depuis 2023.
Wonder Woman #37 et l'annuel Wonder War
Le numéro 37 ouvre le second acte de la Wonder War : Steve Trevor et Trinity revenus du futur tentent de convaincre Diana d'une menace située vingt ans plus loin. Deux semaines après, un annuel spécial de quarante-huit pages consacré à la Matriarch, écrit par Stephanie Williams et Leah Williams, dessiné par Eduardo Pansica et Belén Ortega, raconte le parcours du personnage après les événements du numéro 34.
Wonder Woman #40
La conclusion de la Wonder War et du run. La Matriarch et le Sovereign réunissent un groupe de vilains contre Diana, qui défend Themyscira avec sa famille. Variantes annoncées de David Nakayama, Julian Totino Tedesco et Jamie Hewlett.
Important pour l'histoire, important pour le collectionneur
C'est le point que la plupart des listes escamotent, et c'est pourtant le seul qui change une décision d'achat. Les deux notions ne se recouvrent presque jamais.
Un numéro est important pour l'histoire quand le retirer rend le récit incompréhensible, ou quand il contient la scène dont tout le monde parle. Dans ce run, cela désigne le numéro 14, le numéro 19, le numéro 31 et le numéro 40. Ce sont des numéros dont la valeur est de lecture : ils justifient pleinement leur place sur l'étagère, et ils sont la raison pour laquelle on possède le run.
Un numéro est important pour le collectionneur quand il réunit trois conditions qui n'ont rien à voir avec la qualité du récit. Premièrement, il contient un fait bibliographique durable, et dans la pratique moderne cela veut dire une première apparition d'un personnage qui survit à son créateur de série. Deuxièmement, il a été mis en circulation en quantité inférieure à la demande future, ce qui implique presque toujours que personne n'anticipait cette demande au moment des commandes. Troisièmement, ce fait reste vérifiable des années plus tard, parce qu'il est inscrit dans le numéro et non dans un commentaire.
Appliquez cette grille au run : un seul numéro cumule les trois conditions, le 800. Le 25 réunit la première et la troisième, mais pas la deuxième, puisque le volume de variantes montre que la demande était anticipée. Le 1 ne réunit que la troisième, son statut d'ouverture. Tous les autres sont des numéros de lecture.
Cette conclusion n'est ni pessimiste ni cynique. Elle évite simplement le piège le plus coûteux du comic moderne, qui consiste à payer un supplément parce qu'un numéro est « important ». Dans un run contemporain, l'importance narrative est publique, discutée en ligne le jour de la parution, et donc intégrée aux commandes des détaillants. Ce qui crée la rareté, c'est l'inverse : une importance qui n'était pas visible au moment du tirage. Nous développons ce mécanisme dans notre dossier sur la lecture des tirages.
Les trous du run, et pourquoi ils comptent
Un run qui se termine n'est pas une suite propre de quarante numéros identiques. Deux irrégularités méritent d'être connues avant de se lancer.
Tous les numéros ne sont pas de l'équipe du run. Le numéro 29, paru le 21 janvier 2026, est écrit par Stephanie Williams et dessiné par Jeffrey Spokes : un épisode où les Amazones gardent la fille de Diana pendant une soirée. C'est un bon numéro autonome, et c'est aussi un numéro qui fait mentir l'expression « run complet de King et Sampere ». Il faut choisir : soit on collectionne la série, et il entre dans l'ensemble, soit on collectionne les auteurs, et il en sort. Les deux positions sont défendables, l'important est de la fixer avant d'acheter, sinon la collection reste indéfiniment ambiguë.
Les recueils ne couvrent pas tout. Les volumes publiés à ce jour rassemblent les numéros 1 à 6, 7 à 13, 14 à 19, 22 à 28 et 31 à 36, ce dernier étant annoncé pour novembre 2026. La numérotation parle d'elle-même : des numéros ne figurent dans aucun des volumes parus. Nous ne spéculons pas sur les raisons de ces absences, mais la conséquence pratique est nette. Qui achète uniquement les recueils n'obtient pas le run intégral, et il lui manquera des numéros dont certains participent à la mise en place de la seconde moitié. C'est l'argument le plus concret en faveur d'une approche mixte, abordée plus bas.
Que vaut un run complet moderne, honnêtement
Posons la question sans détour, puisque c'est elle qui intéresse. Un run de quarante numéros paru entre 2023 et 2026, tiré à des niveaux confortables et parfaitement documentés par les relevés de commandes, ne constitue pas un placement. Il ne le constituera pas davantage dans dix ans, sauf accident improbable, et pour une raison mécanique : la rareté ne se décrète pas après coup. Les exemplaires existent déjà, en nombre, chez des gens qui les ont achetés neufs et rangés correctement.
Cela ne rend pas l'ensemble sans intérêt, loin de là. Mais la valeur se situe ailleurs, et elle est de trois ordres.
La valeur d'usage. Quarante numéros dessinés par la même personne, racontant une histoire avec un début, un milieu et une fin annoncée, cela se relit. C'est rare, et c'est la seule forme de rendement garanti dans cette affaire. Un run cohérent vaut, à l'étagère, plus que douze numéros clés dépareillés de douze séries différentes.
La valeur de complétude. Un run fermé est une cible finie. Il a un dernier numéro, donc un jour où l'on peut dire que c'est terminé. Pour beaucoup de collectionneurs, cette satisfaction est le vrai moteur, et elle n'a pas de contrepartie monétaire. Le guide de la collection Wonder Woman complète détaille cette logique à l'échelle du titre tout entier.
La valeur de point d'entrée. Un run récent coûte, à l'unité, une fraction de ce que coûte n'importe quel numéro ancien du personnage. Pour quelqu'un qui découvre Wonder Woman et qui n'a pas les moyens de viser Wonder Woman #1 de 1942, c'est une manière de construire une collection réelle, lisible et cohérente. Nos repères sur les numéros clés de l'ère moderne figurent dans le dossier numéros clés modernes de Wonder Woman, et le classement des périodes dans les meilleurs runs de Wonder Woman.
Fascicules ou recueils : le choix dépend de l'usage
Les deux formats ne répondent pas à la même intention, et les confondre produit des collections frustrantes.
Les fascicules conservent ce que les recueils perdent : les couvertures principales dans leur format d'origine, les récits complémentaires dans leur contexte de parution, les pages de courrier et les publicités qui datent l'objet. Sur ce run précis, les récits complémentaires consacrés à Trinity ont une importance réelle, et leur place en fin de fascicule fait partie de leur effet. C'est aussi le seul format qui donne accès à l'intégralité des quarante numéros.
Les recueils offrent le confort de lecture, une place moindre sur l'étagère, et un prix à la page inférieur. Mais ils arrivent en retard, ils sautent des numéros comme nous venons de le voir, et ils sont réimprimés, ce qui signifie qu'ils ne portent aucune rareté. Notre comparaison des formats de recueils détaille les arbitrages de fabrication.
La position la plus solide, pour ce run, consiste à combiner : les recueils pour relire confortablement, et les fascicules pour les numéros charnières et pour ceux qui ne sont dans aucun volume. C'est moins élégant qu'une règle unique, mais c'est ce que la bibliographie impose ici.
Et la gradation ?
La question revient systématiquement sur les runs récents, et la réponse est presque toujours la même. Faire noter un comic de 2023 ou 2026 a un sens dans un cas et un seul : quand l'exemplaire présente une caractéristique que le temps rendra difficile à trouver, et que l'authentification de l'état apporte une information que l'observation directe ne donne pas. Sur ce run, cela peut se discuter pour le numéro 800, et pour lui seul. Pour le reste, les exemplaires neufs sont nombreux, les très hauts grades le sont aussi, et la note certifiée ne fait que confirmer ce que tout le monde peut vérifier. Notre guide de la gradation appliquée à Wonder Woman détaille les seuils à partir desquels l'opération se justifie.
Comment constituer cet ensemble sans se tromper
Fixez le périmètre par écrit
Trois périmètres possibles, et un seul à choisir. Le run des auteurs : le récit du numéro 800, puis les numéros 1 à 40 sauf ceux signés par d'autres équipes. La série : les numéros 1 à 40, l'annuel inclus. L'histoire complète : la série plus le numéro 800 plus les parutions annexes liées à Trinity. Notez votre choix dans votre outil de suivi de collection avant le premier achat, pas après.
Traitez le numéro 800 à part
C'est le seul numéro du périmètre dont la logique d'achat diffère du reste. Il se cherche en priorité, en bel état, et sa date de parution, le 20 juin 2023, aide à écarter les confusions avec d'autres numéros portant un chiffre voisin dans l'histoire longue du titre.
Achetez les numéros courants par lots
Trente-cinq numéros d'un run récent se trouvent sans difficulté et souvent regroupés. Les acheter par paquets de dix réduit le nombre d'expéditions, donc les frais et les risques de dommage au transport. C'est une collection où l'effort de recherche ne sert à rien, et où l'effort de logistique sert beaucoup.
Ignorez les variantes, sauf projet explicite
Les numéros 25 et 40 ont reçu plusieurs couvertures alternatives, certaines à ratio. Collectionner les variantes d'un run moderne est un projet légitime, mais c'est un autre projet, avec un autre budget et une autre fin. Mélanger les deux est la manière la plus rapide de ne terminer ni l'un ni l'autre. Nos repères sur ce sujet sont rassemblés dans le dossier variantes de Wonder Woman.
Attendez janvier pour arbitrer
Le numéro 40 paraît le 16 décembre 2026. Les semaines qui suivent la fin d'un run sont celles où les demandes convergent, parce que tout le monde lit les bilans en même temps. Un mois ou deux plus tard, la pression retombe et les lots réapparaissent. Rien dans ce run n'exige d'être acheté dans l'urgence.
Si vous gérez l'ensemble dans une application de suivi, deux réglages font gagner du temps : marquer le périmètre choisi comme une liste fermée de quarante et une entrées, et laisser l'outil produire la liste des manquants plutôt que de la tenir de tête. Sur un run moderne, l'erreur courante n'est pas de rater un numéro rare, c'est d'acheter deux fois le même.
Ce que nous ne savons pas encore
Honnêteté de méthode : au 2 octobre 2026, plusieurs points restent ouverts, et aucun bilan sérieux ne peut les trancher.
Aucune équipe créative n'a été annoncée pour prendre la suite sur le titre, et les solicitations de décembre 2026 n'en mentionnent aucune. Le sort de Trinity après le dernier numéro n'est donc pas public. C'est la principale inconnue, et c'est aussi la plus déterminante pour la postérité du run : un personnage que la maison continue d'employer prend une place dans la bibliographie, un personnage rangé au placard n'en prend aucune.
La convention de New York se tient du 8 au 11 octobre 2026, et des annonces y sont habituellement faites sur les titres principaux de l'éditeur. Rien n'a été dit à ce jour. Si vous lisez ces lignes après cette date, l'information existe peut-être, et elle ne figure pas ici.
Enfin, nous ne publions aucun montant pour ce run. Aucune source consultée ne publie de relevé de prix récent et vérifiable sur ces numéros, et annoncer une cote sans en nommer l'origine serait exactement le défaut que cet article cherche à éviter. Pour une estimation de vos propres exemplaires, notre estimation gratuite travaille sur des ventes observées plutôt que sur des impressions.