Les runs qui font la Sorcière rouge : Steve Englehart sur Avengers (années 1970), qui construit le couple ; les deux séries limitées Vision and the Scarlet Witch (1982 et 1985), seuls titres où elle est le sujet ; Brian Michael Bendis (2004-2005), qui en fait une catastrophe ; et James Robinson (2015), sa première série continue en solo.
Ce personnage a passé cinquante ans dans des titres d'équipe, avec deux mini-séries et une série solo tardive. Ce classement isole donc les rares périodes où elle est réellement traitée.
Une particularité les distingue : ce ne sont pas les runs les plus longs qui comptent, mais les plus conséquents : ceux dont les effets se prolongent bien au-delà de leur durée.
Top 1 : Brian Michael Bendis (Avengers Disassembled et House of M, 2004-2005)
Scénariste : Brian Michael Bendis | Dessinateurs : David Finch, Olivier Coipel
Deux récits consécutifs qui font de ce personnage l'un des plus conséquents du catalogue.
Dans le premier, elle détruit l'équipe à laquelle elle appartenait depuis quarante ans. Dans le second, elle réécrit la réalité, puis en révoque une partie : décision dont les effets ont structuré la franchise mutante pendant une décennie.
Ce corpus place ces récits en tête pour une raison précise : ils sont les seuls où le personnage agit à l'échelle de l'univers entier. Partout ailleurs, elle réagit.
Réserve honnête : ces récits ont été discutés, et le reproche le plus fréquent est justifié : ils traitent le personnage comme un problème plutôt que comme une protagoniste.
Numéros à viser : Avengers #500-503 (2004), House of M #1-8 (2005).
Top 2 : Vision and the Scarlet Witch (1982 et 1985)
Deux séries limitées consécutives (quatre numéros, puis douze) et les seuls titres où ce personnage est le sujet avant 2015.
Elles prennent au sérieux ce que la plupart des récits de super-héros esquivent : la vie domestique, le voisinage, la question d'avoir des enfants quand l'un des deux est un être fabriqué.
Ce corpus les place très haut parce qu'elles fournissent le matériau que les catastrophes de 2004-2005 exploiteront. Sans elles, ces récits n'auraient aucun poids.
Séries courtes, anciennes mais peu recherchées : elles se complètent intégralement pour un budget modeste. C'est le meilleur achat du dossier.
Top 3 : Steve Englehart (Avengers, années 1970)
Scénariste : Steve Englehart
La période où le couple se construit, et où le personnage acquiert ses traits durables : la magie, la relation, l'ambivalence vis-à-vis de son frère.
C'est aussi la période du mariage, en 1975, dans un numéro hors série dont le format mérite attention : tirage inférieur et recensement plus faible que les fascicules numérotés.
Top 4 : James Robinson (Scarlet Witch, 2015)
Scénariste : James Robinson
La première série continue à son nom, cinquante et un ans après sa création. Le run adopte un parti pris net : le personnage voyage seul, traite des affaires de sorcellerie, et sort entièrement du cadre des équipes.
C'est cohérent avec ce que le personnage était devenu : quelqu'un que les équipes ne peuvent plus accueillir.
Série récente et abondante, complétable sans difficulté.
Top 5. Les récits de la période Krakoa et après
Les années 2020 ramènent le personnage vers la question mutante, celle-là même qu'elle avait bouleversée en 2005.
Ces récits ont l'intérêt de traiter enfin les conséquences de House of M du point de vue de celle qui en est responsable : angle longtemps évité.
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Commencer mon essai →Comment collectionner ces runs
Ce dossier se divise en deux blocs aux logiques opposées.
Les séries limitées (1982, 1985, 2015) sont courtes, complétables intégralement, et peu chères. Elles représentent une trentaine de fascicules au total et constituent le cœur de ce qu'on peut réellement posséder.
Les segments d'Avengers ne se collectionnent pas en entier : il faut cibler les numéros décisifs (l'arrivée en 1965, le mariage en 1975, la destruction en 2004) et lire le reste en recueils.
⚠️ Sur les numéros de 2004-2005, la période est très tirée : n'achetez que du quasi neuf, seul état qui conserve une valeur.
Pour la sélection numéro par numéro, consultez nos numéros clés et notre guide de collection.
Suivez chaque run et identifiez les numéros manquants avec notre application de gestion de collection.
Ordre de lecture et repères chronologiques
Lire ces runs dans l'ordre de leur parution raconte un parcours en trois temps : la construction, la catastrophe, puis la reprise en main.
- 1965 : arrivée du personnage dans Avengers.
- Années 1970 : le run de Steve Englehart construit le couple et les traits durables, la magie, la relation, l'ambivalence envers son frère. Le mariage a lieu en 1975.
- 1982 et 1985 : les deux séries limitées Vision and the Scarlet Witch, quatre puis douze numéros.
- 2004-2005 : Avengers #500-503, puis House of M #1-8, par Brian Michael Bendis.
- 2015 : la série Scarlet Witch de James Robinson, première série continue à son nom.
- Années 2020 : les récits de la période Krakoa et après, qui reviennent sur la question mutante.
Comment chaîner les lectures
Ces runs se répondent. Les séries limitées de 1982 et 1985 posent le foyer, les liens et la question de la famille. Les récits de 2004-2005 exploitent ensuite ce matériau pour en faire une catastrophe : sans le premier bloc, le second perd de son poids. Enfin, le run de 2015 et les récits des années 2020 traitent les suites, le premier en la faisant sortir du cadre des équipes, les seconds en abordant enfin les conséquences de House of M du point de vue de celle qui en est responsable.
Un lecteur pressé peut donc se limiter à trois étapes : les séries limitées, le run de Bendis, puis la série de 2015. C'est le chemin le plus court pour comprendre pourquoi ce personnage compte, sans parcourir cinquante ans d'Avengers.
Points de vigilance pour collectionner
- Le mariage de 1975 : vérifiez le format exact du numéro hors série avant d'acheter, car il ne se classe pas parmi les fascicules numérotés ordinaires.
- Les récits de 2004-2005 : la période est très tirée, donc ne visez que des exemplaires quasi neufs.
- Avengers : ne collectionnez pas le titre en entier, ciblez les numéros décisifs (l'arrivée en 1965, le mariage en 1975, la destruction en 2004) et lisez le reste en recueils.
Cocher chaque numéro dans votre application de collection vous aide à voir d'un coup d'œil ce qui manque entre les séries limitées, qui se complètent intégralement, et les numéros ciblés d'Avengers.
Questions fréquentes
Steve Englehart sur Avengers dans les années 1970, qui construit le couple, les deux séries limitées Vision and the Scarlet Witch (1982 et 1985), Brian Michael Bendis (2004-2005), et James Robinson (2015), sa première série continue en solo. Ce ne sont pas les plus longs qui comptent, mais les plus conséquents.
Parce que ce sont les seuls récits où elle agit à l'échelle de l'univers entier : elle détruit l'équipe dans Avengers Disassembled, puis réécrit la réalité dans House of M. La réserve la plus fréquente est justifiée : ils la traitent comme un problème plutôt que comme une protagoniste.
Deux séries limitées consécutives, de quatre puis douze numéros, et les seuls titres où elle est le sujet avant 2015. Elles abordent la vie domestique et la question d'avoir des enfants, et fournissent le matériau que les catastrophes de 2004-2005 exploiteront.
En 1975, pendant la période de Steve Englehart sur Avengers, dans un numéro hors série. Son format mérite attention, car il a un tirage inférieur et un recensement plus faible que les fascicules numérotés.
Scarlet Witch (2015), par James Robinson, cinquante et un ans après sa création. Le personnage y voyage seul, traite des affaires de sorcellerie et sort entièrement du cadre des équipes.