Les runs qui font Malicia : Chris Claremont sur Uncanny X-Men (1981-1991) pour sa création et sa bascule ; Rick Remender sur Uncanny Avengers (2012-2014), où elle quitte enfin l'orbite mutante ; Kelly Thompson (2018) pour le couple ; et Robert Rodi (2004) pour sa première série continue. Vingt-trois ans se sont écoulés entre sa création et son premier titre en solo.
Comme beaucoup de personnages nés dans une équipe, Malicia s'est construite par fragments : quelques numéros ici, un arc là, sur quarante ans et une dizaine de titres.
Ce classement isole les segments qui comptent réellement : ceux où elle est le sujet, et non une présence parmi d'autres.
Top 1 : Chris Claremont (Uncanny X-Men, 1981-1991)
Scénariste : Chris Claremont | Dessinateurs : Paul Smith, John Romita Jr., Marc Silvestri, Jim Lee
Claremont crée le personnage en 1981, le fait basculer chez les héros en 1983, et passe ensuite huit ans à explorer la conséquence de ce basculement : une équipe qui se méfie, une conscience volée qui refuse de s'effacer, un pouvoir qui interdit tout contact.
Le point décisif de ce run, et ce qui le place en tête : il ne résout jamais ces problèmes. Le personnage vit avec, ce qui est plus rare qu'il n'y paraît dans un catalogue qui préfère les solutions.
Segments à viser : Avengers Annual #10 (1981), Uncanny X-Men #171-173 (l'intégration), #266-269 (Gambit et le règlement de l'affaire Danvers).
Top 2 : Rick Remender (Uncanny Avengers, 2012-2014)
Scénariste : Rick Remender | Dessinateurs : John Cassaday, Daniel Acuña
Malicia y rejoint une équipe mixte réunissant mutants et Vengeurs, et c'est la première fois depuis trente ans qu'elle opère hors de l'orbite exclusivement mutante.
Le déplacement lui réussit pour une raison précise : dans une équipe de X-Men, son passé d'adversaire est une vieille histoire que tout le monde connaît. Dans une équipe mixte, il redevient un sujet, et le personnage retrouve une friction qu'il avait perdue.
Ce corpus retient de ce run un principe utile : un personnage installé gagne souvent à changer d'équipe plutôt qu'à changer de pouvoirs.
Top 3 : Kelly Thompson (Rogue & Gambit puis Mr. and Mrs. X, 2018)
Scénariste : Kelly Thompson
Deux séries courtes consécutives, qui prennent le couple pour sujet et le traitent avec un sérieux qu'il n'avait jamais reçu : y compris la question, longtemps escamotée, de ce que signifie une relation avec quelqu'un qu'on ne peut pas toucher.
Ces séries sont récentes, courtes et abondantes : elles se complètent intégralement pour un budget dérisoire. Le meilleur achat de lecture du dossier.
Top 4 : Robert Rodi (Rogue, 2004)
Scénariste : Robert Rodi
La première série continue au nom du personnage, vingt-trois ans après sa création. Elle vaut surtout comme jalon éditorial : le moment où un personnage d'équipe obtient enfin qu'on lui consacre un titre.
Douze numéros, faciles à réunir, et rarement recherchés.
Top 5 : Mike Carey (X-Men : Legacy, 2008-2012)
Scénariste : Mike Carey
Un run qui accorde une place inhabituelle aux conséquences psychologiques du pouvoir d'absorption : les consciences accumulées, ce qu'elles font à quelqu'un sur la durée.
Période récente, tirages confortables, peu de demande : excellent rapport pour qui achète en fascicules.
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Une particularité rend ce dossier plus simple que la moyenne : les segments qui comptent sont courts.
Contrairement aux personnages dont l'intérêt est dispersé sur des centaines de numéros, Malicia se concentre sur quelques poignées bien délimitées : l'annual de 1981, trois numéros en 1983, quatre en 1990, puis des séries courtes modernes.
Conséquence pratique : une collection représentative se constitue avec une vingtaine de fascicules, ce qui est peu. Les séries de 2018 et de 2004 se complètent intégralement sans difficulté.
Le run Claremont, en revanche, ne se collectionne pas en entier : ciblez les segments et lisez le reste en recueils.
Pour la sélection numéro par numéro, consultez nos numéros clés et notre guide de collection.
Suivez chaque run et identifiez les numéros manquants avec notre application de gestion de collection.
Chronologie de Malicia et ordre de lecture conseillé
Le personnage s'est construit par fragments, et la chronologie montre pourquoi la lecture par runs fonctionne mieux que la lecture linéaire :
- 1981 : création par Chris Claremont dans Avengers Annual #10.
- 1983 : bascule chez les héros dans Uncanny X-Men #171 à #173.
- 1990 : Uncanny X-Men #266 à #269, avec Gambit.
- 2004 : première série continue à son nom, par Robert Rodi, vingt-trois ans après sa création.
- 2008 à 2012 : X-Men: Legacy, par Mike Carey.
- 2012 à 2014 : Uncanny Avengers, par Rick Remender.
- 2018 : Rogue & Gambit puis Mr. and Mrs. X, par Kelly Thompson.
Deux ordres de lecture se défendent selon ce que vous cherchez. Pour comprendre le personnage, suivez la chronologie : l'annual de 1981, l'intégration de 1983, puis l'épisode de 1990. Pour le plaisir de lecture immédiat, commencez à l'inverse par les séries récentes de Kelly Thompson : courtes, abondantes et centrées sur le couple, elles se lisent sans connaître le passé du personnage.
Chaque run répond à une question différente. Claremont pose les bases : une conscience volée, un pouvoir qui interdit tout contact, une équipe qui se méfie. Mike Carey creuse les conséquences psychologiques de l'absorption sur la durée. Rick Remender la place dans une équipe mixte, où son passé d'adversaire redevient un sujet. Kelly Thompson traite enfin la relation avec Gambit au premier degré. Choisir un run revient donc à choisir une question.
Pour le collectionneur, le calcul est simple. L'annual de 1981 (1 numéro), les numéros de 1983 (3) et ceux de 1990 (4) font huit fascicules ; la série de 2004 en ajoute douze. On arrive ainsi à une vingtaine de numéros pour couvrir l'essentiel du personnage, avant même d'ajouter les séries modernes, qui sont abondantes et complètes.
Un dernier conseil : n'achetez pas le run de Claremont dans son ensemble. Il couvre dix ans et plusieurs centaines de numéros dont elle n'est pas le sujet ; ciblez les segments listés ci-dessus et lisez le reste en recueils.
Questions fréquentes
Celui de Chris Claremont sur Uncanny X-Men (1981-1991), en tête du classement. Il crée le personnage en 1981, le fait basculer chez les héros en 1983, puis passe huit ans à explorer les conséquences : une équipe qui se méfie, une conscience volée, un pouvoir qui interdit tout contact. Il ne résout jamais ces problèmes, ce qui est plus rare qu'il n'y paraît.
Avengers Annual #10 (1981), Uncanny X-Men #171 à #173 (l'intégration) et #266 à #269 (Gambit et le règlement de l'affaire Danvers). Le run entier ne se collectionne pas : ciblez ces segments et lisez le reste en recueils.
En 2004, avec la série de Robert Rodi, vingt-trois ans après sa création en 1981. C'est la première série continue à son nom, un jalon éditorial. Elle compte douze numéros, faciles à réunir et rarement recherchés.
Une vingtaine de fascicules, ce qui est peu. Les segments qui comptent sont courts : l'annual de 1981, trois numéros en 1983, quatre en 1990, puis des séries courtes modernes. Les séries de 2018 et de 2004 se complètent intégralement sans difficulté.
Rick Remender (Uncanny Avengers, 2012-2014) la place dans une équipe mixte, pour la première fois depuis trente ans hors de l'orbite mutante. Kelly Thompson (2018) consacre deux séries courtes au couple Malicia et Gambit. Mike Carey (X-Men: Legacy, 2008-2012) explore les conséquences psychologiques du pouvoir d'absorption.