Les trois numéros clés de Malicia : Avengers Annual #10 (1981, première apparition — comme adversaire), Uncanny X-Men #171 (1983, son passage chez les X-Men) et Uncanny X-Men #266 (1990, première apparition de Gambit — la clé la plus chère de son entourage). Un dossier où la bascule de camp vaut autant que le début.
Malicia présente une trajectoire que peu de personnages majeurs partagent : elle commence adversaire et devient héroïne. Cette bascule structure toute sa collection.
Elle produit en effet deux numéros fondateurs au lieu d'un — celui où elle apparaît, et celui où elle change de camp — et le second est souvent le plus intéressant à posséder.
Le noyau : trois numéros
Avengers Annual #10 (1981)
Chris Claremont et Michael Golden — Première apparition, du côté des adversaires. Elle y absorbe de façon permanente les pouvoirs d'une héroïne de premier rang, conséquence irréversible qui nourrira le personnage pendant des décennies.
⚠️ Format annual : tirage inférieur, conservation moins bonne, recensement plus faible que les fascicules numérotés. Les exemplaires en bel état y sont anormalement rares.
Uncanny X-Men #171 (1983)
Malicia rejoint les X-Men. C'est la vraie bascule du personnage : elle passe d'adversaire à membre d'une équipe qui n'a aucune raison de lui faire confiance, et le récit prend ce problème au sérieux plutôt que de l'escamoter.
Ce corpus recommande ce numéro en priorité pour qui veut comprendre le personnage.
Uncanny X-Men #266 (1990)
Première apparition de Gambit. Ce numéro n'appartient pas à Malicia, mais il est devenu la pièce la plus recherchée de son environnement — et son prix dépasse celui de sa propre première apparition.
Les numéros de la période 1980-1990
Ms. Marvel #1 (1977)
La série de l'héroïne dont Malicia absorbe les pouvoirs. Clé indirecte souvent négligée, et qui documente l'origine de ses capacités volées.
Uncanny X-Men #172-173 (1983)
Les numéros qui suivent immédiatement son intégration, où l'équipe apprend à composer avec elle. Très accessibles, rarement présentés comme des clés du personnage.
Uncanny X-Men #269 (1990)
La confrontation qui règle la question de l'héroïne absorbée neuf ans plus tôt. Numéro de conclusion, peu recherché, et pourtant nécessaire à la compréhension du personnage.
La période moderne
Rogue #1 (2004)
La première série continue à son nom. Jalon éditorial tardif — vingt-trois ans après sa création — et numéro abondant, donc accessible.
X-Men Gold #30 (2018)
Le mariage avec Gambit. Numéro récent, très tiré, dont la demande repose sur la popularité durable du couple plutôt que sur une rareté.
Mr. and Mrs. X #1 (2018)
La série qui suit le mariage. Complète l'ensemble et se trouve pour presque rien.
Ce que le marché rate sur ce personnage
Trois décalages méritent d'être signalés, parce qu'ils sont exploitables.
Le numéro de bascule est sous-évalué. Uncanny X-Men #171 marque le passage d'adversaire à héroïne — l'événement le plus important de sa carrière. Il ne contient aucune première apparition, donc les index ne le classent pas comme une clé.
L'annual est mal conservé. Avengers Annual #10 a circulé pendant des années sans être traité comme une clé. Les beaux exemplaires y sont proportionnellement plus rares que sur un fascicule numéroté de la même période, ce que les prix ne reflètent pas toujours.
La clé la plus chère n'est pas la sienne. Uncanny X-Men #266 dépasse sa propre première apparition. Un collectionneur de Malicia doit décider s'il achète pour elle ou pour le couple — ce ne sont pas les mêmes numéros ni les mêmes prix.
Un personnage à deux numéros fondateurs
Ce dossier présente une singularité que ce corpus n'a pas encore rencontrée sous cette forme, et qui mérite d'être posée clairement.
La plupart des personnages ont un numéro fondateur : celui où ils apparaissent. Malicia en a deux, parce qu'elle change de camp.
Le premier (1981) contient sa création, mais montre quelqu'un d'autre : une adversaire au service d'un groupe mutant, qui agit sur ordre et détruit une héroïne.
Le second (1983) contient le personnage qu'on connaît : celle qui demande asile, obtient une place, et doit vivre avec ce qu'elle a fait.
Ce dédoublement a une conséquence pratique immédiate. Un collectionneur qui n'achète que la première apparition possède un numéro important, mais pas le personnage. Un collectionneur qui n'achète que la bascule possède le personnage, mais pas son origine.
Ce corpus recommande de considérer les deux comme un ensemble indissociable — et, si le budget impose un choix, de commencer par la bascule, qui coûte une fraction de l'autre et contient l'essentiel.
Pièges à connaître
La confusion des annuals. Les numéros hors série ne portent pas la numérotation de la série et sont fréquemment mal listés. Vérifiez toujours l'année et le numéro d'annual, pas seulement le titre.
Les numéros des années 1990. Uncanny X-Men #266 appartient à une période de tirages considérables. Sa valeur repose entièrement sur la gradation : un exemplaire correct et un exemplaire quasi parfait n'ont rien à voir.
Les couvertures alternatives modernes. Sur les numéros de 2018, elles sont nombreuses et les écarts de valeur importants dans les deux sens. Identifiez la variante avant d'acheter.
Comme toujours, l'état et la gradation déterminent la valeur ; l'appui sur des ventes récentes réelles est vivement conseillé.
Par où commencer selon son budget
Budget serré — Uncanny X-Men #171 et les deux numéros suivants. La bascule du personnage, pour très peu.
Budget intermédiaire — Ajoutez Avengers Annual #10, en refusant les exemplaires moyens : sur ce format, l'écart entre un exemplaire correct et un bel exemplaire justifie la différence de prix.
Budget confortable — Uncanny X-Men #266 devient envisageable. Gradation professionnelle recommandée : sur les clés des années 1990, elle est le seul moyen de situer un exemplaire.
Pour approfondir, consultez notre guide de collection et notre tier list des issues clés.
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