Les meilleurs runs des Gardiens de la Galaxie : le classement des 7 récits, illustration article

Le meilleur run des Gardiens de la Galaxie est celui de Dan Abnett et Andy Lanning, lancé en 2008 et mené sur vingt-cinq numéros, devant leur finale The Thanos Imperative (2010) et Annihilation: Conquest (2007). Brian Michael Bendis (2013), Jim Valentino (1990-1995), Donny Cates (2019) et le numéro fondateur de 1969 complètent le classement. Sept récits, deux équipes, et pour chacun le format à lire.

Le guide de lecture de cette équipe répond à la question « dans quel ordre lire ». Ici la question est autre : lesquels de ces récits valent d'être gardés sur l'étagère, et pourquoi dans cet ordre. Le classement a une difficulté propre, car deux équipes portent le même nom sans partager grand-chose : celle de 1969, des résistants du XXXIe siècle, et celle des années 2000, la bande cosmique que le public connaît par l'écran. Nous les classons ensemble, en disant à chaque fois de laquelle il s'agit.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Comment nous avons classé ces runs

Pour une équipe aussi changeante, nous avons retenu trois repères. En tête vient la cohérence d'équipe : un run compte davantage quand les personnages se transforment les uns au contact des autres, pas quand chacun défile en solo. Le deuxième est l'accessibilité : peut-on ouvrir le recueil sans s'être préparé ? Le troisième est l'influence, que l'on mesure à ce que les scénaristes suivants et les adaptations en ont repris.

Ce classement ne dit rien de la valeur marchande. Le numéro le plus recherché de la famille Gardiens est celui de 1969, et ce n'est pas le meilleur récit. Nous consacrons la dernière partie à la collection, une fois la lecture tranchée.

Top 1 : Dan Abnett, Andy Lanning et Paul Pelletier, Guardians of the Galaxy (2008-2010)

Série de vingt-cinq numéros lancée en 2008. Abnett et Lanning, qu'on désigne souvent par « DnA », y réunissent Star-Lord (Peter Quill), Gamora, Drax, Rocket Raccoon et Groot, rejoints par Adam Warlock, Phyla-Vell et Mantis. Le concept est neuf : une équipe qui intervient avant la catastrophe cosmique au lieu de la subir. Paul Pelletier dessine les débuts, avec une clarté de narration qui sert des scènes d'ensemble souvent chargées de personnages.

Elle occupe la première place parce qu'elle fonde ce que le public croit être « les Gardiens » : la camaraderie, l'humour du duo Rocket et Groot, la tension d'un chef tourmenté. Elle s'adresse à tout lecteur, débutant compris, et c'est la porte d'entrée que nous retenons. La série se lit comme un tout et s'enchaîne naturellement sur les grands événements du moment, War of Kings et Realm of Kings, que DnA écrivent aussi.

Pour la collection, la numérotation de la série de 2008 va de 1 à 25, ce qui en fait un ensemble borné et simple à compléter, loin des séries qui s'étendent sur des centaines de numéros. Le recueil est la voie la plus pratique pour la lecture ; les fascicules, eux, conviennent à qui veut posséder le numéro 1 de la formation moderne. Notre histoire de Star-Lord et celle de Rocket Raccoon situent les personnages avant leur réunion.

Top 2 : Dan Abnett et Andy Lanning, The Thanos Imperative (2010)

Mini-série de six numéros, publiée en 2010, avec Miguel Sepulveda au dessin. C'est la conclusion de la période DnA : l'univers est confronté à une version altérée de lui-même, et les Gardiens, aux côtés d'autres figures cosmiques, doivent y survivre. Le récit abandonne la bonne humeur de la série régulière pour une tonalité de tragédie spatiale qui n'a pas d'équivalent dans le reste de la saga.

Elle compte parce qu'elle achève ce que la série a construit, et qu'elle donne aux personnages un destin avant la fin de l'ère. Elle s'adresse à celui qui a lu le Top 1 et veut en voir l'épilogue ; sans préparation, une partie des enjeux échappe. Le hub Thanos explique pourquoi le titre porte ce nom.

En collection, six fascicules, accompagnés d'un numéro d'ouverture distinct, à repérer dans le catalogue pour ne pas l'oublier. Le recueil est le plus simple à trouver ; l'ensemble forme un volume mince, qui vient naturellement à la suite de la série.

Top 3 : Dan Abnett et Andy Lanning, Annihilation: Conquest (2007)

Un an après Annihilation, la saga qui avait remis les héros cosmiques sur le devant de la scène, DnA prennent la suite avec une invasion d'une autre nature. Une équipe encore informelle y apparaît autour de Star-Lord, avec Rocket Raccoon, Groot et Adam Warlock : c'est la préfiguration directe de la formation de 2008. Le récit mélange mini-séries satellites et épisodes principaux, ce qui impose de bien choisir son recueil.

Il compte parce qu'il explique pourquoi ces personnages se retrouvent ensemble : sans lui, la série de 2008 démarre sur une équipe déjà constituée, dont la cohésion paraît soudaine. Il s'adresse au lecteur qui veut comprendre la généalogie, plus qu'au débutant pressé. Le guide d'Annihilation aide à situer cette saga dans l'ensemble.

La collection demande de la méthode : plusieurs titres se croisent, et une liste du catalogue évite d'acheter à moitié. Les recueils regroupent le matériel de façon cohérente et sont, dans ce cas, plus fiables que la chasse aux fascicules.

Top 4 : Brian Michael Bendis et Steve McNiven, Guardians of the Galaxy (2013-2015)

En 2013, Bendis relance l'équipe avec un numéro 1 dessiné par Steve McNiven, puis repris par Sara Pichelli et d'autres. Il y associe à la bande habituelle des figures venues d'ailleurs dans l'univers Marvel : Iron Man, Angela, Kitty Pryde. La série suit l'équipe à l'heure où le cinéma la fait connaître, et elle règle son rythme sur un public élargi, avec des dialogues plus rapides et un ton moins épique que celui de DnA. Le hub Brian Michael Bendis regroupe nos articles sur le scénariste.

Elle compte parce qu'elle est la porte d'entrée de la période contemporaine : c'est la version que les lecteurs arrivés par l'écran ont le plus souvent en main. Elle s'adresse à eux, et à ceux qui trouvent l'ère DnA trop dense. Elle sera jugée plus inégale si on la compare à ses prédécesseurs, notamment sur l'ampleur des enjeux.

Côté collection, le total des numéros dépend de la manière de compter les numéros d'ouverture et les spéciaux ; les sources divergent, et nous ne le figeons pas. Le numéro 1 est le repère, avec plusieurs couvertures alternatives à noter. Le recueil du premier volume suffit pour se faire une idée.

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Top 5 : Jim Valentino, Guardians of the Galaxy (1990-1995)

Série de soixante-deux numéros dédiée à l'équipe originelle, lancée en 1990. Jim Valentino, qui écrit et dessine les débuts, installe un XXXIe siècle plus fouillé qu'en 1969 : les Badoon, Vance Astro, Yondu, Charlie-27, Martinex, Starhawk et Nikki. Le ton est celui d'une science-fiction à longue haleine, avec des intrigues qui se déroulent sur plusieurs numéros. Le hub Jim Valentino permet d'élargir à son œuvre.

Elle compte parce qu'elle est la seule série régulière de l'équipe de 1969, et qu'elle donne à ce monde sa profondeur. Elle s'adresse à l'amateur de science-fiction d'époque et au collectionneur complétiste ; le lecteur venu du cinéma n'y trouvera presque aucun repère familier, ce qui explique son rang. Elle a aussi ses faiblesses : sur soixante-deux numéros, le niveau varie.

La collection est l'un des meilleurs rapports plaisir-effort de la liste : des fascicules du début des années 1990, abondants, qui se complètent à l'unité sur la durée. Aucun recueil ne regroupe la série en entier, et le suivi par fascicules est donc la voie normale.

Top 6 : Donny Cates et Geoff Shaw, Guardians of the Galaxy (2019)

La série débute avec le numéro 1 en 2019. Donny Cates, qui avait déjà travaillé sur des titres cosmiques, y confie à Star-Lord et ses compagnons des menaces à l'échelle de l'univers. Geoff Shaw en assure le dessin. Le résultat est un Gardiens plus sombre que celui de Bendis, plus proche de l'esprit de DnA par son goût des enjeux cosmiques. Le hub Donny Cates regroupe nos articles sur son travail.

Elle compte parce qu'elle prouve que la formule survit à plusieurs générations de scénaristes et qu'elle ouvre la période récente. Elle s'adresse au lecteur qui a fini l'ère DnA et veut voir ce que l'équipe devient. Nous ne donnons pas de numéro de fin, les sources divergeant sur le décompte exact.

Pour la collection, des fascicules modernes faciles à trouver, avec un numéro 1 pour repère. Le recueil convient à la lecture d'un trait.

Top 7 : Arnold Drake et Gene Colan, Marvel Super-Heroes #18 (1969)

Un seul numéro, daté de janvier 1969, dans lequel quatre survivants de mondes conquis par les Badoon (Vance Astro, Martinex, Charlie-27 et Yondu) s'allient et prennent le nom de Gardiens de la Galaxie. Arnold Drake écrit, Gene Colan dessine avec son encrage dense et ses ombres. Le détail du contexte éditorial est dans notre article sur Marvel Super-Heroes #18.

Ce n'est pas un run mais une origine, et c'est pourquoi il ferme la liste : il compte pour l'histoire du nom, pas pour le plaisir de lecture de l'équipe moderne. Il s'adresse au collectionneur qui veut la première apparition de la formation d'origine. Précaution à garder en tête : aucun des cinq personnages du cinéma n'y apparaît, et le numéro ne doit pas être acheté comme tel. Côté format, le fascicule d'origine est la pièce recherchée ; une lecture seule se contente d'une réédition.

Par lequel commencer selon votre profil

Notre guide de lecture donne l'ordre éditorial complet ; ce classement vous aide à choisir quoi y garder.

Ce que valent ces runs en collection

La valeur se juge en rapports. La série de 2008 est bornée à vingt-cinq numéros et se complète à l'unité : le numéro 1 se situe au-dessus des suivants, mais l'écart reste modéré, et la demande suit l'actualité audiovisuelle de l'équipe. Les mini-séries Conquest et The Thanos Imperative se comportent différemment : leur prix dépend surtout de leur présence au sein d'un recueil et des numéros d'ouverture, plus rares que les épisodes centraux.

La série de Bendis est la plus exposée aux couvertures alternatives : un même numéro existe en plusieurs versions dont le prix diverge. Celle de Valentino, tirée à grande échelle, offre un rapport très favorable à qui accepte d'acheter à l'unité. Enfin Marvel Super-Heroes #18 relève d'une logique distincte, celle des numéros du Silver Age : état du papier, tenue du dos, présence de restauration.

Trois méthodes aident à décider. Comparez le prix d'un lot complet au total des numéros à l'unité. Distinguez toujours la formation visée, 1969 ou 2008, car un vendeur qui écrit « première apparition » ne parle pas de la même équipe. Estimez enfin avec des ventes conclues plutôt qu'avec des annonces ouvertes. Pour approfondir les personnages, l'histoire des Gardiens complète ce panorama.

Questions fréquentes

Le run de Dan Abnett et Andy Lanning, lancé en 2008 et mené sur vingt-cinq numéros, est le plus souvent retenu. Il réunit Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket Raccoon et Groot, puis se prolonge dans The Thanos Imperative en 2010. C'est aussi la meilleure porte d'entrée pour un débutant.

Très peu. L'équipe de 1969, créée par Arnold Drake et Gene Colan dans Marvel Super-Heroes #18, vit au XXXIe siècle et compte Vance Astro, Yondu, Charlie-27 et Martinex. L'équipe moderne naît en 2008 et ne partage avec elle que quelques noms, dont celui de Vance Astro.

Ce n'est pas obligatoire, mais c'est recommandé pour la profondeur. Annihilation: Conquest (2007) montre la formation de l'équipe en préfiguration, et explique pourquoi Star-Lord, Rocket Raccoon et Groot se retrouvent ensemble. La série de 2008 se lit néanmoins seule, car elle présente ses personnages.

Oui, pour qui vient du cinéma. Lancé en 2013, avec Steve McNiven sur le numéro 1, il adopte un ton plus rapide et ajoute des figures comme Iron Man ou Kitty Pryde. Il est plus inégal que celui d'Abnett et Lanning, mais plus accessible à un public élargi.

Pour la lecture, les recueils suffisent. Pour la collection, la série de 2008 se complète facilement en fascicules, tandis que celle de Valentino (1990-1995) se suit surtout à l'unité, faute de recueil complet. Vérifiez toujours dans le catalogue la formation concernée avant d'acheter.

Vous possédez Marvel Super-Heroes #18 ou le numéro 1 de la série de 2008 ? Faites-en estimer la cote avant de décider de le garder.

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