Les meilleurs runs de Gambit : Claremont, Jim Lee, les séries solo, illustration article

Les runs de Gambit : la fin du run de Chris Claremont (1990-1991) qui l'installe ; le passage de Jim Lee sur X-Men (1991-1992) qui le rend populaire ; la mini-série de 1993 ; la série longue de 1999 ; et les tentatives modernes, toutes courtes.

Ce classement présente une anomalie : le segment le plus déterminant du dossier n'est pas le mieux écrit. C'est celui où un dessinateur a rendu le personnage désirable, ce qui n'a rien à voir avec la qualité du récit.

Sur ce dossier, l'image a fait davantage que le texte, et il faut en tenir compte pour comprendre les prix.

L'essentiel : top runs gambit

Top 1 : Chris Claremont (Uncanny X-Men, 1990-1991)

Scénariste : Chris Claremont

La période qui installe le personnage, et la seule où sa construction obéit à un plan.

Il y est écrit comme une énigme : un passé caché, une compétence qui détonne dans une équipe de super-héros, et un lien suggéré avec un événement antérieur de la franchise.

Ce corpus place ce segment en tête pour une raison précise : c'est la seule période où la question posée par le personnage reste intacte. Tout ce qui suivra tentera d'y répondre, et aucune réponse ne vaudra la question.

Segments à viser : les numéros de 1990-1991 hors clés identifiées, très accessibles.

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Top 2 : Jim Lee (X-Men, 1991-1992)

Dessinateur : Jim Lee

Le segment qui a fait du personnage une figure de premier plan, et il l'a fait graphiquement.

Le trait, la silhouette, le costume : c'est cette version qui a circulé partout ensuite, et qui a servi de référence à toutes les déclinaisons ultérieures.

Ce corpus signale ce que cela implique pour un collectionneur. Sur ce dossier, une part importante de la demande porte sur une apparence plutôt que sur un récit : ce qui explique la valorisation de numéros dont le contenu narratif est mince.

⚠️ Ces numéros appartiennent à la période de très forts tirages : abondants, et exigeants sur le grade.

Top 3. La mini-série de 1993

Le premier titre à son nom, publié au sommet de la période de surproduction.

Elle a le mérite de traiter le personnage seul, et le défaut d'arriver au moment où l'éditeur lançait des séries dérivées à un rythme industriel.

Très tirée, donc sans rareté. Elle se réunit intégralement pour presque rien.

Top 4. La série longue de 1999

La tentative la plus sérieuse de donner au personnage une existence autonome, avec une durée suffisante pour développer quelque chose.

Elle appartient à une période mal-aimée du catalogue, ce qui la rend très accessible, et c'est le meilleur rapport contenu-prix du dossier.

Top 5. Les séries modernes

Plusieurs relances courtes, à des époques différentes, avec des équipes créatives variées.

Aucune n'a duré assez longtemps pour s'imposer, ce qui constitue en soi une information sur le dossier : le personnage fonctionne mieux en second rôle, où son ambiguïté a quelque chose à contredire.

Récentes et abondantes. ⚠️ Nombreuses couvertures alternatives.

Comment collectionner ces runs

Une remarque pratique qui découle de la chronologie.

Tout ce qui suit 1991 appartient à des périodes de très forts tirages. Ces segments (la mini-série, la série longue, les relances modernes) représentent la majorité du contenu du dossier, et ils se réunissent pour une somme dérisoire.

Le segment coûteux se limite à une poignée de numéros de 1990-1992.

Ce corpus recommande donc une approche en deux temps : constituer d'abord l'intégralité du contenu récent, qui ne coûte rien, puis décider ensuite ce qu'on veut payer pour les quelques numéros anciens.

C'est d'autant plus indiqué ici que la valeur du dossier repose largement sur une image plutôt que sur des récits : un collectionneur peut parfaitement posséder tout ce qui a été écrit sur le personnage sans détenir aucun numéro cher.

Pour la sélection numéro par numéro, consultez nos numéros clés et notre guide de collection.

Suivez chaque run et identifiez les numéros manquants avec notre application de gestion de collection.

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Où commencer avec Gambit : repères de lecture et de collection

Le classement ci-dessus compare les segments. Voici comment s'y retrouver concrètement, avec les repères d'édition vérifiés, que l'on lise pour le plaisir ou que l'on collectionne.

Le point d'entrée : Uncanny X-Men #266

La première apparition complète de Gambit est Uncanny X-Men #266 (août 1990), dans l'histoire intitulée « Gambit: Out of the Frying Pan », écrite par Chris Claremont et dessinée par Mike Collins. Le numéro suivant, Uncanny X-Men #267, est dessiné en partie par Jim Lee : c'est là que l'on voit s'installer le trait qui fera du personnage une figure de premier plan. Lire ces deux numéros dans l'ordre donne l'énigme (Claremont) puis l'image (Lee), soit exactement les deux segments en tête de ce classement.

Un ordre de lecture simple

Quatre repères pour collectionner

Un dernier conseil de lecteur : Gambit fonctionne mieux dans un collectif, où son ambiguïté a quelque chose à contredire. Alternez donc les numéros qui lui sont consacrés avec ceux des équipes X-Men de la même période, vous y verrez le personnage dans son meilleur rôle.

Questions fréquentes

Dans Uncanny X-Men #266 (août 1990), écrit par Chris Claremont. Il y est écrit comme une énigme : un passé caché et une compétence qui détonne dans une équipe de super-héros.

Le passage de Jim Lee sur X-Men (1991-1992). Le trait, la silhouette et le costume de cette version ont circulé partout et servi de référence aux déclinaisons ultérieures. Une grande part de la demande porte donc sur une apparence plutôt que sur un récit.

La fin du run de Chris Claremont (1990-1991), la seule où la construction du personnage obéit à un plan. Tout ce qui suivra tentera de répondre à la question qu'il pose, sans qu'aucune réponse ne vaille la question.

La série de 1999, la tentative la plus sérieuse de lui donner une existence autonome. Elle appartient à une période mal aimée du catalogue, ce qui la rend très accessible et offre le meilleur rapport contenu-prix du dossier.

En deux temps : constituer d'abord tout le contenu récent, qui ne coûte presque rien, puis décider ce que l'on veut payer pour les quelques numéros anciens de 1990-1992. On peut posséder tout ce qui a été écrit sur le personnage sans détenir aucun numéro cher.