Les runs de Vif-Argent : Roy Thomas sur Avengers (fin des années 1960), qui le rend supportable ; Peter David sur X-Factor (1991-1993), le seul run où il est un personnage principal ; la série solo de 1997-1998 ; Son of M (2005) ; et Uncanny Avengers (2012-2014).
Ce classement doit commencer par une précision inconfortable : ce personnage n'a presque jamais été le sujet de ce qu'il traverse.
Il figure dans des centaines de numéros depuis 1964, réparties sur au moins cinq équipes différentes — et le nombre de récits qui lui appartiennent se compte sur les doigts d'une main.
Top 1 — Peter David (X-Factor, 1991-1993)
Scénariste : Peter David | Dessinateurs : Larry Stroman, Joe Quesada
Le seul run où le personnage est traité comme un sujet plutôt que comme un tempérament.
L'apport est précis : au lieu d'écrire son irritabilité comme un trait de caractère, l'auteur en cherche la cause — quelqu'un qui pense et perçoit plus vite que tout le monde passe son existence à attendre les autres.
Ce corpus place ce run en tête pour cette raison. C'est la première fois qu'un auteur explique le personnage au lieu de le subir.
Segments à viser : les numéros de la période, très accessibles, et particulièrement ceux où il dirige l'équipe.
Top 2 — Roy Thomas (Avengers, fin des années 1960)
La période où le personnage cesse d'être un adversaire pour devenir un membre difficile.
C'est peu, et c'est décisif : sans ce passage, il serait resté une silhouette de la première génération d'antagonistes mutants.
⚠️ Côté collection, ces numéros appartiennent au dossier Avengers bien plus qu'au sien. Ils sont valorisés par une demande considérablement plus large.
Top 3 — Son of M (2005)
La série limitée qui traite les conséquences d'un événement majeur sur lui — et qui a le mérite rare de le prendre pour sujet unique.
Le récit fonctionne parce qu'il porte sur une perte, situation dans laquelle le personnage devient enfin lisible : privé de ce qui le définit, il révèle ce qu'il est.
Période récente et abondante, très peu recherchée.
Top 4 — La série solo (1997-1998)
La seule série longue à son nom.
Elle a la qualité et le défaut des séries obtenues tardivement : elle n'a rien à inaugurer, donc rien à valoriser, mais elle peut consacrer tout son espace au personnage.
Numéros de la fin des années 1990, période mal-aimée et très accessible. C'est le meilleur rapport contenu-prix du dossier.
Top 5 — Uncanny Avengers (2012-2014)
La période moderne où il retrouve une place dans une équipe de premier plan, avec un statut ambigu assumé.
Rien de déterminant, mais des scènes justes sur ce que représente d'être perpétuellement du mauvais côté d'une réputation familiale.
Récente, très tirée, avec les précautions d'usage sur les couvertures alternatives.
Ce que ces runs ont en commun
Une observation qui explique la forme de ce classement, et qui vaut pour toute une catégorie de personnages.
Les cinq segments retenus ont un point commun : ils arrivent tous après que quelqu'un a décidé de s'intéresser à lui. Aucun n'est le produit d'une demande du public ou d'un plan éditorial ; chacun tient à un auteur qui a trouvé quelque chose à en dire.
C'est le régime ordinaire des personnages secondaires durables. Ils ne sont jamais programmés, ils sont récupérés — et leur qualité dépend donc entièrement de qui les récupère.
Pour un lecteur, cela signifie qu'il n'existe pas de fil continu à suivre : le dossier est une suite de tentatives isolées, séparées par de longues périodes où le personnage n'est qu'un figurant.
Pour un collectionneur, c'est une bonne nouvelle. Une œuvre discontinue ne se collectionne pas en série mais par segments, et un segment de quelques numéros coûte toujours moins qu'un run à suivre.
Comment collectionner ces runs
Une remarque pratique qui commande tout le dossier.
Quatre des cinq segments ci-dessus appartiennent à des périodes récentes et abondantes. Ils se réunissent intégralement pour une somme modeste.
Le cinquième — les Avengers de la fin des années 1960 — est nettement plus coûteux, et pour des raisons qui ne le concernent pas : ces numéros sont valorisés par le dossier Avengers.
La conséquence est nette, et ce corpus la formule ainsi : sur ce personnage, le contenu et la dépense sont dans deux endroits différents. Ce qu'on paie cher ne contient presque rien de lui ; ce qui le contient réellement ne coûte presque rien.
Un collectionneur qui accepte cette dissociation constitue un dossier riche pour un budget dérisoire. Un collectionneur qui suit la hiérarchie des prix achète des numéros d'Avengers.
Pour la vue d'ensemble, consultez notre guide de collection et nos crossovers.
Suivez chaque run et identifiez les numéros manquants avec notre application de gestion de collection.