Spider-Woman a 50 ans : les numéros clés, et les cinq porteuses du nom, illustration article
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Jessica Drew paraît pour la première fois dans Marvel Spotlight #32, daté de février 1977, sur un scénario d'Archie Goodwin et d'après un personnage conçu et costumé par Marie Severin. C'est le seul numéro qui soit sa première apparition, et c'est précisément là que les acheteurs se trompent : au moins cinq femmes différentes ont porté le nom de Spider-Woman, chacune avec son propre premier numéro. Julia Carpenter apparaît dans Marvel Super Heroes Secret Wars #6 et #7 (1984), Mattie Franklin prend le costume dans Amazing Spider-Man vol. 2 #5 (mai 1999), Charlotte Witter arrive dans le même numéro côté antagoniste, et la Gwen Stacy d'Edge of Spider-Verse #2 (2014) est la Spider-Woman de son univers. Un Spider-Woman #1 annoncé pour novembre 2026, avec Carnage en face, célèbre les cinquante ans du personnage.

Un cinquantenaire de personnage produit presque toujours le même effet sur le marché de l'occasion : la demande se concentre sur un numéro, et les vendeurs réalignent leurs annonces sur le mot-clé qui se cherche. Dans le cas de Spider-Woman, ce mécanisme rencontre un obstacle que peu de franchises Marvel connaissent à ce degré. Le nom n'appartient pas à une seule personne. Il a été attribué, repris, volé et décliné sur près de quarante ans, par des autrices et des auteurs différents, dans des titres différents, avec à chaque fois une « première apparition » parfaitement réelle et parfaitement distincte.

Le résultat est mesurable dans les annonces. Une recherche sur « première apparition Spider-Woman » ramène, selon le vendeur, un numéro de 1977, de 1984, de 1999 ou de 2014. Les quatre réponses sont défendables si l'on précise de qui l'on parle, et les quatre sont fausses si on ne le précise pas. Cet article fixe donc la carte des porteuses du nom, puis déroule les numéros charnières de Jessica Drew, celle dont Marvel fête l'anniversaire. Nous écrivons le 2 octobre 2026 : le nouveau Spider-Woman #1 n'est pas paru, aucun exemplaire ne circule, et il n'existe aucune cote le concernant.

Les numéros clés de Spider-Woman a 50 ans par ordre d'importance

Novembre 2026 : ce qui est confirmé, et ce qui ne l'est pas

Marvel a daté de novembre 2026 un Spider-Woman #1 présenté comme le marqueur des cinquante ans du personnage, avec Carnage dans le rôle de l'antagoniste. C'est l'essentiel de ce qui est public à la date de rédaction, et il faut s'y tenir. Le mois de novembre 2026 est également celui de Friendly Neighborhood Mary Jane #1, de Jean Grey #1 et de Predator vs. Punisher #1 : l'éditeur fait coexister plusieurs lancements, ce qui n'est pas neutre pour qui veut acheter en magasin le jour de sortie.

Ce qui n'est pas confirmé mérite autant d'attention. La durée de la série n'a pas été annoncée comme une mini-série fermée, et il faut donc s'abstenir de la traiter comme telle. Le détail des couvertures variantes n'est pas publié. Et une convention majeure se tient du 8 au 11 octobre 2026 : des précisions y sont attendues, mais rien n'y a encore été dit au moment où ces lignes sont écrites. Toute annonce que vous verriez attribuée à cet événement avant la mi-octobre est une invention.

Un point structurel est en revanche déjà lisible. C'est le quatrième ou cinquième relancement d'une série solo au nom de Spider-Woman depuis 2009, selon la façon de compter les mini-séries. Cette fréquence dit deux choses opposées et toutes les deux vraies : Marvel juge le personnage assez solide pour mériter un titre régulier, et ce titre n'a jamais tenu assez longtemps pour s'installer. Ce n'est ni bon ni mauvais, c'est une donnée.

Chronologie des numéros et séries de Spider-Woman a 50 ans

Marvel Spotlight #32 : une première apparition née d'un titre d'essai

Le contexte de 1977 explique presque tout de ce numéro. Marvel Spotlight n'était pas une série : c'était un banc d'essai, où l'éditeur plaçait des personnages neufs pour mesurer la réaction du lectorat avant d'engager un titre régulier. Le même dispositif avait déjà produit Werewolf by Night aux numéros 2 à 4, Ghost Rider à partir du numéro 5, le Fils de Satan aux numéros 12 et 13, et Moon Knight aux numéros 28 et 29. Spider-Woman arrive au bout de cette logique, au numéro 32.

Conséquence directe pour le collectionneur : la première apparition de Jessica Drew n'est pas un numéro 1. Elle est enfouie au milieu d'une anthologie dont le titre ne porte pas son nom, ce qui rend ce type de numéro durablement sous-identifié, et explique qu'un acheteur pressé cherche spontanément un Spider-Woman #1, lequel existe mais n'est pas la première apparition.

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Marvel Spotlight #32

Février 1977 · scénario d'Archie Goodwin · personnage et costume de Marie Severin
La vraie première apparition

Le seul numéro qui soit la première apparition de Jessica Drew, et le point de départ des cinquante ans célébrés en novembre 2026. Les créditements publics sont constants sur deux noms : Archie Goodwin au scénario, Marie Severin pour la conception du personnage et de son costume rouge et jaune. Ce costume compte : il est revenu sans modification majeure à plusieurs reprises, y compris après un redesign complet au début des années 2020.

À savoir : ne le confondez pas avec Marvel Spotlight volume 2, même enseigne et numérotation repartie de 1. Un numéro 32 de la seconde série n'a rien à voir avec Spider-Woman.
02

Marvel Two-in-One #29 et #30

1977 · ses apparitions de transition, avant tout titre solo
Le maillon oublié

Entre l'essai de Marvel Spotlight et le lancement de sa série, Jessica Drew passe par l'anthologie de coéquipiers de la Chose, où elle partage l'affiche sur deux numéros, dont un aux côtés de Shang-Chi. Ils n'ont rien d'une première apparition mais ils ont une utilité pratique : nettement plus faciles à trouver que le numéro de 1977, ils comptent parmi les toutes premières apparitions du personnage. C'est souvent par là qu'on commence quand on veut une pièce ancienne sans viser la clé.

À savoir : les relevés d'indexation ne donnent pas tous les mêmes bornes pour cet arc. Vérifiez la présence effective du personnage sur le numéro précis que vous achetez.

Les numéros charnières de Jessica Drew

Une fois la première apparition écartée du débat, la carrière de Jessica Drew se lit comme une succession de ruptures nettes : tuée dans son propre numéro final, ressuscitée ailleurs, remplacée pendant des années par une extraterrestre, puis rendue à elle-même. Chacun de ces moments a produit un numéro identifiable.

03

Spider-Woman #1

Avril 1978 · Marv Wolfman au scénario · Carmine Infantino au dessin
Le premier titre solo

Le premier numéro de la première série, celle qui tiendra cinquante numéros jusqu'en 1983. L'équipe de départ a du poids, et la série changera plusieurs fois de main en route : c'est cette rotation, notamment l'arrivée de Chris Claremont, qui produira ses numéros les plus recherchés.

À savoir : c'est le numéro le plus souvent vendu comme « la première apparition », parce que le mot #1 rassure. Il ne l'est pas : c'est une pièce d'entrée de run, pas une clé d'origine.
04

Spider-Woman #37

Avril 1981 · Chris Claremont au scénario · Steve Leialoha au dessin
Première apparition de Siryn

Le numéro le plus intéressant du run, et le moins intuitif. C'est ici qu'apparaît Theresa Cassidy, future Siryn, fille du Hurleur et future membre de X-Force, et elle débute du mauvais côté de l'intrigue. Autrement dit : un numéro de Spider-Woman est en réalité une clé mutante, publiée au beau milieu du run Claremont sur les X-Men.

À savoir : il se trouve souvent classé dans les bacs comme un milieu de série banal, par des vendeurs qui indexent par titre et non par contenu. Lire l'index y vaut mieux que lire la couverture.
05

Spider-Woman #50

1983 · dernier numéro de la première série
La mort du personnage

La série s'achève sur la mort de son héroïne, face à Morgane le Fay. C'est une fin franche, pas une annulation en queue de poisson, et cela a deux effets : le numéro 50 devient un objectif de collection à part entière, ce qui est rare pour un numéro final des années 1980, et il crée un trou narratif que Marvel comblera moins d'un an plus tard, ailleurs.

À savoir : sur les runs longs, le premier et le dernier numéro sont les deux extrémités les plus conservées et les plus demandées. Le milieu, hors clé comme le #37, suit une logique tout autre.
06

The Avengers #240 et #241

Février et mars 1984 · hors de sa propre série
Le retour

La résurrection n'a pas lieu dans un titre à son nom mais dans la série des Vengeurs, moins d'un an après le numéro 50. Presque aucune annonce ne le signale, parce que rien sur la couverture ne l'annonce. Pour qui construit une collection suivie plutôt qu'une pile de clés, ce diptyque est pourtant le chaînon sans lequel la suite ne s'explique pas.

À savoir : un numéro dont la rareté n'a aucun rapport avec l'importance narrative. Il est courant, et il est nécessaire.
07

New Avengers #1

Janvier 2005 · Brian Michael Bendis au scénario
La Spider-Woman qui n'en est pas une

Le piège le plus retors de toute la carrière du personnage. La Spider-Woman qui rejoint cette équipe, et qui y tiendra un rôle central pendant des années, n'est pas Jessica Drew : c'est Veranke, reine skrull, qui a pris sa place et son apparence. Le scénariste a déclaré l'avoir prévu dès ce premier numéro, et la révélation n'arrivera qu'à l'occasion de Secret Invasion.

À savoir : ce numéro est donc à la fois une apparition majeure de Spider-Woman et aucune apparition de Jessica Drew. Les deux affirmations sont exactes : c'est pourquoi il faut toujours demander de quelle Spider-Woman parle une annonce.
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Les relances modernes, de 2005 à 2024

Spider-Woman: Origin, puis cinq numéros 1 successifs
La période des redémarrages

La mini-série Spider-Woman: Origin, lancée fin 2005 par Brian Michael Bendis et Brian Reed avec les frères Luna au dessin, remet l'origine à plat. Suivent une série signée Bendis et Alex Maleev, deux titres de Dennis Hopeless au milieu des années 2010, puis une série de Karla Pacheco dessinée par Pere Perez à partir de mars 2020. Chacune de ces relances a son propre numéro 1.

Le plus conséquent du lot est le numéro 1 de 2015, qui ouvre sur une héroïne au deuxième trimestre de grossesse et donnera un fils prénommé Gerry. Le choix fut discuté à l'époque et s'est avéré structurant : l'enfant est devenu un ressort permanent, repris jusqu'au récit de 2024 où il est enlevé par Hydra, vieilli artificiellement et retourné contre sa mère.

À savoir : cinq ou six numéros 1 au même titre sur vingt ans, c'est le profil d'un personnage dont les premiers numéros modernes sont abondants. L'abondance ne tue pas la valeur d'usage, elle tue la rareté.

La carte des porteuses du nom, et le numéro qui va avec chacune

Le nom de Spider-Woman n'a jamais été protégé à l'intérieur de la fiction : il a été repris sans filiation, parfois contre la volonté de Jessica Drew, parfois dans un autre univers. Voici ce que recouvre chaque réponse possible à la question « quelle est la première apparition de Spider-Woman ».

JD

Jessica Drew

Marvel Spotlight #32, février 1977
La première, celle des 50 ans

La seule à laquelle se rapporte l'anniversaire de novembre 2026, et la seule dont la première apparition se trouve dans les années 1970. Si une annonce dit « première apparition de Spider-Woman » sans autre précision et propose un numéro postérieur à 1977, elle parle d'une autre personne, consciemment ou non.

JC

Julia Carpenter

Marvel Super Heroes Secret Wars #6 et #7, octobre et novembre 1984
Deuxième porteuse

La deuxième Spider-Woman naît au milieu du premier grand crossover d'été de Marvel. Son cas illustre la distinction qui coûte le plus cher au collectionneur : le numéro 6 est une apparition partielle et le numéro 7 la première apparition complète. Les deux numéros se vendent, à des niveaux différents, et l'écart se justifie uniquement par cette nuance.

À savoir : elle change ensuite deux fois d'identité, pour Arachné en 2006 puis pour Madame Web en 2010. Un même personnage, trois noms, et donc trois séries de numéros « première apparition en tant que ».
MF

Mattie Franklin

Passage au costume : Amazing Spider-Man vol. 2 #5, mai 1999
Le cas le plus discuté

Troisième porteuse, et dossier le plus embrouillé des cinq. Les relevés ne s'accordent pas sur sa toute première apparition en civil : certains désignent un numéro de Spectacular Spider-Man du milieu des années 1990, d'autres le couple formé par Spectacular Spider-Man #262, en ombre, et Amazing Spider-Man #441, à l'automne 1998. En revanche, la date de son passage au costume ne bouge pas d'une source à l'autre : Amazing Spider-Man volume 2 #5, mai 1999, dans un récit en trois parties qui enchaîne directement sur le lancement de sa propre série.

À savoir : le type de divergence qui justifie d'acheter sur la description du contenu plutôt que sur l'étiquette. Son décès, lui, est documenté sans ambiguïté dans Amazing Spider-Man #634, en 2010.
CW

Charlotte Witter

Amazing Spider-Man vol. 2 #5, mai 1999
La porteuse antagoniste

Quatrième porteuse, et la seule introduite comme adversaire. Elle apparaît dans le même numéro que le passage au costume de Mattie Franklin : un seul fascicule contient donc deux événements de première importance concernant deux Spider-Woman différentes, et une annonce honnête doit préciser lequel des deux elle met en avant.

GS

Gwen Stacy d'un autre univers

Edge of Spider-Verse #2, 2014 · Jason Latour et Robbi Rodriguez
La Spider-Woman de sa Terre

Dans son univers d'origine, elle est la Spider-Woman locale : c'est le nom que porte son costume, pas un surnom de fan. Le public la connaît sous d'autres appellations, et son titre a changé d'enseigne en cours de route. Le numéro où elle paraît pour la première fois est l'une des clés modernes les plus identifiées du catalogue, donc la plus susceptible d'être confondue avec celle de 1977 par un acheteur qui ne connaît que le nom.

À savoir : plusieurs autres femmes ont porté le nom dans des univers parallèles, dont une version issue d'un clone de Peter Parker dans la ligne Ultimate en 2006. Elles relèvent du même piège d'étiquetage.

Carnage en face : ce que l'affiche déplace, et ce qu'elle ne déplace pas

Opposer Carnage à Jessica Drew est un choix d'éditeur lisible : c'est l'antagoniste le plus bancable du voisinage de Spider-Man, celui dont la présence sur une couverture suffit à faire monter une commande de magasin. Pour un numéro anniversaire dont l'héroïne n'a jamais eu de galerie d'adversaires solidement installée, c'est un levier d'attention immédiat.

La conséquence à anticiper est connue et elle est mécanique. Quand un antagoniste très demandé est annoncé sur un titre à tirage plus modeste que le sien, la pression se reporte d'abord sur ses propres clés anciennes, pas sur le nouveau numéro. La première apparition complète de Carnage, dans Amazing Spider-Man #361 d'avril 1992, est déjà l'un des numéros les plus suivis du début des années 1990, et elle ne doit rien à ce lancement. Acheter le numéro 1 de novembre 2026 pour parier sur Carnage revient à acheter le véhicule au lieu du passager.

Ce que l'affiche ne déplace pas, en revanche, c'est la hiérarchie des numéros de Jessica Drew. Marvel Spotlight #32 restera sa première apparition quoi qu'il arrive en novembre, et le Spider-Woman #37 de 1981 restera une clé mutante. Un anniversaire ravive la demande sur les numéros existants : il n'en crée pas de nouveaux.

Acheter sans se tromper de Spider-Woman

Quatre réflexes suffisent à éliminer l'essentiel du risque d'erreur sur ce personnage.

1

Exigez un nom de personne, pas un nom de costume

Avant tout achat présenté comme une première apparition de Spider-Woman, demandez de qui il s'agit. Jessica Drew, Julia Carpenter, Mattie Franklin, Charlotte Witter ou une Gwen Stacy d'un autre univers : chacune a son numéro, et les écarts de rareté entre ces numéros sont considérables. Une annonce qui refuse de préciser vous dit quelque chose.

2

Distinguez apparition partielle et apparition complète

Le cas de Julia Carpenter sur les numéros 6 et 7 de 1984 est l'exemple d'école, et la même prudence vaut pour les apparitions en ombre de Mattie Franklin. Sur un numéro noté par CGC, l'étiquette mentionne généralement cette nuance : lisez-la en entier plutôt que de vous arrêter à la note.

3

Vérifiez l'enseigne et la numérotation du titre

Marvel Spotlight existe en deux volumes, et Amazing Spider-Man a connu plusieurs renumérotations. Un numéro 5 de volume 2 n'est pas un numéro 5 de volume 1, et une couverture reprise en réimpression n'est pas une édition d'origine. L'année de publication portée sur le fascicule tranche presque toujours le doute.

4

Décidez avant novembre, pas pendant

Un numéro 1 anniversaire concentre l'attention sur quelques semaines. Si votre cible est le run de 1978 ou la clé de 1977, arrêtez votre liste maintenant, pendant que la demande porte encore sur autre chose. Si c'est le numéro de novembre, passez commande chez votre libraire : les ruptures de 2026 ont été nombreuses sur des titres bien moins attendus.

Reste une question de fond que l'anniversaire rend plus visible qu'à l'ordinaire. La notoriété grand public de Jessica Drew repose en partie sur un dessin animé de seize épisodes, diffusé du 22 septembre 1979 au 5 janvier 1980, première série animée Marvel portée par une héroïne. Cinquante ans plus tard, elle n'a toujours pas d'adaptation en prise de vue réelle à son nom. C'est à la fois ce qui a maintenu ses numéros anciens à une demande modérée au regard d'autres premières apparitions des années 1970, et ce qui laisse une marge que peu de personnages de ce calibre conservent. Un cinquantenaire ne garantit rien : il indique seulement que l'éditeur continue d'investir. Pour construire autour d'elle plutôt qu'autour d'un seul numéro, les points d'entrée raisonnables sont les deux apparitions de transition de 1977, le run entamé en 1978, et une estimation de ce que vous possédez déjà avant d'arbitrer.

Questions fréquentes

Celle de Jessica Drew, la première à porter le nom, est Marvel Spotlight #32, daté de février 1977. Le scénario est d'Archie Goodwin et le personnage ainsi que son costume ont été conçus par Marie Severin. C'est ce numéro, et aucun autre, qui fait les cinquante ans fêtés en novembre 2026. Toute annonce proposant un numéro postérieur comme « première apparition de Spider-Woman » parle en réalité d'une autre porteuse du nom : Julia Carpenter en 1984, Mattie Franklin ou Charlotte Witter en 1999, une Gwen Stacy d'un autre univers en 2014. Ces numéros existent et ont leur valeur propre, mais ils ne sont pas interchangeables avec celui de 1977.

Non. Spider-Woman #1, daté d'avril 1978, est le premier numéro de sa première série solo, écrit par Marv Wolfman et dessiné par Carmine Infantino. La première apparition du personnage lui est antérieure de plus d'un an, dans l'anthologie Marvel Spotlight. La confusion est fréquente parce qu'un numéro portant le nom du personnage semble naturellement être son point de départ. Pour une collection, ce numéro 1 est une pièce d'entrée de run intéressante et nettement plus abordable que la clé d'origine, mais il ne la remplace pas et ne doit pas être payé comme telle.

Au moins cinq de façon significative dans la continuité principale ou dans un univers identifié : Jessica Drew depuis 1977, Julia Carpenter depuis 1984, Mattie Franklin et Charlotte Witter depuis 1999, et la Gwen Stacy d'une Terre parallèle depuis 2014. S'y ajoutent plusieurs versions issues d'univers alternatifs, dont une déclinaison apparue dans la ligne Ultimate en 2006, née d'un clone de Peter Parker. Cette prolifération est la raison pour laquelle le nom seul ne suffit jamais à identifier un numéro : il faut toujours remonter au nom de la personne qui porte le costume.

Parce qu'il contient la première apparition de Theresa Cassidy, future Siryn, fille du Hurleur et future membre de X-Force. Le numéro est écrit par Chris Claremont et dessiné par Steve Leialoha, en avril 1981, en pleine période où Claremont refondait la franchise mutante. C'est donc une clé de l'univers des X-Men logée dans une série qui ne porte pas leur nom, ce qui la rend régulièrement invisible dans les bacs classés par titre. Pour un acheteur attentif, c'est l'un des rares numéros de milieu de run de cette époque qui mérite une recherche active.

Non, et c'est volontaire de la part du scénariste. La Spider-Woman qui rejoint l'équipe dans New Avengers #1, en janvier 2005, est Veranke, reine skrull ayant pris l'apparence et la place de Jessica Drew. La substitution n'est révélée qu'à l'occasion de Secret Invasion, plusieurs années de publication plus tard, et Brian Michael Bendis a indiqué l'avoir prévue dès ce premier numéro. Concrètement, pour un collectionneur, cela signifie que toute une période d'apparitions importantes de Spider-Woman ne sont pas des apparitions de Jessica Drew. La précision change le sens d'une annonce.

Si vous voulez le lire, oui, et de préférence en le réservant chez un libraire plutôt qu'en comptant sur le réassort : 2026 a multiplié les ruptures sur des titres moins attendus. Si vous l'achetez en pariant sur une plus-value, sachez qu'aucune cote n'existe pour un numéro non paru, qu'un numéro 1 anniversaire est généralement tiré en conséquence, et que le personnage a déjà connu plusieurs numéros 1 depuis 2009. La présence de Carnage soutient l'attention mais ne crée pas de rareté. Un numéro 1 abondant reste un numéro 1 abondant, quelle que soit la couverture.

Une apparition partielle montre le personnage incomplètement : en ombre, de dos, en une seule case, ou seulement sous son identité civile. L'apparition complète le montre identifiable et pleinement présent. L'écart de valeur entre les deux peut être important, et le nom de Spider-Woman fournit deux cas d'école : Julia Carpenter, partielle sur le numéro 6 du crossover de 1984 puis complète sur le numéro 7, et Mattie Franklin, dont les premières apparitions incluent une silhouette en ombre. Sur un exemplaire noté par CGC, cette nuance figure sur l'étiquette : elle se lit en entier, pas seulement la note chiffrée.

En animation, oui, et tôt : une série de seize épisodes diffusée du 22 septembre 1979 au 5 janvier 1980, coproduite par le pôle animation de l'éditeur. Elle a la particularité d'être la première série animée Marvel portée par une super-héroïne, le personnage restant au centre même lorsque d'autres héros y faisaient une apparition. En prise de vue réelle, en revanche, elle n'a à ce jour aucune adaptation à son nom. C'est l'un des éléments qui expliquent que ses numéros anciens restent moins disputés que ceux de personnages de la même décennie passés au cinéma.

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