Sidéral n°6 et n°7 : deux fascicules datés de septembre 1958, illustration article

Dans le relevé de Sidéral, les numéros 6 et 7 portent la même date de couverture, septembre 1958. C'est la seule date partagée entre deux fascicules sur les 51 numéros recensés. Juin et août 1958 n'ont aucun fascicule : le second septembre occupe donc, dans le calendrier, la place d'un mois vide. La date ne départage pas les deux, c'est le numéro imprimé qui le fait.

Vous avez deux fascicules de Sidéral sur la table, tous deux marqués septembre 1958, et vous cherchez lequel est le premier. La date ne vous aidera pas, et c'est tout l'intérêt de cette paire : elle oblige à classer par le numéro, et à comprendre pourquoi le calendrier de ce début de série est irrégulier.

Comme toujours sur ce guide, seules les informations vérifiées (créateurs, numéros, dates) sont affirmées ; l'analyse est la nôtre, sans reproduction de planche ni de dialogue protégé.

Carte d'identité de Sidéral n°6 et n°7 : les numéros dont la date de couverture est examinée, série, éditeur et année

Les deux fascicules, côte à côte

Le numéro 6 de Sidéral, édité par Arédit-Artima, porte en couverture la date de septembre 1958 et, dans le catalogue, le titre d'histoire « Le secret de la plaque du chauffeur ». Le numéro 7 porte la même date, avec « Suivez le guide ». Pour le reste, le catalogue ne livre que des crédits au niveau du fascicule.

Le n°6 est crédité à Otto Binder, Gardner Fox et Edmond Hamilton au scénario, à Gil Kane, Joe Kubert et Sid Greene au dessin. Le n°7 est crédité à Ed Herron, John Broome et Otto Binder, avec Gil Kane, Carmine Infantino et Sid Greene. Trois noms se retrouvent d'un fascicule à l'autre : Otto Binder, Gil Kane et Sid Greene. Les noms qui changent sont ceux qui permettent, sur pièce, de ne pas confondre les deux.

Un détail utile : Joe Kubert figure au n°6 et à aucun des onze autres fascicules des numéros 1 à 12. Si vous hésitez devant un fascicule sans numéro lisible, ce nom au générique est un indice, pas une preuve, puisque le catalogue ne dit pas quelle histoire il a dessinée.

Ce que donnent les douze premiers mois

Les quatre premiers numéros suivent le calendrier sans écart, de février à mai 1958. Le n°5 saute à juillet, donc juin manque. Le n°6 est daté de septembre, donc août manque aussi, et le n°7 est lui aussi de septembre.

Ensuite la série retrouve un rythme régulier : le n°8 en octobre, puis un numéro par mois jusqu'au n°12, daté de février 1959.

Le résultat, lu sur le seul relevé : sept numéros pour les huit mois de février à septembre 1958, avec deux mois sans fascicule et un mois qui en compte deux. Autrement dit, le septembre en double ne crée pas de numéro de trop : il comble, dans le décompte, un des deux mois restés vides.

Une collision, et pas la seule irrégularité

En recomptant les 51 numéros du relevé, septembre 1958 est le seul mois qui porte deux fascicules. Aucun autre couple de numéros ne partage une date, ni dans les douze premiers numéros ni plus loin dans la série.

Les mois absents sont plus nombreux : quatre, sur la période de février 1958 à juillet 1962. Ce sont juin 1958, août 1958, mars 1959 et mars 1962. Les deux premiers précèdent la collision, les deux autres en sont éloignés.

Sur cette période, quatre mois vides laissent cinquante mois datés, et les 51 numéros s'y répartissent : l'unité en plus est le septembre en double.

Pour un collectionneur, cela change la façon de lire une liste de manques : dans Sidéral, un trou de calendrier n'est pas un numéro manquant. Il faut toujours chercher le numéro imprimé, jamais déduire un rang à partir d'un mois.

Ce que la donnée prouve, et ce qu'elle laisse ouvert

Elle prouve deux choses : les deux fascicules existent sous les rangs 6 et 7, et leur date de couverture est la même. Elle ne dit pas pourquoi. Trois explications sont possibles et le catalogue n'en tranche aucune : un retard de parution rattrapé par une sortie rapprochée, une date reportée de façon approximative sur l'un des deux, ou une mention de mois imprimée telle quelle sans correspondance avec le jour réel de mise en vente.

Il est donc plus prudent de parler d'une date de couverture que d'une date de sortie. Rien dans le relevé n'indique un jour précis : toutes les dates de cette série sont données au mois près. Écrire « sortis le même jour » serait une invention ; « portant la même date » est exact.

Le catalogue ne permet pas non plus de dire lequel des deux fascicules est sorti en premier. L'ordre des numéros est l'ordre de la série, pas une preuve d'ordre de livraison.

Comment les numéros de Sidéral (Arédit, 1958) sont datés, numéro par numéro, avec le ou les numéros de l'article repérés : date au jour, au mois, au trimestre, année seule, ou aucune date

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Reconnaître l'exemplaire

La règle est simple : classez par le numéro imprimé, pas par le mois. Si les deux fascicules sont devant vous, le 6 précède le 7 quelle que soit la date. Si un seul est là, vérifiez le chiffre avant de le ranger, car un septembre 1958 sans numéro lisible peut être l'un ou l'autre.

Le titre d'histoire du catalogue est un deuxième repère, à manier avec précaution : il ne représente qu'une histoire par numéro, et le relevé ne dit pas si le fascicule en contient d'autres. Ne le cherchez pas en couverture, rien ne garantit qu'il y figure. Il sert à confirmer un numéro, pas à l'établir.

Un fascicule de cette série peut aussi porter, en guise de titre dans le relevé, un intitulé qui ressemble à une rubrique plutôt qu'à une histoire : c'est le cas du n°4 et du n°10, tous deux relevés sous l'intitulé « Artima vous offre ». Deux numéros distincts partagent donc un titre, comme deux autres partagent une date, et dans les deux cas le numéro imprimé reste le seul critère sûr.

Plan de l'article section par section, de la présentation générale jusqu'aux pièges à l'achat

Compléter une liste de manques sans se tromper

Notez vos numéros par rang, jamais par mois. Une liste « Sidéral, septembre 1958 » est ambiguë : elle couvre deux fascicules, et vous pourriez croire le trou comblé alors qu'il en reste un. Écrivez « n°6 » et « n°7 » sur deux lignes distinctes, avec la date en commentaire.

À l'inverse, ne cherchez pas de n°5 bis ou de numéro d'août : le relevé place le n°5 en juillet et le n°6 en septembre, et la numérotation est continue de 1 à 51. Un fascicule qu'on vous présenterait comme « celui d'août 1958 » est à examiner avec méfiance, sa date ne correspond à aucun numéro du catalogue.

Les voisins immédiats

Avant la paire, le n°4 (mai 1958) et le n°5, dont la date saute un mois. Après, les n°8, 9 et 10, un par mois d'octobre à décembre 1958. Ce sont les fascicules à regarder en premier pour caler une pile : ils encadrent la zone où le calendrier est le moins régulier.

Pour d'autres cas de dates ou de numéros qui se chevauchent, le blog en regroupe plusieurs, séries par séries.

Questions fréquentes

Oui, dans le relevé les deux portent septembre 1958 comme date de couverture. C'est le seul cas de date partagée sur les 51 numéros. Le jour n'est pas connu, seul le mois l'est, et l'ordre des deux se lit au numéro.

Juin et août 1958 n'ont aucun fascicule dans le relevé : le n°4 est de mai, le n°5 de juillet, puis viennent les deux septembre. Octobre 1958 retrouve un numéro, le n°8, et la cadence mensuelle reprend jusqu'à février 1959.

Non. La numérotation du relevé va de 1 à 51 sans trou : un mois vide du calendrier ne correspond pas à un numéro absent. Août 1958 n'a simplement aucun fascicule daté, et la collision de septembre compense le décompte.

Lisez le numéro imprimé sur le fascicule. En complément, le titre d'histoire « Le secret de la plaque du chauffeur » est celui du n°6 et « Suivez le guide » celui du n°7, mais le catalogue ne donne qu'un titre par numéro, donc ce repère est partiel.

Sur deux lignes, n°6 et n°7, la date septembre 1958 en commentaire pour chacune. Ne rangez jamais par mois : une ligne datée seulement de septembre 1958 cacherait qu'il en faut deux, et vous croiriez la paire complète avec un seul fascicule.